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Throwback Thursday Livresque: En mer

TTL n°363 chez Carole #En mer

Ce jeudi 30 avril 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « En mer (l’histoire doit se dérouler en grande partie en mer (ou océan). Cela peut être sur un bateau ou sous l’eau ».

Pour illustrer ce thème, j’ai choisi d’anciennes lectures même si la BD présentée hier, Anita Conti aurait pu aussi être mentionnée:

  • Le Pirate de cœur de Sébastien Perez et Justine Brax (éd. Albin Michel Jeunesse, septembre 2019, 32 pages), un album jeunesse grand format à partir de 6 ans avec l’histoire de Louis, fils et petit-fils de pirate, Louis
  • le tome 5 de Charlock, À la recherche du Tikki d’or de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2022), un roman jeunesse pour les 8/10 ans, Charlock se retrouvant capitaine d’un bateau pirate, en 1657, dans l’océan Pacifique
  • Des rêves à n’en plus finir de Romane Clessie (éd. Cyplog, mai 2024, 318 pages), une romance historique se déroulant en mer, à bord du Cristol, entre Élise, une princesse intrépide, qui a fui, à 19 ans, son mariage arrangé avec le prince de Conti et Christian, un marchand-pirate au bon cœur

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Un fruit sur la couverture du livre (pas le mot, mais bien le fruit) ».

Au fil des pages avec L’homme sous l’orage

J’ai lu L’homme sous l’orage de Gaëlle Nohant (éd. L’Iconoclaste, août 2025, 350 pages), un roman historique se déroulant au cours de l’hiver 1917, dans un riche domaine viticole de l’arrière-pays catalan, dans les Pyrénées, loin du Front qui s’enlise. Un soir d’orage, un visiteur demande asile à Isaure Saurel qui le congédie sèchement, malgré les liens autrefois partagés quand, avant la guerre, il était un peintre reçu au domaine. Prise de compassion pour ce déserteur, sa fille Rosalie, âgée de 19 ans, va le cacher, à l’insu de toute la maisonnée, dans le grenier. La présence de cet étranger n’est-il pas un trop grand risque encouru?

Le récit se lit très facilement et reste bien prévisible avec quatre personnages principaux déjà lus et relus dans un huis-clos qui fonctionne pourtant bien sous fond de quête de libertés, de dilemmes moraux et de vies brisées en temps de guerre: Isaure, la figure maternelle austère, digne et qui aspire à faire vivre le domaine viticole, son mari et son fils étant sur le Front, l’ingénue Rosalie et sa découverte du désir et des premiers émois amoureux, Théodore le déserteur qui n’a plus réussi à supporter les horreurs et absurdités de la guerre commises à Verdun et qui retrouve goût à la peinture et à la vie et Marthe, l’une des bonnes qui y voit l’occasion, par le chantage, d’avoir une vie meilleure, elle qui rêve d’une vie parisienne comme vendeuse élégante dans les Grands Magasins.

A la lecture de la quatrième de couverture qui mentionne « une jeune fille » comme une grande partie du roman, je pensais, à tort que c’était une enfant qui faisait le choix de cacher un déserteur et non une jeune femme (même si à l’époque la majorité était à 21 ans). Cela a biaisé mon attente du roman que j’avais repéré à sa parution, lors de la rentrée littéraire 2025.

Il y est ainsi question de la condition de la femme et d’émancipation féminine au cours de la Première Guerre mondiale, d’honneur et de lâcheté, du sort des blessés de guerre soignés à l’arrière, de chantage, du poids de la religion… J’ai apprécié qu’il n’y ait pas de jugement porté sur les personnages, chacun tentant de survivre comme il le peut, nécessité faisant loi. Il y est aussi question d’Art, de création artistique mise à mal par la guerre.

Un bon moment de lecture qui aurait pu s’arrêter avant les chapitres se déroulant plus tard et l’épilogue bien trop heureux voire mièvre à mon goût! J’aurai préféré une fin ouverte, la venue de ce déserteur restant alors une parenthèse émancipatrice à l’instar de ces femmes et/ou mères de soldats qui ont pu s’affirmer le temps de la guerre malgré la douleur de leur absence et l’angoisse de la perte et qui sont retournées à leur « place d’avant » à leur retour, sur les injonctions patriarcales et religieuses de la société!

