Étiquette : Challenge Contes et Légendes 2021 (Page 1 of 14)

Au fil des pages avec le tome 3 de Spooky, Les contes de travers

Comme l’année dernière avec le tome 2, nous faisons à nouveau une lecture commune avec Hilde du tome 3 de Spooky, Les contes de travers, Malices de princesse de Carine-M et Élian Black’mor (éd. Glénat Jeunesse, 2017), une BD jeunesse à partir de 9 ans. C’est avec plaisir que je retrouve l’univers déjanté et creepy de Spooky, une jeune princesse qui est, dans ce tome, dans les préparatifs de sa fête d’anniversaire d’Halloween, étant née un 31 octobre.

Mais les 7 Nains débarquent à la pension londonienne des oncles de Spooky, les Trois petits cochons vampires et interdisent à la jeune princesse d’accéder au royaume des contes de fées gouverné par ses parents. Spooky entend bien y retourner grâce à l’aide de sa marraine poule-fée qui lui offre un sac à malices. Elle apprend également que ses parents sont partis très loin en voyage et ont pendant leur absence été remplacés par un despote qui met tout sens dessus dessous. Encore une nouvelle enquête pour Spooky semée d’embûches ou plutôt de petits cailloux! Spooky arrivera-t-elle à arrêter la panique qui secoue le royaume?

J’ai bien évidemment su très vite qui se cachait derrière la personne à l’origine de ces nouveaux méfaits (un personnage que j’adore mais chut je n’en dirai pas plus). Une fois encore, les auteurs de cette BD jeunesse s’amusent à détourner et retourner les contes traditionnels tout en y ajoutant de nombreuses références et clins d’œil à la pop culture  avec cette fois Blanche-Neige ou Le Petit Poucet prenant les traits de Malcolm McDowell dans Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971) et dont les cailloux blancs font s’égarer Spooky dans la forêt.

Tout en évoluant dans un univers de contes de fées creepy, Spooky est également une jeune fille moderne et hyperconnectée. Encore un bon moment de lecture en compagnie de Spooky! J’ai encore une fois beaucoup apprécié les magnifiques illustrations qui vont dans tous les sens, même si l’intrigue est un peu en-deça des précédentes. Dommage qu’il n’existe pas de tome 4 comme pourtant annoncé à la fin de la BD, je me serai plongée sans hésitation dans de nouvelles pages du journal intime de Spooky… « Keep calm and love creepy! »

Enfin, au fil de ma lecture, j’ai noté des passages gourmands avec par exemple: de la cervelle de citrouille en gelée, des petits biscuits en pyjama de squelette, bol de céréales aux choco-crocos acidulés, un marécage au beurre salé…

Pour un autre avis sur ce tome 3: Hilde.

Participation #8 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #BD jeunesse et Case 23 du bingo

Participation #62 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Contes détournés

Challenge Petit Bac d’Enna #13 Catégorie Prénom: « Spooky »

Participation #64 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Une soupe 100% Sorcière

Dans le cadre du Challenge Halloween 2021, nous relisons Une soupe 100% Sorcière de Quitterie Simon et Magali Le Huche (éd. Glénat Jeunesse, 2007, rééd. 2020), un album jeunesse au format à l’italienne et à partir de 3 ans que nous avions déjà lu l’année dernière, en toute fin du Challenge Halloween 2020. Il était une fois Kroquela la sorcière qui voulait préparer une bonne soupe. Tous ses bocaux étant vides, elle enfourche son balai pour récupérer des ingrédients dans les potagers de ses voisins: une carotte chez Mère-Grand, une pomme de terre chez l’ogre et un poireau chez la famille du Petit Poucet. Mais ces derniers sont mécontents et veulent récupérer leur dû. Kroquela parviendra-t-elle à faire sa soupe?

Le duo autrice/illustratrice s’amuse avec les références aux contes traditionnels que sont Le Petit Chaperon rouge et Le Petit Poucet tout en en respectant leur narration jusqu’à la chute finale. Nous retrouvons le coup de crayon de Magali Le Huche dans les illustrations, chaque ingrédient étant associé à un personnage issu de contes. Le texte est répétitif et rigolo tout en démontrant avec humour les bienfaits de la soupe, une soupe heureusement bien loin de celle que pourrait préparer La sorcière Tambouille. Un très bon moment de lecture avec ce conte détourné et qui donnera peut-être envie aux jeunes lecteurs de déguster de bonnes soupes comme celle de Kroquela pour grandir!

Participation #4 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Participation #61 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Participation #63 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Soupe

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégorie Aliment/boisson: « Soupe »

challenge 2021 lire au féminin

Participation #58 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice et illustratrice françaises

Au fil des pages avec Madame le Lapin Blanc

Voici avec autant de retard qu’aurait pu en avoir le Lapin Blanc d’Alice, mon billet prévu initialement samedi sur Madame le Lapin Blanc de Gilles Bachelet (éd. Seuil Jeunesse, 2012), un album jeunesse prenant le point de vue de la femme du célèbre lapin blanc toujours en retard d’Alice au Pays des Merveilles. Repéré il y a longtemps à la médiathèque, j’attendais de relire Alice au Pays des Merveilles pour l’emprunter, ce qui fut chose faite en juin 2021 en compagnie de Blandine.

