Étiquette : enquête (Page 1 of 4)

Au fil des pages avec le tome 1 de Spooky, Les contes de travers

Attirée par la couverture, j’emprunte à la médiathèque le tome 1 de Spooky, Les contes de travers, Pension pour monstres de Carine-M et Élian Black’Mor (éd. Glénat, 2015), une BD jeunesse à partir de 9 ans. Il s’agit du journal intime de Spooky, une princesse du royaume des Contes au look gothique et qui a le pouvoir magique de rendre réel n’importe lequel de ses vœux. Elle adore inventer des contes à faire peur. Muni de son livre de contes amélioré – le seul à avoir échoué à son examen – qu’elle a rebaptisé « Journal intime conté et hanté », Spooky est invité chez ses trois oncles, les Trois Petits Cochons, à la pension de Gray’s Inn Road qu’ils tiennent à Londres et qui accueillent de nombreux monstres et personnages des contes de fée. Lors de sa première matinée dans la pension, Spooky doit faire face à son premier mystère, la disparition des pots de confiture aux fruits rouges (pour la plus grande joie des Toasts Maison Syndiqués). Serait-ce par exemple le méfait d’un Ogre? Entre visite de Londres et va-et-vient de pensionnaires plus monstrueux les uns que les autres, Spooky parviendra-t-elle à trouver le coupable?

L’histoire revisite de façon détournée et déjantée Le Petit Chaperon rouge des Frères Grimm sous des airs de la Famille Addams ou à la Tim Burton. Que d’imagination dans la tête des auteurs qui s’amusent en multipliant les références aux contes traditionnels mais aussi à l’époque contemporaine qui ne seront peut-être pas compris des plus jeunes (comme celles issues de la culture pop  – le Docteur Who par exemple) et en faisant même parler le journal intime! Les illustrations sont magnifiques, expressives, dynamiques, tantôt très colorées tantôt plus sombres et remplies de détails, sans oublier les annotations et les différentes polices d’écriture utilisées comme dans un journal intime. Spooky est une jeune ado moderne et attachante qui enquête parmi une multitude de personnages très réussis (Toasts Maison Syndiqués ou les deux Bobbies infiltrés MM, Bémis & Bémmis en tête). J’ai beaucoup apprécié cette lecture et ai hâte de pouvoir emprunter les tomes suivants. Gros coup de cœur pour cet album jeunesse à l’univers graphique déjanté, rempli d’humour et de mystères qui font gentiment peur!

Challenge Halloween de Hilde et Lou #BD jeunesse

Participation #49 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Au pays des Ogres

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou

Participation #12 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec le tome 1 de La Brigade des cauchemars

Pour la lecture commune du 7 octobre 2020 du Challenge Halloween, je lis le tome 1 de La Brigade des cauchemars, Sarah de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (éd. Jungle, coll. Frissons, 2017, rééd. 2020), une BD jeunesse à partir de 11 ans voire pour des lecteurs un peu plus grands.

Tristan et Esteban, deux adolescents de 14 ans font partie, après leurs journées de lycée, de la Brigade des cauchemars. En effet, le père de Tristan, le professeur Albert Angus dirige la clinique du sommeil qui a la particularité de soigner des personnes de leurs cauchemars en rentrant littéralement dans leur tête. Mais rentrer dans les rêves de tels patients n’est pas sans dangers, même si Tristan, en fauteuil roulant est ravi de pouvoir marcher lorsqu’il pénètre dans un rêve. C’est ainsi qu’arrive Sarah, une jeune adolescente admise à la demande de sa mère et en proie à un terrible cauchemar récurrent. Esteban semble la connaître mais ne sait plus d’où. Les deux adolescents arriveront-ils à comprendre l’origine de son cauchemar pour y mettre fin et ainsi la guérir?

