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Au fil des pages avec Là où chantent les écrevisses

J’ai lu, lors du Mois Américain 2020, Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (éd. du Seuil, janvier 2020, 480 pages), un premier roman que j’avais déjà repéré dans les sorties littéraires de 2020 pour sa couverture et son titre intrigant. L’histoire débute par le décès mystérieux d’un jeune homme, Chase Andrews, en 1969 au pied d’une tour de guet dans les marais, à côté de la petite ville ségrégationniste de Barkley Cove, en Caroline du Nord. Puis retour dans le passé, en 1952 avec l’histoire d’une jeune enfant de 6 ans, Kya abandonnée par sa mère Ma et laissée à son père Pa, un homme alcoolique et violent, avec Jordie, l’un de ses frères un peu plus âgé qu’elle et qui ne s’est pas encore enfui, dans une cabane insalubre au fonds des marais. 

Les années passent et à 10 ans, Kya se retrouve définitivement seule, après le départ de son père, trouvant ses seules ressources en elle-même et dans les marais. Petit à petit, grâce à sa rencontre avec un  garçon un peu plus âgé qu’elle, Tate qui lui apprend à lire et à écrire, elle arrive à trouver sa place dans les marais. Elle apprend ainsi les sciences et à percer les mystères de la faune et de la flore des marais, ramassant des plumes par exemple, répertoriant les coquillages ou champignons, observant et notant les comportements des animaux et/ou en faisant des croquis ou des aquarelles, etc.

Mais la solitude continue de lui peser, année après année, avec son lot d’abandons comme lorsque Tate part à l’université pour ses études de biologiste et malgré la présence maternante à sa façon du couple de Noirs, Jumping et Mabel qui a veillé sur elle, d’autant que Kya reste pour la communauté blanche de Barkley Cove, la Fille des marais, cette sauvageonne pauvre et analphabète. Devenue une jeune femme, Kya cherche, malgré ses peurs et sa timidité, à rompre cette solitude en se laissant alors séduire par Chase, leurs deux vies s’entremêlant irrémédiablement. Y a-t-il un lien entre cette toute jeune fille abandonnée dans les marais et ce décès survenu des années plus tard et qui a tout l’air d’être un meurtre?

L’autrice alterne entre des chapitres suivant le déroulement de l’enquête sur le décès de Chase et ceux consacrés à la vie de Kya dans les marais sur une vingtaine d’années. Je me laisse plongée dans l’atmosphère si particulière des marais, dans cette Nature tour à tour hostile et bienveillante. Kya est une héroïne très attachante, très forte malgré son jeune âge et sa solitude et qui fait preuve d’incroyables capacités d’adaptation en arrivant à trouver des moyens de survivre et de manger, son père lui ayant laissé un moyen de locomotion indispensable, une petite barque à moteur. Kya arrivera-t-elle à avoir ce petit bout de bonheur malgré tout? Un bon voire très bon moment de lecture avec ce roman mélangeant roman policier, roman initiatique, romance avec un trio amoureux et roman naturaliste! J’aurai pu le choisir tant pour les journées « Nature » que « First Ladies » ou encore « Roman policier », voire même « Désir » de ce Mois Américain.

Pour d’autres avis sur ce roman: Eva, Sabrina et Carine

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Le Mois Américain de Titine #roman policier

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Animal: « Écrevisses »

Au fil des pages avec Désir de chocolat

Lors du RAT gourmand du week-end dernier, j’avais emprunté à la médiathèque des romans dont Désir de chocolat de Care Santos (éd. Robert Laffont, 2015) et que j’ai lu en à peine deux jours. Le roman se décompose en trois actes. Il s’agit en réalité plutôt de trois nouvelles autour de fragments de vie de trois femmes sur trois siècles différentes et dans une même ville: Barcelone. Un objet commun les unit pourtant, une chocolatière en porcelaine blanche et sur laquelle une inscription en lettres bleues et en français a été apposée: « J’appartiens à Madame Adélaïde de France ». En suivant la « vie » de la chocolatière, je remonte le temps et découvre également différentes façons de boire le chocolat.

