Étiquette : Le tour du monde en 80 livres 2022 (Page 1 of 22)

Au fil des pages avec Pompon Ours et Pompons blancs

Nous lisons Pompon Ours et Pompons blancs de Benjamin Chaud (éd. Hélium, 2021), un album jeunesse grand format à partir de 3 ans. Devant s’occuper de son petit frère, Pompon Ours décide d’organiser une fête avant l’hibernation. Mais alors qu’ils s’attèlent à la tâche, Tout Petit Ours n’en fait qu’à sa tête et est emporté avec un pot de peinture orange à travers la forêt. Pompon Ours part à sa poursuite. Il rencontre alors des petits oursons semblables à eux mais blancs, certains dérivant sur des gros glaçons en train de fondre.

Nous retrouvons la même dynamique de course-poursuite que dans d’autres albums de Benjamin Chaud, comme la série avec Papa Ours et Petit Ours, avec par exemple Une chanson d’ours. Les illustrations sont toujours aussi réussies, avec de l’humour, de la tendresse et de l’espièglerie dans un décor ici automnal renforcé par les touches orangées laissées par Tout Petit Ours. Elles fourmillent de détails avec ici en arrière-fond les personnages des contes et d’autres animaux de la forêt avec leurs propres scénettes. Nous pouvons ainsi voir Blanche-Neige et les sept nains, Alice au Pays des Merveilles et le Lapin Blanc, Le Petit chaperon rouge, Le Petit Poucet et ses frères ou bien encore Le corbeau de La fontaine ou Tintin et Milou… Il est toujours amusant d’essayer de découvrir les traces laissées par Tout Petit Ours qui s’amuse à laisser de la peinture de partout puis sur le chemin de retour, les traces de miel laissées par Pompon Ours.

Il y est ainsi question de relation fraternelle (et de responsabilité du plus grand à l’égard du plus jeune), d’entraide avec les ours polaires subissant la fonte des glaces et le réchauffement climatique et qui viennent rechercher un nouveau lieu de vie. Un très bon moment de lecture avec cet album-jeu qui associe l’imaginaire enfantin et les préoccupations environnementales actuelles et qui se finit sur une belle fête de l’hibernation avec de la convivialité, de la musique et des gourmandises!

Participation #29 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Personnages des contes

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Couleur: « Blancs »

Participation #107 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Participation #54 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Frankenstein

Pour une lecture commune avec Hilde et Nathalie, j’ai relu Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley (éd. GF Flammarion, coll. Étonnants Classiques, n°2128, rééd. 2001, 192 pages), un roman fantastique gothique paru pour la première fois en 1818, précurseur de la science-fiction et que j’avais déjà lu il y a bien 25 ans, après avoir vu des adaptations en film, que ce soit celui des années 30 ou celui de Kenneth Branagh dans les années 90.

Au XIXe siècle, lors d’une expédition au pôle Nord, l’explorateur Robert Watson sauve le Dr. Victor Frankenstein, un homme affaibli, délirant, tourmenté et poursuivant un monstre que l’équipage a aperçu quelques jours auparavant sur la banquise. Afin de mettre en garde l’explorateur chez qui il voit la même inclinaison, le docteur recueilli et mourant lui raconte alors le début de sa vie, de sa jeunesse à ses années d’études scientifiques qui l’ont amené à créer un monstre vivant. Le scientifique l’ayant rejetée immédiatement après lui avoir donné vie, la créature le pourchasse, en tuant un à un son entourage familial et amical jusqu’à lui enjoindre de lui créer une femme à son image pour rompre sa solitude et afin d’éviter sa vengeance. Malgré sa lâcheté et ses états d’âme, le Dr. Frankenstein le fera-t-il?

Dans ce récit à la fois épistolaire et à la première personne, la structure en abîme permet de passer d’un point de vue à un autre, celui de l’explorateur puis du scientifique puis du monstre pour revenir à celui du scientifique puis de l’explorateur. Elle reflète ainsi cette spirale de haine meurtrière et de solitude infinie qui consume à la fois le scientifique et sa créature.

Il y est question de la nature humaine, de libre-arbitre, de monstruosité, des apparences trompeuses… La folie créatrice du scientifique apparaît bien plus monstrueuse que la créature à l’apparence hideuse tout comme sa lâcheté, le Dr. Frankenstein rejetant sa création à l’instant même où il la voit prendre vie. De son côté, la créature qui n’aura jamais aucun nom tente de faire voir aux autres au-delà de l’apparence, apprenant à parler, lire et à survivre dans un monde humain qui le rejette. On ressent alors bien plus de compassion à l’égard de la créature que du scientifique.

