Au fil des pages avec Le brouillard

Nous lisons Le brouillard de Kyo Maclear et Kenard Pak (éd. La Pastèque, 2017), un album jeunesse à partir de 6 ans. Fauve, une petite fauvette jaune vit sur une île, son passe-temps favori étant d’observer la nature et les humains qui viennent visiter l’île. Mais brusquement, un profond brouillard se lève.  Seul le petit oiseau s’inquiète et alerte, le brouillard s’étendant de plus en plus en même temps que les visiteurs humains disparaissent. Mais un jour, Fauve voit une petite fille à capuchon rouge. Cette dernière verra-t-elle aussi ce brouillard inquiétant? Agira-t-elle avec l’oiseau pour le faire partir?

Les illustrations douces et épurées de Kenard Pak accompagnent avec simplicité et poésie le message écologique de cette histoire via un petit oiseau naturaliste. Il y est bien sûr question d’une amitié naissante entre un petit oiseau et une petite fille mais aussi une prise de conscience des changements climatiques et l’importance de protéger collectivement notre environnement, à l’heure où de nombreux espèces disparaissent. Nous y retrouvons les différents comportements humains: l’ignorance face au changement, l’adaptation sans chercher de solution durable, au point d’oublier ce qui existait avant et les actions communes possibles… Un très bon moment de lecture avec cette histoire philosophique et écologique!

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Météo: « Brouillard »

Pause ciné: L’ogre de la Taïga

La semaine dernière, la classe de mon mini lutin est allée à la cinémathèque voir L’ogre de la Taïga sorti en France en 2013 et composé de 4 courts métrages d’animation russes (Studio Pilot) à partir de 4 ans mettant en scène, dans des styles différents, des contes slaves indépendants les uns des autres. Les techniques d’animation traditionnelles et le rythme lent peuvent dérouter. Mais les thèmes abordés captent l’attention (la ruse, le mensonge ou encore de la quête du bonheur…).

C’est aussi l’occasion de faire découvrir la culture russe aux plus jeunes. En effet, entre chaque intermède, le narrateur donne des informations rapides sur la Russie et la région dont est issu le conte (drapeau, folkore russe, texte en cyrillique…). D’ailleurs, L’ogre de la Taïga fait partie d’un projet plus vaste de « La montagne des joyaux ».

  • Le chat et la renarde de Konstantin Bronzik (2004)

Un chat fainéant et insupportable est abandonné par son maître dans la forêt. il y fait la connaissance d’une renarde à qui il prétend être le gouverneur de Sibérie. En retour, la renarde lui demande d’être sa femme, voyant en lui un moyen rusé pour mener une vie paisible, sans avoir à se soucier des grands prédateurs de la forêt. Son plan fonctionnera-t-il?

Le duo chat/renarde fonctionne bien. Le chat ne doit sa survie qu’à l’intelligence de la renarde qui arrive par la ruse et la manipulation à avoir de la nourriture de la part des grands prédateurs tels que le loup, l’ours et le sanglier. Cela me rappelle Gruffalo (l’album jeunesse ayant également été adapté en court métrage d’animation que nous avions aussi vu l’année dernière à la cinémathèque). Les mêmes thèmes sont d’ailleurs repris dans le quatrième conte, Gare aux loups!, le hasard (ou pas) du doublage du bouc faisant qu’il s’agit du même doubleur que celui de la souris dans Le Gruffalo, à savoir Pierre Lorgnay.

  • Les trois chasseurs de Sergueï Merinov (2010)

Le géant de la forêt attrape trois chasseurs et leur chien. Ils n’auront la vie sauve que s’ils arrivent, chacun leur tour, à raconter une histoire contenant un animal sans jamais prononcer le nom. Chacun à leur façon, les trois chasseurs parlent du même animal, un lièvre. Le géant le devinera-t-il?

Je crois que c’est le conte que j’ai le plus apprécié, même si les personnages les plus rusés sont les chasseurs. C’est avant tout le jeu des devinettes que j’ai trouvé très imaginatif et qui permet de faire comprendre aux jeunes spectateurs qu’il est possible de décrire un même animal de différentes façons (les dents, la queue ou les oreilles).

  • La petite Khavroshka d’Inga Korjnera (2007)

Après la mort de ses parents, Khavroshka, une petite fille est recueillie avec sa vache par une vieille femme-sorcière qui vit avec ses trois filles. La petite fille devient très vite une domestique maltraitée et jalousée pour sa beauté. Chaque soir, elle se réfugie auprès de sa vache magique, seule véritable amie qui la rattache à ses parents et qui lui permet de faire les dures corvées dont certaines sont irréalisables. Mais la vieille femme se doute de quelque chose et envoie ses filles espionner Khavroshka qui arrive à déjouer la surveillance de deux des trois sœurs, mais pas la dernière, oubliant de lui fermer son troisième œil. 

Ce conte m’a fait penser à Cendrillon. Comme elle, Khavroshka est une souillon orpheline qui deviendra princesse, la fée étant ici la vache protectrice. Il est assez sombre et dur, malgré la fin heureuse, surtout pour les jeunes spectateurs puisqu’on voit la mort des parents de la petite fille emportés dans l’autre monde et que la vache est tuée puis mangée avant de revivre sous la forme d’un pommier. Nous en avions déjà lu une autre version de ce conte, Févronia la douce dans Contes de Russie de Robert Giraud et Sébastien Pelon (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 2013) avec la vache magique mais en rendant moins omniprésente la mort des parents de la petite fille.