  • Acte I: « Piment rouge, gingembre et lavande »: le trio amoureux entre Sara Rovira, Max Frey et Oriol Pairot à l’époque contemporaine, lors d’un dîner de retrouvailles en 2010. Sara, à la tête d’une chocolaterie artisanale est mariée à Max mais vit une passion adultérine avec le meilleur ami de ce dernier, Oriol Pairot, un chocolatier de renom. Les trois se sont rencontrés plusieurs années auparavant lors de cours de pâtisserie. C’est d’ailleurs, en ce temps-là que Sara avait acheté une chocolatière chez un brocanteur en pleine nuit et qui permet de servir trois tasses de chocolat chaud.
  • Acte II: « Cacao, sucre et cannelle »: le destin croisé, sous fond d’opéras, d’Aurora, sœur de lait et dame de compagnie de Cándida Turull, épouse d’un fabricant chocolatier, Antoni Sampons et qui s’est enfuie avec un chanteur napolitain, laissant derrière elle sa toute petite fille, Antònia Sampons alors qu’Aurora a été placée comme gouvernante auprès d’un médecin veuf. Je fais ainsi un bond dans le passé, en 1899, la chocolatière ayant appartenu à la famille Sampons puis conservée indûment par Aurora.
  • Acte III: « Poivre, clous de girofles et roucou »: la rencontre, sous fond de complots historiques entre Français et Anglais, du jeune Victor Philibert Guillot et de Marianne. Le premier fait partie d’une délégation française se rendant à Barcelone avec comme présent, une chocolatière. La seconde est la belle et jeune épouse du Maître Chocolatier Fernandes absent et inventeur d’une machine à fabriquer une délicieuse pâte au chocolat – mélange de fèves de cacao, de sucre et d’épices – dont raffole Madame Adélaïde de France et sa sœur, en 1777.

L’écriture de Care Santos se lit facilement et comme une enquête historique à travers la « vie » inversée de la chocolatière avec un mélange des styles et des genres (contemporain dans le titre I, style direct et apostrophant le lecteur par la voix d’Aurora dans le titre II et enfin et épistolaire sous la plume de Victor dans le titre III). La vie des protagonistes est faite de va-et-vient dans le passé à l’intérieur même de chaque acte. Un très bon moment de lecture en compagnie de cette chocolatière qui a vu et entendu tant d’histoires à raconter!

Participation #5 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Amour et relations amoureuses: « Désir »

Au fil des pages avec Beloved

Pour cette journée « Lady First » du 4 septembre 2020 du Mois Américain, j’ai choisi Beloved de Toni Morrison (éd. 10/18, 1986, rééd. 2009), un roman ayant reçu le Prix Pulitzer Fiction en 1988. C’est l’histoire d’une ancienne esclave Sethe, hantée par son passé d’esclave au sein de la plantation du Bon-Abri, dans le Kentucky et par le fantôme de sa fille aînée Beloved décédée et qui tente de se reconstruire en femme libre avec sa fille cadette Denver en 1873 à Cincinnati, dans l’Ohio, quelques années après la Guerre de Sécession. Comment Sethe peut-elle se sentir libre et faire son deuil sans tomber dans la folie alors qu’elle a commis l’irréparable par amour pour ses enfants et qu’elle est traumatisée par des années d’esclavage?

Une lecture dense, poignante et faite de nombreux flash-backs dans le passé des protagonistes et de non-dits, l’autrice étant partie d’un fait divers d’infanticide survenu en 1856 pour dénoncer l’esclavagisme. L’autrice dévoile petit à petit au fil des pages le passé douloureux de Sethe et qui l’amènera à ce qu’elle est devenue en 1873, reprenant parfois un même évènement présenté plusieurs pages précédentes de façon laconique voire presque elliptique pour y revenir un peu plus loin avec un peu plus de détails soit sous les souvenirs de Sethe elle-même ou du point de vue d’autres protagonistes, comme par exemple celui de sa fuite du Bon-Abri.

Pour un autre avis sur ce roman: Enna (dans sa version audio).

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Le Mois Américain de Titine #First Ladies (auteure/féminisme/héroïne)

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Amour et relations amoureuses: « Beloved »

Petit récap’ du Mois Américain 2020

Je participe, pour la première fois cette année, au Mois Américain proposé par Titine du blog « Plaisir à cultiver » tout au long du mois de septembre 2020. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog, sur le groupe Facebook du Mois Américain ou sur le compte Instagram avec Mélanie alias le Shérif @lemoisamericain. Un programme facultatif est prévu:

Ce billet sera actualisé au fil du mois tout en faisant un billet séparé pour chaque participation.

