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Nos lectures « La petite fille aux allumettes »

Pour la semaine 2 du challenge Il était 9 fois Noël, « Si Noël m’était conté », j’ai eu envie de relire différentes versions de La petite fille aux allumettes de Hans Christian Andersen, un conte poétique et terriblement triste paru pour la première fois en 1845.

  • (Recueil de contes) La petite fille aux allumettes dans Contes de Hans Christian Andersen

Je commence par relire le conte originel dans Contes de Hans Christian Andersen (éd. Le Livre de Poche, coll. Classique de Poche, n°16113, rééd. 2006, 4 pages). La veille du Nouvel An, une petite fille très pauvre n’a pas vendu une seule allumette. Pour éviter d’être frappée par son père, elle se réfugie dans un coin, entre deux maisons et tente de survivre à la nuit froide qui s’annonce en utilisant les invendus d’allumettes. A chaque fois qu’elle craque une allumette, elle s’imagine près d’un grand poêle de fer puis devant un bon repas puis devant un immense sapin puis enfin dans les bras de sa grand-mère aimante et décédée. Au matin, la petite fille est retrouvée morte de froid, le sourire aux lèvres, dans l’indifférence générale et l’anonymat.

La fin inéluctable de ce conte est cruellement réaliste, personne ne venant en aide à la petite fille qui ne peut trouver de réconfort éphémère qu’en elle-même et dans la mort. Elle ne peut compter ni sur sa propre famille maltraitante ni sur des passants indifférents ou égoïstes qui rentrent chez eux. Andersen dépeint un tableau bien sombre de l’Humanité tout en l’entourant d’une dimension religieuse qui apporterait une issue heureuse pour qui croit en Dieu (la triste et dure vie terrestre étant compensée par l’espoir d’une béatitude éternelle au Paradis).

  • (Album jeunesse) La petite fille aux allumettes illustré par Mayalen Goust, d’après Andersen

Je lis ensuite La petite fille aux allumettes illustré par Mayalen Goust, d’après Andersen (éd. Flammarion Jeunesse, Père Castor, 2005), un album jeunesse pour les 3/6 ans selon l’éditeur mais au vu de l’histoire qui reprend le texte originel, je dirai pour des enfants plus grands (je ne l’ai d’ailleurs pas encore lu à mon mini lutin). Les illustrations de Mayalen Goust apportent une douceur onirique qui contraste avec la dureté du texte, même si chaque fois que l’allumette s’éteint, l’instant enchanteur s’arrête pour replonger la petite fille dans le froid et la faim de la nuit. Une très jolie version!

  • (Album jeunesse) La petite fille aux allumettes de Natacha Godeau et George Ermos

Je lis également La petite fille aux allumettes de Natacha Godeau et George Ermos (éd. Auzou, coll. Les p’tits classiques, 2016), un album jeunesse pour les 3/6 ans selon l’éditeur. C’est une version adaptée du texte d’Andersen qui met l’accent sur la magie entourant le craquage des allumettes. Il n’est pas fait mention de la mort ni au fait qu’une fois l’allumette consumée, la petite fille est renvoyée à sa triste condition. Les illustrations rappellent une époque lointaine, celle où le conte originel a été écrit au milieu du XIXe siècle et mettent en opposition les conditions d’existence de la pauvre petite fille avec des habitants plus riches. Une version sans doute plus accessible aux plus petits même si je ne l’ai pas non plus lu à mon mini lutin!

Participation #7 Challenge Il était 9 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Album jeunesse

Participation #7 Challenge Christmas Time 2021 de MyaRosa #Album jeunesse

Participation #67 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte de Noël

Challenge Petit Bac d’Enna #13 et #14 Catégorie Être humain: « Fille »

Participation #24 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Classique jeunesse

Nos lectures » Alice au Pays des Merveilles »

Pendant le Mois Anglais 2021, j’ai voulu cette année me replonger dans l’univers carrollien avec Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll (paru pour la première fois en 1865) et sa suite, De l’autre côté du miroir (paru pour la première fois en 1930). Et pour cette immersion dans le terrier du lapin blanc, j’ai été en bonne compagnie avec Blandine, le mois de juin ayant été ponctué de lectures communes avec elle. Nous reprenons toutes les deux cette immersion en septembre, mois dédié par le challenge A Year in England 2021 aux romans jeunesses. Partant d’un même texte, les versions traduites et illustrées que j’ai pu lire m’ont entraînée dans des ambiances et époques bien différentes, avec des Alice aux multiples visages et une préférence pour la traduction d’Henri Parisot.

