Étiquette : différence (Page 2 of 5)

Au fil des pages avec le tome 1 de Mortina

Pour Halloween, j’ai voulu relire encore cette année les trois premières histoires de Mortina, notre médiathèque n’ayant pas le tome 4, Les vacances au lac Mystère paru en 2020. D’ailleurs, je ne suis pas la seule à avoir apprécié l’univers créé par Barbara Cantini puisque Hilde (tomes 2 et 3) et Blandine (tome 1) ont adoré comme Lou (tome 3). Et c’est là que je me suis rendue compte que je n’avais toujours pas chroniqué cette série livresque sur mon blog.

J’ai ainsi relu le tome 1 de Mortina, Une histoire qui te fera mourir de rire de Barbara Cantini (éd. Albin Michel Jeunesse, 2018), un roman jeunesse illustré à partir de 6 ans. Mortina est une petite fille zombie solitaire qui vit dans la villa Décadente en compagnie de son lévrier albinos mort-vivant Mouron et avec sa tante Trépassée, loin des humains. Malgré les mises en garde de sa tante, elle entend bien se faire des amis parmi les enfants du village voisin. Et si le jour d’Halloween était l’occasion de rencontrer ces enfants en participant à la fête?

Ce premier tome permet de faire connaissance avec Mortina, une zombie attachante et inventive. Il y est question d’amitié et de tolérance. Les illustrations rappellent l’univers gothique et lugubre de Tim Burton ou bien encore la Famille Adam’s avec un humour gentiment macabre par exemple dans les annotations ou les jeux de mots des personnages. Elles fourmillent de détails, l’autrice-illustratrice ayant mélangé plusieurs techniques (dessin, montage-photos parfois réelles, collage…). Un très bon moment de lecture avec cette histoire joliment illustrée, toute mignonne et rigolote qui se déroule en grande partie le jour de la fête d’Halloween, sans oublier une petite touche effrayante pour se faire gentiment peur! Il en est de même dans les deux tomes suivants, L’odieux cousin et L’ami fantôme.

Participation #27 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Participation #70 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice italienne

Au fil des pages avec Le grand papa et sa toute petite fille

Après l’avoir découvert lors du week-end de la Fête des Pères, nous relisons Le grand papa et sa toute petite fille de Cathy Hors et Samuel Ribeyron (éd. Milan, 2011), un album jeunesse grand format à partir de 5 ans et qui a fait partie de la sélection Maternelle du 24e Prix des Incos en 2013. Il était une fois un géant qui rêvait d’être père pour faire partager à son futur enfant son expérience du monde, de l’immensément grand comme croquer les pommes en haut des arbres ou avoir la tête dans les nuages… Il se projette déjà dans sa vie avec un enfant aussi grand que lui. Mais il devient père d’une toute petite fille qui est sujette au vertige. Reviendra-t-il sur ses envies et désir pour se mettra à sa hauteur, dans l’immensément petit?

Les douces et grandes illustrations sont remplies de petits détails à observer à hauteur d’enfant comme le fait le duo père/fille de l’histoire, l’illustrateur ayant mélangé de la faune et de flore réelle et imaginaire (comme par exemple un artichaut géant ou un papillon avec des ailes en feuilles). Le grand papa découvre tout en l’appréciant le monde minuscule de sa toute petite fille, en laissant sans regrets derrière lui ce qui l’avait projeté de faire avec elle et en partageant d’autres activités comme observer les fourmis.

Au fil des pages, chacun apprenant de l’autre, leur complicité s’épanouit pour leur plus grande joie commune dans l’observation de la Nature. L’histoire fera écho à tout parent en le renvoyant à l’arrivée d’un enfant et sera sans doute plus attendrissante et poétique pour lui que pour le jeune lecteur. Un très bon moment de lecture avec cet album contant de façon poétique la relation entre un père et sa fille et plus largement la parentalité imaginée puis vécue!

Participation #52 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte moderne

Participation #17 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Retour aux sources

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Être humain: « Fille »

Au fil des pages avec Le don de Lorenzo, enfant de Camargue

Hier soir, je finis de lire Le don de Lorenzo, enfant de Camargue de Michael Morpurgo et illustré par François Place (éd. Gallimard Jeunesse, 2019, 320 pages), un roman junior à partir de 10 ans, en vue de la lecture commune autour de Michael Morpurgo du 20 juin.