J’ai apprécié tout autant cette relecture même si différemment  car il y a des thèmes qui prennent une autre importance comme l’éducation et in fine la parentalité ou la Justice, au vu des notions philosophiques étudiées à la fac ou de mon expérience professionnelle. Âgée d’à peine 19 ans lorsqu’elle a écrit ce court roman, Mary Shelley n’en était pas moins cultivée, son récit renvoyant par exemple à des oppositions philosophiques traditionnelles Nature/Culture, Rousseau/Locke ou bien encore à l’essor du tourisme en montagne et des grandes explorations…

D’ailleurs, il y a deux ans, lors du challenge Halloween 2020, j’avais lu L’ombre du Golem d’Éliette Abécassis et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2017), un roman illustré à partir de 13 ans. J’avais alors noté les ressemblances entre le Golem et le monstre de Frankestein, tous deux animés par l’argile. De même, m’est venue en tête la citation célèbre de Rabelais, dans Pantagruel: « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Enfin, avec cette relecture, j’ai eu envie de lire des adaptations en BD jeunesse de cette histoire, plus ou moins fidèles: Duckenstein de Bruno Enna et Fabio Celoni (éd. Glénat, 2020, 76 pages) et le premier tome du triptyque Frankenstein de Marion Mousse et Marie Galopin (éd. Delcourt, coll. Ex-Libris, 2007, 48 pages).

Pour d’autres avis sur ce classique: MissyCornish, Hilde et Nathalie.

Participation #21 Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou #Monstre

Participation #15 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Classique anglais

Participation #106 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Angleterre

Orange et Jaune Vilain Mignon Halloween Affiche

Participation #14 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Rêveries au bord de l’eau/Méfiez-vous de de l’eau qui dort

Nos lectures « Coraline »

Cette année, pour le Challenge Halloween 2022, j’ai eu envie de relire Coraline de Neil Gaiman en lecture commune avec Syl que j’avais déjà lu il y a deux ans mais que je n’avais pas encore chroniqué.

  • (Roman jeunesse) Coraline de Neil Gaiman

En juin 2020, j’avais lu Coraline de Neil Gaiman (éd. Albin Michel Jeunesse, coll. Wiz, rééd. 2019, 171 pages), un roman jeunesse paru pour la première fois en 2002 pour les adolescents, à partir de 12/13 ans et à la très jolie illustration de couverture de Benjamin Lacombe.

En cette fin d’été pluvieuse et à l’approche de la rentrée des classes, Coraline Jones vient d’emménager avec ses parents dans un des appartements d’une très vieille propriété avec un jardin à l’abandon. Jeune fille unique et se sentant délaissée par ses parents qui travaillent beaucoup, elle s’ennuie et décide d’explorer les lieux en faisant connaissance des voisins qui ne cessent de l’appeler Caroline – les deux vieilles demoiselles Spink et Forcible avec leurs chiens et « un vieux toqué à la moustache » qui dit avoir un cirque de souris savantes – puis de la maison elle-même jusqu’à être intriguée par une porte condamnée dans le salon. Un après-midi, trop curieuse et malgré l’interdit parental, elle décide d’ouvrir cette porte qui l’amène à un appartement identique au sien habité par une famille identique à la sienne et qui lui paraît, de prime abord, bien plus accueillant. Mais peu à peu, cet étrange endroit devient inquiétant et cauchemardesque. Aidée par un chat noir, pourra-t-elle échapper à cette fausse famille en brisant le maléfice et rentrer chez elle?

Comme Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll, Coraline passe de l’autre côté de la porte (et non du miroir comme Alice). Mais cet autre côté se révèle bien plus angoissant et terrifiant que celui d’Alice. Réalité ou cauchemar? La féérie et la candeur enfantine du début du récit laissent place à l’horreur lorsque la jeune fille découvre la véritable nature de cette nouvelle famille qui veut, à tout prix, la garder près d’elle. Coraline fait alors preuve de beaucoup de courage et de débrouillardise. Il y est ainsi question de famille, de peur, d’imagination enfantine, d’ennui et d’aventure initiatique dans un monde parallèle inquiétant… Un très bon moment de lecture avec ce conte fantastique noir et horrifique qui pourra faire frissonner les plus jeunes lecteurs!

