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Nos lectures automnales 2021

En ce premier jour d’automne 2021, je fais comme l’année dernière un billet thématique sur nos lectures automnales passées, présentes et à venir. Voici donc notre sélection qui évoluera au-fur-et-à-mesure de nos lectures, sans mentionner lorsqu’il s’agit de relectures des années précédentes sauf lorsque je ne l’avais pas encore chroniquées sur le blog. Certaines ont déjà fait l’objet d’un billet séparé ou le feront dans les semaines à venir.

Des albums jeunesse:

  • Tu rentres quand? de Nagako Suzuki

Tu rentres quand? de Nagako Suzuki(éd. Nobi Nobi!, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Après avoir préparé un gâteau d’anniversaire pour son père, Noémie, une petite fille attend avec impatience son retour. Mais l’attente est longue pour la petite fille en cette journée de fin d’automne. Un album tout mignon et gourmand où il est question de patience et d’amour filial!

  • Deux drôles de bêtes dans la forêt de Fiona Roberton

Deux drôles de bêtes dans la forêt, Mais qui dit vrai dans cette histoire? de Fiona Roberton (éd. Circonflexe, 2015), un album jeunesse à partir de 4 ans et qui a été lauréat du 28ème Prix des Incos en 2017 dans la sélection CE1. Une petite fille recueille chez elle une petite bête trouvée dans la forêt pensant lui offrir une meilleure vie. Mais est-ce vraiment ce qu’en pense la petite bête? Un très bon moment de lecture qui aborde de façon rigolote la subjectivité et le vivre ensemble!

  • Dans la forêt de Rob Hodgson

Dans la forêt de Rob Hodgson (éd. Clorophyl, 1,2,3,Soleil!, 2020), un album jeunesse rigolo à partir de 3 ans et qui est plein de clins d’œil au livre précédent de l’auteur, Gros Loup et la petite bête (les donuts et le ver de terre). Trois renards vivent dans la forêt en tentant de chasser des lapins. Mais ils sont bien incapables de les trouver, même avec des pancartes leur indiquant où les trouver. Les illustrations sont tout aussi réussies que dans l’album précédent, avec des renards expressifs et pas aussi rusés que leur prête leur réputation. Un très bon moment de lecture!

  • Sophie et la courge de Pat Zietlow Miller et Anne Wilsdorf

Sophie et la courge de Pat Zietlow Miller et Anne Wilsdorf (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2015), un album jeunesse à partir de 3 ans. Sophie est une petite fille qui a décidé de garder comme doudou une courge achetée avec ses parents au marché. Mais Bernice, la courge commence à pourrir. Une histoire toute mignonne qui permet d’aborder le cycle de la plante, du deuil et de la renaissance de la Nature! Sans oublier les facéties du chat. Un très bon moment de lecture avec aussi sa suite, Les courges de Sophie vont à l’école!

  • Dix feuilles volantes d’Anne Möller

Dix feuilles volantes d’Anne Möller (éd. L’école des loisirs, 2009), un album jeunesse à partir de 3 ans que nous avions déjà lus il y a deux ans mais que je n’ai pas encore chroniqué sur le blog. De cette autrice, nous avions également lu Petit Oiseau dans la neige. L’histoire rappelle le procédé narratif de Dix petites graines de Ruth Brown ou de Une si petite graine d’Eric Carle. Il ne s’agit pas de graines ici mais de feuilles jaunies d’une branche de saule, en automne. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux jolies illustrations et qui aborde le cycle de l’arbre!

  • Le petit garçon de la forêt de Nathalie Minne

Le petit garçon de la forêt de Nathalie Minne (éd. Casterman Jeunesse, 2012), un album jeunesse grand format à partir de 5 ans et que j’ai emprunté à la médiathèque après avoir été attirée par la magnifique illustration de couverture automnale. Un petit garçon grandit au sein d’une forêt protectrice et se lie d’amitié avec un autre garçon qui vient du village voisin. Au fil des pages et des saisons, défile leur amitié grandissante jusqu’à ce que le petit garçon de la forêt soit prêt à rejoindre son ami au village. Une bien jolie histoire d’amitié!

