Étiquette : fratrie (Page 1 of 3)

Au fil des pages avec La soupe magique

Nous lisons et relisons La soupe magique de Katerina Gorelik (éd. Seuil Jeunesse, 2021), un album jeunesse à partir de 4 ans que j’ai acheté après avoir craqué sur la magnifique couverture d’illustration en le voyant dans la vitrine d’une librairie à l’automne dernier. Pour l’anniversaire de Mamie Chat, quatre chatons décident de lui apporter une grande marmite de soupe, celle de leur mère qui paraît-il est magique. En chemin, ils rencontrent de nombreux animaux à qui ils offrent un bol de soupe pour les aider. Restera-t-il un peu de soupe à la fin? Mamie Chat aura-t-elle son cadeau?

Les jolies illustrations pleines de couleurs et dynamiques fourmillent de détails, que ce soit dans les péripéties des chatons ou bien des autres personnages de l’histoire. En effet, outre l’aventure principale des petits chatons, il est amusant de s’arrêter sur les personnages secondaires qui ont leur propre histoire muette à suivre en parallèle de page en page comme le cheval qui distribue le courrier, le loup qui courtise la chèvre ou bien encore l’ours somnambule. Les personnages font également référence à des contes traditionnels comme par exemple l’un des chatons qui nous rappelle le Petit Chaperon rouge ou la chenille qui s’attriste de ne toujours pas être devenu un papillon celle d’Alice au Pays des Merveilles… Coup de cœur pour ce conte-randonnée!

Et au passage, je valide une nouvelle fois la catégorie « Plat (salé) » du Menu complet du challenge Des livres (et des écrans) en cuisine.

Participation #13 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Conte-randonnée

Participation #13 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Menu complet (Plat (salé)/Soupe

Participation #31 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Russie

Au fil des pages avec La chanson de Petit Loup

Nous lisons La chanson de Petit Loup de Britta Teckentrup (éd. Albin Michel Jeunesse, 2010), un album jeunesse à partir de 3 ans. Dans les montagnes enneigées, des loups hurlent sous la lune mais le plus jeune, Petit Loup n’y arrive pas. Ses frères et sœurs se moquent de lui, ce qui le rend triste, malgré le soutien bienveillant de ses parents qui lui assurent qu’un jour il y parviendra. Petit Loup part seul, porté par le bruit des oiseaux et se perd.

Les illustrations épurées et pourtant expressives des loups accompagnent une histoire douce et poétique qui aborde la confiance en soi et la patience pour devenir grand mais aussi la difficulté de trouver sa place dans une fratrie. Les plus jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier et s’attacher à l’adorable et enfantin Petit Loup. Un très joli moment de lecture avec cet album jeunesse comme lorsque nous avions lu de cette autrice La bonne étoile de Taupe!

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Art: « Chanson »

Participation #3 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Allemagne

Au fil des pages avec Rêve de neige

Découvert à l’ouverture de la case 8 de notre calendrier de Noël, nous lisons et relisons depuis Rêve de neige de Sibylle Delacroix (éd. Bayard Jeunesse, 2021), un album à partir de 3 ans et dans lequel nous retrouvons avec plaisir les deux enfants de Graines de sable (une histoire se déroulant à la fin de l’été).

La veille de Noël, Lucie et son petit frère Ulysse vont se coucher regrettant l’absence de neige. Après avoir secoué la boule de neige reçue en cadeau par sa marraine, la petite fille se plonge dans un délicieux rêve neigeux en compagnie de son petit frère. Et si son rêve devenait réalité?

Les illustrations un brin vintage, dans des tonalités sépia, blanc et rouge, sont magnifiques, tout en gaieté, tendresse et simplicité et apportent une touche de douceur onirique et de merveilleux réconfortant. Il y a, en effet, beaucoup de magie de Noël (sans Père Noël) et d’imagination enfantine dans cette histoire avec son lot de plaisirs simples de jouer avec la neige et une forte complicité sœur/frère comme faire des bonhommes de neige, des batailles de boules de neige ou attraper des flocons de neige avec la langue… Que d’expressivité chez les deux enfants! Coup de cœur pour cet album jeunesse comme tous ceux que nous avons lu de cette autrice!