Mais avant de commencer mes lectures, j’ai sélection des romans dans ma bibliothèque, entre lectures et relectures pour un début de PAL: The Expanse 1, L’Éveil du Léviathan de James S.A. Corey (éd. Actes Sud, 2014), La servante écarlate de Margaret Atwood (éd. Robert Laffont, coll. Pavillons Poche, rééd.2019), Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick (éd. J’ai lu, 2013), La reine du bal de Mary Higgins Clark et Alafair Burke (éd. Le livre de poche, 2019) et Beloved de Toni Morrison (éd. 10/18, rééd. 2009).

Le 1er septembre 2020, je reprends ma lecture du tome 1 de The Expanse, L’éveil du Léviathan de James S.A. Corey commencé la veille. J’avais commencé à lire quelques années auparavant, juste après avoir vu la saison 1 de la série éponyme qui reprend vraiment la trame du roman. Cette fois-ci, la lecture est plus plaisante puisque je suis beaucoup moins imprégnée par la série. Je m’arrête pour ce soir au chapitre 7. Je laisse Jim Holden et l’inspecteur Miller après la destruction du Canterbury, un transporteur de glace.

Puis le 3 septembre 2020, je complète ma PAL par un passage en médiathèque. Je suis repartie avec de nombreux romans dont certains sur les conseils de la bibliothécaire: Mille femmes blanches de Jim Fergus (éd. Le cherche midi, rééd.2007), Conflits de famille d’Alison Lurie (éd. Rivages, 1990), La femme au miroir d’Éric-Emmanuel Schmitt (éd. Albin Michel, 2011), Le piège de la belle au bois dormant de Mary Higgins Clark et Alafair Burke (éd. Le livre de poche, 2018) et un roman jeunesse, L’arbre à souhaits de Katherine Applegate (éd. Bayard Jeunesse, 2018).

En soirée, je lis un peu plus de la moitié de L’arbre à souhaits de Katherine Applegate, un roman jeunesse à partir de 8 ans et qui raconte la vie de Rouge, un chêne rouge qui tente d’exaucer le vœu d’une petite fille, Samar qui voudrait avoir un ami. Je termine ce roman le lendemain.

Le 4 septembre 2020, je retourne à la médiathèque, mais dans une autre annexe, pour compléter une nouvelle fois ma PAL : deux albums jeunesse, Blues Bayou de Benjamin Lacombe et Daniela Cytryn (éd. Milan Jeunesse, 2009) et Petit Lièvre et l’Étranger de Vanessa Hié (éd. Nathan, 2011) ainsi que Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (éd. du Seuil, 2020), un premier roman que je commence dans l’après-midi et poursuis en soirée jusqu’au chapitre 4. L’histoire débute par le décès mystérieux d’un jeune homme, Chase Andrews, en 1969 au pied d’une tour de guet dans les marais, à côté de la ville ségrégationniste de Barkley Cove. Puis retour dans le passé, en 1952 où je suis l’histoire d’une jeune enfant de 6 ans, Kya abandonnée par sa mère et laissée à son père Pa, un homme alcoolique et violent, dans une cabane insalubre au fonds des marais. Y a-t-il un lien entre cette toute jeune fille abandonnée dans les marais et ce décès survenu des années plus tard et qui a tout l’air d’être un meurtre?

Le 6 septembre 2020, je continue un peu dans la journée Là où chantent les écrevisses que je termine tard dans la soirée, un peu après 1h du matin, tant la lecture de ce premier roman est prenante, oscillant entre la vie de Kya, « la fille des marais » et l’enquête sur le décès de Chase. Coup de cœur pour ce roman mélangeant roman policier, roman initiatique et roman naturaliste! Je comprends les critiques élogieuses que j’ai pu voir, notamment le lendemain en lisant les billets d’autres participantes.

Le 7 septembre 2020, je commence la lecture, en fin d’après-midi, d’un roman à suspense, Le piège de la belle au bois dormant de Mary Higgins Clark et Alafair Burke, retrouvant avec plaisir Laurie et son émission Suspicion pour quelques chapitres.