  • Gare aux loups! de Natalia Berezovaya (2005)

Un bouc se sauve avec un bélier qui était sur le point d’être tué par leur propriétaire pour être mangé. Alors qu’ils cherchent un endroit pour la nuit, ils aperçoivent un feu de camp entretenu par des loups. Finiront-ils manger? Ou arriveront-ils à vivre paisiblement avec leurs prédateurs?

Comme dans Le chat et la renarde, nous retrouvons la même mécanique comique autour d’un duo cette fois bouc/bélier, le bouc faisant preuve de beaucoup de ruse et de courage, rattrapant même la niaiserie du bélier, pour finir plus fort que les loups et même que l’ours appelé en renfort par ces derniers. Une histoire rigolote qui renverse les codes établis entre prédateur/proie!

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller sur le site des Films du Préau (extraits/photos, jeux et activités…).

Participation #49 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Au fil des pages avec Le grand voyage de Mademoiselle Prudence

Je lis Le grand voyage de Mademoiselle Prudence de Charlotte Gastaut (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 2010), un album jeunesse grand format et avec des découpes à partir de 6 ans. Alors que sa mère la presse de ranger sa chambre et de mettre ses chaussures pour sortir, Prudence, une petite fille débordant d’imagination ne l’écoute pas, bien trop plongée dans un voyage imaginaire.

Et je m’évade avec elle dans son monde de rêves, chaque double page projetant la petite fille dans des aventures oniriques et grandioses, que ce soit une forêt ou au fond de l’eau par exemple. Prudence transforme les éléments de son quotidien pour les intégrer à ses rêveries, mettant en éveil tous ses sens comme par exemple en dégustant des cerises, en jouant sous la pluie, en écoutant non plus le discours de sa mère mais le sien. D’ailleurs, le texte mis en page de manière oppressante disparaît, la petite fille se sentant ainsi libérée du poids des ordres et réprimandes qui pèsent sur elle. Prudence se met dans sa bulle salvatrice peuplée de personnages fictifs avant de pouvoir affronter à nouveau la réalité et finir les préparatifs du voyage avec sa mère.

Charlotte Gastaut retranscrit à merveille ces moments de tension entre parent/enfant, cette histoire lui ayant été inspirée par sa fille. Dans des illustrations magnifiques, elle s’amuse avec des jeux de découpes et de transparence. Mention spéciale aux pages transparentes qui semblent se décalquer sur les suivantes dans le rêve d’eau de la petite fille.

Après Alice, c’est une bien jolie plongée poétique dans le monde de l’enfance en compagnie de Prudence qui suit non un lapin mais un oiseau rose. Il est rigolo de le repérer au fil des double-pages ainsi que les références aux classiques de la littérature jeunesse. D’ailleurs, Charlotte Gastaut cite dans sa dédicace Alice, Fifi, Max et Jean de la Lune entre autres et glisse également dans les pages de garde ses albums jeunesse précédents. Coup de cœur pour ce « livre-surprises » comme indiqué sur la quatrième de couverture qui plaira tout autant aux enfants qu’aux parents!

challenge 2021 lire au féminin

Participation #43 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Voyage: « Voyage »

Pause goûter: Charlotte au chocolat

Cette semaine, pour accompagner mes lectures d’Alice au pays des merveilles, j’ai préparé une charlotte au chocolat. Ce gâteau gourmand est d’origine anglaise. Créé au début du XIXème siècle en l’honneur de la Reine Charlotte, il a depuis évolué. Au départ, c’était un dessert dégusté chaud pour être servi à l’heure du thé. Il était composé de compotes de fruits (pommes, poires…) avec du pain de mie ou brioche beurrée.

Pour la recette, j’ai commencé par faire une mousse au chocolat en reprenant celle que j’ai l’habitude de faire. Ces derniers temps, je mets même une plaquette de chocolat noire entière. Alors je prends les ingrédients suivants: 4 œufs, 60 grammes de sucre en poudre, 50 grammes de beurre mou, 200 grammes de chocolat noir et une pincée de sel

Puis dans un plat spécial « Charlotte », je dispose les biscuits à la cuillère bien serrés les uns les autres et côté bombé vers l’extérieur (un gros paquet) après les avoir légèrement trempés dans de l’eau sur les bords et dans le fond du plat. Il est possible également de les tremper dans du kirsch, du rhum ou du sirop d’orange dilué avec de l’eau.

J’alterne ensuite une couche de mousse au chocolat et une rangée de biscuits préalablement trempés. Dans ce plat, j’ai mis deux rangées de biscuits en finissant par une couche de mousse. Il ne nous reste plus qu’à patienter jusqu’à demain pour la déguster, le temps que la mousse se fasse au frigo (au moins une nuit de repos).

Participation #10 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Recette

Participation #4 Les Gourmandises de Syl 2021 (chez Isabelle) #Charlotte au chocolat

Semaine 23 du Projet 52-2021: Coeur

Pour la semaine 23 du Projet 52-2021 de Du côté de chez Ma’, le thème est « Cœur« . J’ai immédiatement pensé à mon cadeau de fête des mères que mon mini lutin a confectionné à l’école: un jolie boîte en forme de cœur, remplie de mots doux et accompagnée d’une carte avec le poème d’Ann Rocard. C’est bien plus charmant que les cœurs de sorcière qui auraient aussi pu illustrer le thème.

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