Participation #11 Challenge Christmas Time 2021 de MyaRosa #Livre pour enfants de Noël

Participation #14 Challenge Il était 9 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Album jeunesse

challenge 2021 lire au féminin

Participation #74 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Challenge Petit Bac d’Enna #13 Catégorie Météo: « Neige »

Au fil des pages avec De l’autre côté du pont

J’ai lu hier soir De l’autre côté du pont de Padma Venkatraman (éd. L’école des loisirs, coll. Médium, 2020, 239 pages), un roman jeunesse à partir de 11 ans se déroulant à Chennai, en Inde. Pour fuir des violences domestiques, deux jeunes sœurs – Viji âgée de 12 ans et Rukku, son aînée d’un an et handicapée mentale – s’enfuient de chez elles. Leur père violent bat régulièrement leur mère et a fini par leur porter des coups. Arrivées dans la grande ville, Viji est bien décidée à trouver un emploi et qui sait peut-être devenir plus tard enseignante et s’occuper de Rukku.

Mais la réalité n’est pas si simple. Vite perdues dans la grande ville et sans argent, elles doivent d’abord se trouver un refuge pour la nuit. Sur un pont en ruine, elles voient un abri de fortune mais qui appartient à deux jeunes garçons sans-abris, Muthu et Arul, tout aussi démunis qu’elles mais qui ont dû apprendre à survivre dans les rues de Chennai. Les quatre enfants s’unissent pour former une nouvelle famille, Viji devenant « Akka », grande sœur et recueillent un petit chien errant, Kutti. Dans une liberté précaire, ils doivent, chaque jour, trouver de quoi se nourrir en évitant les dangers, les mauvaises rencontres et les maladies. Viji a-t-elle fait le bon choix en fuguant avec sa sœur?

Découpée en chapitres courts, l’histoire est racontée par Viji dans une longue lettre qu’elle écrit à sa sœur Rukku, dans un style empathique, interpellant et englobant le jeune lecteur (« tu », « nous »). La jeune fille revient sur leur fuite pour un avenir meilleur, revenant sur leur parcours partagé avec les deux garçons, entre souffrances et lueurs d’espoir. Arul et Muthu ont également un lourd passé qui les a conduit dans la rue.

Les thèmes abordés sont durs, touchants et révoltants avec la difficile et misérable (sur)vie des enfants des rues en Inde, très jeunes et pourtant si débrouillards pour ne pas finir morts dans l’indifférence générale. Comme il s’agit d’une lecture jeunesse, les quatre enfants font heureusement de bonnes rencontres comme la femme d’un vendeur de thés qui donne à Rukku des perles pour faire des colliers ou le jardinier qui leur jette une orange, mais pas tout le temps.

Il y est question des inégalités sociales en Inde, de misère et de violences subies par les enfants des rues: mendicité, travail des enfants (dans les ateliers clandestins ou dans des décharges pour récupérer des déchets recyclables comme le verre en échange de quelques roupies), recherche de restes de nourriture et d’eau, rivalités entre bandes, peur d’être enlevés… Mais aussi de religion et de handicap.

D’autre part, la relation entre les deux soeurs, Viji et Rukku est très joliment décrite. Viji porte sa grande sœur handicapée tout autant que Rukku qui, avec son insouciance et son regard particulier sur le monde, est aussi un des piliers du groupe.

Le message porté par ce roman est aussi lumineux et bienveillant que la magnifique illustration de couverture de  Jennifer Bricking. Les quatre enfants sont forts, dignes, courageux et recherchant toujours la meilleure conduite à tenir et de faire le bien. Un moment de lecture très émouvant (mais pas larmoyant) et basée sur des faits réels, l’autrice ayant repris des témoignages d’enfants défavorisés en Inde!