  • La maison dans les bois d’Inga Moore

La maison dans les bois d’Inga Moore (éd. L’école des loisirs, coll. Pastel, 2012 , rééd. 2016), un album jeunesse à partir de 6 ans. Deux cochons, un élan et un ours demandent de l’aide aux castors pour construire une maison commune au fond des bois. Commencent alors les travaux de construction. Les illustrations aux couleurs automnales ont un charme vintage et british. Un bon moment avec cet album jeunesse dont il se dégage une ambiance douce et cosy! Sans oublier une note gourmande, les castors se faisant payer en sandwichs au beurre de cacahuètes.

  • Tous les câlins du monde de Manuela Monari et Evelyn Daviddi

Tous les câlins du monde de Manuela Monari et Evelyn Daviddi (éd. Rue du Monde, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans. Dans la forêt, Papa Ours et Petit Ours se promènent dans une douce et paisible ambiance automnale. Un très bon moment de lecture avec cet album aux jolies illustrations chaleureuses et au texte très poétique et qui se finit bien évidemment en câlins!

  • L’énorme potiron de Françoise Bobe et Yann Lovato

L’énorme potiron de Françoise Bobe et Yann Lovato (éd. du Bastberg, 1999), un album jeunesse à partir de 3 ans. Mamouna a besoin d’un potiron pour préparer une soupe. Mais le jardin est loin et le potiron bien trop lourd. Construit en randonnée avec le refrain « roule, roule potiron, roule jusqu’à la maison », l’histoire est rigolote. Un bon moment de lecture avec ce duo que nous avions découvert avec Panique au potager.

  • La fête d’automne de la famille Souris de Kazuo Iwamura

La fête d’automne de la famille Souris de Kazuo Iwamura (éd. L’école des loisirs, 1993), un album jeunesse à partir de 3 ans

  • Du balai! de Louise Greig et Júlia Sardà

Du balai! de Louise Greig et Júlia Sardà (éd. Little Urban, 2018), un album jeunesse à partir de 5 ans. Un petit garçon Oscar est dépassé par sa mauvaise humeur. Une histoire au décor automnal pour apprendre à gérer ses émotions!

  • Un thé à l’eau de parapluie de Karen Hottois et Chloé Malard

Un thé à l’eau de parapluie de Karen Hottois et Chloé Malard (éd. Seuil Jeunesse, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans.

  • Un pique-nique très réussi de Kimiko

Un pique-nique très réussi de Kimiko (éd. L’école des loisirs, 2007), un super-kamishibai à partir de 2 ans. Par une belle journée automnale, Lola part se promener en forêt. Elle aurait souhaité pique-niquer avec son amie Noémie mais celle-ci est déjà bien occupée à veiller sur ses frères et sœurs. Une histoire toute mignonne et qui prend à contre-pied la comptine « Promenons-nous dans les bois ».

Des BD jeunesse:

  • Petit Poilu, La forêt des Ombres de Pierre Bailly et Céline Fraipont (T8)

Petit Poilu, La forêt des Ombres (T8) de Pierre Bailly et Céline Fraipont (éd. Dupuis, 2010), une BD jeunesse sans texte à partir de 3 ans. Alors qu’il se promène dans une forêt aux teintes automnales, Petit Poilu est recruté par la patrouille des glands pour chasser le loup. Comme dans Le loup en slip, il est question de la peur de l’inconnu et des préjugés.

  • Sous les arbres, L’automne de Monsieur Grumpf de Dav (T1)

Le tome 1 de Sous les arbres, L’automne de Monsieur Grumpf de Dav (éd. de la Gouttière, 2019), un album jeunesse à partir de 5 ans et au format à l’italienne.

Des romans jeunesse:

  • Taupe & Mulot, La tarte aux lombrics

Taupe & Mulot, La tarte aux lombrics d’Henri Meunier et Benjamin Chaud (éd. Hélium, 2019), un roman jeunesse à partir de 5 ans et regroupant trois histoires de deux amis, Taupe et Mulot.