Pour un autre avis sur ce roman: Nathalie (bien plus enthousiaste que moi). 

Participation #2 Challenge Pages de la Grande Guerre 2026 de Nathalie #La vie à l’arrière

Au fil des pages avec Le Chat qui venait du ciel

J’ai lu Le Chat qui venait du ciel de Hiraide Takashi et illustré par Qu Lan (éd. Picquier, octobre 2017, 136 pages), un court roman autobiographique décrit par l’éditeur comme un livre-poème dans lequel les dessins de chat jouent à cache-cache avec le texte. A la fin des années 80, un couple de trentenaires loue le pavillon d’une ancienne demeure japonaise, entourée d’un immense et splendide jardin. Les propriétaires, un couple âgé, leur ont imposé dans les conditions de bail de n’avoir aucun enfant ni animal de compagnie. Mais cette tranquillité est un jour mise à mal par l’arrivée d’un chaton adopté par une famille voisine, leur petit garçon le nommant Chibi. Celui-ci ne cesse de venir chez eux au point que le couple attend, chaque jour, avec de plus en plus impatience sa venue. Et si cela contribuait à apporter un peu de bonheur à leur quotidien?

J’avoue mettre ennuyée à la lecture de ce premier roman de l’auteur, tant la relation qui se noue entre le chat, sa femme et lui, à la fin des années 80, m’a paru immature et sans véritable lien affectif. Contre toute attente, le narrateur et sa femme semblent pourtant s’être inéluctablement attachés à ce chat qui n’est pourtant pas le leur. Malgré sa brièveté, le texte m’a paru décousu et avec bien trop de longueurs, entre des descriptions bien pointilleuses de leur habitat et de leur quotidien sans grand intérêt ou des digressions qui m’ont semblé bien inutiles ou incongrues sur Machiavel ou De Vinci…

Certains propos étaient pourtant intéressants, même s’ils sont juste évoqués, l’auteur se souvenant d’une période charnière dans sa vie avec un changement d’emploi et qui fait écho aux changement sociétaux de l’époque avec la crise financière et immobilière des années 90. Mais cela reste en arrière fond. Si je n’avais pas lu récemment Les évaporés du Japon, je n’en aurai pas compris l’importance pour ce couple de trentenaires qui va être contraint de rechercher un nouvel appartement tout en souhaitant rester proche de leur ancien lieu de vie. 

Cette partie nostalgique rappelle, si besoin était, l’importance de savoir profiter de l’instant présent et des petits bonheurs simples du quotidien. Il est, en effet, question de rencontres inattendues et éphémères qui peuvent changer le court d’une vie ou des choix à faire, à l’image de ce chat libre d’aller et venir à sa guise, du jardin et de leur propriétaire très âgée. Heureusement, il y a les jolies illustrations de Qu Lan mettant en scène les facéties du chat à la bouille trop mignonne. 

Participation #5 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Court roman

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #2 Catégorie Déplacement: « Venait »

Au fil des pages avec Les Dames de Kimoto

J’ai commencé par lire Les Dames de Kimoto de Cyril Bonin (éd. Sarbacane, mars 2022, 112 pages), un roman graphique adaptant le roman éponyme de Sawako Ariyoshi et paru pour la première fois en 1959. On y suit la vie des femmes d’une même famille aisée des Matani, sur trois générations, en particulier d’Hana, de la préparation de son mariage arrangé par sa grand-mère à sa vie d’épouse auprès de Keisaku, de mère avec sa fille Fumio puis de grand-mère avec Hanako, de la toute fin du XIXe siècle jusqu’à son décès, dans les années 50, après la défaite japonaise entraînant la chute sociale de la famille. Par son mariage, Hana intègre une la famille Matani avec d’autres règles de vie. Éduquée, élégante et intelligente, elle tente de trouver sa place parmi son mari, ses beaux-parents, son beau-frère Kôsaku et les domestiques. Y parviendra-t-elle?

