Étiquette : Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 (Page 1 of 5)

Au fil des pages avec Le ciel de Darjeeling

J’ai lu, en début de semaine dernière, Le ciel de Darjeeling de Nicole Vosseler (éd. Archipoche, 2020, 519 pages), une romance historique se déroulant entre la Grèce, l’Angleterre et les Indes britanniques et qui avait été choisie comme lecture commune dans le cadres des Étapes Indiennes 2022 et que j’ai choisi pour la journée du 21 juin « Meeting India » du Mois Anglais 2022.

En 1876, orpheline ruinée de 16 ans et cavalière émérite, Helena accepte, à contrecœur et  pour rester avec son jeune frère de 11 ans, la proposition de mariage de Monsieur Ian Neville, âgé de 32 ans, un homme riche, beau, au passé mystérieux et qui a fait fortune dans le commerce du thé dans les Indes britanniques. L’adolescente a-t-elle fait le bon choix en s’en remettant à lui et en laissant derrière elle les Cornouailles pour une vaste plantation de thé à Darjeeling, dans l’Himalaya?

S’ensuit alors dans une longue première partie classique et convenue l’acceptation par l’adolescente de son sort puis de son départ pour une aventure vers l’inconnu. Mais se fera-t-elle à sa vie de jeune épouse avec un mari taiseux et un brin colérique qui semble (trop) enfermé dans un sombre passé? Helena est d’ailleurs sur le point de s’enfuir avec un autre homme rencontré avant son départ, lors d’un bal à Londres. C’est alors que Mohan, serviteur fidèle de son époux, décide de la retenir pour lui révéler le passé d’Ian. Quelle vie la jeune adolescente finira-t-elle par choisir?

Il y est ainsi question de secrets de famille, d’amour contrarié, de double culture anglaise/indienne, du système de caste, de l’hindouisme à l’époque de la colonisation de l’Inde par les Britanniques et à l’ère des Maharadjas (choc des cultures, guerre de territoire, révoltes lourdement réprimées…) ou bien encore la condition de la femme (peu enviable) que ce soit en Angleterre ou en Inde…

Je n’ai pas été emballée par cette lecture faite en trois parties très inégales (le voyage d’Helena, l’histoire des parents d’Ian et le dénouement rapide plus centré sur Ian) que j’ai trouvée fade et sans souffle romanesque ni sensuel (un peu plus dans la deuxième partie avec l’histoire des parents d’Ian) et ne me suis pas du tout attachée à la (trop) jeune héroïne qui arrive à faire chavirer le cœur de deux hommes mûrs… J’ai un peu plus apprécié le personnage d’Ian (surtout sa relation avec Mohan, un peu moins son besoin insensé de soif de vengeance mais pas du tout son improbable attirance pour Helena qui ne tient qu’au fait qu’elle sait bien monter à cheval et qui est loin de la femme forte qui aurait pu lui tenir tête pour l’apaiser et faire le deuil de son passé).

Même le style d’écriture de Nicole Vosseler ne m’a pas emporté, trop classique et pas très fluide lorsque l’autrice insère des explications historiques certes intéressantes mais qui sont plus là pour nous lecteurs que pour l’adolescente dans sa découverte d’un nouveau pays et de la culture indienne, n’exploitant pas non plus la rivalité des deux hommes épris d’Helena.

Je pensais avoir, enfin, plein de passages gourmands à relever avec du thé pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine mais finalement il y en a eu peu comme lors de la cérémonie indienne de mariage ou bien encore les passages expliquant la récolte du thé dans la plantation d’Ian qui se révèle fin connaisseur et très investi dans sa plantation.

Pour d’autres avis (un peu plus enthousiastes que moi) sur ce roman: Hilde, Blandine (IG) et Lily (IG).

Participation #3 Les Étapes Indiennes 2022 de Hilde et Blandine #LC

Participation # au Mois Anglais 2022 de Lou et Titine #Meeting India

Participation # Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

Participation # Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Allemagne

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Thé

Au fil des pages avec Onze chatons dans un sac

Nous lisons et relisons Onze chatons dans un sac de Noboru Baba (éd. 2024, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans aux illustrations un brin vintage et paru pour la première fois au Japon en 1967. Des chatons partent en randonnée, sans respecter les panneaux d’interdiction, que ce soit de ne pas traverser un pont ou de ne pas entrer dans un sac. Les voilà alors prisonniers d’un monstre, Ihi Aha. Parviendront-ils à s’échapper?

Les jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier à ces chatons espiègles et malins qui finiront par tirer la leçon de leur mauvais comportement. En effet, il y est question d’insouciance, d’interdits et de respect des règles de vivre ensemble. La mésaventure des chatons nous rappelle celle des Chiens Pirates dans le tome 3. Un très bon moment de lecture rigolo avec une jolie morale de fin! Le texte répétitif ajoute au comique de situation et permet au lecteur de participer et d’anticiper l’attitude des chatons lorsqu’ils découvrent de nouveaux panneaux. Un tout petit bémol sur la traduction, les « chatons » devenant selon les pages des « matous ». Et une dernière participation avec retard au Mois au Japon 2022. Sans oublier une pause gourmande pour les chatons.

Participation # Un Mois au Japon 2022 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Chiffre: « Onze »

Participation #7 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Classique japonais

Participation # Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Japon

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Pique-nique

Au fil des pages avec La Marche de Mina

Avec retard pour la LC du 15 avril 2022, j’ai lu La Marche de Mina d’Yoko Ogawa (éd. Actes Sud, 2008, 318 pages), un roman initiatique dans lequel Tomoko, désormais adulte se souvient lorsqu’elle a vécu, pendant un an (entre 1972 et 1973), dans la maison d’Ashiya chez son oncle et sa tante, après le décès de son père, sa mère ne pouvant s’occuper d’elle compte-tenu d’une formation professionnelle qu’elle suit, lorsqu’elle était âgée de 12 ans. Elle s’était alors fortement liée d’amitié avec sa cousine, Mina, d’un an plus jeune qu’elle.

