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Point lecture hebdomadaire 2026 #29

En ce début de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière qui était à la fois une semaine du Week-end à 1000 (l’occasion de cocher des cases du bingo estival 2026) et une semaine à 1000 pages du Pingouin Vert (du 10 au 17 juillet). Malgré les fortes chaleurs et les derniers matchs de la coupe du monde de foot, j’ai bien lu cette semaine, ayant fait le pont du 14 juillet, à l’instar de mon mini lecteur qui dévore la série fantasy Les Royaumes de Feu (démontrant qu’on peut très bien concilier jeux vidéos et lecture). 

Nos lectures du 13 au 19 juillet 2026:

Des lectures jeunesse:

  • (Romans fantasy jeunesse) Les Royaumes de Feu de Tui T. Sutherland (T2 et T3) 

Mon mini sorcier découvre, depuis fin juin, Les Royaumes de Feu de Tui T. Sutherland, une série de romans fantasy jeunesse à partir de 9 ans avec l’histoire de 5 jeunes dragons qui, selon une mystérieuse prophétie, seraient capable de mettre fin à la guerre qui divise les royaumes du monde de Pyrrhia. Cette semaine, il a lu le tome 2, La Princesse disparue (éd. Gallimard Jeunesse, janvier 2015, 384 pages) puis a commencé à lire jusqu’au chapitre 6 (96 pages lues) le tome 3, Au cœur de la jungle (éd. Gallimard jeunesse, septembre 2015, 416 pages) que j’ai récupéré samedi à la médiathèque. A sa demande, même si je n’ai toujours pas lu le premier tome, j’ai lu le chapitre 23 du tome 2. Cela lui plaît beaucoup. 

  • (Manga shōnen) Mashle de Hajime Komoto (T2, T3 et T4)

Mon mini sorcier a également lu les tomes 2 à 4 de Mashle de Hajime Komoto (éd. Kazé, T2: janvier 2021, 224 pages, T3: juin 2021 et T4: août 2021), un manga shōnen parodiant Harry Potter. Il a bien apprécié la suite du quotidien du Mash Burnedead au sein de l’académie de magie Easton, le jeune garçon amateur de choux à la crème utilisant toujours sa force hors du commun à défaut de posséder des dons magiques. Je ne peux pas vraiment en dire plus puisque j’ai dû les rapporter à la médiathèque sans avoir eu le temps de les lire. Mais je suis revenue avec les tomes 5 à 8 à la place (sur les 18 parus). 

  • (Roman jeunesse contemporain) Des bleus au cartable de Muriel Zürcher

J’ai lu Des bleus au cartable de Muriel Zürcher (éd. Didier Jeunesse, mars 2020, 192 pages), un roman jeunesse choral à partir de 8 ans selon l’éditeur avec les points de vue de Lana qui se fait chahuter dès le premier jour, Ralph son harceleur et Zélie, un témoin passif et meilleure amie de Ralph, lors de leur entrée en 6e. Il y est ainsi question de harcèlement scolaire, de violences intrafamiliales… Une lecture qui permet d’ouvrir le débat avec les pré-ados! J’en reparlerai plus tard, le thème de septembre du Challenge Littérature jeunesse étant « Rentrée des classes ». 

  • (BD jeunesse) L’œil du Loup de Mathieu Sapin, d’après le roman de Daniel Pennac 

J’ai lu L’œil du Loup de Mathieu Sapin, d’après le roman de Daniel Pennac (éd. Nathan, octobre 2023, 80 pages), une BD jeunesse à partir de 9/10 ans et adaptant le roman éponyme paru pour la première fois en 1984. Dans un zoo, un enfant et un loup se font face et se regardent d’un œil, chacun des deux racontant, tour à tour, leur histoire. Que cache la tristesse de Loup bleu? Qu’est-il aussi arrivé à Afrique M’Bia qui vient chaque jour au zoo? J’ai apprécié cette adaptation très fidèle au roman avec cette connexion qui se fait entre le loup et le garçon, chacun retraçant leur parcours de vie difficile, l’un en Alaska, l’autre en Afrique jusqu’à leur rencontre dans l’Autre-Monde, dans le jardin zoologique, à Paris. On y retrouve les mêmes thèmes: la maltraitance envers les animaux et les enfants, l’écologie avec la déforestation ou la réduction de l’habitat des animaux sauvages, l’exil, les migrations, l’amitié et une part d’imaginaire… Un bon moment de lecture!

