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Visite du Trophée d’Auguste – La Turbie

Ce 15 avril 2018, nous allons à La Turbie pour visiter le Trophée d’Auguste également appelé Trophée des Alpes. Nous nous garons sur une des places du parking proche de l’entrée du site. Avant d’y aller, nous marchons au bout de l’allée aménagée et qui offre un joli panorama sur le littoral jusqu’aux côtes italiennes et une vue plongeante sur Monaco.

Orchis – La Turbie

Muscari – La Turbie

Mésange charbonnière – La Turbie

Puis nous revenons sur nos pas et rentrons sur le site du Trophée. Nous passons par un petit sentier balisé et entouré de haies fleuries. L’occasion d’entendre et d’observer de nombreux oiseaux: mésanges charbonnières, mésanges bleues… Les pelouses sont également bien fleuries: pâquerettes, orchis, muscari…

Puis nous arrivons devant la face Est du Trophée, du côté de l’escalier permettant d’y monter et du petit musée. L’édifice est construit en gros blocs de calcaire. D’autres parties comme les sculptures, l’inscription et les chapiteaux sont en marbre de Carrare.

Nous montons les premiers escaliers aux marches hautes. Il y a une centaine de marches au total. Nous arrivons à la fin d’un petit escalier en colimaçon sur une plateforme. Gare au vertige! La vue sur la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat est magnifique.

Nous faisons le tour pour monter le dernier petit escalier métallique. Nous avons à nouveau la vue sur le musée en contrebas et le littoral côté monégasque et le promontoire de la Tête de Chien (à 550 mètres d’altitude).

Puis nous redescendons et marchons du côté de la face Sud du Trophée. Sur notre droite, nous voyons la Porte médiévale du Réduit de la Tour.

Nous arrivons ainsi devant la face Ouest du Trophée, très impressionnante avec son immense inscription en latin telle que transmise par Pline l’Ancien au Ier siècle après Jésus-Christ et qui énumère les 45 tribus alpines vaincues par l’Empereur Auguste. Nous pouvons également voir deux sculptures encadrant cette inscription et reflétant cette victoire.

Musée du Trophée d’Auguste – La Turbie

Nous terminons le tour du Trophée par la face Nord. Puis nous rentrons dans le musée dans lequel on peut voir une copie de la statue de l’Empereur Auguste et une maquette du Trophée réalisée par les architectes en chef des Monuments Historiques, Jean-Camille et Jules Fourmigé (père et fils), ainsi que de nombreuses explications liées au site.

Un peu d’histoire: Le Trophée des Alpes fut érigé en l’honneur de l’Empereur Auguste, neveu de Jules César, en l’an 7-6 avant Jésus-Christ pour célébrer, tel un Dieu, sa victoire sur les peuples des Alpes, en particulier les tribus ligures, en l’an 14 avant Jésus-Christ, ce qui permit d’unifier les Gaules avec la Gaule cisalpine et qui couvrait ce qui correspond aujourd’hui à l’Italie du Nord et notamment la Ligurie. Le Trophée se situe au point le plus haut de la Via Julia Augusta. Le Trophée servait également de frontière entre l’Italie et la Gaule transalpine.

Au Moyen-Age, le Trophée fut transformé en forteresse jusqu’à sa destruction partielle par Louis XIV en 1705, lors de la Guerre entre la France et le Duché de Savoie. Il servit alors de carrière pour construire les maisons du vieux village de La Turbie et de l’Église Saint-Michel.  Après le rattachement du Comté de Nice à la France, les vestiges du Trophée sont classés Monument historique en 1865. Dès lors, tout est mis en œuvre pour sa restauration, notamment dans les années 1930 grâce au mécène américain Edward Tuck. Inauguré en 1934, le Trophée ainsi restauré mesure 35 mètres de haut. Il semblerait qu’à l’origine, une immense sculpture d’Auguste  trônait au sommet. Le Trophée aurait ainsi mesuré 49 mètres.

