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Au fil des pages avec Mary Jane

Pour la journée BD du British Mysteries Month, j’ai choisi une BD que j’avais lue début janvier 2021: Mary Jane de Frank Le Gall et Damien Cuvillier (éd. Futuropolis, 2020), une BD pour des lecteurs adultes et relatant la vie brisée de la dernière victime de Jack l’Éventreur.

En 1880, veuve à 19 ans d’un mineur mort lors d’un accident dans une mine du Pays de Galle, Mary Jane fuit son placement dans une workhouse pour rejoindre sa sœur à Cardiff. Mais après avoir perdu sa valise et près avoir rencontré des rôdeurs en chemin, elle décide finalement de se rendre à Londres. Bien démunie, elle se laisse amadouer par un rabatteur qui la livre à une proxénète, Mistress Kate. Commence alors une descente aux enfers faite de prostitution et d’alcoolisme. Mary Jane tente pourtant de vivre, ou plutôt de survivre, en s’enfuyant à Paris ou en s’installant avec Joseph Barnett. Mais il est bien difficile de vivre comme femme seule, sans ressources, dans un Londres du XIXème siècle en plein essor industriel. Mary Jane enchaîne les mauvaises rencontres qui l’entraînent dans l’un des quartiers les plus malfamés de Londres, Whitechapel.

Les illustrations à l’aquarelle de Damien Cuvillier participent à l’ambiance glauque, pesante et oppressante de l’histoire. Mary Jane renvoie à la misère sociale qui touchait de nombreuses femmes pauvres de l’époque victorienne bien avant d’être une des victimes de Jack l’éventreur. D’ailleurs, même si le récit démarre comme une enquête policière avec l’interrogatoire de témoins ayant connu la jeune femme, il devient très vite le récit touchant et cruel d’une vie. Une BD qui ne laissera pas indifférent avec cette biographie fictive de Mary Jane Kelly qui s’attarde surtout sur sa vie et non sa fin tragique!

Pour un autre avis: Lou.

Participation #4 Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #British Mysteries Month 2021

Participation #3 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #BD

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Prénom: « Mary Jane »

Mes lectures « cosy mystery » de janvier 2021

Cette année, je participe à nouveau au challenge British Mysteries organisé par Hilde et par Lou, le thème facultatif des mois de janvier et février 2021 étant « Cosy Mystery ». Alors voici mes lectures qui mettent en scène, pour chaque série, un duo d’enquêteurs, plus ou moins amateurs. C’est aussi ma première participation au challenge « Lire au féminin » proposé par Tiphanya, mes trois lectures ayant été écrites par des femmes.

  • Le tome 3 de la série Lizzie et Ben

Je continue, après l’avoir commencée le mois dernier, la série « Lizzie et Ben ». J’ai ainsi lu en début de mois de janvier 2021 le tome 3, Un assassinat de qualité d’Ann Granger (éd. 10/18, coll. Grands détectives, 2015). A Londres, par un soir d’octobre 1867, Benjamin Ross rentre chez lui sous un épais brouillard pour retrouver sa femme, Elizabeth. En chemin, il croise la route de Daisy Smith, une jeune prostituée terrorisée par le spectre du fleuve. Le lendemain matin, Allegra Benedict, la jeune et belle épouse d’un riche marchand d’art est retrouvée morte dans un parc des beaux quartiers de Londres, Green Park. Serait-ce aussi l’œuvre du spectre?  Benjamin Ross est chargé d’éclaircir au plus vite l’assassinat de cette dame de qualité. Il pourra une nouvelle fois compter sur la précieuse aide de Lizzie, et même de leur jeune bonne, Bessie qui est en admiration devant un prédicateur prêchant la tempérance lors de réunions dominicales.

Comme dans les tomes précédents, l’histoire passe d’un narrateur à l’autre à la première personne, entre Benjamin Ross et Elizabeth Martin, les deux étant désormais mariés. Je replonge dans l’atmosphère si particulière de l’ère victorienne avec un Londres sous le brouillard automnal. Ayant lu quelques jours auparavant la BD, Mary Jane de Frank Le Gall et Damien Cuvillier (éd. Futuropolis, 2020) relatant la vie brisée d’une des victimes de Jack l’Éventreur, j’ai encore en tête cette ambiance glauque, pesante et oppressante, en lisant les premières pages du roman d’Ann Granger. Mais très vite, le côté cosy et l’humour dans les rapports entre les époux Ross et leur jeune bonne Bessie prennent le pas. Il y est toujours question derrière la résolution de l’enquête policière, de condition de la femme, quelle que soit sa classe sociale (mariage arrangé, prostitution…).  Un très bon moment de lecture avec les époux Ross!