  • (Manga shōnen) La Maison des Maiko d’Aiko Koyama (T2)

J’ai lu le tome 2 de La Maison des Maiko d’Aiko Koyama (éd. Noeve Grafx, octobre 2022, 144 pages), un manga shōnen classé en jeunesse par ma médiathèque et à partir de 13/14 ans. Restée comme cuisinière au sein de la Maison des Maiko, Kiyo apporte au quotidien son soutien à sa meilleure amie, Sû qui va faire ses premiers pas en tant que maiko. Comme dans le tome précédent, chaque chapitre met en avant un plat préparé par la jeune cuisinière mais cette fois, on en apprend plus sur l’apprentissage suivie par les aspirantes qui apprennent les traditions de cet art tout en vivant à notre époque (le décalage étant flagrant par exemple face aux photos prises avec les téléphones portables ou lorsque Sû ne peut rentrer dans un supermarché en tenue de maiko…). J’ai trouvé ce tome un peu plus intéressant que le premier et toujours aussi gourmand. 

  • (Manga shōnen) La petite faiseuse de livres de Miya Kazuki, Suzuka et You Shiina (T4)

J’ai lu le tome 4 de La petite faiseuse de livres de Miya Kazuki, Suzuka et You Shiina (éd. Ototo, août 2020, 180 pages), un manga shōnen à partir de 10 ans, l’autrice adaptant sa série de light novels éponyme. Suite au contrat passé avec le marchand Benno, beau-frère d’Otto, Maïn et Lutz passe de plus en plus de temps ensemble afin d’élaborer, non sans difficultés, le premier prototype de papier au point que Lutz vient à douter de la véritable nature de Maïn qui paraît bien plus mature que ses 5 ans. La jeune femme réincarnée parviendra-t-elle à cacher son secret? Dans ce tome, on en apprend plus sur la Guilde des marchands, en découvrant la ville sous un aspect plus économique (mode de transaction, monnaie…) et une société dans laquelle la magie semble avoir un rôle à jouer. Encore un bon moment de lecture avec cette biblio-fantasy!

Des lectures adulte:

  • (BD adulte) Bleu Pétrole de Gwénola Morizur et Fanny Montgermont

J’ai lu Bleu Pétrole de Gwénola Morizur et Fanny Montgermont (éd. Bamboo, coll. Grand Angle, avril 2017, 70 pages), une BD adulte revenant sur le naufrage du pétrolier l’Amoco Cadiz le 6 mars 1978, sur les côtes de Portsall, dans le Finistère et ses conséquences, en particulier au sein de la famille de Léon, maire du village côtier, jusqu’au procès 15 ans plus tard aux États-Unis. L’autrice s’est inspirée de sa propre famille puisqu’elle est la petite-fille du maire à l’initiative du procès à l’encontre du pétrolier pollueur, Alphonse Arzel. Je m’attendais à un aspect plus juridique alors que c’est surtout le point de vue d’une famille bretonne touchée par la marée noire qui est mise en avant. J’en reparle très vite.

  • (BD adulte) Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh

J’ai lu Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh (éd. Glénat, avril 2010, 156 pages), une BD adulte se déroulant à Lille, entre 1995 et 2008. Au décès de sa compagne Clémentine, Emma se rend chez ses parents afin de respecter ses dernières volontés, lire son journal intime qu’elle lui a léguée. A sa lecture, c’est toute leur histoire amoureuse qui défile, de leur première rencontre, de leur vie commune jusqu’au décès. Il y est ainsi question de quête d’identité, d’homosexualité féminine, du poids du regard des autres… Cette BD a également été adaptée en film, La Vie d’Adèle que je n’ai pas vu. J »en reparle très vite.