Dans les années 80, Vincent, un jeune Anglais part l’été de ses 18 ans en voyage en Camargue. Mais une nuit, il est découvert en plein marais salant fiévreux et très affaibli par un homme âgé, Lorenzo Sully qui le recueille chez lui, dans une ferme isolée de Camargue, près d’Aigues-morte, où il vit avec son amie d’enfance, Kezia Charbonneau. Pendant sa convalescence, il écoute patiemment Kezia lui raconter sa vie à partir de sa première rencontre avec Lorenzo, un jeune garçon autiste passionné par les flamants roses dans les années 40. 

Comme Vincent, je découvre la vie de Kezia marquée par les événements survenus pendant la Seconde Guerre Mondiale, ses parents ayant choisi Aigues-Mortes pour installer leur manège en bois en 1942 et inscrire leur fille à l’école communale. Elle subit alors les moqueries et les propos racistes de ses camarades de classe en tant que Rom. Un jour de marché, alors qu’elle s’occupe du manège avec ses parents, elle rencontre Lorenzo attiré par les flamants roses sculptés dans la rosace du manège. Une amitié se noue immédiatement entre les deux enfants mais aussi entre leurs parents respectifs. En échange de tours de manège gratuit pour Lorenzo, la mère de ce dernier accepte d’instruire chez elle Kezia. Mais en tant qu’enfants différents, le danger les guette avec l’arrivée de l’armée allemande dans la ville d’Aigues-Mortes et notamment le Caporal Willi Brenner. 

L’écriture est plaisante et fluide pour de jeunes lecteurs qui pourront ainsi se plonger facilement dans la période sombre de l’Occupation et de la Seconde Guerre Mondiale avec une intrigue au dénouement heureux (peut-être trop) malgré le contexte historique. Il est ainsi question du régime de Vichy, de l’Occupation, de l’arrivée de l’armée allemande dans la zone libre, de la Milice (montrée ici encore plus vile que les Nazis), du camp de Saliers – un camp d’internement réservé aux Nomades (1942/1944), du Débarquement des Alliés en Provence…

J’avais lu en janvier 2021 dans le cadre du Mois consacré aux légendes arthuriennes du challenge Contes et Légendes Le Roi Arthur de Michael Morpurgo et illustré par Michael Foreman (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, 1994, rééd. 2007), un roman jeunesse à partir de 9 ans.  Le schéma narratif est le même avec des récits enchâssés, la narratrice Kezia âgée racontant avec son regard d’enfant son passé. Mais je l’ai trouvé plus abouti que dans Le Roi Arthur, le jeune anglais Vincent convalescent dans la ferme camarguaise dans les années 80 étant un personnage secondaire jusqu’à la fin du roman et interagissant avec la narratrice.

Michael Morpurgo évoque d’ailleurs les légendes arthuriennes dans ce roman, les deux jeunes héros en étant passionnés, Kezia en apprenant à lire avec le roman et Lorenzo revivant des aventures arthuriennes dans les ruines d’un château surnommé « Lot » (Camelot), lui étant un Arthur tuant des dragons avec une Excalibur imaginaire devant « Nièvre », Kezia-Guenièvre.

J’ai passé un bon moment de lecture plein d’optimiste et d’humanité qui permettra aux jeunes lecteurs, plutôt collégiens, d’aborder la Seconde Guerre Mondiale avant de passer à des textes plus douloureux dont certains autobiographiques comme Le journal d’Anne Franck, L’ami retrouvé de Fred Uhlman, Un sac de billes de Joseph Joffo… Ce peut être aussi une façon de parler (malheureusement encore au XXIe siècle) de racisme vis-à-vis des gens du voyage par exemple ou d’antisémitisme.