  • Hôtel Heartwood, Une maison pour Mona de Kallie George et Stéphanie Graegin (T1)

Le tome 1 d’Hôtel Heartwood, Une maison pour Mona de Kallie George et Stéphanie Graegin (éd. Casterman, 2018, 190 pages), un roman jeunesse à partir de 8 ans, une histoire douce et mignonne avec Mona, une petite souris qui se réfugie à l’automne dans le luxueux hôtel Heartwood et qui s’y très vite va y travailler. Une histoire douce et mignonne!

Point lecture hebdomadaire #7

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière, celle en cours et sans doute nos prochaines, ponctuées de passages à la médiathèque.

Nos lectures du 13 au 19 septembre 2021:

Des albums jeunesse:

Nous continuons nos relectures et découvertes d’histoires d’automne et d’Halloween mais pas que.

  • (Album jeunesse) Dans la forêt de Rob Hodgson

Nous lisons et relisons Dans la forêt de Rob Hodgson (éd. Clorophyl, 1,2,3,Soleil!, 2020), un album jeunesse rigolo à partir de 3 ans et qui est plein de clins d’œil au livre précédent de l’auteur, Gros Loup et la petite bête (les donuts et le ver de terre). Trois renards vivent dans la forêt en tentant de chasser des lapins. Mais ils sont bien incapables de les trouver, même avec des pancartes leur indiquant où les trouver. Les illustrations sont tout aussi réussies que dans l’album précédent, avec des renards expressifs et pas aussi rusés que leur prête leur réputation. Un très bon moment de lecture!

  • (Album jeunesse) Nina et le petit chat perdu de Nicola Killen

Nous lisons et relisons également Nina et le petit chat perdu de Nicola Killen  (éd. Quatre Fleuves, 2020), Nina partant se promener avec son chat Citrouille dans une forêt aux teintes hivernales et qui découvrent un chat noir perdu. A qui peut-il bien être? Un chat noir, Halloween, une maison dans les bois… Que d’indices distillés pour le jeune lecteur! Une histoire toute mignonne et poétique comme déjà dans Nina et le doudou magique! Coup de cœur!

  • (Album jeunesse) Grommelle et Bretelle de Christine Naumann-Villemin et Pascal Vilcollet

Nous lisons Grommelle et Bretelle de Christine Naumann-Villemin et Pascal Vilcollet (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2008), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui se lit dans les deux sens. Nous commençons par Grommelle une petite sorcière qui voudrait faire peur puis par Bretelle, un petit clown qui voudrait faire rire. Et si leur rencontre leur permettait de retrouver le sourire? Réponse au milieu du livre. Un bon moment de lecture!

  • (Album jeunesse) Sorcidonie et les magipotirons de Nora Thullin et Ana Duna

Nous lisons la première des 4 histoires de Sorcidonie et les magipotirons de Nora Thullin et Ana Duna (éd. Fleurus, 2021), un album jeunesse à partir de 4 ans: Le gros chagrin de Potironflette. Potironflette, la citrouille de compagnie de Sorcidonie a un gros chagrin lorsqu’une autre petite sorcière se moque d’elle car elle a un doudou. En cas de chagrin, nous saurons aussi faire une boulachagrin comme Sorcidonie. Les autres histoires abordent la colère, la peur et la timidité. Un bon moment de lecture avec des histoires sous fond de sorcellerie pour mettre des mots sur les émotions et des astuces pour apprendre à les gérer!

  • (Album jeunesse) Les cauchemars sont dans de beaux draps! de Sandra Nelson et Nicolas Francescon

Nous lisons une autre histoire sur le thème halloweenesque, Les cauchemars sont dans de beaux draps! de Sandra Nelson et Nicolas Francescon (éd. Gautier-Languereau, 2014), un album jeunesse à partir de 3 ans. La petite sorcière Gisèle s’occupe chaque soir d’attraper et croquer les vilains cauchemars. Mais que faire des gentils cauchemars? Les illustrations pourraient très bien prendre vie en dessin animé. Une chouette histoire pour dédramatiser la peur des cauchemars!