Des versions classiques (texte intégral)

  • Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll et illustré par John Tenniel (1865)

Quand j’avais la vingtaine, après une discussion avec un ami qui venait de le lire après un long trajet en train, j’ai eu envie de découvrir l’œuvre originelle que je ne connaissais que par le dessin animé Disney. J’avais donc acheté Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, illustré par John Tenniel (illustrations en noir et blanc) et traduite par Jacques Papy (éd. Folio classique, 1994, rééd. 2003). Après avoir suivi par curiosité un lapin blanc dans son terrier, Alice une petite fille se retrouve plongée dans des aventures extraordinaires au pays des merveilles, celui du rêve.

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Benjamin Lacombe

Cette fois, je replonge dans l’univers carrollien d’Alice au Pays des Merveilles avec la version magnifiquement illustrée par Benjamin Lacombe et traduite par Henri Parisot (éd. Soleil, coll. Métamorphose, 2016), un roman jeunesse au grand format pour les adolescents, à partir de 13 ans avec une Alice se mouvant dans une ambiance gothique et parfois troublante. Dans la préface puis à la fin de l’ouvrage, il est rappelé la genèse de cette histoire, le travail de traduction pour garder l’esprit des jeux de mots et de langage et aussi des photos et des lettres de la correspondance de Lewis Carroll.

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Guillaume Sorel

J’ai également emprunté une autre version illustrée à partir de la même traduction française, celle d’Henri Parisot: Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll et illustré par Guillaume Sorel (éd. Rue de Sèvres, 2014), un roman jeunesse (classé aussi en BD jeunesse) à partir de 13 ans. Guillaume Sorel présente une Alice sous les traits d’une adolescente plus qu’une enfant et avec une apparence plus british et l’ancrant dans une époque victorienne. Les personnages rencontrés et lieux visités par Alice sont plus angoissants bien qu’enfantins au point que je me demande si c’est un rêve ou un cauchemar que fait la jeune fille.

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Helen Oxenbury

Encore une version d’Alice au Pays des Merveilles traduite par Henri Parisot et cette fois illustrée par Helen Oxenbury (éd. Flammarion, 1999), un roman jeunesse à partir de 12/13 ans. Helen Oxenbury présente Alice sous des traits d’une petite fille pleine d’esprit et de vie, dans des vêtements modernes. L’illustratrice alterne des illustrations en couleurs pastel et en noir et blanc dont il se dégage une douceur et une ambiance enfantine, espiègle et joyeuse où les personnages secondaires sont bien mis en avant. Et cette fois, nous avons la réponse a posteriori apportée par Lewis Carroll à Noël 1896 sur la devinette du Chapelier (« Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau? »).

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Rébecca Dautremer

Je lis aussi Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, illustré par Rébecca Dautremer et traduit par Sophie Koechlin (éd. Gautier-Languereau, 2010), un roman jeunesse à partir de 13 ans. Rébecca Dautremer s’est éloignée de l’image que Lewis Carroll avait donnée d’Alice puisqu’ici, l’illustratrice en fait une petite fille brune très proche d’Alice Riddel, la petite fille pour qui Lewis Carroll avait écrit ce conte. Le décor fait plus penser aux années 50/60 et aux bayous de Louisiane (Alice évoluant dans les mangroves et la maison du lapin blanc étant sur pilotis par exemple).

Des versions abrégées

  • Alice au Pays des Merveilles de Sophie de Mullenheim et Paku

Nous lisons Alice au pays des merveilles de Sophie de Mullenheim et Paku, d’après le roman éponyme de Lewis Carroll (éd. Auzou, coll. Les p’tits classiques, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui est une version simplifiée joliment illustrée.

  • Alice au pays des merveilles, Dans le terrier du lapin blanc illustré par Éric Puybaret

Je lis aussi Alice au pays des merveilles, Dans le terrier du lapin blanc illustré par Éric Puybaret (éd. De la Martinière Jeunesse, 2015), un album jeunesse à partir de 6 ans et qui reprend les cinq premiers chapitres du roman originel, laissant pour la suite libre cours à l’imagination du lecteur. Un très bon moment de lecture! A noter qu’il existe une suite parue en 2017, A l’heure du thé avec le chapelier.

