Auteur/autrice : Jojo (Page 1 of 370)

Pause gourmande: Jambalaya

Même si nous sommes le deuxième dimanche du mois (avec de préférence une recette « parfumée » pour les Étapes Indiennes), je vous propose un plat de soul food que j’ai préparé mercredi: un jambalaya poulet-crevettes. et dans le cadre de l’AAHM Challenge 2026. C’est une spécialité culinaire typique de la Louisiane, aux États-Unis et qui diffère par ces épices cajun de la traditionnelle paella espagnole. J’ai choisi une version à base de riz, poulet, crevettes et autres légumes. 

Les ingrédients adaptés à ma préparation: 2 gros blancs de poulet, 12 grosses crevettes, 1 oignon, un demi-poivron vert, 2 tomates rondes, une boîte de maïs, une boîte de haricots rouges, 300 g de riz camarguais, des épices cajun, sel et poivre.

Les étapes de la préparation: J’ai commencé par les blancs de poulet en les coupant en morceaux puis en les rissolant. J’ai ensuite ajouté l’oignon après l’avoir émincé, puis le demi-poivron,  le maïs et les haricots rouges une fois égouttés,  les tomates en petits cubes après les avoir épluchées puis les épices, sel et poivre ainsi qu’un petit fond d’eau. J’ai laissé mijoter avec un couvercle. Pendant ce temps, j’ai mis à bouillir l’eau pour le riz et décortiquer les crevettes. Une fois le riz cuit, je l’ai ajouté à la préparation et laissé le tout cuire encore un peu pendant que je faisais ruisseler avec des épices les crevettes afin de les faire dorer. La cuisson du tout a duré, je dirai, 30/40 minutes. 

Verdict: C’était bon et copieux, encore plus hier midi quand j’ai ajouté un véritable mélange d’épices cajun (et non le premier mélange fait maison qui manquait de saveurs et que j’avais mal dosé à l’ajout du riz: papikra, coriandre, cumin, moutarde et poivre noir). J’avais cuit à part le riz afin d’éviter le côté « risotto ».  Il en est même resté et cela a fini en portions au congélateur. La prochaine fois, je modifierai un peu les quantités, surtout le riz. Il est aussi possible de mettre d’autres ingrédients comme une branche de céleri, des dés de jambon blanc ou bien encore du chorizo…

Pour d’autres idées gourmandes, n’hésitez pas à aller voir comme chaque dimanche chez Isabelle et les autres Marmitonnes. 

Les Gourmandises 2026 d’Isabelle #jambalaya

Participation #2 AAHM Challenge 2026 d’Enna #Soul food

Au fil des pages avec Marques de fabrique

J’ai lu, en e-book, Marques de fabrique de Cécile Baudin (éd. Presses de la Cité, mars 2023, 420 pages), un roman noir historique se déroulant en 1893/1894, dans l’Ain, en pleine Révolution industrielle. Inspectrice départementale du travail, Claude Tardy est amenée à enquêter, avec son supérieur et mentor âgé, Edgar Roux sur deux décès suspects, à trois mois d’intervalle: le suicide d’un tireur d’or de la tréfilerie de Trévoux en décembre 1893 et le second, son sosie, un ouvrier des glacières, au bord du lac du Sylans. Cela les conduit aux Soieries Perrin de Saint-Jean-le-Vieux, une usine-pensionnat textile et à se rapprocher de l’une des religieuses, Sœur Placide qui a été bouleversée en accueillant, quelques semaines plus tôt, une des nouvelles orphelines qui ressemble à s’y méprendre à une des anciennes pensionnaires, Léonie dont elle est sans nouvelles depuis son mariage quinze ans plus tôt. Et si ces morts suspectes et disparitions inquiétantes étaient liées?

J’ai eu du mal au début avec le style d’écriture de l’autrice, en particulier l’emploi du présent. Puis, passant des investigations menées par Claude aux recherches de Sœur Placide, d’un chapitre à l’autre, jusqu’à ce qu’elles se rejoignent, il me tardait de connaître leur dénouement et de découvrir si mes hypothèses bien dramatiques voire même cyniques allaient ou non se confirmer. Cela a été bien le cas, même si le dénouement n’était guère crédible et trop capillotracté tout en étant, pourtant, fort cohérent avec les faits dénoncés d’une exploitation de la pauvreté et de l’impunité des puissants, dans une société patriarcale et à la course aux profits, à l’autosuffisance et à la recherche d’une main-d’œuvre la plus malléable possible. 