  • (Album jeunesse) Un goûter sur la Lune de Dorothée de Monfreid

Nous lisons et relisons aussi Un goûter sur la Lune de Dorothée de Monfreid (éd. L’école des loisirs, 2017), un album jeunesse cartonné à partir de 2/3 ans. Nous retrouvons avec plaisir la bande de toutous qui cette fois ont décidé d’aller sur la Lune prendre leur goûter. Mais Popov est trop grand pour rentrer dans sa combinaison et reste sur Terre. Le goûter est-il compromis? Encore une histoire rigolote et gourmande avec les toutous.

Une BD jeunesse:

(BD jeunesse) Petit Poilu, La forêt des Ombres de Pierre Bailly et Céline Fraipont (T8)

Nous continuons de découvrir Petit Poilu avec cette fois-ci le tome 8, La forêt des Ombres de Pierre Bailly et Céline Fraipont (éd. Dupuis, 2010), une BD jeunesse sans texte à partir de 3 ans. Après avoir pénétré dans un champignon géant, Petit Poilu accède à une forêt aux teintes automnales. Mais alors que tout se passe bien, Petit Poilu a soudain peur d’une inquiétante ombre qui rappelle le loup. Soudain, la patrouille des glands surgit derrière lui et le recrute pour chasser le loup. Mais faut-il vraiment avoir peur du loup? L’histoire nous rappelle le premier tome du Loup en slip que nous avons lu récemment.

Des romans:

  • (Cosy Mystery) Son espionne royale et les douze crimes de Noël de Rhys Bowen (T6)

J’ai fini de lire Son espionne royale et les douze crimes de Noël de Rhys Bowen (éd. Robert Laffont, coll. La bête noire, 2020, 395 pages). En décembre 1933, pour échapper à un morne Noël familial au château de Rannoch, Lady Georginia répond à une petite annonce d’hôtesse mondaine pour les festivités traditionnelles organisées par Lady Camilla Hawse-Gorzley qui n’est autre que la tante maternelle de Darcy O’Mara. Tout semble sourire à Lady Georginia. Mais plusieurs décès viennent noircir son soudain bonheur ainsi que l’évasion de trois détenus de la prison voisine. Ces décès ne sont-ils qu’accidentels et sans rapports les uns les autres? Où sont-ils liés à la malédiction de la Lovey qui frappe le village, une sorcière revenant à chaque Noël se venger d’avoir été brûlée sur le bûcher dans les années 1700?

Encore une fois une lecture agréable et addictive en compagnie de Lady Georginia plus mûre mais toujours aussi indépendante et obstinée, avec cette fois une série de décès dans un petit village anglais pourtant d’ordinaire si paisible sous fond de Noël traditionnel mais aussi une dose halloweenesque avec une sorcière. Aucune mission royale cette fois mais une Lady Georginia qui devient de plus en plus aguerrie dans l’art d’être une enquêtrice amatrice. Il ne me reste plus qu’à attendre que le tome 7 soit disponible à ma médiathèque.

  • (Roman à suspense/Thriller) L’affaire Clara Miller d’Olivier Bal

J’ai également lu L’affaire Clara Miller d’Olivier Bal (éd. XO, Pocket n°18143, 201, 558 pages), un thriller choral se déroulant selon les chapitres en 1995 et en 2006 aux États-Unis. Paul Green, un journaliste travaillant pour un vulgaire tabloïd, le Globe en vient à enquêter sur une série de décès de jeunes filles paumées, droguées et qui se seraient suicidées dans un lac au milieu des forêts du New Hampshire, le lac aux Suicidées, tout proche de Lost Lakes, la propriété ultra-sécurisée et coupée du monde de Mike Stilth, une célèbre et riche rock star qui y vit cloîtré avec ses deux jeunes enfants, Noah et Eva, respectivement âgés de 10 et 8 ans. Une des prétendues suicidées était Clara Miller, un amour platonique d’étudiant de Paul Green. Pour elle, ce dernier est prêt à tout pour découvrir la vérité.

