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Point lecture hebdomadaire 2026 #1

En cette fin de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière, semaine de passage de 2025 à 2026. J’en profite pour vous parler d’une petite nouveauté sur le blog qui remonte désormais à plusieurs semaines avec l’arrivée à côté de notre petit macareux Jojo, d’un petit pingouin qu’a choisi mon mini lutin pour représenter ses lectures. 

Nos lectures du 29 décembre 2025 au 4 janvier 2026:

Des lectures jeunesse:

  • (Manga Shōnen) Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde de Kazuyoshi Seto (T6)

Mon mini lutin a lu, le soir même de sa réception, le tome 6 de Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde de Kazuyoshi Seto (éd. Nobi Nobi!, coll. Shônen, avril 2025 – juin 2025 – août 2025 et octobre 2025, 192 pages). Il devra désormais patienter le 1er avril 2026 pour le prochain tome. 

  • (Roman jeunesse) Les Dragons de Nalsara, Au cœur de la tempête de Marie-Hélène Delval et Alban Marilleau (T4)

Mon mini lutin a choisi, à l’école, pour la lecture des vacances de Noël, le tome 4 des Dragons de Nalsara, Au cœur de la tempête de Marie-Hélène Delval et Alban Marilleau (éd. Bayard Jeunesse, coll. Poche, mai 2023, 96 pages), un roman fantasy jeunesse à partir de 7/8 ans, même s’il n’avait pas lu les trois tomes précédents, la maîtresse n’ayant que celui-ci dans sa bibliothèque de classe. Il entend bien lire cette série fantasy de 20 tomes. Heureusement ceux-ci semblent tous disponibles à notre médiathèque. 

  • (Recueil de lettres) Lettres du Père Noël de J.R.R. Tolkien

Pour ce Noël, j’ai fait découvrir à mon mini lutin Lettres du Père Noël de J.R.R. Tolkien (éd. Pocket, rééd. octobre 2013, 160 pages), un recueil de lettres un recueil de lettres que l’écrivain a écrit à ses enfants, de 1920 à 1943, l’aîné John n’ayant que 3 ans en 1920 et la benjamine, Priscilla ayant 14 ans en 1943. J’ai apprécié relire avec mon mini lutin ces lettres qui mêle fantasy, humour, rappel de la réalité et magie de Noël. Au fil des ans et de l’âge avançant de ses enfants, les lettres se complexifient, le Père Noël ayant toujours une explication à son retard de réponse, l’absence de certains cadeaux demandés dans la liste des enfants, mêlant dans ses explications facéties de son assistant, l’Ours Polaire ou bien encore de leurs démêlés avec les gobelins… Un bon moment de lecture, même si parfois cela peut paraître décousu! On y retrouve tout l’amour paternel de Tolkien pour ses enfants, son imagination débordante, tant dans son écriture que ses dessins et sa passion pour jouer avec le langage, allant jusqu’à créer un alphabet et une langue propre à l’Ours Polaire par exemple.

Des lectures adulte:

  • (Roman(ce) historique) Lady Sherlock, Conspiration à Belgravia de Sherry Thomas (T2)

J’ai fini de lire, en e-book, le tome 2 de Lady Sherlock, Conspiration à Belgravia de Sherry Thomas (éd. J’ai lu pour elle, coll. Aventures & Passions, juillet 2021, 384 pages), un roman(ce) policier historique se déroulant à Londres, quelques temps après la fin du tome précédent. Charlotte Holmes accepte d’aider Lady Ingram à retrouver son premier et unique amour, avant son mariage arrangé, qui n’est autre que le demi-frère illégitime de Charlotte, Myron Finch. Mais que cache-t-elle réellement? Charlotte doit-elle en informer Lord Ingram, comme le lui conseille Mme Watson? J’ai une fois de plus apprécié ce deuxième tome qui met surtout l’accent sur l’enquête, Charlotte Holmes se révélant toujours aussi intelligente et détachée de toute émotion et sentiment à l’image de son alter ego masculin qu’elle s’est inventée, Sherlock Holmes Encore un bon voire très bon moment de lecture!