C’est enfin une histoire marquée par les paysages camarguais avec sa faune et sa flore de toute beauté. La Nature est omniprésente, véritable havre de paix en ces temps de guerre, comme en témoignent les illustrations en noir et blanc de François Place. Le personnage de Lorenzo voue sa passion aux flamants roses mais aussi à tous les autres animaux de Camargue qu’il recueille ou soigne. Il vit parmi eux en en prenant soin et en l’observant tel un naturaliste. D’ailleurs, la Camargue étant une zone humide où se reproduisent chaque année les flamants roses, y sont menées des opérations de baguage. Cela me rappelle mes séjours en Camargue avec par exemple la visite des salins, de la ville fortifiée d’Aigues-Mortes ou encore la station balnéaire de Saintes-Maries-de-la-Mer, encore aujourd’hui lieu de pèlerinage pour les Roms, Manouches, Tsiganes et Gitans…

Pour d’autres avis autour de nos LC autour de Michael Morpurgo: Le Roi Arthur chez Enna (et Bastien) et Jeanne d’Arc chez Nathalie

Participation #11 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #LC autour de Michael Morpurgo

Participation #27 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Roman jeunesse

Participation #10 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Au bord de l’eau

Au fil des pages avec Issunbôshi, le petit samouraï

J’emprunte à la médiathèque Issunbôshi, le petit samouraï d’Alice Brière-Haquet et Sanoe (éd. Nobi Nobi!, coll. Soleil Flottant, 2016), un album jeunesse à partir de 6 ans et décrit par l’éditeur comme une version japonaise de Tom Pouce ou du Petit Poucet, le début me faisant également penser à Poucette. Un couple désire plus que tout un enfant, même le plus petit qu’il soit. Leur vœu est exaucé par l’arrivée d’un tout petit bébé, Issunbôshi. Malgré sa taille, le petit garçon grandit et rêve d’être un grand samouraï. Un jour, il quitte son foyer pour se mettre au service d’une princesse. Parviendra-t-il à faire preuve de courage face à de terrifiants onis et ainsi montrer sa grandeur?

Les illustrations colorées, expressives et de style manga sont magnifiques. Il est question d’aventures extraordinaires, de quête initiatique, de courage, de différence, de confiance en soi et de romance. Un très bon moment de lecture avec ce conte traditionnel japonais, l’album jeunesse se terminant sur un petit lexique et des explications sur ce conte datant du Japon médiéval et faisant partie des Otogi-zōshi du XVe/XVIe siècle!

Et ce sera une participation dans le thème du mois du Challenge Contes et Légendes de Bidib, le mois d’avril étant dédié aux « Anges et Démons ». Dans cette histoire, il s’agit d’onis – des yōkai issus du folklore japonais.  Ils sont représentés sous la forme de gigantesques démons hideux proches des trolls et des ogres, munis de leur gourdin et incarnent le mal absolu, portant des cornes comme le Diable. J’en apprends d’ailleurs un peu plus sur eux dans Yōkai! Le monde étrange des monstres japonais de Fleur Daugey et Sandrine Thommen (éd. Actes Sud Junior, 2017), un album jeunesse regroupant de nombreuses légendes japonaises à partir de 6 ans.

Participation #16 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Participation #38 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte japonais

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Adjectif: « Petit »

challenge 2021 lire au féminin

Participation #22 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice et illustratrice

Participation #44 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Cuisine japonaise

Participation #11 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Conte traditionnel japonais

Au fil des pages avec Le loup à la bonne odeur de chocolat

Je profite de ce week-end de Pâques pour mettre en avant un album jeunesse à partir de 4 ans que nous avions lu l’été dernier: Le loup à la bonne odeur de chocolat de Paule Battault et Maud Legrand (éd. L’Élan Vert, 2015). Loulou est un petit loup différent de ses camarades qui se moquent sans cesse de lui en le traitant de loup de Pâques. Ce petit loup a une particularité: il sent le chocolat. Pour mettre fin à ces moqueries, il décide de faire disparaître cette odeur de chocolat au profit d’une odeur qu’il souhaite plus animale, quitte à la remplacer par toutes sortes d’odeurs fort désagréables. Mais les autres loups continuent de le fuir tant Loulou sent mauvais.

Et si pour être heureux, il suffisait de s’accepter tel qu’on est et non chercher à tout prix à plaire aux autres en changeant sa nature? Avec un brin d’humour et des illustrations colorées et expressives, l’histoire aborde le thème de l’acceptation de soi. Comme bien d’autres avant lui, le petit loup de l’histoire est tellement désespéré qu’il choisit la mauvaise idée mais finira par s’en rendre compte afin de faire de sa différence un atout et prendre confiance en lui. Un bon moment de lecture avec Loulou!

challenge 2021 lire au féminin

Participation #18 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrices françaises

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Aliment/Boisson « Chocolat »

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