Dès l’illustration de couverture, l’histoire semble sombre, mystérieuse et angoissante. Le modus operandi pour rentrer dans le rêve/cauchemar des patients me fait penser au film Inception de Christophe Nolan sorti en 2010. L’histoire est racontée par les pensées d’un des protagonistes, Esteban, un jeune qui a été recueilli trois ans auparavant par le professeur Angus après avoir été retrouvé seul et amnésique dans la forêt. Il y est question des angoisses et des inquiétudes que peuvent connaître les adolescents vis-à-vis du passage à l’âge adulte par exemple. Le cauchemar de Sarah est ainsi particulièrement angoissant avec des adolescents qui disparaissent, pourchassés par des adultes armés. Les illustrations me font alors penser à des séries américaines de science-fiction comme la récente Colony ou d’autres « post-apo ». Mais je ne suis pas sûre que les jeunes lecteurs connaissent ces références. Ce premier tome de mise en place des protagonistes laisse des mystères en suspens, même si le cauchemar de Sarah est vite résolu – BD jeunesse oblige – et donne envie de lire les deux tomes suivants.

Pour d’autres avis sur cette BD jeunesse: Bidib, Blandine et NathSci.

Challenge Halloween de Hilde et Lou #BD Jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Mot au pluriel: « Cauchemars »

Au fil des pages avec le tome 1 de la BD des Enquêtes d’Enola Holmes

Après avoir lu les romans de Nancy Springers et vu le film très librement adapté du premier tome, je lis le tome 1 de l’adaptation en BD des Enquêtes d’Enola Holmes, La double disparition de Serena Blasco (éd. Jungle, 2015, rééd. 2020), une BD jeunesse à partir de 9 ans.

En 1888, le jour de ses 14 ans, Enola Holmes est bien triste quand elle s’aperçoit que sa mère a disparu et c’est seule qu’elle ouvre ses  cadeaux d’anniversaire offerts par sa mère: un recueil sur les fleurs et un carnet de messages codés. Elle appelle alors à l’aide ses deux frères aînés, Mycroft et Sherlock qu’elle n’a pas revu depuis très longtemps. Ils sont plus attristés par l’apparence de leur sœur, très loin de ressembler à une jeune Lady de son âge que par la disparition de leur mère. Face au projet de ses frères de l’envoyer parfaire son éducation dans une pension pour jeunes filles, Enola s’enfuit prête à résoudre seule, à Londres, la disparition de leur mère, tout en évitant d’être elle-même retrouvée par Sherlock Holmes qui n’est jamais bien loin.

Je retrouve,  dans le même esprit mais de façon plus condensée, l’intrigue du roman de Nancy Springers. Il y est aussi question de la condition de la femme, Enola Holmes souhaitant, du haut de ses 14 ans, vivre comme elle entend et non aux conditions très infantilisantes de ses frères aînés qui veulent en faire une parfaite Lady. Il est plaisant de découvrir en images les différents déguisements imaginés par Enola pour échapper à ses frères et devenir Ivy Meschle, surtout que Nancy Springers décrivait avec précision les tenues très corsetées des femmes à l’époque victorienne. Sous les traits de Serena Blasco, Enola Holmes est très expressive, perspicace en décodant les messages floraux laissés par sa mère et tout aussi attachante que dans le roman.

Même si les illustrations à l’aquarelle sont très girly, Serena Blasco n’en oublient pas, dans certains passages, de rappeler la pauvreté et la misère des bas-quartiers de Londres, de façon plus sommaire et moins sombre que dans le roman. Les tomes suivants de cette BD jeunesse seront-ils aussi proches des romans? J’espère pouvoir les lire rapidement pour le savoir. A noter le petit plus de cette BD jeunesse qui se termine avec un carnet secret d’Enola Holmes rempli d’annotations et de croquis, un peu à la manière des Carnets de Cerise.