Des versions détournées/revisitées du conte

Des histoires reprenant le(s) personnage(s) du conte

  • Madame le Lapin Blanc de Gilles Bachelet

Je lis Madame le Lapin Blanc de Gilles Bachelet (éd. Seuil Jeunesse, 2012), un album jeunesse prenant le point de vue de la femme du célèbre lapin blanc toujours en retard d’Alice au Pays des Merveilles. Épouse et mère au foyer débordée, Madame le Lapin Blanc écrit à son journal son quotidien. Un très bon moment de lecture!

Des histoires qui m’ont fait penser à Alice au pays des merveilles

  • L’anniversaire de Pierre Mornet

En lecture commune avec Blandine, j’ai L’anniversaire de Pierre Mornet (éd. Autrement, 2013), un album jeunesse à partir de 8 ans et qui me replonge dans le monde de l’enfance avec une petite fille qui rencontre le jour de son anniversaire celle qui deviendra sa meilleure amie. Un bon moment de lecture plein de poésie, d’onirisme et d’imagination enfantine!

Pour d’autres idées de lectures autour d’Alice au Pays des Merveilles: Blandine.

Participation #36 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Billet thématique

Participation #58 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Tea-party

Participation #23 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Classique jeunesse

Participation #58 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Contes et légendes au jardin

Participation #20 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Jardin

Challenge des 50 livres recommandés par Miyazaki – Bidib (8)

Nos lectures « La Belle et la Bête »

Après avoir lu La Belle et Ganesh lors du RAT des Contes et légendes d’Inde le mois dernier, j’ai eu envie de rédiger un billet thématique sur La Belle et la Bête, le thème du mois d’août du Challenge 2021, cette année sera classique étant « L’Amour ». Finalement je ne fais ce billet qu’en septembre autour de ce conte dont la version la plus connue est celle de Marie-Jeanne Leprince de Beaumont et parue en 1756.

Des versions classiques (texte intégral ou abrégé/adapté):

  • (Recueil de contes) La Belle et la Bête et autres contes

J’ai lu La Belle et la Bête et autres contes (éd. Librio, diff. Flammrion, 2016, 79 pages), un recueil de contes courts et reprenant le texte intégral en commençant par le plus connu de ces contes, La Belle et la Bête.

Un riche marchand, père de six enfants perd toutes ses richesses et part vivre avec eux à la campagne. Un jour, il retourne en ville. Mais en revenant, il se perd et trouve refuge dans un château. Se souvenant que sa fille cadette, Belle lui avait demandé une rose, il en cueille une dans le jardin du château, provoquant la colère de son propriétaire, la Bête. Le marchand l’implore de revoir une dernière fois ses enfants. Pour sauver son père, Belle accepte de vivre auprès de la Bête, malgré sa peur et le dégoût ressenti à la vue de ce monstre. Et si les apparences étaient trompeuses?

Mêlant ambiance surnaturelle et parcours didactique/initiatique d’une jeune femme préparée au mariage, l’autrice apporte une réflexion sur l’Amour, qu’il soit paternel, filial ou marital et partant sur le bonheur et sur ce qu’est une richesse ou bien encore la monstruosité. Elle aborde aussi les thèmes des apparences trompeuses, du mariage, du bonheur et de jalousie (avec les deux sœurs de Belle).

Les contes qui suivent reprennent les mêmes thématiques, en particulier l’éducation de la Vertu au sens du XVIIIe siècle. Étymologiquement associée à des qualités viriles comme le courage et la force morale, la Vertu glisse sémantiquement pour signifier une disposition à faire constamment le bien puis est associée à la femme qui doit être fidèle et chaste au XVIIIe siècle. Elle est le contraire du Vice qui est à proscrire dès le plus jeune âge, dans l’éducation des enfants.

L’autrice était également gouvernante d’enfants de la haute société anglaise. Ce sont des contes moraux où il est question d’éducation des jeunes enfants – fille ou garçon – pour les instruire au mieux selon leur tempérament. Plusieurs des contes mettent scène des jumelles comme dans Belote et Laidronette, la première est si belle qu’elle en oublie de cultiver son esprit et sera aidée par sa sœur pour reconquérir le cœur de son époux. Il est aussi question de distinguer l’amour-passion de l’amour-amitié, la seconde étant à privilégier pour un mariage réussi, la beauté se fanant et l’esprit perdurant. D’autres mettent en scène des jumeaux comme dans Le prince Fatal et le prince Fortuné, les corrections/malheurs subis par le premier afin de remédier à son mauvais caractère de naissance tandis que le second, gâté par la flatterie est devenu méchant alors qu’il était né bon.