  • (Roman historique) Ce qu’elle a laissé derrière elle d’Ellen Marie Wiseman

J’ai lu, en e-book, Ce qu’elle a laissé derrière elle d’Ellen Marie Wiseman (éd. Faubourg-Marigny, mars 2023, 400 pages), un roman alternant deux époques, entre 1929 avec Clara Cartwright, une jeune femme placée dans un Institut à la demande son père qui refuse de la voir se marier par avec un immigré italien d’un rang social bien inférieur au sien en 1929 et en 1995 avec Izzy Stone, une adolescente de 17 ans qui a été confiée à une nouvelle famille d’accueil, sa mère étant en prison après avoir tué son père. J’ai plus apprécié suivre Clara qu’Izzy, l’histoire de la seconde accumulant bien trop de clichés et de malheurs s’abattant sur l’adolescente à mon goût, encore plus que pour Clara. J’ai pourtant trouvé pertinent le questionnement autour de la perception de la « folie » et de la peur de le devenir (est-elle génétique et donc transmissible à sa descendance?) mais je l’ai trouvé pas suffisamment exploité et tirant trop sur le larmoyant. Il aurait sans doute mieux valu créer plus de personnages plutôt que de concentrés tous les incidents dramatiques sur les deux héroïnes principales. Une lecture mitigée!

  • (Roman historique) Le Bal des folles de Victoria Mas

J’ai également lu Le Bal des folles de Victoria Mas (éd. Albin Michel, août 2019, 256 pages), un roman historique sur le même thème de la psychiatrie que le roman précédent, mais à une époque et dans un pays différent et qui a reçu le Prix des Lycéens – Renaudot en 2019. Cette fois, l’histoire se passe à Paris, à l’hôpital de la Salpêtrière, en février 1885. Alors que le bal de mi-carême se prépare dans une des ailes de l’hôpital, tout est sur le point de changer pour Louise, une adolescente âgée de 16 ans et internée depuis 3 ans et étant une des internées choisie par les médecins pour les cours de Charcot sur l’hystérie, Eugénie, âgée de 19 ans, dernière internée à la demande de son père au motif qu’elle voit les défunts et qui ne veut plus rien à voir avec elle ainsi que l’une des infirmières, Geneviève surnommée l’Ancienne. Au vu de tous les avis élogieux, j’en attendais bien plus, ayant regretté l’aspect fantastique du récit et ayant surtout apprécié le personnage de Geneviève. 

  • (Court roman policier historique) Un Noël au manoir d’Anne Perry

J’ai fini de lire Un Noël au manoir d’Anne Perry (éd. 10/18, novembre 2025, 182 pages), un court roman policier historique de Noël en lecture commune avec Isabelle, Hilde et Syl. Lady Vespasia est invitée, avec son nouvel époux, Victor Narraway, ancien directeur des services secrets britanniques à passer les fêtes de fin d’année chez des amis de longue date, les Cavendish. N’aurait-elle pas dû décliner cette invitation? Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce nouvel opus de Noël, si ce n’est de nombreuses interrogations, doutes et peurs de perdre l’amour de l’autre au sein du couple Vespasia/Victor, même lorsque le contact de Victor est blessé, lui rappelant son seul échec, sa première mission d’espionnage, il y a plus de vingt ans, dans un château en Normandie dont il ne s’est toujours pas remis. J’en reparle très vite. 

Point lecture hebdomadaire 2025 #51

En cette fin de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière au cours de laquelle nous avons continué nos lectures de Noël, avec deux livres de l’Avent qui nous accompagneront, chaque jour (ou soir) jusqu’à Noël: La BD de l’Avent (éd. Le Lombard, septembre 2025, 200 pages) de courtes BD de Noël et L’enfance du Père Noël de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Margot, diff. L’École des Loisirs, octobre 2025, 104 pages), un album jeunesse grand format aux magnifiques illustrations.

Nos lectures du 15 au 21 décembre 2025:

Des lectures jeunesse:

À quelques jours des vacances de Noël, mon mini lutin a déjà lu tous les livres mis dans son calendrier de l’Avent, comme les deux derniers tomes de la trilogie Star Miaou de Josée Paquet et Alice Lemelin: le tome 4.2, Encore un nouveau miaou? (éd. Victor et Anaïs, novembre 2020, 108 pages) et le tome 4.3, La dernière mission (éd. avril 2021, 120 pages), des romans jeunesse revisitant dans l’univers des chats Star Wars. Il a aussi fini de lire le tome 3 de Harper, Harper et la forêt de la Nuit de Cerrie Burnell et Laura Ellen Anderson (éd. Albin Michel Jeunesse, coll. Mes premiers Witty, octobre 2017, 192 pages), troisième tome dans lequel ce conte moderne se mélange avec les contes traditionnels, la forêt de la Nuit étant le berceau de tous les contes de fées. Il ne le sait pas encore mais d’autres livres l’attendent au pied du sapin pour Noël. En attendant, je suis passée à la médiathèque faire quelques emprunts pour nous deux. 