Roman choral, l’intrigue alterne entre les points de vue des différents personnages, entre passé et présent. Le temps de m’habituer au style rapide et un peu trop familier/vulgaire mais qui sied aux personnages des premiers chapitres, et me voilà à tourner les pages pour connaître à mon tour les tréfonds de cette histoire sombre et sordide où il est question d’alcool, sexe, drogues et rock’n’roll des années 90, avant l’avènement d’Internet et des réseaux sociaux mais où les paparazzis étaient déjà là pour nourrir les tabloïds et de l’après, des années 2000 avec en particulier le destin des deux enfants de Mike Stilth que ce dernier a tenté de protéger du monde extérieur et de la surexposition  médiatique et qui ont pourtant rejoint la jeunesse dorée, blasée et tout aussi droguée de la génération précédente, végétant dans une célébrité toute hollywoodienne, « les fils et filles de ». 

Même si les traits sont poussés à outrance, cela n’est pas caricatural, chaque personnage avec son vécu, ses parts d’ombre et d’humanité, pouvant expliquer ce qui lui arrive ou fait, sans pour autant tout justifier. Un bon moment de lecture qui égratigne l’image de la célébrité et cette solitude qui lui est souvent associée et qui peut conduire aux excès, même meurtriers, sans oublier tous ceux qui gravitent autour, en se servant de la « célébrité » ou vivant à travers elle!

Ma lecture en cours:

(Roman jeunesse) Les sept sorciers de Caro King (éd. Prisma, 2012, 376 pages)

Je commence à lire Les sept sorciers de Caro King jusqu’au chapitre 6 (62 pages lues), une jeune fille Nin découvrant qu’elle est la seule à se souvenir de son jeune frère, Toby qui a disparu, ayant été enlevé par un croquemitaine, Skerridge et qui a son tour arrive à échapper à ce dernier. Nin parviendra-t-elle à retrouver son frère? Pour le moment, l’univers fantastique se met doucement en place.

Mes prochaines lectures envisagées:

  • (Roman jeunesse illustré) Alice, De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll et illustré par Benjamin Lacombe et traduite dans sa version intégrale par Henri Parisot (éd. Soleil, coll. Métamorphose, 2016, 295 pages), un roman jeunesse pour les adolescents, à partir de 13 ans. Après nos billets communs avec Blandine autour d’Alice au pays des Merveilles, nous avons eu envie de prolonger nos lectures avec la suite. LC prévue pour le 25 septembre 2021.
  • (Roman) La maîtresse des épices de Chitra Banerjee Divakaruni (éd. Picquier, 1999, 331 pages), un roman choisi parmi la liste de suggestions de Hilde. LC autour des éditions Picquier prévue le 25 septembre 2021 dans le cadre des Étapes Indiennes de Hilde et Blandine.

Nos lectures » Alice au Pays des Merveilles »

Pendant le Mois Anglais 2021, j’ai voulu cette année me replonger dans l’univers carrollien avec Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll (paru pour la première fois en 1865) et sa suite, De l’autre côté du miroir (paru pour la première fois en 1930). Et pour cette immersion dans le terrier du lapin blanc, j’ai été en bonne compagnie avec Blandine, le mois de juin ayant été ponctué de lectures communes avec elle. Nous reprenons toutes les deux cette immersion en septembre, mois dédié par le challenge A Year in England 2021 aux romans jeunesses. Partant d’un même texte, les versions traduites et illustrées que j’ai pu lire m’ont entraînée dans des ambiances et époques bien différentes, avec des Alice aux multiples visages et une préférence pour la traduction d’Henri Parisot.

Des versions classiques (texte intégral)

  • Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll et illustré par John Tenniel (1865)

Quand j’avais la vingtaine, après une discussion avec un ami qui venait de le lire après un long trajet en train, j’ai eu envie de découvrir l’œuvre originelle que je ne connaissais que par le dessin animé Disney. J’avais donc acheté Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, illustré par John Tenniel (illustrations en noir et blanc) et traduite par Jacques Papy (éd. Folio classique, 1994, rééd. 2003). Après avoir suivi par curiosité un lapin blanc dans son terrier, Alice une petite fille se retrouve plongée dans des aventures extraordinaires au pays des merveilles, celui du rêve.