  • Le tome 4 d’Agatha Raisin enquête

Je continue également avec le tome 4 d’Agatha Raisin enquête, Randonnée mortelle de M.C. Beaton (éd. Albin Michel, 2016). De retour de Londres après six mois d’absence, Agatha Raisin est ravie de retourner auprès des siens, à Carsely et surtout de revoir son cher voisin, James Lacey. Désormais, le dernier loisir à la mode au sein de la petite communauté de Carsely est de randonner, le petit groupe étant géré par James. Il est en de même, dans un village voisin, à Dembley, le groupe de marcheurs étant tenu par Jessica qui y voit surtout le moyen de défendre les droits de passage des randonneurs contre les propriétaires terriens. Mais quand Jessica est retrouvée morte dans un des champs de Sir Charles, ce dernier est soupçonné par la police. Agatha est engagée comme détective et saute sur l’occasion pour enquêter avec James en se faisant passer pour un couple marié parmi le groupe des Marcheurs de Dembley, chaque membre du groupe étant un potentiel assassin.

C’est encore une histoire d’Agatha Raisin qui se lit rapidement mais en étant moins rigolote que les tomes précédents, loin du charme de la communauté de Carsely, l’enquête se déroulant à Dembley. Les protagonistes suspects sont très caricaturaux, entre la féministe et insupportable Jessica, l’aristocrate qui est désapprouvé par son majordome en sortant avec une jeune prof ou encore les couples gays. A noter que l’intrigue ayant été écrite en 1995 par M.C. Beaton, je fais un bond dans le passé (pas si lointain) où l’IRA était encore active, revendiquant des attentats pour l’indépendance de l’Irlande du Nord. En effet, l’ancien amant de Jessica et membres suspects des Marcheurs de Dembley tente de cacher ses liens avec ce mouvement. Seule la fin de l’histoire apporte sa petite dose de suspens dans la relation Agatha/James et qui me donne envie de quand même lire, à l’occasion, le tome suivant.

  • Le tome 1 des Détectives du Yorkshire

J’entame enfin une nouvelle série avec le tome 1 des Détectives du Yorkshire, Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman (éd. Robert Laffont, 2018). J’avoue qu’au vu de la couverture, je m’attendais à un cosy mystery mais pas se déroulant à l’époque contemporaine et avec de jeunes personnages, autour de la trentaine. Sur la moto ayant appartenu à son père, Samson O’Brien retourne dans son village natal, dans le Yorkshire, ouvrir une agence de détective privé le temps que les « choses » se tassent à Londres et quatorze ans après son départ précipité en laissant son père veuf et alcoolique notoire dans la ferme familiale délabrée. Mais il n’est pas le bienvenu, surtout pour le clan Metcalfe, Samson n’étant pas venu deux ans auparavant aux funérailles de Ryan Metcalfe, son meilleur ami et père de son filleul. C’est ainsi qu’il découvre qu’il est sans toit, son père ayant vendu la ferme familiale et que Delilah Metcalfe l’accueille avec un coup de poing au visage.

Mais Delilah accepte, bien à contre-cœur et pour sauver son agence de rencontres de la faillite, de lui louer pour six mois un bureau dans la même maison qu’elle. Samson est très vite engagé par Madame Hargreaves dont le fils est récemment décédé, ne croyant pas à la thèse du suicide. Serait-ce un meurtre? Samson, malgré l’hostilité des habitants, tente d’enquêter, tout comme Delilah qui s’inquiète de la réputation de son agence de rencontres en s’apercevant que d’autres de ses clients sont décédés comme le fils Hargreaves.

Tous les ingrédients d’un bon cosy mystery so british sont réunis: la campagne anglaise, des meurtres en série, un duo d’enquêteurs avec leur caractère propre et qui doivent collaborer malgré eux (Delilah, informaticienne, fonceuse et déterminée et Samson sur le qui-vive et avec son instinct policier), une communauté de villageois qui fait bloc et un tas de non-dits et de rancunes… C’est ce qui fait le charme de ce premier tome, l’intrigue passant au second plan d’autant que j’avais découvert très rapidement l’assassin. Un très bon moment de lecture avec Samson et Delilah! J’ai hâte de pouvoir lire les tomes suivants et notamment en savoir plus sur le passé mystérieux de Samson.

