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Au fil des pages avec Cottage, fantômes et guet-apens

Je viens de finir de lire Cottage, fantômes et guet-apens d’Ann Granger (éd. 10/18, coll. Grands Détectives, 2020). Acheté l’année dernière lors du Challenge Halloween, ce roman attendait sagement dans ma bibliothèque l’édition suivante jusqu’à ce que je vois le thème facultatif « Fantômes » du British Mysteries Month. Alors je l’ai finalement lu pendant le RAT du week-end dernier. Il s’agit d’une nouvelle série livresque d’Ann Granger dont un seul tome a été traduit en français, le premier de la série « Campbell et Carter » datant Outre-Manche de 2009. De cette autrice, j’ai bien apprécié sa série « Lizzie et Ben Ross » se déroulant à l’époque victorienne.

Alors qu’il se rend dans une ferme abandonnée pour affaires, Lucas Burton découvre le cadavre d’une jeune femme dans l’étable boueuse. Pensant avoir été piégé par celui qu’il devait rencontrer, il se dépêche de repartir des lieux mais sa voiture est aperçue par Penny Gower, la propriétaire d’un centre équestre voisin de la ferme. La police est très vite appelée sur les lieux du drame, l’affaire étant confiée à l’inspectrice Jessica Campbell. Cette dernière mène alors son enquête auprès des gens du coin, que ce soit des notables ou non…

Dans cette histoire, je fais surtout connaissance avec Jessica Campbell qui est chargée d’élucider l’enquête sur la mort de cette jeune femme auprès des gens du coin, que ce soit des notables ou non... Fraîchement arrivé, le commissaire Ian Carter reste en retrait, l’autrice ne dévoilant pas grand chose sur lui. Contrairement à ce qui est indiqué en quatrième de couverture, je n’ai pas trouvé qu’il surveillant son inspectrice en permanence. Peut-être que lorsque les tomes suivants paraîtront, j’en serai un peu plus sur lui et qu’un véritable duo se créera avec Jess.

D’autre part, bien que ce roman se déroule à l’époque contemporaine, je retrouve des thèmes chers à l’autrice comme l’opposition gens locaux et étrangers ou encore en fonction de leurs classes sociales, la condition de la femme… Ce sont d’ailleurs des thèmes récurrents dans d’autres cosy mystery que j’ai pu lire ces derniers mois. Certains personnages m’ont paru un peu (trop) stéréotypés notamment chez les notables avec par exemple la famille Foscott ou le sergent Phil Morton. 

Enfin, il est aussi question de fantômes qui apparaissent de façon assez saugrenue (j’ai relu à deux reprises le paragraphe) et qui apportent une toute petite touche angoissante dans l’histoire, même s’ils ne sont que très accessoires. Un bon moment de lecture avec ce roman plus proche d’un roman policier que d’un cosy mystery, la petite touche d’humour british manquant à mon goût!

Pour d’autres avis: Chicky Poo et Bianca.

Participation #10 Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Fantômes

 

Participation #10 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Roman policier

 

challenge 2021 lire au féminin

Participation #12 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure britannique

Au fil des pages avec le tome 3 des Détectives du Yorkshire

Après avoir lu le deuxième tome en ce deuxième week-end du British Mysteries Month, j’ai immédiatement lu le troisième tome des Détectives du Yorkshire, Rendez-vous avec le mystère de Julia Chapman (éd. Robert Laffont, 2018).

Samson et Delilah sont engagés par un notaire pour retrouver l’avis de décès d’une jeune fille décédée vingt ans plus tôt après avoir été renversée par un chauffard dans la ville voisine de Leeds. Mais aucune trace de ce décès nulle part. L’enquête qui semblait de prime abord facile se révèle bien mystérieuse pour le duo d’enquêteurs et les met même en danger. En effet, ils fourrent leur nez dans d’anciens et lourds secrets que certains voudraient garder cacher. En même temps, en matière de succession, il fallait bien s’y attendre. Parallèlement, Delilah est préoccupée par la demande inattendue de son ex-mari de récupérer leur chien, Calimero et est amenée à aider le père de Samson de son addiction à l’alcool, à l’insu de ce dernier.

Contrairement au tome précédent rempli d’histoires secondaires, ce troisième tome se concentre sur une seule affaire plus complexe qu’il n’y paraît bien que je me suis doutée très vite du dénouement. Même si l’histoire se passe aussi à Leeds, la « grande » ville voisine, la petite communauté des habitants de Bruntcliffe reste bien présente avec leurs commérages et secrets de famille. Les relations entre Samson et Delilah ne sont pas toujours aussi faciles qu’ils le voudraient, chacun conservant ses parts d’ombre. Heureusement Samson sait qu’avec des scones au citron-gingembre (les préférés de Delilah) et un « bon » thé à la Yorkshire, les choses peuvent s’apaiser (ou pas). Et puis il y a toujours les passages savoureux avec Ida, la femme de ménage et amie de la famille de Samson avec son franc parler particulier mais au grand cœur, sa gentillesse égalant celle de son frère, George, passionné de tracteurs.

