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Au fil des pages avec Le bonhomme de pain d’épice

Lors du RAT de St-Valentin, nous avons lu deux versions du conte-randonnée gourmand du bonhomme de pain d’épice, un conte traditionnel paru pour la première fois aux États-Unis en 1875. Puis le week-end dernier, nous en avons lu une troisième version.

  • Le bonhomme de pain d’épice

  Nous commençons par lire Le bonhomme de pain d’épice de Jim Aylesworth et Barbara McClintock (éd. Circonflexe, 1998), un album jeunesse à partir de 3 ans. L’histoire se présente comme un conte-randonnée nous rappelant le conte slave avec une galette, Roule Galette. Une vieille et un vieux préparent ensemble un bonhomme de pain d’épice. Mais en cours de cuisson, le bonhomme de pain d’épice s’échappe du four. S’ensuit une course-poursuite, le biscuit chantant un petit refrain se vantant de ne pas être attrapé. Il croise alors un renard. Ce dernier sera-t-il plus rusé que les autres poursuivants pour manger le bonhomme de pain d’épice?

Les illustrations sont vintage pour ne pas dire vieillottes et rappellent des albums beaucoup plus anciens, nonobstant le fait que cet album jeunesse soit paru en 1998. Le bonhomme de pain d’épice avec ses jolies couleurs a une bouille mignonnette. Outre le biscuit, les autres animaux sont aussi anthropomorphes. 

  •  Malicieux pain d’épice

Puis nous enchaînons avec une autre version que j’ai préférée à la précédente: Malicieux pain d’épice de Jan Brett (éd. Gautier-Languereau, 1999), un album jeunesse à partir de 3 ans. Martin, un petit garçon prépare avec sa mère un bonhomme de pain d’épice. Mais il ouvre le four avant la fin de la cuisson et le bonhomme de pain d’épice s’échappe. Tandis que Martin reste en cuisine pour relire le livre de recettes, le biscuit tente d’échapper à ses poursuivants comme le chat ou le renard.

Comme dans d’autres albums jeunesse de Jan Brett, les illustrations sont vintage avec une mise en page dynamique et annonçant dans des petits cadres les illustrations suivantes. Nous avions déjà vu ce même procédé de cette autrice dans Le parapluie. Dans cette version, le bonhomme de pain d’épice a une fin heureuse, la chute de l’histoire se faisant avec un rabat à soulever.

  • Le petit bonhomme de pain d’épice

Nous lisons enfin, quelques jours plus tard, Le petit bonhomme de pain d’épice d’Anne Fronsacq et Gérard Franquin (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 1999), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui reprend la même trame narrative que Le bonhomme de pain d’épice de Jim Aylesworth et Barbara McClintock.

Une vieille femme prépare un petit bonhomme de pain d’épice qui s’enfuit lors de sa cuisson. Le couple le poursuit puis d’autres animaux. Mais arrivant au bord d’une rivière, il ne peut aller plus loin. Un renard lui propose son aide. Les illustrations sont plus douces que les précédents versions, rondes et colorées. 

Pour prolonger la lecture, nous avons également confectionné un petit bonhomme en pain d’épice avec sa maisonnette. J’avais acheté pour l’occasion un kit Baker Ross de décorations de pain d’épice à coudre à partir de 4/5 ans. Le kit comprend des aiguilles en plastique pour les enfants, des fils, des décorations à coller et de la nicofibre pour rembourrer les objets que nous pourrons suspendre sur notre sapin de Noël.

Participation #20 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #conte traditionnel

Participation #7 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie

Participation #20 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Pain d’épice

Challenge Petit Bac d’Enna #4 et #5 Catégorie Être humain: « Bonhomme » et #4 Catégorie Aliment/Boisson: « Pain d’épice »

challenge 2021 lire au féminin

Participation #4 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure d’Amérique du Nord

Au fil des pages avec Le petit chaperon rouge

Nous empruntons à la médiathèque Le petit chaperon rouge illustré par Thomas Baas, d’après les Frères Grimm (éd. Play Bac, 2017), un album jeunesse à partir de 4 ans voire un peu plus grand. Une petite fille se rend chez sa grand-mère malade pour lui apporter un bon gâteau et une bouteille de vin. Mais en chemin, elle rencontre un loup rusé qui la détourne du chemin en l’incitant à cueillir des fleurs et ainsi arriver avant elle chez sa grand-mère pour la dévorer.

Il s’agit donc d’une version revisitée du conte traditionnel par Adèle Pedrola qui apporte quelques modifications comme le contenu du panier du Petit Chaperon rouge ou encore le bouquet de fleurs… La tension du conte monte crescendo, le loup montrant petit à petit son vrai visage. Je retrouve le style de Thomas Baas découvert avec sa version du Joueur de flûte de Hamelin, les illustrations reprenant des teintes à fort dominance de vert, de noir et de rouge. Il y a un côté « réclame » des anciennes affiches publicitaires dans sa façon de dessiner.

Participation #17 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #conte revisité

Participation #6 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie

Participation #18 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #gâteau et bouteille de vin

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Couleur: « Rouge »

Au fil des pages avec Cœur de bois

J’emprunte à la médiathèque Cœur de bois d’Henri Meunier et Régis Lejonc (éd. Notari, 2016), un album jeunesse pour les adolescents, à partir de 15/16 ans. Aurore, la quarantaine est une belle femme qui semble épanouie. Un matin d’hiver, après un passage par la boulangerie, elle se rend au fin fond d’une forêt dans laquelle vit un vieillard.