Le rythme lent va bien avec l’histoire pleine d’anecdotes et de souvenirs d’enfance de Tomoko à un âge charnière, celui du passage de l’enfance à l’adolescence et qui se mélange avec des faits historiques marquants de l’année 1972 comme le décès d’un célèbre écrivain japonais, Yasunari Kawabata ou les JO de Munich (prise d’otages d’athlètes israéliens et médaille d’or pour les Japonais en volley-ball masculin) et qui amène la jeune fille d’alors à se questionner sur l’étranger, la question des origines ou bien encore ses premiers émois amoureux.

Un bon moment de lecture teinté de nostalgie et de doux sentiments auprès des habitants de la maison d’Ashiya avec chacun leur personnalité excentrique (son oncle très souvent absent et qui semble avoir une double vie mais chaleureux quand il est là, sa tante qui fume trop et qui boit en cachette du whisky, la grand-mère Rosa, allemande et coquette, Madame Yodena qui s’occupe de tout dans la maisonnée, Pochiko l’hippopotame nain ou bien encore sa cousine Mina, asthmatique et précoce, dévorant les livres et collectionnant les boîtes d’allumettes illustrées sur lesquelles elle invente des histoires (parfois étranges et bien surprenantes pour une jeune fille de son âge) comme celle de l’éléphant sur une bascule, celle des deux hippocampes tentant de rejoindre la lune bleue ou bien encore celle de l’ange avec son nécessaire de couture en train de recoudre ses ailes…)!

Sans oublier de nombreux passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine: le dîner à l’occidental préparé par le personnel de l’hôtel des monts Rokko: « agneau mijoté au vin rouge garni de truffes » et en dessert « un bavarois à la fraise des bois » (p.101) ou des plats typiquement japonais comme la cuisine de Madame Yoneda (p.134) comme par exemple un pique-nique avec « des boulettes de riz et de thé d’orge grillé glacé (…) Toutes les boulettes dont le panier était plein, fourrées au saumon, aux prunes confites et aux flocons de poisson séchés » (p.187/188)… Toutefois, je ne tenterai pas de boire, ne serait-ce qu’une goutte, de Fressy, « une boisson rafraîchissante au radium » (p.17/18) commercialisée par la société familiale de boissons de l’oncle de Tomoko.

Pour d’autres avis avec cette LC autour d’un livre d’Yoko Ogawa: Hilde et Katell avec Petites Boîtes, Rachel avec Le musée du silence.

Participation # Un Mois au Japon 2022 de Hilde et Lou #LC autour d’Yoko Ogawa

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Cuisine japonaise

Participation # Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Japon

Au fil des pages avec Raymond La Taupe, détective

Nous lisons et relisons Raymond La Taupe, détective de Camilla Pintonato (éd. Seuil Jeunesse, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans. Raymond est une taupe, chef cuisinier reconnu qui tient un restaurant. Mais pourtant, son plus grand rêve est de devenir détective privé. Un jour, le papy d’une écureuil disparaît. Passionné de romans policiers et au flair infaillible à défaut d’avoir une bonne vue, Raymond est déterminé à faire ses preuves et résoudre cette disparition. Mais n’est pas Sherlock Holmes qui veut.

A la lecture de cette histoire, nous constatons vite un décalage entre le texte et les illustrations, Raymond passant à côté d’indices importants et Papy écureuil n’étant pourtant jamais loin de lui. Il est d’ailleurs amusant de chercher dans chaque double page le « disparu » dont on comprend très vite ce qu’il est parti faire. Les références à Sherlock Holmes sont nombreuses, que ce soit le look de Raymond ou sa façon de procéder pour regrouper les indices.

Un très bon moment de lecture rigolo et loufoque avec le contrepied narratif et qui aborde également la question de confiance en soi et de croire en ses rêves! J’ai d’ores et déjà noté qu’un second tome était paru en février 2022, L’affaire du collier. Raymond aurait-il réussi sa reconversion professionnelle et ouvert une agence de détective privé? Sans oublier un passage gourmand peu ragoutant (la soupe aux punaises de lit).

Participation #6 Challenge British Mysteries 2022 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Ponctuation: « , »

Participation #38 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Italie

Participation #20 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Soupe

Au fil des pages avec C’est peut-être une pomme

Au cours de ce Mois au Japon 2022, Blandine et Hilde ont lu La librairie de tous les possibles de Shinsuke Yoshitake (éd. Milan, 2018), une BD jeunesse à partir de 10 ans que j’avais déjà repérée en 2019 chez Fondant. N’ayant pu la trouver à ma médiathèque, j’ai emprunté à la place un autre livre de cet auteur: C’est peut-être une pomme (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans qui nous a bien fait rire avec un petit garçon qui procrastine devant une pomme. Finira-t-il par la manger?

Les illustrations simples et aux couleurs chaudes (rouge, orange et jaune) renforcent le côté absurde de l’histoire: la pomme devenant par exemple une maison aux délicieux murs à croquer, une planète peuplée d’extraterrestres de pomme ou bien ayant remplacé les êtres humains… Un très bon moment de lecture complètement loufoque, absurde autour de l’imagination débordante d’un petit garçon ou bien plus philosophe et scientifique qu’il n’y paraît, ne se fiant pas à ses sens et aux apparences, mettant alors en pratique le doute cartésien!

Participation #7 Un Mois au Japon 2022 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Participation #18 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Pomme

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Verbe: « Est »

Participation #35 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Japon

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