Participation #1 au Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Cosy Mystery

challenge 2021 lire au féminin

Participation #1 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure européenne

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Voyage: « Randonnée »

Au fil des pages avec Diane

L’été dernier, lors du RAT gourmand d’août 2020, j’avais lu Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand (éd. Michel Lafon, éd. Pocket, n°15716, 2014), le premier roman court de l’autrice. Un an après le terrible accident de la circulation qui a emporté son mari Colin et sa fille Clara, Diane part seule s’enterrer – se reconstruire – en Irlande, à Mulranny, se raccrochant au fait que son défunt mari adorait la guiness. Elle quitte Paris, son meilleur ami et employé Félix à qui elle confie la gestion du café littéraire nommé « Les gens heureux lisent et boivent du café ». Elle loue un cottage à un couple âgé, Abby et Jack dont le neveu, Andrew, un photographe solitaire et bourru vivant avec son chien, vit dans la maison voisine. Rien ne semble pouvoir les rapprocher. Et pourtant?

Cette petite romance se laisse facilement lire, l’histoire changeant très vite de style dès la rencontre entre Diane et Andrew, le deuil de son mari et de sa petite fille passant en second plan. J’avais été un peu déçue de ma lecture, tant dans le style d’écriture que dans une romance du type Harlequin, surtout après avoir lu sur le même thème, Des vents contraires d’Olivier Adam.

Pourtant, cette semaine, en me rendant à la médiathèque, j’ai vu l’adaptation en roman graphique de ce roman, Les gens heureux lisent et boivent du café de Véronique Grisseaux et Cécile Bidault, d’après Agnès Martin-Lugand (éd. Michel Lafon, 2019). Je l’ai empruntée avec la suite de ce roman, La vie est facile, ne t’inquiète pas d’Agnès Martin Lugand (éd. Michel Lafon, éd. Pocket, n°16442, 2016).

S’agissant du roman graphique, je l’ai trouvé fidèle au roman d’autant que certains traits caricaturaux des personnages, comme Félix, ont été atténués. Même la question du deuil est plus présente, l’évolution physique de Diane dans les illustrations y contribuant largement. Je pense qu’il est préférable de lire le roman avant pour comprendre certaines ellipses ou raccourcis de l’adaptation due à son format.

Puis je lis la suite, La vie est facile, ne t’inquiète pas. L’histoire reprend un an après le départ de Diane de Mulranny. Elle semble avoir repris sa vie en main, à Paris, avec son fidèle ami, Félix, même si la douleur est encore bien présente, surtout la perte de sa fille Clara l’empêchant tout contact avec un enfant. Elle est sur le point de racheter les parts de ses parents du café littéraire et vient de rencontrer Olivier, un homme éperdument amoureux d’elle. Mais alors que tout semble aller pour le mieux, elle revoit Andrew, lors d’une exposition de ses photos, qui lui apprend qu’Abby est très malade. Ni une ni deux, elle retourne à Mulranny où elle doit aussi faire face à une rencontre inattendue et déstabilisante. Arrivera-t-elle à surmonter un nouveau décès?

J’ai bien apprécié cette suite, un court roman feel good que j’ai trouvé mieux construit et mieux écrit que Les gens heureux lisent et boivent du café. En retrouvant sa « seconde » famille irlandaise si soudée malgré les blessures enfouies ou non de chacun des membres, Diane sera plus forte qu’elle ne le pense, parvenant malgré ses hésitations et ses angoisses, à vivre avec le décès de sa fille. La romance accompagne bien mieux la vie d’après la perte. Il y a même un peu plus de références au paysage irlandais et à ses plats typiques (et non plus que la guiness) comme le pain noir, l’irish stew et l’irish breakfeast (« ça sentait le bacon, les oeufs, les toasts grillés »). Un bon moment de lecture avec cette suite!

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégories Être humain: « Gens », Adjectif: « Facile » et Aliment/Boisson: « Café »

Participation #6 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Cuisine irlandaise

Au fil des pages avec Un intérêt particulier pour les morts

Fin novembre 2020, j’ai emprunté à la médiathèque et lu en à peine deux jours Un intérêt particulier pour les morts d’Ann Granger (éd. 10/18, coll. Grands détectives, 2006, rééd. 2013),  un roman policier se déroulant à Londres, à l’époque victorienne et qui est le premier tome de la série Lizzie Martin et Ben Ross.