Je retourne l’après-midi à la médiathèque pour chercher deux albums jeunesse: Les Sœurs Ramdam de Françoise de Guibert et Ronan Badel (éd. Thierry Magnier, 2015), Rosa Parks de Lisbeth et Marta Antelo (éd. Kimane, 2018) ainsi qu’un roman jeunesse, Les aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain (éd. Flammarion, rééd. 1994).

Le 8 septembre 2020, après le petit déjeuner, nous lisons Les Sœurs Ramdam de Françoise de Guibert et Ronan Badel et Petit Lièvre et l’Étranger illustré par Vanessa Hié (éd. Nathan, 2011). En journée, je continue un peu Le piège de la belle au bois dormant. En fin d’après-midi, pour la journée « Cowboy », nous relisons Wanted, Un crime insoutenable d’Olivier Dupin et Séverine Duchesne et lors des histoires du soir, Les Sœurs Ramdam. Un autre album jeunesse me vient aussi en tête que nous avions lu cet été, Le bison de Catharina Valckx (une aventure de Billy le hamster et de son meilleur ami Jean-Claude le ver de terre).

Fin septembre 2020, je relis Les chemins secrets de la liberté de Barbara Smucker et illustré par Yves Beaujard (éd. Castor Poche Flammarion, 1982, rééd. 1991), un roman jeunesse à partir de 10 ans et qui relate le périple de deux jeunes esclaves fugitives vers le Canada.

  • 2 septembre / « Nature »: Le jardin voyageur de Peter Brown (éd. NordSud, 2010)
  • 4 septembre / « Ladies first (auteure/féminisme/héroïne): Beloved de Toni Morrison (éd. 10/18, 1986, rééd. 2009)
  • 6 septembre / « Album Jeunesse »: Blues Bayou de Benjamin Lacombe et Daniela Cytryn (éd. Milan Jeunesse, 2009)
  • 8 septembre / « la figure du Cowboy »: Les Sœurs Ramdam de Françoise de Guibert et Ronan Badel (éd. Thierry Magnier, 2015)
    Et hors thème: Le Magicien d’Oz de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe, d’après Lyman Frank Baum (éd. Albin Michel Jeunesse, 2018)
  • 10 septembre / « Série TV »:
  • Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (éd. du Seuil, 2020)
  • 12 septembre / Roman XIXe siècle:
  • Petit Lièvre et l’Étranger de Jacqueline Guillemin et Vanessa Hié (éd. Nathan, coll. Musicontes, 2011)
  • Les chemins secrets de la liberté de Barbara Smucker et illustré par Yves Beaujard (éd. Castor Poche Flammarion, 1982, rééd. 1991)
  • 30 septembre / « Essai/documentaire »: Rosa Parks de Lisbeth Kaiser et Marta Antelo (éd. Kimane, coll. Petite & Grande, 2018)

Un RAT gourmand 2020

De ce jour, 21 août au 23 août 2020 minuit, Bidib du blog « La Petite Médiathèque » et FondantGrignote du blog « Croquer des livres » organisent un RAT gourmand dans le cadre de leur challenge Des livres (et des écrans) en cuisine. Ce billet de suivi évoluera donc dans les jours à venir puisque je n’ai toujours pas préparé de PAL pour ce marathon de lectures (mais pas que). Pour y participer, rien de plus simple: il suffit d’une référence gourmande. Alors pour illustrer mes lectures (qui seront surtout des albums jeunesse), je publierai la couverture et une illustration ou une citation gourmande.

Nous commençons la journée par une mise en bouche sucrée avec Pomelo, le petit éléphant rose amateur de fraises (gourmand ou fin gourmet?!). Nous en avions pris plusieurs lors de notre dernier passage à la médiathèque. Nous lisons Pomelo se souvient de Ramona Bàdescu et Benjamin Chaud (éd. Albin Michel Jeunesse, 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans.

Un petit tour chez les autres participants: Bidib, Fondant, Hilde, Myrtille, Sookee et Rachel. Fondant m’a déjà tenté pour faire à mon tour des crêpes. Un petit tour pour acheter des œufs s’impose (d’autant qu’il nous en faut aussi pour des mousses au chocolat). 