J’ai apprécié cette plongée dans l’Ain industriel de la fin du XIXème siècle avec différents métiers du monde ouvrier (tréfilerie, usine de glacière, mines de phosphate ou bien encore usine-pensionnat textile), la féminisation de l’Inspection du Travail (même si la jeune femme doit se travestir en homme pour contrôler les ateliers de machines ou avec des hommes), le travail des enfants et des femmes, pour une grande majorité d’entre eux élevés dans des orphelinats et la législation renforçant leur protection, droits et conditions de travail (âge minimum pour les enfants, durée de travail ou droit à l’éducation par exemple)… Un bon moment de lecture dans l’ensemble et avant tout pour sa dimension historique! 

De cette immersion dans le monde de la fabrique et de la soie, cela m’a fait penser avec Lyon pas très loin, aux Canuts (ma première lecture sur ce thème dont je me souviens encore sur une jeune lyonnaise de 11 ans, tissant la soie et souffrant de la tuberculose: Claudine de Lyon de Marie-Christine Helgerson (éd. Flammarion, coll. Castor Poche, 1984, 220 pages), un roman jeunesse pour les 9/12 ans).

Pour d’autres avis sur ce roman: Émilie et Bianca.

Participation #5 Un hiver Polar 2026 d’Alexandra #Roman noir historique

Throwback Thursday Livresque: Comédie romantique

TTL n°351 chez Carole #Comédie romantique

Ce jeudi 5 février 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Comédie romantique ».

Pour ce thème, cela était un peu plus difficile pour choisir un livre, classant plus volontiers les films en comédies romantiques que les romans. Heureusement, j’ai immédiatement pensé à une de mes dernières lectures et bien sûr à une très ancienne lecture d’abord découverte par son adaptation en film:

  • La particule de Nadine Luton-Walter (éd. Presses de la Cité, septembre 2025, 368 pages), un roman historique se déroulant en 1895, dans un petit bourg alsacien sous forme de comédie romantique entre Fanny Frémont et Tancrède de Chassagne de Montbazon
  • Le journal de Bridget Jones d’Helen Fielding (éd. J’ai lu, 1996, rééd. novembre 2001, 352 pages), une comédie sentimentale avec une célibataire de presque 30 ans qui consigne dans son journal ses déboires amoureux, sa consommation d’alcool et de cigarettes, son poids… Mon exemplaire n’est plus tout jeune!

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Des cœurs sur la couverture (au moins 2) ».

Bilan de lecture: janvier 2026

Illustration Ellie Hooi – IG

En ce début février, voici le bilan de lecture du mois de janvier 2026 qui est, une fois n’est pas coutume, passé très vite même si nous avons tardé à retirer les décorations de Noël, ne le faisant qu’après la fin des challenges de Noël, Il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian, les portes de leur Chalet ayant fermé le 11 janvier 2026 sur un RAT post-Noël 2025 et le challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa se terminant le 15 janvier 2026.  

Pourtant, le mois de janvier 2026 ne manquait pas de tentations livresques avec Le Mois Russe 2026 organisé par Bianca, Un hiver Polar 2026 organisé par Alexandra ou des lectures communes avec les copinautes Hilde, Nathalie et Isabelle: Un Noël au manoir d’Anne Perry (éd. 10/18, novembre 2025, 182 pages), Sa Majesté des Mouches d’Aimée de Jongh, d’après William Golding (éd. Dargaud, septembre 2024, 352 pages), La dame au petit chien d’Anton Tchekhov et Les 7 vies extraordinaires de Devi Kumari de Vikas Swarup (éd. Belfond, octobre 2025, 386 pages)…

Illustration Endmion IG

Côté challenges livresques, j’en découvre de nouveaux en ce début d’année 2026 et regrette la mise en pause par Bidib des challenges qu’elle organisait depuis plusieurs années. Je continuerai à (re)découvrir des contes & légendes, de saliver devant des passages gourmands (et pourquoi de passer aux fourneaux pour les tester), de multiplier les escales livresques à travers le monde… 

Voici d’ailleurs mon bilan de participations pour ce mois de janvier 2026:

  • Challenge Il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian: 5 participations dont le billet de suivi du RAT post-Noël 2025
  • Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa: 4 participations 
  • Challenge Petit Bac 2026 d’Enna: 2 premières lignes en cours
  • Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie: 3 participations
  • Challenge Les Étapes Indiennes 2026 de Hilde: 1 participation
  • Challenge Pages de la Grande Guerre de Nathalie
  • Challenge Un hiver Polar 2026 d’Alexandra: 4 participations
  • Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore: 4 participations
  • Challenge Le Mois Russe 2026 de Bianca: 1 participation

Le mois prochain, j’ai prévu des lectures, visionnages et recette soul food pour l’African-American History Month Challenge (AAHM Challenge 2026) d’Enna qui se déroule, comme tous les ans, en février. Qui dit février dit aussi crêpes, mimosas et vers la fin du mois, carnavals et vacances scolaires pour mon mini lutin (en espérant que le soleil soit au rendez-vous!). Il y aura aussi de nouvelles lectures avec les copinautes comme La fille sans peau de Mads Peder Nordbo, Le destin d’Anjali de Hema Macherla et Le soldat désaccordé de Gilles Marchand… Bon mois de février!