  • (Album jeunesse) La belle et la bête de Madame Leprince de Beaumont et Annette Marnat

Après avoir lu La Belle et la Bête et autres contes de Madame Leprince de Beaumont, j’ai enchaîné avec cette version illustrée par Annette Marnat (éd. Flammarion Jeunesse, Père Castor, 2017), un album jeunesse à partir de 5 ans et aux magnifiques illustrations. Le trait délicat et doux d’Annette Marnat accompagne le texte merveilleux où il est question de malédiction, d’amour, de vertu, de jalousie et d’apparences trompeuses. Un très bon moment de lecture!

  • (BD jeunesse) La Belle et la Bête d’Hélène Beney et Dawid

Nous avons également lu La Belle et la Bête d’Hélène Beney et Dawid (éd. Bamboo, 2020) dans la collection « Ma première BD » à partir de 3 ans presque sans texte (à l’exception d’un titre par planche) et qui contient également un petit dossier pour apprendre à dessiner les personnages principaux de l’histoire ainsi qu’une version contée. Les émotions ressenties par Belle qui évoluent au-fur-et-à-mesure de sa relation avec la Bête sont bien rendues, comme celles de la Bête qui se font écho de celles de la jeune femme. Une jolie version pour se replonger dans le conte originel et initiée les plus jeunes lecteurs au format BD!

Des versions revisitées/détournées du conte:

  • (Album jeunesse) La Belle et Ganesh de La Luciole Masquée et Joël Cimarrón

J’avais également lu La Belle et Ganesh de La Luciole Masquée et Joël Cimarrón (éd. Karibencyla, 2009), un album jeunesse à partir de 6 ans et qui est une version revisitée du conte, la Bête étant ici le dieu Ganesh, dieu de la Sagesse et de l’Intelligence accompagné de sa petite souris blanche, Mûshika et le lilas blanc ayant remplacé la rose. J’y retrouve les mêmes thèmes que dans le conte originel, même s’il s’agit avant tout d’amitié que d’amour. Alors que dans l’histoire originelle, les deux méchantes sœurs de Belle font des mariages ratés. Ici, la punition est toute autre et renvoie au folklore hindou. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux très jolies illustrations à l’huile! Pour un autre avis sur cet album: Blandine.

Participation #56 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte classique

Participation #22 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Conte classique

challenge 2021 lire au féminin

Participation #56 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice/illustratrice françaises

Participation #7 aux Étapes Indiennes de Hilde et Blandine #Étapes n°6 et 8

Nos lectures « Baba Yaga »

En août 2021, le Challenge Contes et Légendes de Bidib est dédié aux contes slaves. Le premier conte qui m’est venu à l’esprit est celui de Baba Yaga, la sorcière slave que l’on retrouve dans le folklore russe, polonais ou bulgare. Voici trois versions de ce conte traditionnel russe que nous venons de lire. J’en avais d’ailleurs lu une autre version en début d’année, Les oies de Baba Yaga d’Alain Serres et Alessandra Vitelli (éd. Rue du Monde, coll. Papagoya, 2012), un album jeunesse à partir de 4 ans. Un avant-goût halloweenesque!

  • Baba Yaga de Sylvie Misslin et Joël Cimarròn

Je commence par lire Baba Yaga de Sylvie Misslin et Joël Cimarròn (éd. Amaterra, 2012), un album jeunesse à partir de 6/7 ans pour apprendre à lire à deux et qui contient également une roue associant une image et une étiquette avec des phrases de l’histoire qu’il convient d’associer sur la première double page.

Le père de Vassilissa, un paysan se remarie lorsque celle-ci a 8 ans. Mais sa nouvelle femme est jalouse de la jeune fille. Un jour, elle l’envoie chez chez une de ses amies pour chercher du fil et une aiguille qui serviront à raccommoder une chemise. Vassilissa obéit, malgré la peur de rencontrer Baba Yaga, la sorcière mangeuse d’enfants. En chemin, elle fait preuve de bonté et de gratitude à l’égard d’un pommier, des chiens puis d’un chat. Or ces derniers appartiennent à Baba Yaga qui n’est autre que l’amie de sa marâtre. En retour, ces derniers l’aideront-ils à s’enfuir, en particulier le chat qui lui offre une brosse?