Nous lisons également Le dîner de Michel Van Zeveren (éd. L’école des loisirs, coll. Pastel, 2012), un album jeunesse à partir de 2/3 ans. C’est bientôt l’heure du dîner. En attendant, Petit Lapin va jouer dans les bois et se fait capturer par le loup. Il devient alors le dîner. Mais Petit Loup a faim. Résistera-t-il à la tentation d’aller manger le lapin mis dans le frigo? Coup de cœur pour cet album hilarant multipliant les rebondissements et les parallèles entre le comportement de Petit Lapin et du Petit Loup qui n’écoutent pas leur parent! L’auteur s’amuse autour de la thématique de la faim et de la petite enfance.

Et au passage, cela nous a donné envie de relire un autre album de notre bibliothèque, 1,2,3 petits chats qui savaient compter jusqu’à 3 du même auteur, Michel Van Zeveren (éd. L’école des loisirs, 2019). Et comme ils boivent du lait, ça rentre dans le thème aussi!

16h00, petite pause goûter à l’instar du moussaillon Guili et de sa sœur. Nous faisons un cake nature à quatre mains. Pendant que la pâte repose puis que le gâteau cuit, nous relisons Guili, pirate des mers de Fabien Robert et Léa Weber (éd. Milan Jeunesse, 2013).

Petit tour à nouveau chez les autres participantes en rajoutant Sookee et Rachel. Je voyage à travers les différentes étapes culinaires de chacune et me note des idées lecture et/ou recette… En attendant, notre cake est en train de refroidir. Une bonne odeur s’est répandue dans le salon.

Avant d’en manger une part, nous finissons de relire Snoopy, Le garçon à la tête ronde et moi de Charles M. Schulz (éd. Flammarion Jeunesse, 2000), un album BD jeunesse. Charly Brown décide de quitter l’école et de consacrer le reste de sa vie à rendre heureux son chien Snoopy, soit en lui donnant des tas de gâteaux. Serait-ce la recette du bonheur? Une chouette petite histoire gourmande!

Pour les histoires du soir, elles sont placées sous la thématique de la circulation routière avec quand même dans une des deux une référence gourmande mais peu ragoûtante: Rouge et Vert de Gabriel Gay (éd. L’école des Loisirs, coll. Les lutins, 2013, rééd. 2016) – Vert et le pigeon se nourrissant de déchets dont du plastique – et La moto de Marco d’Émilie Beaumont et Alexis Nesme (éd. Fleurus, 2007, rééd.2019).

Après un petit passage sur les blogs des autres participantes, il est déjà 21h30. Finalement, soirée télé avec quand même un petite lecture hors thème: le tome 1 de la BD jeunesse, Les Quatre de Baker Street, L’affaire du rideau bleu de J.B. Djian, Olivier Legrand et David Etien, d’après Arthur Conan Doyle (éd. Vents d’Ouest, 2009). Cela démarre fort avec l’enlèvement d’une jeune fleuriste des rues. Je me laisse plonger dans le Londres de Sherlock Holmes à l’époque victorienne. Hors thème? C’est vite dit vu qu’à la fin, les Quatre prennent le thé chez Sherlock Holmes.

Samedi 22 août 2020, petit déjeuner avec un café et du cake. Miam miam! Pas encore de lecture puisque les blogs des autres participantes ne comptent pas… Et L’Orouge nous rejoint ce samedi pour le marathon gourmand.

Nous relisons Wanted, Un crime insoutenable d’Olivier Dupin et Séverine Duchesne (éd. Frimousse, 2019), un album jeunesse à partir de 6 ans et qui rentre dans le thème gourmand mais chut, je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la la chute hilarante.

Il est bientôt 20h30 et me voici de retour après un après-midi passé dehors. Petit retour en arrière de quelques heures pour vous en parler. Vers 14h00, nous sommes partis à la médiathèque. Et quelle fut ma surprise lorsque j’ai vu tout une vitrine sur le thème gourmand de notre marathon! Toujours avec mon sac de livres à rendre, j’ai feuilleté et pris quelques livres exposés et pouvant être empruntés:

  • Mes desserts de sorcière, Le grimoire enchanté de Brigitte Bulard-Cordeau (éd. du Chène, coll. Le grimoire enchanté, 2009)
  • Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand (éd. Michel Lafon, 2013, rééd. 2016)
  • Désir de chocolat de Care Santos (éd. Michel Lafon, 2015)
  • La cuisine d’Alice au Pays des Merveilles de Christine Ferber, Philippe Model et Bernhard Winkelmann (éd. du Chêne, 2010).