  • (Romance historique) Une partie de campagne de Mary Balogh 

J’ai lu, en e-book, Une partie de campagne de Mary Balogh (éd. J’ai lu, coll. Regency, mai 2021, 306 pages), une romance se déroulant à l’époque de la Régence anglaise et qui est parue, pour la première fois au Royaume-Uni en 1997. Convoqué par son père mourant, Anthony, marquis de Staunton âgé de 28 ans y consent, mais à ses conditions, en épousant Charity Ducan, une jeune femme de bonne famille désargentée et âgée de 23 ans, recrutée après avoir répondu à une petite annonce de gouvernante, bien loin de l’image d’une future duchesse. Mais conviendra-t-elle vraiment à ce rôle d’épouse « temporaire »? Derrière la romance, il y est question de relations familiales entre un père et un fils ou entre frères et sœurs, de non-dits et rancunes au sein d’une famille endeuillée depuis 8 ans… Même si cela a manqué parfois de crédibilité, j’ai apprécié le personnage de Charity qui vient « secouer » cette famille aristocratique fortement guindée et laissant peu place aux émotions de chacun au nom de l’étiquette et du devoir. Un bon moment de lecture mais dont la fin se finit abruptement (je me suis même demandée s’il ne manquait pas des pages)! 

Ma lecture en cours:

(Roman historique feel good) La brillante destinée d’Elizabeth Zott de Bonnie Garmus 

J’ai commencé à lire jusqu’au chapitre 23 (288 pages lues) La brillante destinée d’Elizabeth Zott de Bonnie Garmus (éd. Robert Laffont, mai 2022, 576 pages), un roman historique feel-good se déroulant dans les années 50/60 avec les difficultés rencontrées par la jeune femme, brillante chimiste, dans son parcours professionnel dans une société américaine très patriarcale. Elizabeth Zott détonne tant elle refuse d’être cantonnée au rôle dévolu aux femmes: mariée et mère au foyer. Le premier chapitre débute en novembre 1961 puis remonte dans le temps, en janvier 1952 lorsqu’elle rencontre  Calvin Evans, un autre chimiste réputé au sein de l’Institut de recherche Hastings, à Commons, en Californie. Les chapitres s’enchaînent avec un style non dénué d’humour et féministe, allant même à faire du chien un des personnages avec ses propres pensées. Il me tarde toutefois d’arriver à nouveau en novembre 1961, Elizabeth Zott étant devenue une vedette d’une animation culinaire, mère d’une petite Mad « Madeline » âgée de 4 ans (mais vraiment très (trop) précoce pour son âge), ce qui à la lecture des premières pages du chapitre 23 est imminent. 

 

Au fil des pages avec La petite-fille

J’ai lu La petite-fille de Bernhard Schlink (éd. Gallimard, coll. Folio, n°7408, 2023, rééd. octobre 2024, 400 pages), un roman contemporain se déroulant en Allemagne. Kaspar découvre au décès de son épouse Birgit une part de sa vie qu’elle lui avait caché, à travers le  manuscrit qu’elle avait commencé à écrire depuis plus de 10 ans sur sa vie, de sa fuite de RDA en 1965 vers la RFA et de l’abandon dès sa naissance de sa fille de l’autre côté du Mur. En reprenant le projet de sa femme, Kaspar ne s’attendait pas à pouvoir rencontrer cette fille Svenja, désormais quadragénaire, restée en Allemagne de l’Est et mariée à un néonazi, le couple ayant eu une fille élevée dans cette même mouvance de haine, Sigrun. Et si c’était par elle qu’une relation pouvait être envisagée? Lui permettra-t-il de s’émanciper grâce à son talent musical?