A noter qu’il existe un seul autre Trophée de ce type en Roumanie, à Adamclisi : la colonne d’Adamclisi également dénommée Trophée de Trajan, du nom de l’Empereur romain Trajan en hommage à sa victoire lors de la bataille d’Adamclisi en l’an 101-102. Dédié au Dieu Mars, l’édifice comporte également une inscription latine mentionnant les tribus vaincues, à savoir principalement les Daces et les Germains.

Eau turquoise à Nice

Ce 1er avril après-midi, nous sortons balader du port de Nice à la colline du Château, les deux sites étant envahis de touristes et de promeneurs du dimanche. Soleil, vent et vagues frappant les rochers transforment les bords de la Mer Méditerranée en eau d’une belle couleur turquoise. Les plages de galets se sont réduites. Nous avançons tant bien que mal jusqu’aux escaliers de la colline du Château jouxtant le quai Rauba Capeu. Au niveau de la Pointe de Rauba Capeu et de l’ancienne plage de la police, une immense sculpture d’œuf de Pâques a été posée à côté de celle de « I love Nice ».

Les ascenseurs étant fermés, la foule se presse aussi au niveau de l’escalier Lesage. Nous décidons de prendre des escaliers moins prisés par les touristes et passons dans le Vieux Nice. Nous prenons la rue Droite puis les rues Rossetti, Saint-Joseph et Honoré Ugo. Nous gagnons ainsi le chemin arboré avec des escaliers aménagés de la colline du Château. Cette colline est considérée comme le berceau de la ville de Nice.

Nous arrivons au niveau des aires de jeux pour les enfants. Là encore, il y a beaucoup de monde : des enfants jouant sur les jeux aménagés ou au ballon, des marcheurs, des gens assis sur la pelouse… Nous en profitons pour aller admirer la vue sur la Mer en contrebas. Il n’y a désormais plus de château, seulement des ruines. En effet, construit au XIe siècle, le château fut détruit en 1706 par les troupes de Louis XIV. Désormais, le site est un lieu de détente et de magnifiques points de vue sur la Baie des Anges, le port et la vieille ville.

Puis nous redescendons en passant près de la Cascade et retrouvons le chemin de l’aller : le Vieux Nice, le port et le parking Infernet devenu le parking du Phare.

Les Gorges du Cians – Petite et Grande Clues

Ce 25 mars 2018, nous passons en voiture Touët-sur-Var sur la D6202. A l’Ouest du village, en tournant à droite, nous remontons la D28, après avoir passé le fleuve Var, dont le Cians est un de ses affluents. Nous débutons alors les Gorges du Cians passant, selon les lacets, très prêts du cours d’eau et à d’autres moments en le surplombant. Au départ des Gorges inférieures du Cians, la route longe de grandes parois lisses et blanches. Par moment, la roche est également noire. Il s’agit de schistes noirs, de marnes et de calcaires datant du Secondaire.

Puis la D28 passe à travers la forêt domaniale de Cians composée pour l’essentiel de chênes et de pins.  Bientôt la roche devient rouge. Ce sont des pélites rouges datant du Permien et provenant du Dôme de Barrot (2.137 mètres d’altitude), lorsque l’Estérel était encore un volcan actif. Nous pouvons furtivement observer notamment des hirondelles des rochers, des bergeronnettes grises et des geais des chênes. Dans ces gorges, vivent également des chauve-souris.

Une fois au niveau de Rigaud, nous sommes désormais dans les Gorges supérieures du Cians. Puis nous passons le Pra d’Astier tout en continuant sur la D28. Au hasard d’un virage, une grande peluche Winnie l’Ourson est posée sur le sol avec des boules de Noël sous un petit mélèze. Nous préférons imaginer sa présence à une blague faite pour Noël qu’à un accident tragique de la circulation. Nous laissons derrière nous cette curieuse présence. La route devient de plus en plus sinueuse et étroite. Un trou est même en formation, un panneau nous en ayant informé dès l’entrée dans les gorges. Nous redoublons de vigilance.