Des lectures adulte:

  • (Romance contemporaine de Noël) Sous les flocons de Noël de Sarah Morgan

J’ai fini de lire, en e-book, Sous les flocons de Noël de Sarah Morgan (éd. HarperCollins, octobre 2024, 280 pages), une romance contemporaine de Noël avec l’histoire de Lucy Clarke qui, alors qu’elle se rend chez un de ses clients, Ross Miller pour tenter de sauver son emploi, est prise pour sa petite amie par sa famille et se retrouve bloquée par une tempête de neige dans les Highlands. Et si la magie de Noël opérait? L’autrice reprend les ingrédients qui ont fait le succès de ses romances de Noël mais sans atteindre, pour moi, Snow Crystal ou Les vœux secrets des sœurs McBride. Tout va (trop vite) comme dans Mariage sous les flocons. Il y est ainsi question de Noël en famille, de secrets, de secondes chances, de rapports enfant/parent, de relation de couple, de parentalité… Ce qui m’a le plus empêché d’apprécier cette histoire est le fait que l’une des jeunes femmes s’appelle Lucy et son histoire est bien trop similaire à celle du film américain, L’Amour à tout prix sorti en 1995 avec dans le rôle-titre Sandra Bullock. 

  • (Romance contemporaine de Noël) Un cadeau parfait, s’il vous plaît de Magali Santos

J’ai lu, en e-book, Un cadeau parfait, s’il vous plaît de Magali Santos (éd. Butterfly, novembre 2025, 304 pages), une romance contemporaine de Noël avec l’histoire d’Élise Martin qui doit faire face à une demande surprenante de l’un de ses clients, Rayan Colin. Là voici à devoir se faire passer pour sa petite amie devant les parents de ce dernier, dans la maison familiale en Savoie. Et si venaient si mêler de vrais sentiments? Comme dans la précédente romance, il est question de famille, de relation de couple, de rapports entre parents/enfants, de la difficulté de trouver un équilibre entre vie familiale et professionnelle… J’ai trouvé l’alchimie bien dosée et mignonne entre Élise et Rayan, avec un brin d’humour. Un bon moment de lecture!

  • (Roman graphique ado) D’or et d’oreillers de Flore Vesco et Mayalen Goust

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, D’or et d’oreillers de Flore Vesco et Mayalen Goust (éd. Rue de Sèvres, septembre 2024, 184 pages), l’autrice adaptant son roman jeunesse éponyme pour un lectorat plus adolescent, à partir de 16 ans et qui s’inspirait lui-même des contes traditionnels comme La princesse au petit pois. Lord Handerson, un riche héritier, a conçu un test pour choisir sa future épouse: celle-ci doit passer une nuit, à Blenkinsop Castle, seule, dans une chambre au centre de laquelle se trouve un lit d’une hauteur invraisemblable. Et Sadima, une femme de chambre, réussissait là où les autres prétendantes, de bonne famille, ont échoué? J’ai encore plus apprécié cette histoire sous cette version graphique très réussie, à l’atmosphère fantastique, gothique et très sensuel. Il y est ainsi question des premiers émois amoureux, d’éveil à la sexualité, de condition de la femme… Un bon voire très bon moment de lecture! J’en reparle très vite.