Finissant sur des faits compromettant Samson, j’ai hâte de pouvoir lire le tome 4 même si je vais devoir attendre qu’il soit empruntable à la médiathèque (pas avant mi-avril…). D’autre part, en serai-je plus Rick Procter – un promoteur prospère (véreux?), très apprécié de la petite communauté de Bruntcliffe et qui a un faible pour Delilah – et ses manigances? Un bon moment de lecture même si j’ai préféré le tome précédent!

Pour d’autres avis sur ce tome 3: Belette et Hilde.

Participation #8 Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Cosy Mystery

Participation #8 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Cosy Mystery

Participation #32 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Scones

challenge 2021 lire au féminin

Participation #11 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure britannique

Au fil des pages avec le tome 2 des Détectives du Yorkshire

En ce deuxième week-end du British Mysteries Month, je continue la série des Détectives du Yorkshire avec le tome 2, Rendez-vous avec le mal de Julia Chapman (éd. Robert Laffont, 2018). L’histoire reprend quelques semaines après les événements du premier tome qui ont secoué le village tranquille de Bruntcliffe, les fêtes de fin d’année approchant. Samson est engagé pour retrouver un bélier reproducteur tout en s’intéressant à une série d’incidents troublants à la maison de retraite où vit son père, après n’avoir pas pris au sérieux l’une des pensionnaires qui pensait que quelqu’un voulait la tuer et qui était venue le voir quelques jours avant de décéder. Un décès de vieillesse ou un assassin rôde-t-il dans la maison de retraite?

Samson est aidé une nouvelle fois par Delilah mais aussi par toute une bande d’amis pensionnaires de la maison de retraite (dont le père de Samson) fort sympathiques et dynamiques malgré leur âge, heureux de pouvoir jouer aux détectives amateurs et qui m’ont fait penser aux Craquantes, une série américaine des années 80. Ils se réunissent d’ailleurs autour d’un thé à la mode Yorkshire (thé bien corsé avec du lait) accompagné de mince pies, Noël oblige.

Le duo Samson/Delilah fonctionne toujours aussi bien que dans le premier tome, leurs relations s’apaisant plus ou moins, selon les jours, Calimero, le chien de Delilah y contribuant. Ce tome est d’ailleurs plus rythmé avec différentes histoires secondaires et la fine équipe de pensionnaires de la maison de retraite. Bien sûr, comme il s’agit d’un cosy mystery, la résolution des enquêtes est simple et il est même surprenant que Samson, agent infiltré sous le coup d’une suspension, ne les démêle pas plus vite. Mais là n’est pas le charme de cette série, mais son ambiance so british. Le passé londonien de Samson reste toujours énigmatique comme les agissements suspects de Rick Procter, un promoteur immobilier qui fait vivre Bruntcliffe et qui a racheté la ferme familiale de Samson.

Un très bon moment de lecture en leur compagnie! J’enchaîne d’ailleurs immédiatement avec le tome 3. Avec un peu de retard, cela aurait dû être ma participation à la Journée « Meurtre à la campagne » du British Mysteries Month.

Pour d’autres avis sur ce tome 2: Belette et Hilde.

Participation #7 Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Cosy Mystery

Participation #7 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Cosy Mystery

Participation #31 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Mince pie

challenge 2021 lire au féminin

Participation #9 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure britannique

Au fil des pages avec le tome 1 d’Agatha Raisin

J’avais prévu de lire en mars, pour le Challenge British Mysteries, des enquêtes d’Agatha Raisin et en avais emprunté deux à la médiathèque. Ce n’est finalement que fin avril que je lis le premier tome d’Agatha Raisin enquête, La quiche fatale de M.C. Beaton (éd. Albin Michel, 2016).

Alors qu’elle ne vit que pour et par son travail, Agatha Raisin, la cinquantaine, décide de prendre sa retraite anticipée et de vendre son agence prospère de relations publiques. Elle quitte Londres pour réaliser son rêve d’enfance : acheter un charmant cottage à Carsely, petit village typique de la campagne anglaise dans les Cotswolds. Mais tout ne se passe pas comme prévu, à commencer par l’accueil peu chaleureux des autres habitants du village et l’ennui qui la guette. Têtue et encline à rechercher l’attention comme autrefois, elle participe, en trichant, au concours de quiches de la paroisse du village. Ne sachant pas cuisiner, elle achète une quiche aux épinards toute faite pensant détrôner toutes les concurrentes. Mais catastrophe, le juré de la compétition, le Major Cummings-Browne est retrouvé mort empoisonné. La principale suspecte n’est autre qu’Agatha Raisin. Heureusement, cette dernière pourra compter sur la femme du pasteur et du jeune policier de 23 ans en charge de l’enquête, Bill Wong. Les commérages ne tardent pas à se répandre. Agatha Raisin décide alors de mener sa propre enquête. Arrivera-t-elle à trouver le coupable et trouver sa place parmi la communauté de Carsely?