Orpheline de mère, Elizabeth Martin a été élevée par son père, médecin dans le Derbyshire et régulièrement appelé pour des accidents à la mine de charbons. En 1864, âgée de 29 ans, elle perd son père et se se résout à accepter un poste de dame de compagnie, à Londres, auprès de Mrs. Julia Parry, seconde femme de son défunt oncle et parrain. Mais très vite, elle apprend que la dame de compagnie avant elle a été tuée. Son meurtre a-t-elle un lien avec la famille de sa tante? Heureusement, elle pourra compter sur un lieutenant de Scotland Yard, Benjamin Ross en charge de l’enquête.

Quel plaisir de suivre cette enquête! Écrite à la première personne, l’intrigue alterne, suivant les chapitres, le point de vue de Lizzie et celui de Ben. Il est aussi très plaisant de s’immerger dans l’ambiance londonienne de l’époque victorienne, une ville en pleine mutation avec notamment l’arrivée des premières gares de chemin de fer. Il est aussi question de la condition de la femme et de classes sociales, sans oublier une romance entre les deux protagonistes qui ne laisse pourtant pas de côté l’enquête policière. Le mélange des genres apporte d’ailleurs une touche légère à l’histoire. Le duo Lizzie/Ben est plaisant et attachant. J’ai hâte de me plonger dans les autres romans de cette série qui en compte six.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Ann Granger

Challenge Petit Bac d’Enna #13 Catégorie Crimes et Justice: « Morts »

Notre PAL de romances de Noël 2020

Après nos PAL Albums jeunesse de Noël, voici notre PAL de romances de Noël pour les challenges de Noël et que j’ai déjà presque tout lu en moins d’une semaine et que j’ai classé suivant l’ordre de lecture et non de préférence.

  • Mission Hygge de Caroline Franc (éd. Pocket, 2019)

Il s’agit de la lecture commune du 20 décembre 2020 pour le challenge Il était 8 fois Noël. Je l’ai lue pendant le premier RAT de Noël. Je la classe dans ma PAL des romances de Noël car je pensais que c’en était une. En réalité, ce roman court est plutôt à classer dans les feel-good. L’histoire se déroule à Gilleleje, un petit port de pêche danois, en période des fêtes de fin d’année. Chloé, une reporter de guerre au bord du burn-out après son dernier reportage en Syrie est envoyée par son patron dans ce village côtier, les habitants ayant été déclarés « les plus heureux du monde ». Mais quel est donc le secret de leur bonheur? Serait-ce la philosophie hygge? Chloé va tenter le découvrir en commençant une enquête journalistique en se faisant embaucher comme serveuse.

Comme je l’ai déjà écrit, j’ai trouvé que ce premier roman de l’autrice était très (trop) convenu avec certes une chouette ambiance des fêtes de fin d’année mais avec des bons sentiments déjà vus et revus. Je n’ai pas accroché au personnage principal, les réflexions et découvertes de Chloé ne collant pas à mon sens avec sa profession qui aurait déjà dû l’amener à s’interroger de la sorte bien avant. Ce roman se lit très rapidement mais il n’a pas le charme que j’en attendais, manquant de profondeur à mon sens. Il m’a surtout donné envie de petits pains à la cannelle et brioches au sucre. Gourmandise quand tu nous tiens! Pour d’autres avis sur cette LC: Syl, Samlor et LilasViolet.

  • les tomes 2 et 3 de la trilogie Snow Crystal, L’exquise clarté d’un rayon de lune et La douce caresse d’un vent d’hiver de Sarah Morgan (éd. Harper Collins Poche, 2020)

Lors de l’édition de Noël dernier, j’avais lu le premier tome de la trilogie Snow Crystal avec la romance d’un des trois frères O’Neil, Jackon avec Kayla sans savoir qu’il s’agissait d’une trilogie et était restée très curieuse de découvrir les romances des autres frères, Sean et Tyler. L’autrice a, en effet, distillé, au détour de certaines pages, quelques bribes d’informations qui m’ont donné envie d’en savoir plus.

Dans L’exquise clarté d’un rayon de lune, je découvre la romance de Sean O’Neil,le jumeau de Jackson qui est devenu chirurgien à Boston, en froid avec leur grand-père Gramps depuis le décès de leur père deux ans auparavant. Lorsque Gramps est victime d’une crise cardiaque, il revient immédiatement à Snow Crystal soutenir sa famille et par la même occasion revoir Elise, la cheffe de cuisine française de la station de ski. L’été précédent, ils ont passé une seule nuit mémorable ensemble et depuis ne se sont plus parlés.