J’ai également emprunté deux autres lectures gourmandes: Une saison au bord de l’eau de Jenny Colgan (éd. Prisma, 2018) et un album jeunesse, Un gâteau au goûter de Christian Voltz (éd. L’école des loisirs, 2019).

Nous avons ensuite fini l’après-midi au parc ombragé. De retour chez nous et comme à chaque fois que nous revenons de la médiathèque, nous allons lu quelques-uns de nos nouveaux emprunts: Protégeons la planète! de Jean-Michel Billioud et Didier Balicevic (éd. Nathan, coll. Kididoc, n°37, 2009), Pop et les méchants de Pierrick Bisinski et Alex Sanders (éd. L’école des loisirs, coll. Loulou & Cie, 2013).

Nous lisons également Un gâteau au goûter de Christian Voltz, un album jeunesse à partir de 3 ans. Monsieur Anatole a invité Mademoiselle Blanche pour le goûter. Mais catastrophe! L’heure approche et il n’a toujours pas réussi à préparer le moindre goûter. Aidé par des animaux marmitons aussi peu doués que lui, il avance dans sa recette. Le goûter plaira-t-il à son invitée? Un album très rigolo!

Puis après le repas, c’était l’heure des deux histoires du soir: Caroline à la mer de Pierre Probst (éd. Hachette Jeunesse, 1989, rééd. 2011) et Parce que de Mac Barnett et Isabelle Arsenault (éd. Little Urban, 2019). C’était rigolo de relire une histoire de Caroline que je n’avais pas relu depuis mon enfance et de la faire découvrir à mon fils. Pas dans le thème mais une histoire de vacances d’été!

Je peux désormais aller faire un petit tour chez les autres participantes dont le billet de suivi de L’Orouge. Entre les plats et les lectures des unes et des autres, c’est un vrai régal! Il est 22h00 passées et je vais commencer à lire Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand (187 pages). Je m’endors peu après 1h30 en ayant terminé ce roman court. L’héroïne possédant un café littéraire parisien appelé « Les gens heureux lisent et boivent du café », je m’attendais à avoir de nombreuses références culinaires et littéraires. Mais non! Son départ dans une toute petite ville irlandaise, Mulranny pour faire le deuil de son mari et de sa petite fille ne nous montrera pas non plus de bons petits plats irlandais. Ce sera un enchaînement de cigarettes, de cafés et de Guiness!

p.72: « – Café? me demanda-t-il brutalement. – Oui, répondis-je en avançant vers lui. – Tu as faim? – Je mangerai plus tard, un café me suffit. Il remplit une assiette et la posa sur le bar. L’odeur des œufs brouillés me donna l’au à la bouche. (…) Je portai la fourchette à la bouche, j’ouvris les yeux en grand. À défaut d’être aimable, c’était un cordon-bleu des œufs brouillés ».

Un an après le terrible accident de la circulation qui a emporté son mari et sa fille, Diane part seule s’enterrer – se reconstruire – en Irlande. Elle loue un cottage à un couple âgé, Abby et Jack dont le neveu, Andrew vit dans la maison voisine. Rien ne semble pouvoir les rapprocher. Et pourtant? Une petite romance qui se laisse lire facilement et qui me permet de repenser à mon voyage en Irlande avec ses habitants accueillants et parlant bien plus le gaélique que l’anglais, surtout plus on descendait vers Cork.

Dimanche 23 août, après le petit déjeuner, je commence à lire Une saison au bord de l’eau de Jenny Colgan. A 9h30, une petite trentaine de pages lues entrecoupées de construction de maisons en légos. Je vais ensuite faire un petit passage chez les autres participantes où je me régale en voyant toutes les préparations réalisées hier.