Dans ce premier tome datant de 1992, M.C. Beaton met en place ses personnages. Il s’agit bien d’un cosy mystery dans lequel ce n’est pas tant l’enquête qui importe mais l’ambiance so british avec la campagne anglaise si typique, la communauté très renfermée que forment les habitants de Carsely, peu enclins à s’ouvrir aux étrangers et qui vivent au rythme de leurs petites habitudes: réunions de la paroisse, commérages, etc. Agatha Raisin dénote dans ce décor somme-toute stéréotypé et qui me fait penser à des téléfilms vu et revus. C’est une lecture très légère mais qui passait bien pendant ce confinement. Au vu de son comportement enfantin, caractériel et impulsif voire désagréable et même antipathique, j’ai parfois eu dû mal avec Agatha Raisin et à l’imaginer âgée de la cinquantaine, la voyant beaucoup plus jeune. Je me laisserai toutefois tenter par la suite de ses enquêtes à l’occasion, en espérant que la résolution du meurtre reposera moins sur la chance du débutant.

Pour d’autres avis sur ce roman policier: Hilde, Clarabel, Pedro Pan Rabbit, FondantGrignote et Lou.

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Le Mois Anglais de Lou, Titine et Lamousmé #un roman policier avec Agatha (Christie ou Raisin)

Avec ce roman policier, je participe pour la première fois cette année au Mois Anglais proposé par Lou, Titine et Lamousmé tout au long du mois de juin 2020. Le 3 juin 2020, il est ainsi prévu de parler d’un roman policier avec Agatha (Christie ou Raisin) en duo avec le Challenge British Mysteries. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur leur blog.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Agatha Raisin

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Crimes et Justice: « Enquête »

Au fil des pages avec Miss Charity

Début mars, j’ai emprunté à la médiathèque Miss Charity de Marie-Aude Murail et illustré par Philippe Dumas (éd. L’école des loisirs, 2008, rééd. 2013), un roman jeunesse à partir de 13 ans. Cela faisait déjà quelques temps que j’avais repéré ce roman et dans l’incertitude du confinement qui semblait s’annoncer, je me suis dit que ce roman de plus de 500 pages pourrait rejoindre ma PAL. Je commence à le lire le week-end dernier. Et l’histoire me diriez-vous?

Nous suivons la vie de Charity  Tiddler  dans les années 1880, une petite fille de 5 ans au début du roman, et ce sur plus de vingt ans. Appartenant à la haute société londonienne, Charity apprend très tôt à bien se tenir en société pour ne pas contrarier ses parents tout en se créant son propre imaginaire. En effet, dans la nursery du troisième étage de la maison londonienne, Charity se construit une ménagerie avec une première petite souris sauvée qui sera rejointe par d’autres animaux blessés ou échappant à la casserole. Elle peut compter sur Tabitha, sa bonne écossaise et puis sur sa  gouvernante française, Mademoiselle Blanche Legros qui lui fait découvrir l’aquarelle. 

Quittant Londres chaque été pour la campagne anglaise, à Dingley Bell, auprès de ses cousins – Ann, Lydia et Philip  Beltram et d’un ami de la famille, Kenneth Ashley, Charity peut se consacrer pleinement à l’étude de la Nature, d’abord esthétiquement puis le plus scientifiquement possible, comme l’anatomie des animaux, les champignons… Elle reste toujours une jeune fille puis une jeune femme marginale et solitaire mais qui s’épanouit dans son univers rempli d’animaux et qui continue d’apprendre par cœur l’œuvre de William Shakespeare et de remplir ses carnets de dessins. Arrivera-t-elle à trouver sa voie?

Au fil des pages, cette petite fille qui grandit, d’année en année, avec sa ménagerie me fait de plus en plus penser à une célèbre autrice de livres pour enfants ayant vécu au XIXe siècle: Beatrix Potter. Librement inspiré de sa vie, ce roman est captivant. Il y est aussi question de la condition de la femme au XIXe siècle, Charity détonnant par exemple avec ses cousines qui ne pensent qu’à faire un bon mariage et qui ose, dans la sphère bien pensante de la haute société anglaise de l’époque victorienne, vouloir gagner sa vie en travaillant et être indépendante.

Contrairement à Ma vie a changé que j’avais lu il y a quelques mois et dont je ne garde qu’un avis mitigé, j’ai vraiment apprécié ici le style d’écriture de Marie-Aude Murail, avec cet humour so british qui me rappelle mes lectures de Jane Austen. La narration à la première personne est celle du roman, même si  le texte reprend la forme d’une pièce de théâtre dans ses dialogues (ce qui n’est pas surprenant tant le théâtre est omniprésent dans l’histoire avec Shakespeare, le métier de comédien de Kenneth, Oscar Wilde ou encore Bernard Shaw). Le texte est également ponctué de nombreuses illustrations à l’aquarelle de Philippe Dumas qui complètent la fantaisie de l’héroïne, notamment en donnant vie à ses animaux comme Master Peter ou le canard Cook. Finalement, j’ai lu en une journée ce roman, laissant dernière moi, presque à regret, la vie de Miss Charity. Quoique, j’ai déjà repéré son adaptation en BD, un premier tome de Loïc Clément et Anne Montel, L’enfance de l’art, étant sorti en février 2020. Coup de cœur pour cet roman jeunesse!

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