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Nos lectures « Hänsel et Gretel »

Je continue de compiler les contes traditionnels que nous lisons. Cette fois, il s’agit de différentes versions de Hänsel et Gretel. Ce conte traditionnel est paru pour la première fois dans Les Contes de l’enfance et du foyer des Frères Grimm, en 1812. Les Frères Grimm ont eu même modifié, à plusieurs reprises, leur conte. Ce conte fait d’ailleurs penser à celle du Petit Poucet et à Baba Yaga.

Des versions classiques:

  • Hänsel et Gretel de Lorenzo Mattotti, d’après les Frères Grimm (éd. Gallimard Jeunesse, 2009), un album jeunesse grand format à partir de 8 ans et recommandé par le Ministère de l’Éducation Nationale pour le cycle 2 de l’école primaire. L’album alterne texte et illustrations en noir et blanc faisant ressentir la peur ressentie par les deux enfants lorsqu’ils sont abandonnés dans la forêt ou lorsqu’ils sont capturés par la méchante sorcière. 
  • Hänsel et Gretel de Matteo Gaule (éd. Sassi Junior, 2017), un album jeunesse à découpes et à partir de 5 ans, une version avec un texte simplifiée et de fines illustrations au laser plus colorées et moins sombres malgré son propos que l’album illustré par Lorenzo Mattotti.
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Des versions détournées/revisitées du conte:

  • Hansel et Gretel de Solène Gaynecoetche et Laurent Tardy (éd. Bilboquet, 2016), un album jeunesse à partir de 5 ans et qui revisite le conte originel en alternant les points de vue entre à gauche, celui des enfants et à droite, celui de vieille dame ayant confectionné une maison toute en sucreries et que l’on disait sorcière.
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Des histoires reprenant le(s) personnage(s) du conte:

  • Dans la grande forêt de Jeanne Boyer et Caroline Hüe (éd. Milan, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans, Rosalie devant se défaire de la méchante sorcière de Hänsel et Gretel.

Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie

Au fil des pages avec Mary Jane

Pour la journée BD du British Mysteries Month, j’ai choisi une BD que j’avais lue début janvier 2021: Mary Jane de Frank Le Gall et Damien Cuvillier (éd. Futuropolis, 2020), une BD pour des lecteurs adultes et relatant la vie brisée de la dernière victime de Jack l’Éventreur.

En 1880, veuve à 19 ans d’un mineur mort lors d’un accident dans une mine du Pays de Galle, Mary Jane fuit son placement dans une workhouse pour rejoindre sa sœur à Cardiff. Mais après avoir perdu sa valise et près avoir rencontré des rôdeurs en chemin, elle décide finalement de se rendre à Londres. Bien démunie, elle se laisse amadouer par un rabatteur qui la livre à une proxénète, Mistress Kate. Commence alors une descente aux enfers faite de prostitution et d’alcoolisme. Mary Jane tente pourtant de vivre, ou plutôt de survivre, en s’enfuyant à Paris ou en s’installant avec Joseph Barnett. Mais il est bien difficile de vivre comme femme seule, sans ressources, dans un Londres du XIXème siècle en plein essor industriel. Mary Jane enchaîne les mauvaises rencontres qui l’entraînent dans l’un des quartiers les plus malfamés de Londres, Whitechapel.

Les illustrations à l’aquarelle de Damien Cuvillier participent à l’ambiance glauque, pesante et oppressante de l’histoire. Mary Jane renvoie à la misère sociale qui touchait de nombreuses femmes pauvres de l’époque victorienne bien avant d’être une des victimes de Jack l’éventreur. D’ailleurs, même si le récit démarre comme une enquête policière avec l’interrogatoire de témoins ayant connu la jeune femme, il devient très vite le récit touchant et cruel d’une vie. Une BD qui ne laissera pas indifférent avec cette biographie fictive de Mary Jane Kelly qui s’attarde surtout sur sa vie et non sa fin tragique!

Pour un autre avis: Lou.

Participation #4 Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #British Mysteries Month 2021

Participation #3 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #BD

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Prénom: « Mary Jane »

Au fil des pages avec Le tout petit bébé de la rivière

J’emprunte à la médiathèque Le tout petit bébé de la rivière d’Armelle Modéré (éd. Albin Michel Jeunesse, 2017), un album jeunesse à partir de 5 ans (voire plus grand) et abordant l’abandon des petites filles en Inde. Un matin, au bord de la rivière, une vieille éléphante pauvre, Alhadita découvre un nourrisson abandonné, une petite fille qu’elle adopte et appelle Ambu. La petite fille grandit auprès d’elle. Mais un jour, Alhadita se blesse. Sur le chemin de l’hôpital, un autre nourrisson est trouvé et Ambu en apprend plus sur son passé.

Quel thème dur abordé avec beaucoup de douceur par Armelle Modéré! Le destin de nombreuses petites filles en Inde est tragique. Abandonnées dès la naissance, la mort attend la plupart d’entre elles. Celles qui survivent finissent dans des orphelinats et quelques-unes sont adoptées comme Ambu. Le fait que les personnages soient des animaux anthropomorphes atténue cette douloureuse réalité basée, comme le rappelle l’avant-propos, sur d’anciens préjugés et le coût de la dot à payer à la famille lors du mariage d’une fille qui ont malheureusement encore cours en Inde. Il y est aussi question de pauvreté et de l’accès à l’école. Un album jeunesse qui se veut malgré tout optimiste avec cette très jolie relation parent/enfant entre Alhadita et Ambu!