Madame le Lapin Blanc écrit à son journal son quotidien bien rempli, entre sa vie de femme au foyer avec ses six enfants (comme une fille aînée adolescente rêvant d’être mannequin, des jumeaux turbulents ou bien encore une autre fille terrifiée d’aller à l’école…) et d’épouse du Lapin blanc obnubilé par son travail au Palais, sans oublier l’adoption du chat du Cheshire et les visites d’Alice, tantôt immense tantôt minuscule.

Dans l’intimité de la famille du Lapin blanc, il est question de critique sociale, des rapports Homme/Femme dans les tâches domestiques et de la condition de la femme. Les illustrations colorées, expressives et remplies de détails plongent le lecteur dans un univers carrollien et victorien revisité et participent à l’humour grinçant de l’histoire, humour s’appuyant également sur le décalage entre les anecdotes de bonheur notées dans son journal par Madame le Lapin Blanc et retranscrites en images loufoques par Gilles Bachelet.

Un très bon moment de lecture hilarant avec cet album jeunesse à partir de 6/7 ans mais plutôt pour les plus âgés qui connaissent l’univers carrollien pour en comprendre l’humour et les clins d’œil! Sans oublier un passage gourmand avec une double-page de recettes de carottes imaginées par Gilles Bachelet.

Pour une autre lecture autour d’Alice au Pays des Merveilles: Blandine avec Dans mon petit monde de Sandrine Bonini et Élodie Bouédec.

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégorie Couleur: « Blanc »

Participation #62 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Carottes

Participation #37 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

Participation #59 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Nos lectures » Alice au Pays des Merveilles »

Pendant le Mois Anglais 2021, j’ai voulu cette année me replonger dans l’univers carrollien avec Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll (paru pour la première fois en 1865) et sa suite, De l’autre côté du miroir (paru pour la première fois en 1930). Et pour cette immersion dans le terrier du lapin blanc, j’ai été en bonne compagnie avec Blandine, le mois de juin ayant été ponctué de lectures communes avec elle. Nous reprenons toutes les deux cette immersion en septembre, mois dédié par le challenge A Year in England 2021 aux romans jeunesses. Partant d’un même texte, les versions traduites et illustrées que j’ai pu lire m’ont entraînée dans des ambiances et époques bien différentes, avec des Alice aux multiples visages et une préférence pour la traduction d’Henri Parisot.

Des versions classiques (texte intégral)

  • Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll et illustré par John Tenniel (1865)

Quand j’avais la vingtaine, après une discussion avec un ami qui venait de le lire après un long trajet en train, j’ai eu envie de découvrir l’œuvre originelle que je ne connaissais que par le dessin animé Disney. J’avais donc acheté Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, illustré par John Tenniel (illustrations en noir et blanc) et traduite par Jacques Papy (éd. Folio classique, 1994, rééd. 2003). Après avoir suivi par curiosité un lapin blanc dans son terrier, Alice une petite fille se retrouve plongée dans des aventures extraordinaires au pays des merveilles, celui du rêve.

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Benjamin Lacombe

Cette fois, je replonge dans l’univers carrollien d’Alice au Pays des Merveilles avec la version magnifiquement illustrée par Benjamin Lacombe et traduite par Henri Parisot (éd. Soleil, coll. Métamorphose, 2016), un roman jeunesse au grand format pour les adolescents, à partir de 13 ans avec une Alice se mouvant dans une ambiance gothique et parfois troublante. Dans la préface puis à la fin de l’ouvrage, il est rappelé la genèse de cette histoire, le travail de traduction pour garder l’esprit des jeux de mots et de langage et aussi des photos et des lettres de la correspondance de Lewis Carroll.

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Guillaume Sorel

J’ai également emprunté une autre version illustrée à partir de la même traduction française, celle d’Henri Parisot: Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll et illustré par Guillaume Sorel (éd. Rue de Sèvres, 2014), un roman jeunesse (classé aussi en BD jeunesse) à partir de 13 ans. Guillaume Sorel présente une Alice sous les traits d’une adolescente plus qu’une enfant et avec une apparence plus british et l’ancrant dans une époque victorienne. Les personnages rencontrés et lieux visités par Alice sont plus angoissants bien qu’enfantins au point que je me demande si c’est un rêve ou un cauchemar que fait la jeune fille.