Dans La douce caresse d’un vent d’hiver, je découvre ensuite la romance du benjamin de la famille O’Neil, Tyler, l’ancien champion de ski ayant dû raccrocher après un accident en pleine compétition et ayant enfin pu récupérer la garde de sa fille adolescente, avec son amie d’enfance, Brenna, éperdument éprise de lui depuis toujours. Pourront-ils dépasser leur peur de briser leur amitié pour vivre ensemble?

Je me suis vraiment laisser transporter dans la famille O’Neil et leur vie dans la station familiale de skis de Snow Crystal. Chaque romance a son lot de cœurs brisés, chacun des couples ayant des raisons propres de ne pas se laisser à aimer. Bien sûr, il y a tous les ingrédients des romances de Noël et des romances en général puisque le tome 2 se déroule l’été. Mais il y est aussi question de famille soudée, d’épreuves à surmonter dans la vie comme la maladie, le deuil ou encore le harcèlement. Dommage qu’il n’y ait pas d’autres enfants dans la fratrie pour rester encore davantage avec eux!

  • Tu fais quoi pour Noël? Je t’évite de Juliette Bonte (éd. Harper Collins Poche, 2020)

Charlie et Savannah sont amies d’enfance depuis leur rencontre dans un foyer petites. Un jour, Savannah décide de se rendre dans une boutique de troc et de seconde main, le Misc. Et débute alors pour elle une belle histoire avec le patron, James, au grand désespoir de Charlie car le même jour, elle a fait une rencontre bien plus explosive avec Blade, l’un des salariés et ami de James. En effet, dès sa première rencontre avec lui, elle ne l’a pas supporté. Et réciproquement. Il leur est bien difficile à tous les deux de prendre sur eu chaque fois qu’ils se voient d’autant que tous les vendredis soirs, des soirées ont lieu dans l’arrière-boutique du Misc. Charlie sert de chauffeur à Savannah pour rejoindre James, Blade et deux autres salariés de la boutique, Sally et Grayson. Or lors d’une de ses soirées, il est décidé que le groupe de six partirait en vacances en Laponie. Comment Charlie va-t-elle survivre à ces vacances, elle qui déteste Noël autant que Blade?

Alors j’avoue, j’ai très bien vu dès les premières lignes (voire même le titre du roman) comment cela finirait. Je n’ai pas non plus compris toutes les références « filles » de Charlie et me demande encore, au vu de leurs situations professionnelles comment ils ont pu faire un tel voyage en Laponie. Mais ça n’a pas eu vraiment d’effet négatif sur ma lecture, même si je pense que j’aurai apprécié encore plus ce roman quand j’avais une vingtaine d’années, l’âge des protagonistes de ce roman. Le couple Charlie/Blade fonctionne très bien, tant lorsqu’ils se détestent que lorsqu’ils se rapprochent pendant le voyage en Laponie. Les chapitres s’enchaînent, suivant le point de vue de Charlie ou de Blade. Une lecture vraiment plaisante avec ce groupe d’amis, les deux autres couples ayant aussi été développés avec leur caractère et histoire propres!

  • Un jour en décembre de Josie Silver (éd. Charleston, 2019)

J’ai emprunté vendredi à la médiathèque cette romance qui se déroule sur près de dix ans entre Laurie et Jack, la vingtaine au début du roman et qui se sont aimés au premier regard alors qu’elle était assise dans un bus bondé et lui assis à un arrêt de bus en train de lire. Laurie a cherché pendant un an à retrouver cet homme qui lui a fait chavirer le cœur mais sans succès jusqu’au jour où sa meilleure amie et colocataire lui présente l’homme de sa vie qui n’est autre que l’homme de l’arrêt du bus, Jack. Elle tait cette découverte à son amie Sarah, tellement heureuse pour elle. Les mois passent puis les années avec toujours cette attirance non dite entre eux d’eux, Jack étant resté avec Sarah et Laurie ayant fait sa vie avec Oscar.

J’avoue que je ne comprends toujours pas le bandeau de la couverture où c’est indiqué « l’équivalent littéraire de Love Actually ». J’y vois plutôt un sous-Quatre mariages et un enterrement sans le charme d’un Hugh Grant (d’ailleurs, il faudra un jour que je lise le roman inspiré du film). C’est une lecture facile et rapide malgré les presque 500 pages mais qui ne m’a pas transporté, digne d’un téléfilm de Noël. Ici aussi, l’histoire alterne les points de vue entre Laurie et Jack et leurs non-dits voire parfois même leur mièvrerie. Pour un autre avis: MissyCornish.

Challenge Christmas Time de MyaRosa #Romance de Noël

Challenge Il était 8 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Romance de Noël

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