  • (BD dystopique) Avenir de Pierre-Roland Saint-Dizier, Pierre Benazech et Eliot

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Avenir de Pierre-Roland Saint-Dizier, Pierre Benazech et Eliot (éd. Ankama, avril 2024, 96 pages), une BD adulte que j’avais repérée chez Antigone. Dans un futur proche, la voie professionnelle des enfants est déterminée par le programme ScanPsy, des tests faits par une intelligence artificielle mise au point par l’Institut CentrAvenir, ne laissant guère de place aux aspirations personnelles et permettant la prise en charge des frais de scolarité. C’est le cas du jeune Matt, ayant un TDAH et qui doit être immédiatement placé dans un établissement pour éviter tout risque de délinquance, loin de ses parents alors que celui-ci n’a jamais commis le moindre acte délinquantiel et se rêvant plus tard artiste. Ses parents vont-ils se conformer aux résultats du test? Il y est ainsi question d’orientation professionnelle, de libre-arbitre, d’éducation dans un monde dystopique… Une lecture intéressante avec ce one-shot même si je n’ai pas accroché au style graphique qui met pourtant bien en exergue le contraste entre la vie réelle et celle virtuelle qui permet à la plupart des membres de cette famille d’échapper à un quotidien trop pesant! L’intelligence artificielle ne fait qu’accentuer ce qui se fait déjà pour un grand nombre d’adolescents dans leur cursus scolaire. 

Ma lecture en cours:

(Court roman policier de Noël) Un Noël au manoir d’Anne Perry

J’ai commencé à lire Un Noël au manoir d’Anne Perry (éd. 10/18, novembre 2025, 182 pages), un court roman policier de Noël en lecture commune avec Isabelle, Hilde et Syl. Lady Vespasia est invitée, avec son nouvel époux, Victor Narraway, ancien directeur des services secrets britanniques à passer les fêtes de fin d’année chez des amis, les Cavendish. N’aurait-elle finalement pas dû décliner cette invitation? 

Au fil des pages avec Capitaine Rosalie

En cette semaine du 11 Novembre, j’ai proposé à mon mini sorcier de lire Capitaine Rosalie de Timothée de Fombelle et illustré par Isabelle Arsenault (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Cadet, octobre 2018, rééd. août 2023, 72 pages), un roman jeunesse pour les 7/9 ans, lauréat du 32e Prix des Incorruptibles en 2021 dans la catégorie CE2/CM1 et qui est recommandé par l’Éducation Nationale en classe de CM1/CM2. Au cours de l’hiver 1917, tandis que son père est sur le front et que sa mère est à l’usine d’obus, Rosalie (la narratrice) peut aller à l’école élémentaire, avec les grands même si elle n’a que 5 ans et demi. Alors que tous pensent qu’elle ne fait que rêver et dessiner, la petite fille s’est confiée une mission comme capitaine: apprendre à lire. Parviendra-t-elle à exécuter son plan?

J’ai apprécié cette histoire et la belle relation qui se noue entre Rosalie et sa mère, cette dernière lui lisant, le soir venu, les lettres reçues du front, son père ayant de moins en moins de permissions. Rosalie est bien déterminée à découvrir l »origine du chagrin de sa mère, celle-ci faisant le choix de l’ignorance afin de protéger l’innocence de Rosalie de la guerre qui fait rage. Elles sont toutes les deux attachantes. Derrière la tristesse se mêle de l’espoir dans la quête de vérité de la petite fille séparée de son père par la guerre. Comment laisser loin du conflit les enfants et leur laisser vivre leur jeunesse, sans les voir grandir trop vite? Mais sont-ils si ignorants qu’on voudrait qu’ils le soient? Les illustrations apportent une touche de douceur derrière un texte tout en retenue et en fortes émotions afin d’aborder pudiquement la guerre aux plus jeunes et ses conséquences si bouleversantes. Il y est ainsi question de l’apprentissage de la lecture, de deuil, de relation mère/fille, d’enfance, de la vie à l’arrière pendant la Première Guerre Mondiale… Un très bon moment de lecture avec cette histoire émouvante!

Pour d’autres avis sur ce roman jeunesse: Blandine et Nathalie

Participation #2 Challenge Pages de la Grande Guerre de Nathalie #La vie civile à l’arrière pendant la Guerre

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Prénom: « Rosalie »

Participation # (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Canada/Québec (Illustratrice)

Participation #7 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Roman jeunesse

Au fil des pages avec La maîtresse de Bhatia House (T4)