Au fil des pages avec Le secret de Miss Greene

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Le Secret de Miss Greene de Nicolas Antona et Nina Jacqmin (éd. Le Lombard, janvier 2025, 152 pages), un roman graphique pour adultes même si classé à partir de 12 ans selon l’éditeur. Après le décès de sa grand-mère maternelle, Belle Greener scelle un pacte avec sa mère et ses jeunes frères et sœurs pour se déclarer comme une famille blanche, sans aucune ascendance afro-américaine, en déménageant à New-York sous l’identité de Da Costa Greene, d’origine portugaise et pouvant expliquer le teint olive de la jeune femme et de son frère. Ils devront garder secret leur ascendance afro-américaine et ne pas avoir d’enfant afin de ne pas trahir leur secret. Grâce à ce « passing » risqué, au début des années 1900, la jeune femme peut suivre une scolarité interdite aux personnes de couleur et se former au métier de bibliothécaire, intégrant l’université de Princeton avant d’obtenir son premier poste. Mais pourra-t-elle conserver toute sa vie le secret de cette transgression et renier sa véritable identité?

Graphiquement, ce roman graphique m’a bien plu, tout comme découvrir l’histoire de Belle Da Costa Greene (1879/1950), même si j’ai trouvé que le récit était un peu trop linéaire et manquait en quelque sorte de souffle épique et de profondeur alors même que tout se prêtait à plus de tension dramatique. J’ai eu l’impression, en effet, que le secret de la jeune bibliothécaire était presque sans réelle conséquence au quotidien tant rien ne semble contrarier la jeune femme tant dans son ascension professionnelle auprès du puissant et riche magnat financier, banquier et collectionneur d’art, John Pierpont Morgan, propriétaire de la prestigieuse Morgan Library que dans sa vie amoureuse, en particulier sa relation passionnée avec Bernard Berenson, un historien réputé de l’art spécialiste de la Renaissance italienne et marié.

Plus que le secret des origines afro-américaines cachées de l’héroïne, il s’agit avant tout d’une quête d’émancipation féminine d’une jeune femme passionnée de livres, dans une société américaine profondément ségrégationniste et patriarcale. Elle devient une redoutable et admirée négociatrice en art et toute sa vie durant, refuse d’avoir des enfants. Elle se révèle cultivée, déterminée, audacieuse et libre de vivre comme elle l’entend, même si c’est au prix de ses véritables origines et alors que son père est un activiste pour les droits des Afro-américains. Mais sans ce secret, Belle aurait-elle pu avoir la même vie? Un bon moment de lecture très intéressant et qui se termine sur un court dossier biographique! 

A travers la biographie romancée de Belle Greene, il y est ainsi question de la One Drup Rule (la « règle de l’unique goutte de sang ») issue des lois ségrégationnistes en vigueur jusqu’en 1694 et qui divisait, de façon discriminatoire, la population américaine en deux catégories: les « White » et les « Colored », la mention étant portée sur les papiers d’identité et conditionnant toute une vie de discriminations ou non. Cela poussait de nombreux Afro-américains à la peau claire, au cheveux lisses et de type caucasien du fait de leur métissage à se faire passer pour des blancs, comme l’a fait la famille de Belle Greene. Mais le « passing » n’était pas sans risque pour celles et ceux qui étaient démasqués tant la « noirceur invisible » était redoutée par les ségrégationnistes.

Il y est aussi question de la condition de la femme afro-américaine, du monde de la culture et de l’art, la jeune femme parcourant le monde et les salles de vente à la recherche de la meilleure acquisition pour la Morgan Library, de l’histoire américaine avec le krach boursier de 1907 ou le naufrage du Titanic (JP Morgan en ayant été le propriétaire)… 

Peut-être que le roman s’inspirant de sa vie, Belle Greene d’Alexandra Lapierre (éd. Flammarion, janvier 2021, 544 pages) et que j’ai prévu de lire également, une fois emprunté  à la médiathèque, reviendra davantage sur les difficultés au quotidien de cette transgression? 

Pour d’autres avis sur ce roman graphique: Nathalie et Tachan

La BD de la semaine chez Noukette pour cette semaine

Participation #1 AAHM Challenge 2026 d’Enna

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