Étiquette : Ligne Maginot

Sur la route sinueuse des Gorges de la Vésubie

Chiuse de Saint-Jean La Rivière

Ce 25 mai 2019, nous nous rendons dans la Vallée de la Vésubie et nous arrêtons au niveau d’une aire de pique-nique installée au bord de la Vésubie et de ses gorges, à quelques kilomètres de Saint-Jean-la-Rivière. C’est l’occasion pour moi de prendre une photo pour la semaine 21 du Projet 52-2019 de Du Côté de Chez Ma’,  le thème étant « Route« . Voici donc une photographie de la route de la Vésubie au niveau des gorges et de la Chiuse de Saint-Jean La Rivière, ouvrage militaire d’infanterie de la Ligne Maginot qui avait été creusé dans la falaise dans les années 1880.

Bergeronnette des ruisseaux

J’en profite également pour observer des oiseaux dont cette bergeronnette des ruisseaux posée un très bref instant sur un rocher au fond des gorges. D’ailleurs un peu plus tôt dans l’après-midi, avant Saint-Martin-du-Var, nous avions pu voir un circaète Jean-le-Blanc. L’aire de pique-nique est également un point de départ ou de passage de randonnées (balise n°126).

Fraxinelle

Phalangère à fleur de lys

De nombreuses fleurs nous entourent, en particulier des pâquerettes tout autour des tables de pique-nique. De l’autre côté de la route, le chemin de randonnée surplombant les gorges est aussi tout fleuri: des cistes cotonneux, des fraxinelles (espèce protégée), des mélisses ou encore des phalangères à fleur de lys, etc.

Sentier de découverte de l’ouvrage Maginot de Roquebrune-Cornillat

Ce 19 août 2018, en début d’après-midi, nous sortons chercher un peu d’ombre, malgré les 30 degrés, dans le parc naturel départemental du Cros de Casté. Ce parc, bien balisé, se situe sur les hauteurs de Roquebrune-Cap-Martin. Après une hésitation sur les derniers mètres, nous passons un portail d’entrée d’un lotissement pour prendre à gauche jusqu’au parking d’entrée du parc. Des tables de pique-nique ont été aménagées sous des oliviers. Un goûter d’anniversaire est en train de s’y préparer au moment où nous nous garons.

Nous marchons le long du sentier aménagé en suivant le balisage des différents bâtiments de l’ouvrage Maginot, construit à 321 mètres d’altitude. Cet ouvrage, durant l’année 1940, a accueilli une garnison de presque 300 soldats et pouvait leur permettre de vivre en autonomie complète pendant 3 mois. L’accent avait été mis sur l’aération du site. L’ouvrage était composé principalement de pièces d’artillerie de 75 mm, de mortiers de 81 mm et de fusils-mitrailleurs.

Nous arrivons d’abord au niveau des cloches cuirassées des blocs puis nous descendons au niveau des entrées en contrebas. Ces blocs sont imposants et témoignent encore de leur importance pendant la Seconde Guerre Mondiale. Des panneaux indicatifs offrent de nombreuses explications très abordables pour les enfants. La végétation s’est depuis, à nouveau, développée. Une des cloches cuirassées semble même être devenue un nid à frelons. La vue sur le littoral, Monaco d’un côté et l’Italie de l’autre est vraiment belle. Ce panorama vaut à lui seul la balade au cours de laquelle nous avons été quasiment seuls.

Les Gorges du Cians – Petite et Grande Clues

Ce 25 mars 2018, nous passons en voiture Touët-sur-Var sur la D6202. A l’Ouest du village, en tournant à droite, nous remontons la D28, après avoir passé le fleuve Var, dont le Cians est un de ses affluents. Nous débutons alors les Gorges du Cians passant, selon les lacets, très prêts du cours d’eau et à d’autres moments en le surplombant. Au départ des Gorges inférieures du Cians, la route longe de grandes parois lisses et blanches. Par moment, la roche est également noire. Il s’agit de schistes noirs, de marnes et de calcaires datant du Secondaire.

Puis la D28 passe à travers la forêt domaniale de Cians composée pour l’essentiel de chênes et de pins.  Bientôt la roche devient rouge. Ce sont des pélites rouges datant du Permien et provenant du Dôme de Barrot (2.137 mètres d’altitude), lorsque l’Estérel était encore un volcan actif. Nous pouvons furtivement observer notamment des hirondelles des rochers, des bergeronnettes grises et des geais des chênes. Dans ces gorges, vivent également des chauve-souris.

