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Throwback Thursday Livresque: Livre entre 360 et 370 pages

TTL n°365 chez Carole #Un livre entre 360 et 370 pages

Ce jeudi 14 mai 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Livre entre 360 et 370 pages (365ème TBTL) ».

Pour illustrer ce thème, j’ai recherché sur mon blog (même si au début de mes chroniques, je n’avais pas pris l’habitude d’indiquer le nombre des pages des livres) et j’en ai trouvé quelques-uns: 

  • le tome 7 de « Lizzie et Ben Ross », L’orpheline de Salisbury d’Ann Granger (éd. 10/18, coll. Grands Détectives, 2020, 360 pages), un roman policier  se déroulant en mars 1870, sous le brouillard londonien, Benjamin Ross étant chargé d’enquêter sur le décès d’une jeune femme découverte dans une poubelle derrière un restaurant de Piccadilly.
  • Mississippi d’Hillary Jordan (éd. 10/18, juin 2011, 365 pages), un roman choral qui se déroule dans l’après-guerre, dans les années 40, dans une Mississippi ségrégationniste, autour de deux familles, l’une blanche, les McCallan et l’autre noire, les Jackson
  • Les étoiles brillent plus fort en hiver de Sophie Jomain (éd. Charleston Poche, octobre 2021, 365 pages), une romance contemporaine de Noël se passant à Lille dans le grand magasin fictif des Galeries Hartmann

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Un personnage qui a des visions ».

Au fil des pages avec Fleur de roche

Pour une lecture commune avec Enna, Nathalie et Eimelle dans le cadre du Mois Italien 2026, j’ai lu Fleur de roche d’Ilaria Tuti (éd. Stock, coll. La Cosmopolite, mars 2023, 384 pages), un roman historique s’inspirant de faits réels et se déroulant à partir de juin 1915, sur les cimes de la Carnie, dans le Frioul, dans le Nord-Est de l’Italie, à la frontière avec l’Autriche-Hongrie. Âgée de 20 ans et s’occupant de son père mourant, Agata Primus se porte volontaire avec d’autres femmes de son village Timau, pour porter, sur sa hotte, des munitions, ravitaillements et médicaments, parfois plusieurs fois par jour, sur la ligne de front italo-autrichienne. Comment garder espoir et son humanité quand les morts s’accumulent? 

J’ai apprécié découvrir la participation à l’effort de guerre, pendant la Première Guerre mondiale, de ces paysannes italiennes devenues « porteuses » et qui ont fait preuve de courage, force morale et d’abnégation, en gravissant les versants escarpés de la montagne, là où même les mulets n’arrivaient plus à passer et même lorsqu’en hiver, la neige venait tout recouvrir, malgré le poids de leurs charges et le danger permanent, les tireurs d’élite autrichiens pouvant tirer à tout moment. J’ai trouvé que le résumé de la quatrième de couverture, comme de plus en plus souvent, ne reflétait pas ce récit, la romance étant vraiment accessoire et n’arrivant qu’à la fin. Il y est surtout question de la vie civile à l’arrière et pourtant si proche du front, entre pauvreté de la population, privations, survie et peurs de l’invasion autrichienne, les soldats italiens, malgré leur nombre, semblant bien mieux préparés et équipés que ceux austro-hongrois… Les personnages sont attachants, malgré leur rudesse et les choix insoutenables qu’ils sont amenés à prendre, que ce soit Agata, Viola, Lucia, le capitaine Colman, le docteur Janes ou le prêtre Don Nereo…

Il y est ainsi question de la condition des soldats et des civils, femmes et enfants en temps de guerre, de pauvreté, de courage, de la question d’obéir ou non aux ordres, même les plus absurdes, sous peine d’être fusillé lors de cours martiales expéditives, de mutinerie, de désertion, de fraternisation avec l’ennemi autrichien, d’entraide, du sens de la vie et de la guerre, de patriotisme, de propagande de guerre… Le regard d’Agata (la narratrice) va ainsi changer au fil du conflit, son passage à la vie adulte étant fortement marquée par la guerre, un regard profondément humain et antimilitariste, pointant l’absurdité de la guerre et des violences engendrées. Un bon moment de lecture même si j’aurai préféré une fin moins fleur bleue et certains passages qui m’ont paru un peu trop romanesques pour être crédibles! L’autrice s’est pourtant fort documentée pour écrire ce roman et rend un bel hommage à ces femmes qui m’étaient jusqu’alors inconnues. Les faits évoqués du Front italien ne sont malheureusement pas sans rappeler ce qui s’est passé sur le Front de l’Ouest. Cela donne envie d’aller à Timau et à son musée sur la Grande Guerre pour en découvrir plus sur les Porteuses de la Carnie comme Maria Plozner Mentil. 

Pour d’autres avis sur ce roman: Enna, Nathalie, Eimelle et Katell.

Participation #1 Le Mois Italien 2026 d’Eimelle #LC

Participation #3 Challenge Pages de la Grande Guerre 2026 de Nathalie #Un destin oublié, tragique, extraordinaire

Throwback Thursday Livresque: Un fruit sur la couverture

TTL n°364 chez Carole #Un fruit sur la couverture

Ce jeudi 7 mai 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Un fruit sur la couverture ».