Construite comme un conte-randonnée, l’histoire se déroule en deux temps, avec trois rencontres décisives avant son face à face avec la sorcière. C’est le bon tempérament de la jeune fille et son courage qui la sauvent. Les illustrations Joël Cimarròn sont très jolies et se fondent dans un décor slave. Baba Yaga apparaît sous les traits d’une vieille sorcière aux traits mauvais. De cette rencontre, la jeune fille apprendra à ne pas être trop obéissante. Un très bon moment de lecture avec cette version que j’ai préféré sur les trois!

  • Baba Yaga de Rose Celli et Christian Broutin

Je lis ensuite Baba Yaga de Rose Celli et Christian Broutin (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 1974, rééd. 2013), un album jeunesse à partir de 5/6 ans, la sorcière apparaissant sous des traits terrifiants pour un jeune lecteur.

Une jeune fille est envoyée chez la sœur de sa marâtre, Baba Yaga pour chercher du fil et une aiguille. Mais méfiante, elle se rend d’abord chez sa gentille tante paternelle à qui elle demande conseil. Cette dernière lui explique comment se sauver de la sorcière. Sur ces bons conseils, la jeune fille se rend chez Baba Yaga. Elle se voit confier la poursuite d’une broderie pendant que la sorcière ordonne à sa servante de préparer un bain en vue de son repas du soir.

Cette version est plus longue que la précédente. Outre l’aide reçue, la jeune fille fait plus de rencontres: la servante, le chat, les chien, une barrière et un bouleau. De même, pour sa fuite, le chat lui donne un peigne et une serviette magiques.

  • Baba Yaga de Géraldine Elschner et Aurélie Blanz

Je termine mes lectures par Baba Yaga de Géraldine Elschner et Aurélie Blanz, adapté d’un conte russe (éd. L’Élan Vert, 2015), un album jeunesse à partir de 4/5 ans. Cette version est plus proche de la précédente puisque j’y retrouve l’aide de la tante paternelle, les mêmes rencontres (servante, chat, chiens, portail et bouleau) et les deux objets magiques offerts par le chat.

Les illustrations de cet album jeunesse sont plus enfantines et colorées. Il y a même un passage gourmand avec un gâteau aux raisins que je croquerai bien même s’il est préparé par la marâtre.

De ces trois versions (même si tous les éléments ne sont pas présents dans chacune), il ressort que Baba Yaga est une vieille sorcière dévoreuse d’enfants vivant au fond de la forêt, dans une cabane aussi terrifiante qu’elle, une cabane montée sur des pattes de poulet et entourée de crânes et os humains. Elle se déplace avec un mortier équipé d’un pilon comme gouvernail, tout en effaçant ses traces avec son balai. D’autre part, les épreuves subies par la petite fille permettront d’ouvrir les yeux à son père sur le véritable caractère de sa nouvelle épouse, son amour paternel étant plus fort.

Participation #55 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte slave

Participation #21 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Conte traditionnel russe

Participation #55 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

challenge 2021 lire au féminin

Participation #50 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice//illustratrice françaises

Au fil des pages avec La petite sœur du Chaperon rouge

Nous lisons La petite sœur du Chaperon rouge de Didier Lévy et Clotilde Perrin (éd. Milan, 2015), un album jeunesse à partir de 4 ans. Devenue célèbre, le Petit Chaperon rouge voudrait également être riche et projette, avec sa grand-mère tout aussi célèbre qu’elle, de transformer la forêt enchantée en gigantesque parc d’attractions. Mais sa petite sœur, Carlotta, amie du loup n’est pas de cet avis et va tout faire pour sauver la forêt et ses habitants issus des contes de fées. Y parviendra-t-elle?

Il s’agit d’une suite moderne au Petit Chaperon rouge qui est bien loin de l’image qu’on s’en fait à la lecture du conte traditionnel de Charles Perrault (qui apparaît même dans l’histoire). Il y est question d’écologie, d’enfance et d’imagination, Carlotta, du haut de ses 8 ans, se dressant contre les plans de de son illustre grande sœur pour sauver la forêt enchantée, réussissant à réveiller les arbres centenaires (ce qui m’a fait penser au Seigneur des anneaux et à L’histoire sans fin). 

Il est amusant de s’arrêter sur les grandes illustrations fourmillant de détails et au trait caractéristique de Clotilde Perrin afin de repérer les personnages des contes de fée comme une sorcière, Raiponce ou une sirène et qui apparaissent aussi sur les pages de garde… Un bon moment de lecture avec ce conte détourné et cette petite fille espiègle, un brin sauvageonne et courageuse!

Participation #53 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte détourné

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Couleur: « Rouge »

Participation #20 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Conte détourné

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