Participation #1 Les Étapes Indiennes 2021 de Hilde #6 Jeunesse indienne

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Lieu: « Rivière »

challenge 2021 lire au féminin

Participation #7 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure européenne

Participation #24 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Thé

Au fil des pages avec Le Petit Poucet

J’emprunte à la médiathèque Le Petit Poucet de Charles Perrault et Jean-Marc Rochette (éd. Casterman, 2001), un album jeunesse à partir de 6 ans. Dernier né d’une fratrie de sept enfants d’un couple fort pauvre de bûcherons, le Petit Poucet est certes le plus chétif et souffre-douleurs de ses frères mais il se révèle aussi et surtout le plus rusé et espiègle. Arrivera-t-il à déjouer le plan de leurs parents de les abandonner dans la forêt?

Il s’agit d’une très jolie version illustrée du conte et qui reprend presque intégralement le texte original et sombre de Charles Perrault paru dans Les Contes de ma mère l’Oye en 1697, avec deux fins possibles et une morale finale. On y retrouve le Petit Poucet, les cailloux blancs, les miettes de pain et sa redoutable rencontre avec l’ogre et ses bottes de sept lieues. J’ai beaucoup apprécié les illustrations à la fois sombre et poétique, à l’image du texte. Le Petit Poucet est un petit garçon curieux, observateur et malin qui réussit à ne pas mourir de faim et à ne pas être dévoré par l’ogre contre toute attente, malgré sa condition.

Challenge Halloween de Hilde et Lou

Participation #52 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Au pays des Ogres

année

Participation #12 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Au fil des pages avec Là où chantent les écrevisses

J’emprunte à la médiathèque, lors du Mois Américain, Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (éd. du Seuil, 2020), un premier roman que j’avais déjà repéré dans les sorties littéraires de 2020 pour sa couverture et son titre intrigant. L’histoire débute par le décès mystérieux d’un jeune homme, Chase Andrews, en 1969 au pied d’une tour de guet dans les marais, à côté de la petite ville ségrégationniste de Barkley Cove, en Caroline du Nord. Puis retour dans le passé, en 1952 avec l’histoire d’une jeune enfant de 6 ans, Kya abandonnée par sa mère Ma et laissée à son père Pa, un homme alcoolique et violent, avec Jordie, l’un de ses frères un peu plus âgé qu’elle et qui ne s’est pas encore enfui, dans une cabane insalubre au fonds des marais. 

Les années passent et à 10 ans, Kya se retrouve définitivement seule, après le départ de son père, trouvant ses seules ressources en elle-même et dans les marais. Petit à petit, grâce à sa rencontre avec un  garçon un peu plus âgé qu’elle, Tate qui lui apprend à lire et à écrire, elle arrive à trouver sa place dans les marais. Elle apprend ainsi les sciences et à percer les mystères de la faune et de la flore des marais, ramassant des plumes par exemple, répertoriant les coquillages ou champignons, observant et notant les comportements des animaux et/ou en faisant des croquis ou des aquarelles, etc.

Mais la solitude continue de lui peser, année après année, avec son lot d’abandons comme lorsque Tate part à l’université pour ses études de biologiste et malgré la présence maternante à sa façon du couple de Noirs, Jumping et Mabel qui a veillé sur elle, d’autant que Kya reste pour la communauté blanche de Barkley Cove, la Fille des marais, cette sauvageonne pauvre et analphabète.

Devenue une jeune femme, Kya cherche, malgré ses peurs et sa timidité, à rompre cette solitude en se laissant alors séduire par Chase, leurs deux vies s’entremêlant irrémédiablement. Y a-t-il un lien entre cette toute jeune fille abandonnée dans les marais et ce décès survenu des années plus tard et qui a tout l’air d’être un meurtre?

L’autrice alterne entre des chapitres suivant le déroulement de l’enquête sur le décès de Chase et ceux consacrés à la vie de Kya dans les marais sur une vingtaine d’années. Je me laisse plongée dans l’atmosphère si particulière des marais, dans cette Nature tour à tour hostile et bienveillante. Kya est une héroïne très attachante, très forte malgré son jeune âge et sa solitude et qui fait preuve d’incroyables capacités d’adaptation en arrivant à trouver des moyens de survivre et de manger, son père lui ayant laissé un moyen de locomotion indispensable, une petite barque à moteur. Kya arrivera-t-elle à avoir ce petit bout de bonheur malgré tout? Coup de cœur pour ce roman mélangeant roman policier, roman initiatique, romance avec un trio amoureux et roman naturaliste! J’aurai pu le choisir tant pour les journées « Nature » que « First Ladies » ou encore « Roman policier », voire même « Désir » de ce Mois Américain.

Pour d’autres avis sur ce roman: Eva, Sabrina et Carine

america

Le Mois Américain de Titine #roman policier

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Animal: « Écrevisses »

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