Pour illustrer ce thème, j’ai immédiatement pensé à ces deux premiers livres:

  • la pomme dans le conte Blanche-Neige de Benjamin Lacombe, d’après les frères Grimm (éd. Milan Jeunesse, rééd. novembre 2021, 56 pages), que ce soit l’illustration de couverture de l’édition de 2010 ou la dernière qui a rejoint nos bibliothèques à sa parution
  • une pomme également avec Un jour, je te mangerai de Géraldine Barbe (éd. L’école des loisirs, coll. Médium+,  janvier 2021, 144 pages), un court roman jeunesse à partir de 13 ans avec l’histoire de Chloé âgée de 12 ans confrontée à l’anorexie de sa sœur aînée, Alexia, âgée de 15 ans 
  • La petite souris, la fraise bien mûre et l’ours affamé d’Audrey et Don Wood (éd. Mijade, 1988, rééd. 2014), un album jeunesse à partir de 3 ans avec l’histoire d’une souris qui s’apprête à manger une fraise qu’elle vient de cueillir au moment où le narrateur lui fait peur en lui parlant d’un ours affamé 
  • et pour finir même si j’aurai pu en choisir bien d’autres, un roman que j’avais prévu pour le Mois Japonais mais que je n’ai toujours pas pris le temps de découvrir: Le jardin arc-en-ciel d’Ito Ogawa (éd. Picquier, septembre 2016, 304 pages), un roman adulte avec l’histoire de Izumi qui vit seule avec son jeune fils, Sosûke et qui fait la rencontre d’une lycéenne, Chiyoko sur le point de se suicider. 

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Livre entre 360 et 370 pages (365ème TBTL) ».

Throwback Thursday Livresque: En mer

TTL n°363 chez Carole #En mer

Ce jeudi 30 avril 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « En mer (l’histoire doit se dérouler en grande partie en mer (ou océan). Cela peut être sur un bateau ou sous l’eau ».

Pour illustrer ce thème, j’ai choisi d’anciennes lectures même si la BD présentée hier, Anita Conti aurait pu aussi être mentionnée:

  • Le Pirate de cœur de Sébastien Perez et Justine Brax (éd. Albin Michel Jeunesse, septembre 2019, 32 pages), un album jeunesse grand format à partir de 6 ans avec l’histoire de Louis, fils et petit-fils de pirate, Louis
  • le tome 5 de Charlock, À la recherche du Tikki d’or de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2022), un roman jeunesse pour les 8/10 ans, Charlock se retrouvant capitaine d’un bateau pirate, en 1657, dans l’océan Pacifique
  • Des rêves à n’en plus finir de Romane Clessie (éd. Cyplog, mai 2024, 318 pages), une romance historique se déroulant en mer, à bord du Cristol, entre Élise, une princesse intrépide, qui a fui, à 19 ans, son mariage arrangé avec le prince de Conti et Christian, un marchand-pirate au bon cœur

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Un fruit sur la couverture du livre (pas le mot, mais bien le fruit) ».

Au fil des pages avec L’homme sous l’orage

J’ai lu L’homme sous l’orage de Gaëlle Nohant (éd. L’Iconoclaste, août 2025, 350 pages), un roman historique se déroulant au cours de l’hiver 1917, dans un riche domaine viticole de l’arrière-pays catalan, dans les Pyrénées, loin du Front qui s’enlise. Un soir d’orage, un visiteur demande asile à Isaure Saurel qui le congédie sèchement, malgré les liens autrefois partagés quand, avant la guerre, il était un peintre reçu au domaine. Prise de compassion pour ce déserteur, sa fille Rosalie, âgée de 19 ans, va le cacher, à l’insu de toute la maisonnée, dans le grenier. La présence de cet étranger n’est-il pas un trop grand risque encouru?

Le récit se lit très facilement et reste bien prévisible avec quatre personnages principaux déjà lus et relus dans un huis-clos qui fonctionne pourtant bien sous fond de quête de libertés, de dilemmes moraux et de vies brisées en temps de guerre: Isaure, la figure maternelle austère, digne et qui aspire à faire vivre le domaine viticole, son mari et son fils étant sur le Front, l’ingénue Rosalie et sa découverte du désir et des premiers émois amoureux, Théodore le déserteur qui n’a plus réussi à supporter les horreurs et absurdités de la guerre commises à Verdun et qui retrouve goût à la peinture et à la vie et Marthe, l’une des bonnes qui y voit l’occasion, par le chantage, d’avoir une vie meilleure, elle qui rêve d’une vie parisienne comme vendeuse élégante dans les Grands Magasins.

A la lecture de la quatrième de couverture qui mentionne « une jeune fille » comme une grande partie du roman, je pensais, à tort que c’était une enfant qui faisait le choix de cacher un déserteur et non une jeune femme (même si à l’époque la majorité était à 21 ans). Cela a biaisé mon attente du roman que j’avais repéré à sa parution, lors de la rentrée littéraire 2025.

Il y est ainsi question de la condition de la femme et d’émancipation féminine au cours de la Première Guerre mondiale, d’honneur et de lâcheté, du sort des blessés de guerre soignés à l’arrière, de chantage, du poids de la religion… J’ai apprécié qu’il n’y ait pas de jugement porté sur les personnages, chacun tentant de survivre comme il le peut, nécessité faisant loi. Il y est aussi question d’Art, de création artistique mise à mal par la guerre.

Un bon moment de lecture qui aurait pu s’arrêter avant les chapitres se déroulant plus tard et l’épilogue bien trop heureux voire mièvre à mon goût! J’aurai préféré une fin ouverte, la venue de ce déserteur restant alors une parenthèse émancipatrice à l’instar de ces femmes et/ou mères de soldats qui ont pu s’affirmer le temps de la guerre malgré la douleur de leur absence et l’angoisse de la perte et qui sont retournées à leur « place d’avant » à leur retour, sur les injonctions patriarcales et religieuses de la société!

Pour un autre avis sur ce roman: Nathalie (bien plus enthousiaste que moi). 

Participation #2 Challenge Pages de la Grande Guerre 2026 de Nathalie #La vie à l’arrière

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