Pour d’autres avis sur ce tome 1 de la BD: FondantGrignote et Hilde.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Crimes et Justice: « Enquêtes »

Au fil des pages avec Le mystère de la basquette bleue

Nous empruntons à la médiathèque Le mystère de la basquette bleue d’André Bouchard (éd. Seuil Jeunesse, 2019), un album jeunesse à partir de 4 ans. Sous le regard intrigué d’un chat couché sur le rebord d’une fenêtre d’un immeuble, des enfants s’arrêtent devant une basquette bleue laissée sur le trottoir. Chacun laisse libre cours à son imagination pour donner une réponse, plus ou moins loufoque. Cette basquette a-t-elle été perdue par un homme souffrant d’une horrible maladie, la panardite ou appartient-elle à un bébé géant? Le mystère reste entier. Sera-t-il résolu?

C’est avec plaisir que nous retrouvons le coup de crayon d’André Bouchard et son humour, même si beaucoup plus léger et moins noir que dans par exemple, Les lions ne mangent pas de croquettes ou L’après-midi d’une fée. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse, l’auteur laissant au jeune lecteur la possibilité de lui adresser sa propre solution à ce mystère! A noter que l’auteur emploie les termes francisés de « basquette » et de « chouinegomme » dont je ne suis pas très coutumière. Une histoire rigolote mélangeant enquête policière et fantastique pour débuter en douceur le Challenge Halloween 2020!

Challenge Halloween de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Objet: « Basquette »

Au fil des pages avec le tome 3 d’Enola Holmes

Début août, j’ai lu le tome 3 des Enquêtes d’Enola Holmes, Le mystère des pavots blancs de Nancy Springer (éd. Nathan, 2008), un roman jeunesse policier à partir de 9 ans. N’ayant pas encore eu le temps de le chroniquer, je le fais pour le billet commun du 30 août 2020 du Challenge British Mysteries.

Londres, mars 1889, Enola Holmes est en quête d’une nouvelle identité, celle d’Ivy Meschle lui apparaissant compromise par les récentes découvertes de son frère Sherlock Holmes. Alors qu’elle invente plusieurs nouveaux noms, son intention est soudainement captée par un titre du Daily Telegraph, à savoir « La mystérieuse disparition du Dr. Watson ». Elle décide d’enquêter pour le retrouver sous l’identité de Miss Viola Everseau, une « femme superbe » et patiente du Dr. Watson. Lorsqu’elle rend visite à l’épouse du Dr. Watson, Mary Watson, elle est intriguée par un étrange bouquet de fleurs composé de pavots blancs (symbole de sommeil), aubépine rouge (associée aux sorcières) entremêlée de liseron des haies alias grand liseron (signifiant « espoirs perdus ») et de verdure d’asperge. La personne ayant offert ce bouquet serait-elle liée à la disparition du Dr. Watson? Et voilà Enola Holmes partie mener l’enquête.

L’histoire est toujours facile et plaisante à lire même si tout s’enchaîne avec beaucoup de chance pour Enola Holmes, entre déguisements et filatures. Est de nouveau mise en avant sa connaissance des fleurs et de leur signification apprise auprès de sa mère, ce qui lui donne une longueur d’avance sur son frère Sherlock. D’autre part, elle se méfie d’un nouveau message codé dans le journal préféré de sa mère, le Pall Mall Gazette. Serait-ce encore l’œuvre de son frère Sherlock? Parviendra-t-il à revoir sa mère? Enola Holmes continue ainsi d’évoluer seule dans les rues de Londres, que ce soit dans les bas-fonds de Londres, dans une boutique de Holyweel Street vendant notamment des accessoires de maquillage de scène ou bien encore dans une nouvelle location en face de la maison des époux Watson.

L’intrigue de ce tome aborde une nouvelle fois la condition de la femme au XIXème, cette dernière étant tributaire de son mari et d’un frère mais aussi cette fois-ci sous l’angle des internements abusifs dans des asiles psychiatriques. Qu’il est bien difficile d’être une femme libre et indépendante à l’époque victorienne! Il ne me restera plus qu’à emprunter les deux derniers tomes pour clore les enquêtes d’Enola Holmes.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Couleur: « Blancs »

« Older posts

© 2020 JOJO EN HERBE

Theme by Anders NorenUp ↑