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Benjamin Lacombe

Cette fois, je replonge dans l’univers carrollien d’Alice au Pays des Merveilles avec la version magnifiquement illustrée par Benjamin Lacombe et traduite par Henri Parisot (éd. Soleil, coll. Métamorphose, 2016), un roman jeunesse au grand format pour les adolescents, à partir de 13 ans avec une Alice se mouvant dans une ambiance gothique et parfois troublante. Dans la préface puis à la fin de l’ouvrage, il est rappelé la genèse de cette histoire, le travail de traduction pour garder l’esprit des jeux de mots et de langage et aussi des photos et des lettres de la correspondance de Lewis Carroll.

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Guillaume Sorel

J’ai également emprunté une autre version illustrée à partir de la même traduction française, celle d’Henri Parisot: Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll et illustré par Guillaume Sorel (éd. Rue de Sèvres, 2014), un roman jeunesse (classé aussi en BD jeunesse) à partir de 13 ans. Guillaume Sorel présente une Alice sous les traits d’une adolescente plus qu’une enfant et avec une apparence plus british et l’ancrant dans une époque victorienne. Les personnages rencontrés et lieux visités par Alice sont plus angoissants bien qu’enfantins au point que je me demande si c’est un rêve ou un cauchemar que fait la jeune fille.

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Helen Oxenbury

Encore une version d’Alice au Pays des Merveilles traduite par Henri Parisot et cette fois illustrée par Helen Oxenbury (éd. Flammarion, 1999), un roman jeunesse à partir de 12/13 ans. Helen Oxenbury présente Alice sous des traits d’une petite fille pleine d’esprit et de vie, dans des vêtements modernes. L’illustratrice alterne des illustrations en couleurs pastel et en noir et blanc dont il se dégage une douceur et une ambiance enfantine, espiègle et joyeuse où les personnages secondaires sont bien mis en avant. Et cette fois, nous avons la réponse a posteriori apportée par Lewis Carroll à Noël 1896 sur la devinette du Chapelier (« Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau? »).

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Rébecca Dautremer

Je lis aussi Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, illustré par Rébecca Dautremer et traduit par Sophie Koechlin (éd. Gautier-Languereau, 2010), un roman jeunesse à partir de 13 ans. Rébecca Dautremer s’est éloignée de l’image que Lewis Carroll avait donnée d’Alice puisqu’ici, l’illustratrice en fait une petite fille brune très proche d’Alice Riddel, la petite fille pour qui Lewis Carroll avait écrit ce conte. Le décor fait plus penser aux années 50/60 et aux bayous de Louisiane (Alice évoluant dans les mangroves et la maison du lapin blanc étant sur pilotis par exemple).

Des versions abrégées

  • Alice au Pays des Merveilles de Sophie de Mullenheim et Paku

Nous lisons Alice au pays des merveilles de Sophie de Mullenheim et Paku, d’après le roman éponyme de Lewis Carroll (éd. Auzou, coll. Les p’tits classiques, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui est une version simplifiée joliment illustrée.

  • Alice au pays des merveilles, Dans le terrier du lapin blanc illustré par Éric Puybaret

Je lis aussi Alice au pays des merveilles, Dans le terrier du lapin blanc illustré par Éric Puybaret (éd. De la Martinière Jeunesse, 2015), un album jeunesse à partir de 6 ans et qui reprend les cinq premiers chapitres du roman originel, laissant pour la suite libre cours à l’imagination du lecteur. Un très bon moment de lecture! A noter qu’il existe une suite parue en 2017, A l’heure du thé avec le chapelier.