Mise à jour du 31 juillet 2021: d’autres avis lors d’une LC sur ce roman jeunesse: Blandine, Hilde, Bidib, Agathocroustie (IG) et Inde en livres.

Participation #2 Les Étapes Indiennes 2021 de Hilde et Blandine #6 Jeunesse indienne

challenge 2021 lire au féminin

Participation #35 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice indo-américaine

Des gyôzas avec Mercredi, c’est raviolis!

Ce dimanche 11 avril 2021, nous avons relu Mercredi, c’est raviolis! de Makato Tachibana et Setsuko Hasegawa (éd. L’école des loisirs, 2008), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui contient à la fin une recette de gyôzas – des raviolis japonais. Nous suivons un jeune garçon – le narrateur et sa grande sœur en préparer. Ils commencent par réaliser la pâte. Une fois la pâte reposée, ils l’étalent pour y rajouter la farce préparée par leur mère. Entre rires et chamailleries, ils arrivent même à faire des formes inattendues comme un gyôza pingouin.

L’histoire est rigolote et instructive pour le jeune lecteur cuisinier qui pourra se mettre à la place des deux enfants en se posant des questions similaires sur le déroulement de la recette ou en ayant les mêmes sensations au toucher de la pâte. En effet, les illustrations colorées et expressives décrivent les gestes à accomplir pour réaliser des gyôzas. Un bon moment de lecture gourmand avec cette tranche de vie de deux enfants dans une cuisine!

Les Gourmandises de Syl

Dès la première lecture de cet album, nous avions voulu tester la recette, ce que nous avons pu faire cet après-midi en ayant tous les ingrédients nécessaires à l’exception d’un petit morceau de gingembre. Nous avons ainsi commencé par faire la pâte que nous avons laissé reposer dans un bol avec un torchon humide. Nous avons fait comme les enfants de l’histoire en mélangeant de la farine (175g), de l’eau tiède (mais pas les 90cl indiqué mais plutôt 10/15 cl), de l’huile (1/2 c. à s.) et du sel  (1/2 c. à c.) pour en faire une boule.

Pendant ce temps, nous avons fait la farce comme indiqué dans le livre: nous avons haché un blanc de poulet, 8 champignons de Paris et un blanc de poireau. Puis nous avons rajouté un œuf entier (même si la recette indiquait un demi œuf), de la maïzena (1/2 c. à s.), de la farine (1/2 c. à s.), du sel et du poivre. Nous avons ensuite réservé la farce au frigo tout en continuant à laisser reposer la pâte bien plus longtemps que les 30 minutes mentionnées dans le livre. En effet, nous avons regardé Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki (1988), un film d’animation japonais conseillé à partir de 4 ans.

Une fois le film fini, nous avons travaillé une nouvelle fois la pâte avant de l’étaler comme les deux enfants de l’histoire. Nous avons ainsi pu faire une vingtaine de gyôzas mais sans réussir à faire le gyôza pingouin. Nous avons ensuite tester les deux cuissons proposées: à l’eau (avec un bouillon de cube de volaille) et à l’huile. Nous avons fait un de peu de gyôzas bouillis et un peu plus de gyôzas frits accompagnés de sauce soja (salé ou sucré).

Verdict? C’était très bon dans les deux cas. Alors devrions-nous dire désormais « Dimanche c’est raviolis! » à la place de mercredi voire même lundi? Car je dois bien avouer, le titre de cet album jeunesse m’a fait penser à l’une des répliques cultes du film La vie est un long fleuve tranquille d’Étienne Chatiliez  (1988), « c’est lundi c’est ravioli ».

Après le repas, cet album jeunesse a une nouvelle fois été choisi comme histoire du soir avec aussi Le poisson rouge de Nanami de Yuichi Kasano.

Participation #2 Les Gourmandises de Syl 2021 #Gyôzas

Participation #8 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Livre gourmand

Participation #41 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Gyôzas

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Aliment/Boisson: « Raviolis »

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