Casemate du Raton

Casemate du Raton

Clue du Raton

Nous passons au niveau de la casemate du Raton, ouvrage défensif de deuxième position de résistance. Il fut construit en 1939 dans le cadre de la ligne Maginot pour parer toute offensive des troupes italiennes pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est également un point de départ pour le canyoning dans la clue du Raton.

Petite Clue du Cians

Campanule

Quelques minutes après, nous nous garons sur le petit parking aménagé de la Petite Clue du Cians. Une fois la voiture garée, nous empruntons la promenade piétonne, large sentier goudronné. L’hiver semble vouloir rester encore dans ces lieux, la température ne dépassant pas les 10 degrés dans la petite clue, malgré le fait que l’on soit fin mars. L’eau est encore gelée par endroits, certaines cascades ayant été transformées en murs de stalactites de glace. Les mousses sont pourtant présentes. Le printemps est ainsi en train d’éclore sous ces restes hivernaux : nous voyons au bord de l’eau des campanules, grandes fleurs bleues en clochettes qui ont fleuri.

Sur notre droite, a été prévu un accès réservé pour les pêcheurs. De nombreuses truites fario peuplent le Cians en tant que rivière de première catégorie. Quelques peu farouches et sortant de  leur période de reproduction, nous n’en verrons pas. Un vieux pêcheur tente également d’en attraper et change régulièrement d’endroits avec sa canne à pêche, a priori sans succès non plus.

Nous rentrons dans une cabane en bois perdue au milieu de ces gorges et dans laquelle un feu de bois a été allumé quelques heures auparavant. Puis nous reprenons le sentier sur quelques mètres encore. En contrebas, nous entendons les cascades du Cians. L’eau est limpide et a poli de très jolies morceaux de pélites rouges.

Puis nous retournons à la voiture sans manquer de nous arrêter une nouvelle fois pour admirer le paysage.

Nous reprenons la D28, toujours dans le sens de la montée, jusqu’à la Grande Clue du Cians. Un parking est fléché juste avant le tunnel de la Grande Clue du Cians mais est plus sommaire que celui de la Petite Clue.

Grande Clue de Cians

Nous nous y garons et marchons un court instant sur le bas côté de la route jusqu’à l’entrée du sentier aménagé. Nous hésitons dans un premier temps à trop avancer en raison de l’immense trou formé par les intempéries hivernales. Puis nous avançons et rions en voyant sur le sol des tags d’un lapin avec une tronçonneuse et de trois tortues portant des casques de sécurité.

Nous marchons le long des parois qui semblent presque se toucher. En réalité, elles se rapprochent à près d’un mètre les unes des autres à certains endroits. Un jeu d’ombre et de lumière se crée sous nos yeux, les rayons du soleil ayant du mal à se faufiler dans cette clue plus étroite que la précédente.

Nous continuons de marcher dans ce superbe endroit. Nous sommes pourtant peu nombreux à nous y arrêter au vu des nombreuses voitures qui redescendent. Le passage s’élargit et nous permet d’admirer les formations créées dans la roche au loin. Le vent s’engouffre à travers les parois. Comme dans la petite clue, traces hivernales et printanières se mélangent.

Puis nous revenons sur nos pas tout en refaisant plusieurs arrêts et regagnons notre voiture pour rentrer chez nous. En effet, nous n’irons pas plus loin même si la D28 permet de rejoindre Beuil (1.442 mètres d’altitude), commune sur laquelle le Cians prend sa source, au pied du Mont Mounier (2.817 mètres d’altitude). Il est également possible d’aller jusqu’à Valberg, station de skis à 1.670 mètres d’altitude.

