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Nos lectures « Coraline »

Cette année, pour le Challenge Halloween 2022, j’ai eu envie de relire Coraline de Neil Gaiman en lecture commune avec Syl que j’avais déjà lu il y a deux ans mais que je n’avais pas encore chroniqué.

  • (Roman jeunesse) Coraline de Neil Gaiman

En juin 2020, j’avais lu Coraline de Neil Gaiman (éd. Albin Michel Jeunesse, coll. Wiz, rééd. 2019, 171 pages), un roman jeunesse paru pour la première fois en 2002 pour les adolescents, à partir de 12/13 ans et à la très jolie illustration de couverture de Benjamin Lacombe.

En cette fin d’été pluvieuse et à l’approche de la rentrée des classes, Coraline Jones vient d’emménager avec ses parents dans un des appartements d’une très vieille propriété avec un jardin à l’abandon. Jeune fille unique et se sentant délaissée par ses parents qui travaillent beaucoup, elle s’ennuie et décide d’explorer les lieux en faisant connaissance des voisins qui ne cessent de l’appeler Caroline – les deux vieilles demoiselles Spink et Forcible avec leurs chiens et « un vieux toqué à la moustache » qui dit avoir un cirque de souris savantes – puis de la maison elle-même jusqu’à être intriguée par une porte condamnée dans le salon. Un après-midi, trop curieuse et malgré l’interdit parental, elle décide d’ouvrir cette porte qui l’amène à un appartement identique au sien habité par une famille identique à la sienne et qui lui paraît, de prime abord, bien plus accueillant. Mais peu à peu, cet étrange endroit devient inquiétant et cauchemardesque. Aidée par un chat noir, pourra-t-elle échapper à cette fausse famille en brisant le maléfice et rentrer chez elle?

Comme Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll, Coraline passe de l’autre côté de la porte (et non du miroir comme Alice). Mais cet autre côté se révèle bien plus angoissant et terrifiant que celui d’Alice. Réalité ou cauchemar? La féérie et la candeur enfantine du début du récit laissent place à l’horreur lorsque la jeune fille découvre la véritable nature de cette nouvelle famille qui veut, à tout prix, la garder près d’elle. Coraline fait alors preuve de beaucoup de courage et de débrouillardise. Il y est ainsi question de famille, de peur, d’imagination enfantine, d’ennui et d’aventure initiatique dans un monde parallèle inquiétant… Un très bon moment de lecture avec ce conte fantastique noir et horrifique qui pourra faire frissonner les plus jeunes lecteurs!

  • (Roman jeunesse illustré) Coraline de Neil Gaiman et Aurélie Neyret

Déjà lue lors du challenge Halloween 2021, j’ai relu sa version illustrée par Aurélie Neyret (éd. Albin Michel Jeunesse, 2020, 176 pages) et aussi traduite par Hélène Collon.

Avec une ambiance à la Tim Burton, les illustrations d’Aurélie Neyret donnent vie à l’univers à la fois enfantin, étrange, onirique et horrifique imaginé par Neil Gaiman tout en soulignant le moment de bascule où l’ennui de la jeune fille rend fécond son imaginaire troublé et pesant. On y retrouve ainsi le chat noir au langage énigmatique et véritable soutien pour la jeune fille, les voisins excentriques ou bien encore la terrifiante fausse mère… Une adaptation très réussie du roman éponyme!

Sans oublier des passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine avec un goûter pris par Coraline chez ses voisines (p.25/27), les repas avec sa fausse famille (p.35) ou la pizza préparée par son père (p.150)…

Pour d’autres avis sur ce roman jeunesse: Syl, Chicky Poo et L’Orouge.

Participation #20 Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou #LC

Participation #28 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Conte horrifique

Participation #105 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #États-Unis

Orange et Jaune Vilain Mignon Halloween Affiche

Participation #13 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

Participation #53 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Teatime

Au fil des pages avec le tome 2 d’Eli & Gaston

J’ai lu le tome 2 d’Eli & Gaston, La forêt des souvenirs de Céline Deregnaucourt et  Ludovic Villain (éd. Ankama, 2021, 104 pages), une BD jeunesse à partir de 7 ans et qui se finit avec un petit cahier graphique. Alors qu’elle passe ses vacances d’automne chez sa grand-mère Jo avec son chat Gaston, Eli vient en aide à une jeune fille dont le grand-père également Gardien a perdu la mémoire. Arriveront-ils à temps sur l’île oubliée sur laquelle se trouve le remède?