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Helen Oxenbury

Encore une version d’Alice au Pays des Merveilles traduite par Henri Parisot et cette fois illustrée par Helen Oxenbury (éd. Flammarion, 1999), un roman jeunesse à partir de 12/13 ans. Helen Oxenbury présente Alice sous des traits d’une petite fille pleine d’esprit et de vie, dans des vêtements modernes. L’illustratrice alterne des illustrations en couleurs pastel et en noir et blanc dont il se dégage une douceur et une ambiance enfantine, espiègle et joyeuse où les personnages secondaires sont bien mis en avant. Et cette fois, nous avons la réponse a posteriori apportée par Lewis Carroll à Noël 1896 sur la devinette du Chapelier (« Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau? »).

  • Alice au Pays des Merveilles illustré par Rébecca Dautremer

Je lis aussi Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, illustré par Rébecca Dautremer et traduit par Sophie Koechlin (éd. Gautier-Languereau, 2010), un roman jeunesse à partir de 13 ans. Rébecca Dautremer s’est éloignée de l’image que Lewis Carroll avait donnée d’Alice puisqu’ici, l’illustratrice en fait une petite fille brune très proche d’Alice Riddel, la petite fille pour qui Lewis Carroll avait écrit ce conte. Le décor fait plus penser aux années 50/60 et aux bayous de Louisiane (Alice évoluant dans les mangroves et la maison du lapin blanc étant sur pilotis par exemple).

Des versions abrégées

  • Alice au Pays des Merveilles de Sophie de Mullenheim et Paku

Nous lisons Alice au pays des merveilles de Sophie de Mullenheim et Paku, d’après le roman éponyme de Lewis Carroll (éd. Auzou, coll. Les p’tits classiques, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui est une version simplifiée joliment illustrée.

  • Alice au pays des merveilles, Dans le terrier du lapin blanc illustré par Éric Puybaret

Je lis aussi Alice au pays des merveilles, Dans le terrier du lapin blanc illustré par Éric Puybaret (éd. De la Martinière Jeunesse, 2015), un album jeunesse à partir de 6 ans et qui reprend les cinq premiers chapitres du roman originel, laissant pour la suite libre cours à l’imagination du lecteur. Un très bon moment de lecture! A noter qu’il existe une suite parue en 2017, A l’heure du thé avec le chapelier.

Des versions détournées/revisitées du conte

Des histoires reprenant le(s) personnage(s) du conte

  • Madame le Lapin Blanc de Gilles Bachelet

Je lis Madame le Lapin Blanc de Gilles Bachelet (éd. Seuil Jeunesse, 2012), un album jeunesse prenant le point de vue de la femme du célèbre lapin blanc toujours en retard d’Alice au Pays des Merveilles. Épouse et mère au foyer débordée, Madame le Lapin Blanc écrit à son journal son quotidien. Un très bon moment de lecture!

Des histoires qui m’ont fait penser à Alice au pays des merveilles

  • L’anniversaire de Pierre Mornet

En lecture commune avec Blandine, j’ai L’anniversaire de Pierre Mornet (éd. Autrement, 2013), un album jeunesse à partir de 8 ans et qui me replonge dans le monde de l’enfance avec une petite fille qui rencontre le jour de son anniversaire celle qui deviendra sa meilleure amie. Un bon moment de lecture plein de poésie, d’onirisme et d’imagination enfantine!

Pour d’autres idées de lectures autour d’Alice au Pays des Merveilles: Blandine.

Participation #36 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Billet thématique

Participation #58 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Tea-party

Participation #23 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Classique jeunesse

Participation #58 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Contes et légendes au jardin

Participation #20 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Jardin

Au fil des pages avec Le loup en slip

Nous lisons Le loup en slip de Wilfrid Lupano, Mayanna Itoïz et Paul Cauuet (éd. Dargaud, 2016, rééd. 2018), une BD jeunesse à partir de 5 ans et qui peut être lu seul par des jeunes lecteurs sachant lire en écritures majuscules et qui n’en oublie pas le lecteur adulte avec un clin d’œil à la fin aux Vieux Fourneaux. Il s’agit du premier tome sur les 6 déjà parus. Un loup terrifie tous les habitants de la forêt jusqu’au jour où il est aperçu avec un slip que lui a offert une chouette afin qu’il n’ait plus froid aux fesses. Mais un loup en slip est-il vraiment méchant? Et que faire lorsque la peur du loup n’a plus de raison d’être?

Avec beaucoup d’humour tout en étant une critique sociale, l’histoire aborde les thèmes des préjugés, de la peur de l’autre et de l’inconnu et de ceux qui en profitent tout en s’amusant avec l’image du loup issue des contes et légendes. Est ainsi réinventé, en intrigue secondaire, le sort réservé aux trois petits cochons. Un très bon moment de lecture avec cette BD jeunesse avec des illustrations aux animaux très expressifs et remplis de détails! Sans oublier des passages gourmands avec un écureuil opportuniste et peut-être bien plus terrifiant que le loup. Il ne nous reste plus qu’à découvrir les autres tomes.

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Objet: « Slip »

Participation #57 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte détourné

Participation #57 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

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