Des versions détournées/revisitées du conte

Des histoires reprenant le(s) personnage(s) du conte

  • Madame le Lapin Blanc de Gilles Bachelet

Je lis Madame le Lapin Blanc de Gilles Bachelet (éd. Seuil Jeunesse, 2012), un album jeunesse prenant le point de vue de la femme du célèbre lapin blanc toujours en retard d’Alice au Pays des Merveilles. Épouse et mère au foyer débordée, Madame le Lapin Blanc écrit à son journal son quotidien. Un très bon moment de lecture!

Des histoires qui m’ont fait penser à Alice au pays des merveilles

  • L’anniversaire de Pierre Mornet

En lecture commune avec Blandine, j’ai L’anniversaire de Pierre Mornet (éd. Autrement, 2013), un album jeunesse à partir de 8 ans et qui me replonge dans le monde de l’enfance avec une petite fille qui rencontre le jour de son anniversaire celle qui deviendra sa meilleure amie. Un bon moment de lecture plein de poésie, d’onirisme et d’imagination enfantine!

Pour d’autres idées de lectures autour d’Alice au Pays des Merveilles: Blandine.

Participation #36 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Billet thématique

Participation #58 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Tea-party

Participation #23 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Classique jeunesse

Participation #58 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Contes et légendes au jardin

Participation #20 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Jardin

Nos lectures « La Belle et la Bête »

Après avoir lu La Belle et Ganesh lors du RAT des Contes et légendes d’Inde le mois dernier, j’ai eu envie de rédiger un billet thématique sur La Belle et la Bête, le thème du mois d’août du Challenge 2021, cette année sera classique étant « L’Amour ». Finalement je ne fais ce billet qu’en septembre autour de ce conte dont la version la plus connue est celle de Marie-Jeanne Leprince de Beaumont et parue en 1756.

Des versions classiques (texte intégral ou abrégé/adapté):

  • (Recueil de contes) La Belle et la Bête et autres contes

J’ai lu La Belle et la Bête et autres contes (éd. Librio, diff. Flammrion, 2016, 79 pages), un recueil de contes courts et reprenant le texte intégral en commençant par le plus connu de ces contes, La Belle et la Bête.

Un riche marchand, père de six enfants perd toutes ses richesses et part vivre avec eux à la campagne. Un jour, il retourne en ville. Mais en revenant, il se perd et trouve refuge dans un château. Se souvenant que sa fille cadette, Belle lui avait demandé une rose, il en cueille une dans le jardin du château, provoquant la colère de son propriétaire, la Bête. Le marchand l’implore de revoir une dernière fois ses enfants. Pour sauver son père, Belle accepte de vivre auprès de la Bête, malgré sa peur et le dégoût ressenti à la vue de ce monstre. Et si les apparences étaient trompeuses?

Mêlant ambiance surnaturelle et parcours didactique/initiatique d’une jeune femme préparée au mariage, l’autrice apporte une réflexion sur l’Amour, qu’il soit paternel, filial ou marital et partant sur le bonheur et sur ce qu’est une richesse ou bien encore la monstruosité. Elle aborde aussi les thèmes des apparences trompeuses, du mariage, du bonheur et de jalousie (avec les deux sœurs de Belle).

Les contes qui suivent reprennent les mêmes thématiques, en particulier l’éducation de la Vertu au sens du XVIIIe siècle. Étymologiquement associée à des qualités viriles comme le courage et la force morale, la Vertu glisse sémantiquement pour signifier une disposition à faire constamment le bien puis est associée à la femme qui doit être fidèle et chaste au XVIIIe siècle. Elle est le contraire du Vice qui est à proscrire dès le plus jeune âge, dans l’éducation des enfants.

L’autrice était également gouvernante d’enfants de la haute société anglaise. Ce sont des contes moraux où il est question d’éducation des jeunes enfants – fille ou garçon – pour les instruire au mieux selon leur tempérament. Plusieurs des contes mettent scène des jumelles comme dans Belote et Laidronette, la première est si belle qu’elle en oublie de cultiver son esprit et sera aidée par sa sœur pour reconquérir le cœur de son époux. Il est aussi question de distinguer l’amour-passion de l’amour-amitié, la seconde étant à privilégier pour un mariage réussi, la beauté se fanant et l’esprit perdurant. D’autres mettent en scène des jumeaux comme dans Le prince Fatal et le prince Fortuné, les corrections/malheurs subis par le premier afin de remédier à son mauvais caractère de naissance tandis que le second, gâté par la flatterie est devenu méchant alors qu’il était né bon.