Il est ainsi question de l’évolution de la société japonaise sur plusieurs décennies avec son ouverture sur l’Occident, entre modernité, conflits, coutumes religieuses, traditions familiales et superstitions culturelles, de la condition de la femme japonaise, d’inégalités sociales, de la famille japonaise au sens large très hiérarchisée avec les branches principales et collatérales et les tensions que cela peut générer entre aînés et cadets, comme entre les deux frères Matani avec la jalousie et l’humeur agressive de Kôsaku, d’éducation, de fossé intergénérationnel à l’image de Fumio qui revendique l’émancipation féminine et l’égalité de sexes… Comment chacun des membres de cette famille réussira-t-il à concrétiser ses aspirations et trouver sa part de bonheur et de liberté? La relation entre Hana et Fumio s’apaisera-t-elle à la naissance de Hanako?

Graphiquement, les bulles à l’intérieur sont à l’image de l’illustration de couverture avec du rose, de l’ocre et du vert. Cela m’a plu même si j’ai regretté que les visages soient peu expressifs, cette monotonie allant certes de pair avec la rigidité de la société japonaise mais rendant plus difficile le déroulé chronologique du récit. 

Puis j’ai lu quelques jours plus tard le roman originel en trois parties de Sawako Ariyoshi (éd. Folio, n°6552, novembre 2018, 320 pages), retrouvant la même structure narrative et même la plupart des dialogues. Cette adaptation graphique est fidèle même si j’ai trouvé, par exemple, plus finement amenée, dans le roman, l’audace discrète d’Hana qui a été élevée en matière d’étiquette et d’arts domestiques (cérémonie du thé, art floral et koto) pour être la parfaite bonne épouse et mère avisée et qui entraîne l’incompréhension et même la colère de sa fille alors que son éducation prônant l’élégance et la modestie comme vertus féminies a été un frein à son émancipation. Son mari Keisaku fait d’ailleurs passer ses aspirations politiques, son sens moral et sa réputation de bon chef de famille (maire du village puis candidat au conseil préfectoral…) avant sa vie de couple. Les deux époux se rejoignent sur l’importance de la respectabilité et de la réussite sociale, le regard des autres primant. Un bon voire très bon moment de lecture avec cette fresque familiale et sociale, même si on reste parfois à distance de leurs ressentis! Je conseillerai de lire le roman avant. 

J’ai enfin noté quelques bulles gourmandes avec le repas de mariage, les fêtes de fin d’année en 1905 avec les fleurs de mochi (p. 44/45 de la BD) ou les fukumochi préparés par la belle-mère de Hana (p.108 du roman) ou les différentes cérémonies de thé, de saké ou repas en famille évoluant au fil des ans…

Pour d’autres avis: Nathalie (BD). 

La BD de la semaine chez Moka pour cette semaine

Participation #3 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde

Participation #8 au Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie #Classique japonais

 

Throwback Thursday Livresque: Une romance entre collègues

TTL n°360 chez Carole #Une romance entre collègues

Ce jeudi 9 avril 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Une romance entre collègues ».

Pour illustrer ce thème, j’ai fait travailler ma mémoire en choisissant d’anciennes lectures plaisantes et rigolotes lues il y a quelques années, en 2022 et en 2023:

  • Holly Snyder et Reed Ward, deux collègues de la même entreprise new-yorkaise mais de services différents et qui vont se retrouver bloquer ensemble, à cause d’une tempête de neige dans Noël… quelle galère! d’Alicia Garnier (éd. Autoédition, novembre 2022, 65 pages), une nouvelle contemporaine et qui a eu des suites, même si mon tome préféré reste cette première romance de Noël
  • Lucinda et Joshua qui postulent pour le même poste après la fusion de deux maisons d’édition dans Meilleurs ennemis de Sally Thorne (éd. HaperCollins, 2016, 462 pages), une romance contemporaine « enemies to lovers »
  • Mona et Jonathan dans Collègues & Ennemis de Lucille Chaponnay dans Collègues & Ennemis (éd. Autoédition, juillet 2022, 298 pages), une comédie romantique contemporaine « enemies to lovers » comme la précédente romance

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « De la pluie sur la couverture ».

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