J’ai eu un peu de mal au départ avec le style d’écriture (ou de traduction?) de l’auteur puis à l’instar de Kaspar, j’ai voulu en savoir plus sur cette « petite-fille » dont il ignorait jusqu’au décès de son épouse l’existence. Acceptera-t-elle sa présence? Pourquoi s’entête-t-il ainsi? J’ai compris cette insistance de Kaspar à connaître cette petite-fille par alliance comme une façon de faire son deuil et de se donner une chance inespérée, à son âge, de créer un lien familial même ténu, malgré leurs différences. Il est vrai que son calme et l’argent dépensé à cet effet peuvent paraître surprenants et m’ont paru souvent, à travers la relation Kaspar/Sigrun comme des facilités scénaristiques qui ont permis à l’auteur d’opposer deux positions politiques ne permettant, a priori, aucune réconciliation possible. J’ai, toutefois, apprécié les questionnements soulevés autour de la réunification de l’Allemagne et des conséquences de cette division d’un pays en deux et qui ont perduré au-delà de la réunification, de la politique allemande contemporaine face à la montée du néonazisme, à l’Est, dans les années 90. Une lecture en demi-teinte qui vaut surtout pour son aspect historique!

Pour d’autres avis sur ce roman: Sorbet Kiwi dans le cadre de son projet RDA. 

 

 

Throwback Thursday Livresque: Trope found family

TTL n°370 chez Carole #Found family

Ce jeudi 18 juin 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Trope Found Family ».

J’ai tout de suite pensé au tome 1 de Spy x Family de Tatsuya Endo (éd. Kurokawa, septembre 2020, 208 pages), un manga shōnen à partir de 12 ans dans lequel Twilight, un espion solitaire doit se créer une fausse famille pour mener à bien sa dernière mission, découvrant la vie de famille aux côtés d’Anya, la petite fille orpheline et télépathe et de Yor Briard, une discrète fonctionnaire qui est en réalité une redoutable tueuse professionnelle. 

Même si je lis très peu des romances avec ce trope, j’ai quand même réussi à trouver deux lectures plaisantes mais sans plus:

  • Au bord de la crise de nerf de Suzanne Enoch (éd. J’ai lu, coll. Regency, février 2023, n°13705, 384 pages), une romance historique se déroulant à l’époque de la Régence anglaise, Emmeline Hervey, ayant passé un mariage arrangé, 8 ans plus tôt, son ami d’enfance, Will Pershing,afin de pouvoir conserver sa maison d’enfance et s’inventant, auprès de son grand-père, le duc de Welshire, deux enfants afin de pouvoir la conserver
  • La société très secrète des sorcières extraordinaires de Sangu Mandanna (éd. Lumen, août 2023, 406 pages), une romance cosy fantasy entre Mika Moon, une sorcière trentenaire et solitaire qui se fait engager comme professeure particulière de trois jeunes sorcières dans une mystérieuse propriété du Norfolk baptisée la Maison de Nulle Part et Jamie, un bibliothécaire irlandais vivant avec elles

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Un personnage hybride ».

Au fil des pages avec La forêt au clair de lune

J’ai lu, en e-book, La forêt au clair de lune de Michiko Aoyama (éd. J’ai lu, coll. Nami, octobre 2025, 288 pages), un roman japonais contemporain avec l’histoire d’auditeurs qui suivent le podcast « Infos lunaires » de Taketori Okina qui, fasciné par la Lune, met en ligne, chaque matin, à 7h, son podcast astrologique de 10 minutes, sur les phases de la Lune, en particulier la nouvelle lune et les interprétations qu’on peut lui donner. Et si c’était l’occasion pour ces auditeurs perdus dans leur quotidien de donner un autre sens à leur vie?