Après le déjeuner, je prépare des mousses au chocolat noir. Et dans quelques instants, 13h30, je vais retourner dans ma lecture pendant que le père et le fils préparent des pana cotta à la vanille. Avec le confinement, nous avons pris l’habitude à faire nos propres desserts.

Bientôt 16h00. Et qui dit 16h00 dit pause goûter! Je m’arrête dans ma lecture d’Une saison au bord de l’eau pour aller faire un petit tour chez les autres participantes. Encore des lectures pleines de douceur aussi chez elles! Sans oublier le dépaysement pour mes papilles pour le choix de leur déjeuner… Il est vraiment temps d’aller goûter. De mon côté, j’ai également continué à feuilleter Mes desserts de sorcière, Le grimoire enchanté de Brigitte Bulard-Cordeau et La cuisine d’Alice au Pays des Merveilles de Christine Ferber, Philippe Model et Bernhard Winkelmann. Qui sait, je me laisserai peut-être tentée par réaliser certaines des recettes…

Comme Bidib n’a pas hésité à associer démons et cuisine, je vais lire Le loup-garou de Michel Ocelot (éd. Nathan, coll. « Dragons et Princesses », 2010), un album jeunesse à partir de 6 ans et emprunté hier à la médiathèque pour le thème de ce mois-ci du Challenge Contes et Légendes.

« À l’aide! Un malheur épouvantable est arrivé. Yann a été attaqué et dévoré par un loup! (…) Un chasseur s’étonne: – C’est étrange, car ce loup n’est pas un mangeur d’hommes ».

Comme dans Les Contes de la nuit, son film d’animation sorti en 2011, l’auteur raconte l’histoire de deux sœurs – l’Aînée et la Cadette – et d’un jeune homme loup-garou, Yann qui après avoir été longtemps emprisonné épouse l’aînée qu’il pense être à l’origine de sa libération. Mais est-ce vraiment la sœur qui l’a aidé et qui est éprise de lui? Les illustrations en papiers découpés et ombres chinoises apportent une touche féérique à l’histoire, alternant entre des fonds dorés et bleutés. À noter que le texte utilise la nouvelle orthographe et même si la réforme date de 1990, elle m’est toujours difficile à accepter notamment dans l’absence d’accent circonflexe et la présence d’une virgule avant une conjonction de coordination… Mais revenons à l’album qui débute par une scène de fiançailles, illustration qui me permet de rentrer dans le thème gourmand de ce week-end.

21h30, il est temps pour moi de terminer ce RAT gourmand en reprenant ma lecture d’Une saison au bord de l’eau. Mais avant cela et après le repas, il y a eu, comme chaque soir, nos deux histoires du soir: Rocky de La Pat’Patrouille (éd. Hachette Jeunesse, 2015), album jeunesse cartonné au petit format et reprenant un des épisodes du dessin animé et Faites la queue! de Tomoko Ohmura (éd. L’école des loisirs, 2011).

Bien qu’il ne soit pas encore minuit, j’ai d’ores et déjà passé un très bon RAT gourmand en compagnie de toutes les participantes. Un grand merci aux organisatrices, Bidib et Fondant pour ce chouette mélange de lectures et de gourmandises! Je ne pensais pas avoir autant de livres avec des références gourmandes et ne manquerai pas, dans mes prochains billets, de renvoyer au challenge « Des livres (et des écrans) en cuisine » lorsque nos lectures s’y prêteront. Bonne fin de soirée!

24 août 2020, petit retour sur ma soirée: j’ai passé la soirée à lire Une saison au bord de l’eau jusqu’au chapitre 19 (156 pages lues). Et ce matin, un dernier petit tour chez les autres participantes pour découvrir leur fin de RAT et voir la participation de PatiVore.

p.120: « Flora (…) se cala donc dans le fauteuil pour examiner le carnet, ce petit bout de sa mère, des années plus tard. // Il exhalait une légère odeur, un condensé de l’essence de la cuisine; un peu de graisse, de la farine, l’odeur de leur foyer, tout simplement, qui s’était formée comme une patine au fil des ans (…) ».

N’hésitez pas à aller vous régaler chez les autres participantes: Bidib, Fondant, Hilde, Myrtille, Sookee, Rachel, L’Orouge et PatiVore.

RAT

RAT gourmand de Fondant et de Bidib

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