  • (Album jeunesse) La belle et la bête de Madame Leprince de Beaumont et Annette Marnat

Après avoir lu La Belle et la Bête et autres contes de Madame Leprince de Beaumont, j’ai enchaîné avec cette version illustrée par Annette Marnat (éd. Flammarion Jeunesse, Père Castor, 2017), un album jeunesse à partir de 5 ans et aux magnifiques illustrations. Le trait délicat et doux d’Annette Marnat accompagne le texte merveilleux où il est question de malédiction, d’amour, de vertu, de jalousie et d’apparences trompeuses. Un très bon moment de lecture!

  • (BD jeunesse) La Belle et la Bête d’Hélène Beney et Dawid

Nous avons également lu La Belle et la Bête d’Hélène Beney et Dawid (éd. Bamboo, 2020) dans la collection « Ma première BD » à partir de 3 ans presque sans texte (à l’exception d’un titre par planche) et qui contient également un petit dossier pour apprendre à dessiner les personnages principaux de l’histoire ainsi qu’une version contée. Les émotions ressenties par Belle qui évoluent au-fur-et-à-mesure de sa relation avec la Bête sont bien rendues, comme celles de la Bête qui se font écho de celles de la jeune femme. Une jolie version pour se replonger dans le conte originel et initiée les plus jeunes lecteurs au format BD!

Des versions revisitées/détournées du conte:

  • (Album jeunesse) La Belle et Ganesh de La Luciole Masquée et Joël Cimarrón

J’avais également lu La Belle et Ganesh de La Luciole Masquée et Joël Cimarrón (éd. Karibencyla, 2009), un album jeunesse à partir de 6 ans et qui est une version revisitée du conte, la Bête étant ici le dieu Ganesh, dieu de la Sagesse et de l’Intelligence accompagné de sa petite souris blanche, Mûshika et le lilas blanc ayant remplacé la rose. J’y retrouve les mêmes thèmes que dans le conte originel, même s’il s’agit avant tout d’amitié que d’amour. Alors que dans l’histoire originelle, les deux méchantes sœurs de Belle font des mariages ratés. Ici, la punition est toute autre et renvoie au folklore hindou. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux très jolies illustrations à l’huile! Pour un autre avis sur cet album: Blandine.

Participation #56 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte classique

Participation #22 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Conte classique

challenge 2021 lire au féminin

Participation #56 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice/illustratrice françaises

Participation #7 aux Étapes Indiennes de Hilde et Blandine #Étapes n°6 et 8

Au fil des pages avec Deux drôles de bêtes dans la forêt

Nous lisons Deux drôles de bêtes dans la forêt, Mais qui dit vrai dans cette histoire? de Fiona Roberton (éd. Circonflexe, 2015), un album jeunesse à partir de 4 ans et qui a été lauréat du 28ème Prix des Incos en 2017 dans la sélection CE1. Une petite fille recueille chez elle une petite bête trouvée dans la forêt pensant lui offrir une meilleure vie. Mais est-ce vraiment ce qu’en pense la petite bête?

L’histoire se déroule en deux temps, en suivant d’abord le point de vue de la petite fille puis celui de la petite bête qui se révèlent bien différents voire même opposés. Tant le texte que les illustrations appuient le comique résultant de ce décalage, la petite fille pensant sauver l’écureuil alors que celui-ci se dit kidnappé par exemple. Dans un décor automnal, cette histoire rigolote permet d’aborder la subjectivité et le vivre ensemble. Elle se termine sur un chouette compromis amical bien que rapide et qui rappelle que les animaux sauvages sont bien mieux dans la Nature. Un très bon moment de lecture!

Participation #35 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

challenge 2021 lire au féminin

Participation #55 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice anglaise

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