Quelques pas sur la plage des Marinières – Villefranche-sur-Mer

Ce 17 mars 2018, le soleil faisant une petite apparition,  nous allons à Villefranche-sur-Mer prendre un peu l’air marin. Nous nous garons sur le parking (gratuit hors saison) de la plage des Marinières. Le vent souffle un peu. A plusieurs endroits, la plage a même disparu sous les vagues.

Nous marchons quelques pas et nous nous asseyons sur le peu de plage qu’il reste en cette période de l’année. Nous ne sommes pas les seuls à être venus sur cette plage. Des enfants s’amusent à marcher sur le sable et éviter les vagues qui arrivent à toute vitesse. De nombreux voiliers profitent également de cette météo clémente.

Il est déjà 18 heures. Le vent se lève de plus en plus. Le soleil est en train de se coucher et nous ne tardons pas à rentrer à notre tour.

Visite contée de l’Observatoire de Nice

Conciergerie

Écuries

Coupole Schaumasse

Ce 4 mars 2018, nous allons faire une visite contée de l’Observatoire de Nice, « Paroles qui éclairent le Ciel ». A l’entrée du site, nous faisons face aux sculptures d’Aimé Millet: La Physique et l’Astronomie (Uranie, Muse grecque de l’astronomie et de l’astrologie). Ce portail et la conciergerie nous plongent immédiatement dans l’histoire de ce site qui est toujours en activité. Il est aussi classé au titre des Monuments historiques et en tant que Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). Nous suivons la route balisée et tournons à droite au niveau des Écuries. Nous nous garons au niveau de la Coupole Schaumasse.

Nous commençons la visite avec un très beau panorama sur la baie des Anges et  les Préalpes d’Azur, malgré les nuages qui s’amoncellent. La conteuse nous met dans l’ambiance des lieux et nous raconte mythes et légendes des étoiles et constellations qui ont traversé les siècles. C’est une jolie approche de l’astronomie pour les enfants et même les plus grands.

Coupole Bischoffsheim

Nous faisons quelques pas pour arriver devant l’imposante Coupole Bischoffsheim, bel hommage aux époques égyptienne et romaine. Sur le fronton, Apollon sous des traits égyptiens sort du Zodiaque. Nous ne pouvons malheureusement pas visiter la coupole en raison des travaux en cours.

Un peu d’histoire: Banquier de profession, Raphaël Bischoffsheim était également un passionné d’astronomie. Il utilisa son argent pour édifier un observatoire sur le sommet du Mont-Boron dont il était propriétaire, avec l’aide de son ami Charles Garnier, architecte. Ce dernier construisit l’essentiel des bâtiments (coupoles, appartements des chercheurs et écuries) et du jardin. Gustave Eiffel participa également à la création de la lunette équatoriale. La construction se déroula de 1881 à 1887.

Puis nous allons nous asseoir devant l’abri du Méridien qui servait à regarder le ciel à l’horizon mais aussi à cartographier les étoiles. La pluie s’invitant, nous continuons la suite du conte à l’intérieur de l’abri à travers l’histoire polynisienne de Maui voulant attraper le soleil avec son lasso magique (constellation du Scorpion). Il fait quasiment la même température qu’à l’extérieur, mais plus de gouttes d’eau au moins sur nous. En effet, nous apprenons que les bâtiments ne sont pas chauffés pour éviter d’altérer la qualité des observations. Les mélodies et poésies de la conteuse se poursuivent: le Bouvier et Vega, la fileuse dans la légende chinoise (constellations de l’Aigle et de la Lyre), Hercule pêchant la Lune, Pluton et l’origine romaine du changement de saisons…

Coupole Charlois

Astrographe

Le conte touche à sa fin et nous regagnons notre voiture, en passant devant d’autres coupoles et les écuries, tout en continuant à avoir une belle vue sur Nice et son château. Cette visite nous donne envie d’y revenir pour parcourir le site et en apprendre davantage sur un plan astronomique.

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