J’ai lu la quatrième enquête de Perveen Mistry, La maîtresse de Bhatia House de Sujata Massey (éd. Charleston, septembre 2025,  560 pages), un roman policier se déroulant à Bombay, en été 1922, peu de temps avant le début des pluies de mousson. Sa belle-sœur venant d’accoucher d’une petite fille, Perveen se charge d’apporter son don lors d’une levée de fonds en vue de la construction d’un hôpital pour femmes et organisée au domicile de la famille Bhatia, une riche famille gujaratie dont le patriarche, Sir Dwarkanath a fait fortune dans la pierre de construction et vivant à Ghatkopar, en dehors de Bombay. Mais lors de la réception, un incident se produit: les vêtements du petit-fils et héritier de la famille Bhatia prennent feu. Le jeune garçon est sauvé par son ayah, Sunanda. Mais le lendemain, Perveen est surprise de la découvrir parmi un groupe d’individus arrêtés, la jeune femme de 20 ans étant accusée d’avoir bu une tisane censée provoquer un avortement. La procédure lui paraît inhabituelle d’autant que le plaignant à l’origine de son arrestation est introuvable. Pourra-t-elle prouver l’innocence de Suranda?

J’ai apprécié retrouvé Perveen Mistreen, juriste et associée dans le cabinet d’Avocat de son père, qui se retrouve une nouvelle fois mêlée à une affaire de complots et d’enjeux familiaux et politiques qui mettent sa vie en danger. En voulant aider la jeune ayah, la jeune femme se retrouve à enquêter sur une précédente réception de la famille Bhatia, un empoisonnement, des faits de corruption, un incendie volontaire… Pourquoi s’en est-on pris à Suranda? Quelle information si importante détient-elle sans le savoir?

J’ai trouvé l’enquête mieux ficelée que dans le tome précédent avec de multiples ramifications qui touchent au fonctionnement même de la société indienne de l’époque. Nous découvrons le Bombay cosmopolite et patriarcal des années 20, sous domination britannique, avec les communautés parsie, gujaratie ou juive avec le personnage Miriam Penkar, première femme gynécologue et choisie pour être directrice du futur hôpital pour femmes. Il y est ainsi question de la condition de la femme, de ses droits, de sa place dans la société (maternité, criminalisation de l’avortement, accès aux soins et à la Justice en cas de violences faites aux femmes, dépression post-partum, émancipation…), de corruption, de chantage, d’inégalités sociales au sein d’une Inde marquée par l’expansionnisme britannique se heurtant aux États princiers, d’hypocrisie…

Perveen est toujours tiraillée entre les conventions sociales et familiales et ses aspirations d’émancipation féminine, tant sur le plan professionnel que privé. Elle ne peut toujours pas exercer pleinement comme Avocate pour défendre Sunanda au point de ne pas respecter, au départ, toutes les règles déontologiques de sa profession et pouvant mettre à mal sa réputation et celle de sa famille. Elle doit aussi taire ses sentiments à l’égard de Colin Sandringham, leur relation mixte se faisant en secret, ce dernier ayant tout quitté pour rejoindre Perveen. Un bon moment de lecture avec cette nouvelle enquête, malgré quelques longueurs et même si j’ai parfois trouvé le ton et des réflexions de Perveen un peu trop modernes pour l’époque! Je serai au rendez-vous pour le tome 5.

Participation #9 Challenge Les Étapes Indiennes 2025 de Hilde #Indes britanniques

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Métier: « Maîtresse »

Participation # (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #États-Unis

Throwback Thursday Livresque: Fausse identité

TTL n°335 chez Carole #Fausse identité

Ce jeudi 2 octobre 2025, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Fausse identité ».

Pour illustrer ce thème, j’ai choisi:

  • le personnage de Dina Miller, un agent du Mossad qui se fait passer pour une veuve revenant d’Argentine lors d’une mission d’exfiltration aux États-Unis au début des années 60 dans La double vie de Dina Miller de Zoé Brisby (éd. Albin Michel, mars 2024, 272 pages), un roman historique
  • le personnage d’Enola Holmes qui se fait passer pour Ivy Meshle, l’assistante du Dr. Leslie T. Ragostin ou la jeune épouse de ce dernier le jour et une nonne muette venant en aide aux pauvres des bas-quartiers la nuit dans le tome 2 des Enquêtes d’Enola Holmes, L’affaire Lady Alistair de Nancy Springer (éd. France Loisirs, coll. Guanaco, avril 2010, 288 pages), un roman jeunesse à partir de 10 ans ou son adaptation BD par Serena Blasco (éd. Jungle, mai 2016, 64 pages), une BD jeunesse à partir de 9 ans

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « à New-York ».

 

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