  • (Roman jeunesse illustré) Coraline de Neil Gaiman et Aurélie Neyret

Déjà lue lors du challenge Halloween 2021, j’ai relu sa version illustrée par Aurélie Neyret (éd. Albin Michel Jeunesse, 2020, 176 pages) et aussi traduite par Hélène Collon.

Avec une ambiance à la Tim Burton, les illustrations d’Aurélie Neyret donnent vie à l’univers à la fois enfantin, étrange, onirique et horrifique imaginé par Neil Gaiman tout en soulignant le moment de bascule où l’ennui de la jeune fille rend fécond son imaginaire troublé et pesant. On y retrouve ainsi le chat noir au langage énigmatique et véritable soutien pour la jeune fille, les voisins excentriques ou bien encore la terrifiante fausse mère… Une adaptation très réussie du roman éponyme!

Sans oublier des passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine avec un goûter pris par Coraline chez ses voisines (p.25/27), les repas avec sa fausse famille (p.35) ou la pizza préparée par son père (p.150)…

Pour d’autres avis sur ce roman jeunesse: Syl, Chicky Poo et L’Orouge.

Participation #20 Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou #LC

Participation #28 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Conte horrifique

Participation #105 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #États-Unis

Orange et Jaune Vilain Mignon Halloween Affiche

Participation #13 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

Participation #53 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Teatime

Au fil des pages avec Un trésor d’anniversaire

Nous relisons à nouveau cette année Un trésor d’anniversaire de Karen Hottois et Chloé Malard (éd. Seuil Jeunesse, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans. C’est l’anniversaire d’Elmo un blaireau. Pudique et discret, il décide de profiter seul de cette journée en se baladant dans la forêt. Mais le soir venu, il regrette un peu de ne pas avoir pu partager tous les petits trésors découverts et qui ont égaillé sa journée. Et si le soir venu, une surprise l’attendait?

C’est une nouvelle fois une magnifique histoire délicate et poétique aux douces illustrations à l’aquarelle comme le tome précédent, Un thé à l’eau de parapluie. Les jeunes lecteurs s’identifieront facilement à Elmo avec ses petits trésors de la Nature collectés au fil des saisons. Quel enfant n’a pas ramené dans ses poches des pierres, des feuilles, des pommes de pin ou bien encore des bouts de bois?! Il y est ainsi question d’ode à la Nature comme dans par exemple Petits riens grande nature de Géraldine Collet et Kerascoët (éd. Albin Michel Jeunesse, 2018). Un très bon moment de lecture en compagnie de l’attachant Elmo qui se termine sur une note gourmande!

Participation #18 Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou #Automne cosy

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Objet: « Trésor »

Participation #104 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Participation #51 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Gâteau d’anniversaire

Au fil des pages avec le tome 2 d’Eli & Gaston

J’ai lu le tome 2 d’Eli & Gaston, La forêt des souvenirs de Céline Deregnaucourt et  Ludovic Villain (éd. Ankama, 2021, 104 pages), une BD jeunesse à partir de 7 ans et qui se finit avec un petit cahier graphique. Alors qu’elle passe ses vacances d’automne chez sa grand-mère Jo avec son chat Gaston, Eli vient en aide à une jeune fille dont le grand-père également Gardien a perdu la mémoire. Arriveront-ils à temps sur l’île oubliée sur laquelle se trouve le remède?

Comme je le supposais à la fin de la lecture du tome précédent, j’en apprends plus sur les gardiens de la forêt et le passé de la grand-mère d’Eli. La jeune fille est toujours aussi courageuse et prompte à aider les autres autant que son adorable chat Gaston est gourmand. Les illustrations aux couleurs automnales de Céline Deregnaucourt sont tout aussi mignonnes que dans le premier tome avec son lot de petits personnages fantastiques comme les roule-cailloux. Un bon moment de lecture fantastique avant tout pour les illustrations, l’intrigue étant plus classique dans ce tome tout en abordant chez les jeunes lecteurs le thème de la perte de mémoire (qui ici peut se soigner grâce à une mystérieuse fleur) et en permettant à Eli de poursuivre sa quête initiatique en faisant preuve de courage et d’entraide!

Participation #16 Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou #BD jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Prénom: « Gaston »

Participation #103 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

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