Comme je le supposais à la fin de la lecture du tome précédent, j’en apprends plus sur les gardiens de la forêt et le passé de la grand-mère d’Eli. La jeune fille est toujours aussi courageuse et prompte à aider les autres autant que son adorable chat Gaston est gourmand. Les illustrations aux couleurs automnales de Céline Deregnaucourt sont tout aussi mignonnes que dans le premier tome avec son lot de petits personnages fantastiques comme les roule-cailloux. Un bon moment de lecture fantastique avant tout pour les illustrations, l’intrigue étant plus classique dans ce tome tout en abordant chez les jeunes lecteurs le thème de la perte de mémoire (qui ici peut se soigner grâce à une mystérieuse fleur) et en permettant à Eli de poursuivre sa quête initiatique en faisant preuve de courage et d’entraide!

Participation #16 Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou #BD jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Prénom: « Gaston »

Participation #103 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Au fil des pages avec le tome 2 de Magic Charly

Après avoir lu pendant l’été 2021 le tome 1, j’avais lu en septembre/octobre 2021, pour une lecture commune du challenge Halloween 2021, le tome 2 de Magic Charly, Bienvenue à Saint-Fouettard d’Audrey Alwett (éd. Gallimard Jeunesse, 2021, 523 pages), un roman jeunesse fantasy à partir de 12 ans et avec une magnifique illustration de couverture de Stan Manoukian.

Charly et Sapotille sont envoyés à Saint-Fouettard, une institution pour jeunes magiciers indisciplinés à Thadam, en Bretagne. L’endroit est lugubre et glacial avec des professeurs peu enclins à leur apprendre la magie et des pensionnaires surveillés par des croquemitaines et des rumeurs qui se faufilent partout pour tout rapporter au directeur Lys Atravice. L’avenir de Charly et Sapotille semble bien compromis. Parviendront-ils à survivre à Saint-Fouettard et déjouer les manoeuvres politiques du Juge Dendelion?

Charly s’affirme de plus en plus dans ce deuxième tome. Il peut une nouvelle fois compter sur ses deux amies, Sapotille et June. Ensemble, ils font preuve de beaucoup de courage, d’inventivité et d’ingéniosité alors que tout est fait pour les brimer à Saint-Fouettard, véritable prison pour enfants avec son lots de corvées, d’absence de cours et aux règles strictes et absurdes… Audrey Alwett approfondit encore plus son univers magique dans lequel la magie est une ressource rare, comme par exemple lors de la course des Cadets en citrolles ou en créant de nombreuses créatures surnaturelles dangereuses ou alliées… Ce deuxième tome, très rythmé et non dénué d’humour est plein de rebondissements, le danger n’étant jamais loin, tant pour Charly que pour Sapotille. Il y est toujours question de quête initiatique, de complots, d’inégalités sociales, de résistance face à la corruption politico-judiciaire… Un très bon moment de lecture avec ce tome 2 que j’ai même plus apprécié que le tome 1!

Comme pour le tome 1, j’ai noté des passages gourmands même si la nourriture servie à Saint-Fouettard est bien moins gourmande et appétissante que celle de Dame Mélisse. Je laisse mon tour pour les floques (« des sortes de flocons gris et blancs qui n’avaient rien de gourmand », au goût gris et même susceptibles puisque conçus pour nourrir de force si on refuse de les manger). De même, je laisse les orteils et la pulpisse au croquemitaine. Mais je prendrai bien des madeleines de réconfort pour attendre patiemment le tome 3 de Magic Charly et qui clôtura cette trilogie le 3 novembre 2022.

Pour d’autres avis sur le tome 2: Chicky Poo et Tiphanya.

Participation #10 Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou #Roman jeunesse fantasy

Participation #46 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Gourmandises magiques

Au fil des pages avec Les Sept Morts d’Evelyn Hardcastle

Pendant le Mois Anglais 2022, j’ai lu Les Sept Morts d’Evelyn Hardcastle de Stuart Turton (éd. Sonatine, 2019, 540 pages), un roman policier fantastique se déroulant, semble-t-il, à l’époque victorienne ou édouardienne (fin XIXe siècle/début XXe siècle puisqu’il est fait mention du téléphone et de la voiture). Dix-neuf ans après le meurtre de leur fils Thomas alors âgé de 7 ans, les époux Hardcastle organisent un bal masqué réunissant toutes les personnes présentes ce jour-là dans leur domaine de Blackheath House, que ce soit les invités ou les domestiques. Mais la mort rôde, leur fille, Evelyn Hardcastle allant mourir le soir même à 23 heures. Serait-il possible d’éviter ce meurtre?