On retrouve la même structure narrative « feel-good » des romans japonais contemporains avec ici un podcasteur comme fil conducteur et de quelques-uns de ses auditeurs qui vont se révéler être au tournant de leur vie: une ancienne infirmière quadragénaire, son frère cadet qui fait partie d’une troupe de théâtre, un humoriste qui désespère de ne pas réussir à percer, une lycéenne solitaire en froid avec sa mère et qui hésite sur son projet post-lycée, une créatrice de bijoux qui ne se sait comment concilier son mariage avec sa vie professionnelle…

J’ai trouvé les chapitres inégaux, certains personnages étant un peu trop déjà vus et peu approfondis et assez simplistes. A la lecture du titre, je m’attendais à un peu plus de délicatesse et de poésie dans ces tranches de vie, le podcast évoquant également le conte de la la princesse Kaguya. Mais après la lecture du dernier chapitre, le tout m’a paru finalement cohérent, en découvrant, au fil des pages, des liens entre eux insoupçonnés. Il y est ainsi question de quête de soi, de solitude, de quête de sens à sa vie privée ou professionnelle, du poids des secrets de famille, de confiance en soi, de relations familiales… Un bon moment de lecture dans l’ensemble mais qui sera vite oubliée! 

Participation #11 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Roman feel-good

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #4 Catégorie Lieu: « Forêt »

Au fil des pages avec La salle de bal

J’ai lu La salle de bal d’Anna Hope (éd. Gallimard, coll. Du monde entier, août 2017, 400 pages), un roman choral historique se déroulant, en 1911, dans l’asile de Sharston, dans le Yorkshire, en Angleterre avec le point de vue de trois personnages principaux: Ella Fay, nouvelle internée, pauvre et illettrée, après avoir cassé une vitre dans l’usine de filature où elle travaillait depuis son enfance, John Mulligan, un Irlandais mélancolique arrivé il y a 2 ans et le Dr. Charles Fuller, un psychiatre violoniste prenant fait et cause pour les thèses eugénistes et le projet de loi sur le contrôle des faibles d’esprit soutenu par Churchill, alors Ministre de l’Intérieur.

Sous l’impulsion du Dr. Charles Fuller et afin d’améliorer le traitement des personnes internées, des bals sont organisés le vendredi soir, permettant aux hommes et aux femmes de se rencontrer et de danser dans des conditions strictes. C’est ainsi qu’Ella et John vont pouvoir se côtoyer. Et si un avenir à deux était possible? 

J’ai bien plus apprécié ce roman que Ce qu’elle a laissé derrière elle d’Ellen Marie Wiseman (éd. Faubourg-Marigny, mars 2023, 400 pages) et Le Bal des folles de Victoria Mas (éd. Albin Michel, août 2019, 256 pages). Il aborde pourtant les mêmes thèmes mais le récit est bien plus étoffé et mieux amené, que ce soit dans les liens unissant les personnages ou la vie quotidienne au sein de l’asile, chacun devant contribuer à son fonctionnement, les hommes dehors, souvent dans les champs et les femmes à la buanderie ou dans les cuisines. Au-delà de la vie au sein de l’asile, ce sont les choix politiques au sein de la société anglaise du début du XXe siècle qui sont questionnés. J’ai ainsi trouvé que l’arc narratif autour du médecin psychiatre, refoulant son homosexualité, était bien plus pertinent ici en apportant un enjeu sociétal autour des traitements psychiatriques. Quelle politique de santé mentale privilégier?

Et que dire des patients considérés comme instables non en raison d’un trouble psychologique mais car indigent ou vu comme asocial et anticonformiste? A ce titre, l‘histoire de Clem, une autre jeune femme internée et se liant d’amitié avec Ella est touchante et révoltante. Celle-ci appartient à une famille aisée, son internement lui apparaissant moins pire que le mariage arrangé qu’elle a réussi à fuir et lui permettant d’accéder à sa passion, la lecture. Mais jusqu’à quand?

Il y est ainsi question de la prise en charge psychiatrique au début du XXe siècle, de stérilisation forcée, de seconde chance, de la condition de la femme, d’inégalités sociales, de dépression, de prémisses d’art-thérapie par la danse, d’émancipation, de quête de liberté…  Un très bon moment de lecture! Il me reste désormais à découvrir Mon vrai nom est Elisabeth d’Adèle Yon (éd. du Sous-sol, février 2025, 400 pages). 

Participation #1 Le Mois Anglais 2026 de Lou et Martine #Roman historique

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Musique: « Bal »

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