Étiquette : vivre ensemble (Page 1 of 9)

Au fil des pages avec Des bleus au cartable

Cet été, j’ai lu Des bleus au cartable de Muriel Zürcher (éd. Didier Jeunesse, mars 2020, 192 pages), un roman jeunesse choral à partir de 8 ans selon l’éditeur et lauréat du 33e prix des Incos 2022 dans la catégorie CM2/6e. Le jour de la rentrée des classes en 6e, Zélie est bien décidée à se faire aimer et être populaire contrairement à une autre élève discrète, Lana qui vient de se faire chahuter, dans l’indifférence générale, par Ralph. Comment ce qui a pu être perçu comme une simple moquerie autour d’un cartable peut-elle se transformer en harcèlement et humiliations répétées? Cette situation pourra-t-elle s’arrêter? 

Les chapitres alternent les points de vue de ces trois collégiens: Lana la victime de ce harcèlement, Ralph son harceleur qui a peur que Lana ne révèle son secret et Zélie, un témoin passif et meilleure amie de Ralph, lors de leur entrée en 6e.  Il y est ainsi question de harcèlement scolaire, de violences intrafamiliales… J’ai apprécié la façon dont était abordée la question du harcèlement scolaire à travers ce triple regard même si la fin est peut-être un peu trop optimiste tant les mécanismes du harcèlement peuvent être complexes (bouc-émissaire, responsabilité des témoins, manque d’empathie, isolement…). Ce court roman peut servir de pistes de réflexion et de prévention avec les pré-ados. 

C’est une nouvelle participation pour le Challenge Littérature jeunesse, le thème de septembre étant la « Rentrée des classes ». Petit clin d’œil également au challenge d’Halloween, le collège organisant une fête d’Halloween, les déguisements étant bien dans l’air du temps, avec Harry Potter (mon mini sorcier ayant repéré une « erreur »: des épouvantards et non des « épouvanteurs », à moins que cela fasse référence à la série livresque de Joseph Delaney, L’apprenti-épouvanteur). 

Participation # Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Roman jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #5 Catégorie Objet: « Cartable »

Participation #1 Challenge Halloween 2026 de Hilde et Lou #fête d’Halloween

Au fil des pages avec le tome 1 de La Maison des Maiko

J’ai lu le tome 1 de La Maison des Maiko d’Aiko Koyama (éd. Noeve Grafx octobre 2022, 144 pages), un manga shonen classé en jeunesse par ma médiathèque et à partir de 13/14 ans. A Kyoto, une adolescente de 16 ans, Khyo intègre une yakata en tant qu’apprentie geisha – une maiko avec sa meilleure amie. Mais très vite, elle est plus douée pour soutenir les autres occupantes de la maisonnée en apportant réconfort avec ses sourires et ses bons petits plats. Et si elle devenait la nouvelle cuisinière de la Maison des Maiko?

Ce premier tome introductif nous permet de suivre le quotidien des geishas et des maikos à notre époque (même si au vu de l’illustration de la couverture, cela me faisait plus penser aux années 60). Qui sont les geishas lorsqu’elles ne pratiquent pas leur art ou les maikos lorsqu’elles ne sont pas en plein apprentissage? Entre rigueur, horaires stricts, usages séculaires, il est bien difficile de lâcher la pression et de garder une maîtrise constante de son image. On les suit, en effet, surtout pendant leur moment de détente, sous un angle avant tout culinaire. La vie en communauté n’est pas si simple, avec son lot de chamailleries bon enfant. Graphiquement, ce sont des personnages joyeux, bienveillants à l’image de la propriétaire qui veille sur ses « filles », les rapports entre les maikos restant assez enfantins, ce qui contraste avec les pages mettant en scène les geishas dans leur art. 

Ce premier tome est aussi très gourmand puisqu’à la fin de chaque court chapitre, on retrouve des notes de cuisine de Madame Kayama avec des recettes simples mais très alléchantes comme le pudding de pain, les onigiris, les saint-jacques rôtis au miso, du curry… J’ai ainsi suivi la recette des muffins au chocolat. Tendres et moelleux avec des chuncks de chocolat!

Une lecture plaisante et très gourmande! A voir si les prochains tomes nous permettent d’en savoir plus sur l’apprentissage des maikos. Les lexiques et glossaires à la fin de manga sont très utiles, la traduction française ayant conservé de nombreux termes japonais.

La BD de la semaine chez Moka pour cette semaine

Participation #12 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga shōnen

Participation #32 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

Les Gourmandises 2026 d’Isabelle #Muffins au chocolat

Au fil des pages avec On a volé le printemps

Nous avons lu On a volé le printemps d’Orianne Lallemand et Hervé Le Goff (éd. Auzou, mars 2024, 32 pages), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a fait partie de la sélection CP du 37e Prix des Incos 2026. En ce premier jour du printemps, Violette s’inquiète car il a neigé et il fait froid. Comment sa mamie Rosie qui adore jardiner pourra-t-elle le faire dans ses conditions s’occuper de ses fleurs? La petite fille est bien décidée à retrouver le printemps. Parviendra-t-elle à attraper le voleur?

Au vu du duo autrice/illustrateur, il était certain que l’histoire serait toute mignonne et rigolote, ici avec un côté un brin fantastique. L’enquête est construite sous forme de conte-randonnée, Violette allant voir le loup puis le renard puis d’autres animaux de la forêt, chacun s’innocentant et renvoyant la faute sur un autre animal. Qui aurait intérêt à ne pas voir revenir le printemps? Il y est question d’amitié (peut-on garder un ami pour soi?), d’entraide, de vivre ensemble et du cycle des saisons. Un bon moment de lecture!