En apportant une suite au conte originel du Petit Chaperon rouge, les auteurs questionnent sur le sort de la victime après une agression et la résilience. Comment se reconstruire et continuer à vivre? Au fur-et-à mesure qu’Aurore s’enfonce dans la forêt, sa confiance en elle s’étiole, son moi actuel étant intimement lié à son passé et à cette forêt. La réponse apportée est une possible mais l’une des moins courantes et peut être dérangeante. Les illustrations à forte prédominance sépia (sans oublier le rouge) concourent également à l’ambiance pesante de cette rencontre. Cela me fait penser à certaines affaires pénales, chaque victime, même d’une même fratrie, ne vivant pas de la même façon l’après-agression. Un moment de lecture surprenant et aussi gourmand autour de la galette des rois!

Pour un autre avis: Nathalie.

Participation #16 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #conte revisité

Participation #5 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie

Participation #17 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Galette des rois

Au fil des pages avec Les oies de Baba Yaga

J’emprunte à la médiathèque Les oies de Baba Yaga d’Alain Serres et Alessandra Vitelli (éd. Rue du Monde, coll. Papagoya, 2012), un album jeunesse à partir de 4 ans, d’après un conte russe. Les parents d’Irina et d’Ivan partent vendre leur récolte de betteraves au marché. Ils demandent à Irina de bien veiller sur son petit frère Ivan. Mais la petite fille distraite par ce qui l’entoure oublie de le surveiller. Ivan se fait enlever par les oies de Baba Yaga. Aidée d’une grenouille avec qui elle a été honnête, Irina parviendra-t-elle à sauver son petit frère?

L’histoire est construite comme un conte-randonnée, la petite fille croisant sur sa route, un four à pain, un pommier et une rivière de lait. Elle leur demande son chemin mais refuse à chaque fois de goûter ce qu’ils leur proposent de façon hautaine (galette de seigle, pomme et lait). Ils ne l’aident donc pas. Irina arrive toutefois à retrouver son frère. Mais en fuyant, elle se montre plus aimable envers eux. Dès lors, ils acceptent de l’aider à se cacher des oies de la Baba Yaga. J’avoue qu’à la lecture, je ne voyais pas trop où voulait en venir le conte avec ces trois rencontres et l’attitude de la petite fille (qui aurait pu décliner de peur de perdre du temps pour retrouver son frère par exemple). Je l’ai finalement lu comme une règle de savoir-vivre et de politesse en Russie, encore en vigueur aujourd’hui dans la plupart des pays slaves (accepter de goûter tout plat ou verre proposé lors d’un repas même trop copieux pour ne pas blesser son hôte). Il y est aussi question d’honnêteté et de courage de la petite fille face à Baba Yaga pour réparer son erreur de protection envers son frère.

Ce conte reprend l’histoire des Oies Sauvages repris dans un recueil de Contes populaires russes d’Alexandre Afanassiev paru en  1873, la sorcière Baba Yaga étant aussi présente. Elle me fait aussi penser à un conte des Frères Grimm, Dame Hiver dans lequel on retrouve les épreuves du four et du pommier, la jeune fille devant retirer du four du pain déjà cuit et cueillir des pommes déjà mûres. D’ailleurs, j’ai trouvé le message d’une aide réciproque plus pertinente dans Dame Hiver que dans Les oies de Baba Yaga. Un moment de lecture dépaysant, le livre finissant avec un petit carnet de Russie comportant de brèves informations sur la vie quotidienne, la culture et les traditions russes!

Participation #14 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #conte russe

Participation #4 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie

Participation #16 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Galette de seigle, pomme et lait

Au fil des pages avec Peau d’Âne

Pour le thème des « contes en cuisine » du mois de février 2021 du Challenge Contes et Légendes de Bidib, j’emprunte à la médiathèque Peau d’Âne d’Hélène Druvert, d’après Charles Perrault (éd. Gautier-Languereau, coll. Découpe Laser, 2015), un album jeunesse à partir de 6 ans. Au décès de sa mère, une princesse demande l’aide de sa fée marraine pour empêcher son père de se remarier avec elle. Brisant le tabou de l’inceste, le roi accepte même de tuer son âne magique pour en faire une peau pour la princesse et ainsi procéder au mariage. Ne voyant pas d’issue à son terrible sort, la princesse s’enfuit et devient Peau d’âne, une souillon qui, le dimanche, continue de revêtir une de ses anciennes robes, à l’abri du regard des autres. Mais un jour, un prince l’aperçoit et lui réclame un gâteau. La princesse y laisse une bague à l’intérieur.

Il s’agit d’une très jolie version illustrée du conte. Elle reprend celle de Charles Perrault parue en 1694 et fait aussi penser au film musical, Peau d’Âne de Jacques Demy, surtout pour le passage de la fabrication du cake d’amour liée aux paroles de Michel Legrand chantées par Catherine Deneuve alias Peau d’âne dans le film). Les illustrations en découpes lasers et en noir et bleu avec des reflets argentés sont tout en finesse et magnifiques, malgré un côté plus enfantin et moins fin pour le visage de la princesse lorsqu’il est en gros plan. Il en ressort un côté intemporel et féérique, notamment avec le côté girly des robes portées par la princesse.

Quant au conte lui-même, ce n’est vraiment pas l’un de mes préférés même s’il aborde un thème fort avec l’interdit de l’inceste et rappelle Cendrillon avec l’essayage de la bague découverte par le prince dans le gâteau. Au vu des conseils prodigués par la fée marraine, une femme pour ne pas finir seule et faire un beau mariage doit être belle, être bien habillée et savoir faire la cuisine. La princesse pardonne même à son père. Une lecture qui vaut surtout pour les illustrations d’Hélène Druvert!

Participation #12 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #conte traditionnel

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Animal: « Âne »

Participation #14 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Cake d’amour

Participation #3 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie

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