Un homme amnésique s’attelle à cette tâche en tentant de découvrir l’identité du meurtrier. Petit à petit, il tente de comprendre ce qui se passe tout comme nous lecteur. Qui est-il? Pourquoi est-il là? Que doit-il faire? Il apprend ainsi qu’il est piégé dans une boucle temporelle, passant d’hôte en hôte et qu’il ne pourra en sortir qu’en démasquant le coupable.

Au départ frustrée de ne pas savoir où voulait nous emmener l’auteur (le résumé de la quatrième de couverture ne correspondant pas totalement à ce que je lisais), je me suis ensuite laissée porter par l’intrigue digne d’un cluedo, le personnage principal tentant, en revivant dans une seule journée de huis-clos, à chaque nouvel hôte et avec l’aide d’Anna de reprendre possession de son libre-arbitre pour modifier le cours des évènements qui semblent pourtant mener inéluctablement à la mort récurrente d’Evelyn Hardcastle.

Chacun des résidents du domaine a sa part d’ombre et ses secrets, ce qui fait de tout le monde un suspect potentiel. Sans compter sur la présence de personnages qui mettront à mal la détermination de l’enquêteur principal qui doit également composer avec leur statut social: un troublant médecin de peste, un inquiétant valet de pied ou bien encore de vrais/faux alliés et des « hôtes » de plus en plus envahissants psychologiquement…

Lorsque le dénouement approche, l’auteur nous livre alors de nouvelles clés de compréhension de cette enquête fantastique tout en offrant une réflexion sur la nature humaine (innocence/culpabilité), sur la Justice et plus précisément sur le sens de la peine/condamnation pénale (répression, réinsertion, protection des victimes…). Un bon moment de lecture avec ce roman policier fantastique, addictif, surprenant et dans lequel tous les morceaux du puzzle s’emboîtent à la fin!

Pour d’autres avis sur ce roman: Fondant, Clarabel, Pedro Pan Rabbit, Cryssilda et Bidib.

Participation #8 au Mois Anglais 2022 de Lou et Titine #RAT

Participation #9 Challenge British Mysteries 2022 de Hilde et Lou #Roman policier fantastique

Participation #6 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

Participation #56 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Angleterre

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Chiffre: « Sept »

Au fil des pages avec Béatrice

J’ai lu, fin avril 2022, Béatrice de Joris Mertens (éd. Rue de Sèvres, 2020, 112 pages), une BD adulte/roman graphique sans textes. Dans les années 70, Béatrice, une jeune femme célibataire et vendeuse dans un grand magasin se rend sur son lieu de travail en train et est intriguée par un sac à main rouge laissé par terre. Un jour, elle succombe à sa curiosité et emporte le sac chez elle. Elle y découvre un album photo rempli de photographies en noir et blanc d’un couple épanoui et amoureux ayant vécu dans les années 20. Cette découverte chamboule son existence bien terne et routinière, Béatrice partant à la recherche des lieux où le couple de l’album photo s’est rendu. Jusqu’à quel point la jeune femme solitaire et rêveuse va-t-elle s’identifier à celle des photos? Est-ce une vie par procuration poussée à l’extrême ou un pacte avec le diable?

Vivant avec ses chats et des lectures tournées vers le passé (Bonjour tristesse de Françoise Sagan, Arc de Triomphe d’Erich Maria Remarque ou Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald), la jeune femme se laisse facilement obnubilée par ce couple au point de sembler heureuse. L’histoire m’a fait penser bien sûr à Faust de Goethe, le café où se rend Béatrice s’appelant d’ailleurs Faust mais aussi à La peau de chagrin d’Honoré de Balzac.

Graphiquement, Joris Mertens utilise de nombreux procédés rendant la narration très visuelle et dynamique, jouant avec la couleur rouge puis passant du sépia au noir et blanc. Il a ainsi réussi à recréer l’ambiance des années 70 (avec une grande ville (mélange de Paris et de Bruxelles) dans laquelle se déverse chaque jour son flux de travailleurs et envahie par les publicités et même si le grand magasin dans lequel travaille Béatrice m’a fait plus penser à celui décrit par Émile Zola, en 1883, dans Au bonheur des dames) puis des années 20 (avec toute l’exubérance de ces Années Folles). Un très bon moment de lecture avec cette BD pleine de nostalgie!

Pour d’autres avis sur cette BD: Eimelle.

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Prénom: « Béatrice »

Participation #53 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Belgique

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