Participation #28 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #2 Catégorie Passage du temps: « Printemps »

Au fil des pages avec Sa Majesté des Mouches

Lu en version numérique via ma médiathèque il y a un an sans l’avoir chroniqué, je profite de la lecture commune proposée par Nathalie pour ce 28 janvier 2026 dans le cadre de son challenge 2026 sera classique aussi! pour faire ce billet sur Sa Majesté des Mouches d’Aimée de Jongh, d’après William Golding (éd. Dargaud, septembre 2024, 352 pages), un roman graphique adaptant le roman éponyme paru pour la première fois en 1954 et qui m’avait marqué lorsque je l’avais lu en lecture imposée en cours de français au collège. Le roman jeunesse à partir de 12/13 ans est d’ailleurs recommandé par le Ministère de l’Éducation Nationale en classe de 5e et 4e. 

Un groupe de jeunes garçons issus de la haute société anglaise, de 6 à 12 ans se retrouvent seuls, sur une île déserte du Pacifique et sans adultes, après le crash de leur avion, pendant le Seconde Guerre Mondiale (même si cela reste plus flou dans le roman). Au début, tout est vu comme des vacances où il est bon de s’amuser, en attendant les secours. Il faut pourtant bien s’organiser pour survivre en établissant quelques règles de savoir-vivre avec la conque, la recherche de nourriture et d’eau, la construction des cabanes ou l’entretien du feu… Les divergences attisées par la peur d’un monstre rôdant sur l’île se font très vite ressentir, deux clans s’affrontant entre ceux restant « civilisés » derrière Ralph secondé par Simon et Cochonnet (Porcinet dans le roman) et les autres, laissant libre cours à la loi du plus fort derrière Jack, obnubilé par la chasse.

L’aspect paradisiaque et la joie du début se transforment en une ambiance plus sombre et inquiétante, leur éducation s’effritant dans la violence et la sauvagerie sans limites. Sans cadre de vie et de règles sociales, un individu est-il par nature mauvais et méchant? Quelle part d’humanité reste-il alors? La peur et la cruauté viennent-elles de l’extérieur ou sont-elles intrinsèques à l’individu, même un enfant? Il y est ainsi question de la nature humaine, du vivre ensemble, de survie d’un groupe d’enfants et adolescents laissés à eux-mêmes, de la perte de l’innocence, de la fragilité de la civilisation…  

Graphiquement, j’ai une nouvelle fois bien apprécié le coup de crayon de cette autrice-dessinatrice que j’avais découverte avec un de ses romans graphiques précédents, Jours de sable (éd. Dargaud, mai 2021, 288 pages). J’ai trouvé qu’elle retranscrit bien les différents personnages, leur évolution physique et intellectuelle au fil des semaines avec la perte des repères et des règles, les jeux de pouvoir et de domination prenant le pas sur leur humanité. Une adaptation réussie et fidèle du roman dont on retrouve le pessimisme et la tension si dramatique! 

Je pense toutefois qu’il vaut mieux avoir lu le roman originel avant. En effet, format « graphique » oblige, la psychologie des personnages est moins approfondie et certains passages moins détaillés que dans le roman, le groupe de garçons imaginé par William Golding étant un miroir bien peu reluisant de celui d’une nation avec ses différents partis politiques. Je pense notamment à Porcinet et les humiliation subies (on parlerait de harcèlement aujourd’hui), la mise à mort du cochon et la sacralisation de sa tête « Sa Majesté des Mouches », le basculement dans la cruauté, les cochons sauvages n’étant pas les seuls tués. L’ironie du sort reste qu’au départ, ce sont des garçons qu’on a voulu préserver d’une guerre qui fait rage en les éloignant du conflit entre adultes et pourtant ils se retrouvent eux-même au sein de leur propre triste réalité. 

Pour d’autres avis sur le roman graphique: Nathalie, Audrey, Fattorius et Enna ou sur le roman jeunesse: Isabelle. 

Participation #3 au Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie #Classique jeunesse anglais (1954)

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #2 Catégorie Animal: « Mouches »

La BD de la semaine chez Blandine pour cette semaine

Participation #17 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Roman jeunesse/BD

Au fil des pages avec le tome 6 du Loup en slip

Avec mon mini lutin, nous avons lu le tome 6 du Loup en slip, Le Loup en slip dans Cache-Noisettes de Wilfrid Lupano, Mayanna Itoïz et Paul Cauuet (éd. Dargaud, novembre 2021, 40 pages), une BD jeunesse à partir de 5 ans et avec un texte en lettres majuscules. En cette fin d’année, la noisette est à la fête dans la forêt du Loup en slip, même si les habitants de la forêt délaissent les noisettes de Papi Pic dont le prix de vente leur paraît trop cher. Mais une nuit, le hibou casse-noisette que Madame la Chouette a offert au Loup en slip prend vie et l’emmène dans la forêt interdite. Le loup en slip parviendra-t-il à surmonter sa peur au cœur de cette étrange nuit inquiétante?

Il y est encore une fois question des travers de la surconsommation à travers la (sur)production de noisettes, du prix des aliments, des conditions de travail des agriculteurs, d’industrie agro-alimentaire, d’écologie… Mais cette fois-ci avec une histoire en forme de clin d’œil au conte d’Hoffman, Casse-Noisette (1816) et à son adaptation en ballet par de Piotr Ilitch Tchaïkovski en 1892. Un bon moment de lecture engagé qui sous couvert d’humour et de poésie permettra au jeune lecteur de s’interroger sur la société dans laquelle il souhaite vivre! 

Participation #4 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #BD jeunesse

Participation #5 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #BD jeunesse

Participation #11 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Noisette

Clin d’œil au Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #Casse-Noisette

Participation # Noëlloween 2025 #Des chocottes halloweenesques

Participation # Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #Conte

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