Une fois au niveau de Rigaud, nous sommes désormais dans les Gorges supérieures du Cians. Puis nous passons le Pra d’Astier tout en continuant sur la D28. Au hasard d’un virage, une grande peluche Winnie l’Ourson est posée sur le sol avec des boules de Noël sous un petit mélèze. Nous préférons imaginer sa présence à une blague faite pour Noël qu’à un accident tragique de la circulation. Nous laissons derrière nous cette curieuse présence. La route devient de plus en plus sinueuse et étroite. Un trou est même en formation, un panneau nous en ayant informé dès l’entrée dans les gorges. Nous redoublons de vigilance.

Casemate du Raton

Casemate du Raton

Clue du Raton

Nous passons au niveau de la casemate du Raton, ouvrage défensif de deuxième position de résistance. Il fut construit en 1939 dans le cadre de la ligne Maginot pour parer toute offensive des troupes italiennes pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est également un point de départ pour le canyoning dans la clue du Raton.

Petite Clue du Cians

Campanule

Quelques minutes après, nous nous garons sur le petit parking aménagé de la Petite Clue du Cians. Une fois la voiture garée, nous empruntons la promenade piétonne, large sentier goudronné. L’hiver semble vouloir rester encore dans ces lieux, la température ne dépassant pas les 10 degrés dans la petite clue, malgré le fait que l’on soit fin mars. L’eau est encore gelée par endroits, certaines cascades ayant été transformées en murs de stalactites de glace. Les mousses sont pourtant présentes. Le printemps est ainsi en train d’éclore sous ces restes hivernaux : nous voyons au bord de l’eau des campanules, grandes fleurs bleues en clochettes qui ont fleuri.

Sur notre droite, a été prévu un accès réservé pour les pêcheurs. De nombreuses truites fario peuplent le Cians en tant que rivière de première catégorie. Quelques peu farouches et sortant de  leur période de reproduction, nous n’en verrons pas. Un vieux pêcheur tente également d’en attraper et change régulièrement d’endroits avec sa canne à pêche, a priori sans succès non plus.

Nous rentrons dans une cabane en bois perdue au milieu de ces gorges et dans laquelle un feu de bois a été allumé quelques heures auparavant. Puis nous reprenons le sentier sur quelques mètres encore. En contrebas, nous entendons les cascades du Cians. L’eau est limpide et a poli de très jolies morceaux de pélites rouges.

Puis nous retournons à la voiture sans manquer de nous arrêter une nouvelle fois pour admirer le paysage.

Nous reprenons la D28, toujours dans le sens de la montée, jusqu’à la Grande Clue du Cians. Un parking est fléché juste avant le tunnel de la Grande Clue du Cians mais est plus sommaire que celui de la Petite Clue.

Grande Clue de Cians

Nous nous y garons et marchons un court instant sur le bas côté de la route jusqu’à l’entrée du sentier aménagé. Nous hésitons dans un premier temps à trop avancer en raison de l’immense trou formé par les intempéries hivernales. Puis nous avançons et rions en voyant sur le sol des tags d’un lapin avec une tronçonneuse et de trois tortues portant des casques de sécurité.

Nous marchons le long des parois qui semblent presque se toucher. En réalité, elles se rapprochent à près d’un mètre les unes des autres à certains endroits. Un jeu d’ombre et de lumière se crée sous nos yeux, les rayons du soleil ayant du mal à se faufiler dans cette clue plus étroite que la précédente.

Nous continuons de marcher dans ce superbe endroit. Nous sommes pourtant peu nombreux à nous y arrêter au vu des nombreuses voitures qui redescendent. Le passage s’élargit et nous permet d’admirer les formations créées dans la roche au loin. Le vent s’engouffre à travers les parois. Comme dans la petite clue, traces hivernales et printanières se mélangent.

Puis nous revenons sur nos pas tout en refaisant plusieurs arrêts et regagnons notre voiture pour rentrer chez nous. En effet, nous n’irons pas plus loin même si la D28 permet de rejoindre Beuil (1.442 mètres d’altitude), commune sur laquelle le Cians prend sa source, au pied du Mont Mounier (2.817 mètres d’altitude). Il est également possible d’aller jusqu’à Valberg, station de skis à 1.670 mètres d’altitude.

Visite de l’ouvrage de l’Agaisen – Sospel

Ce 16 septembre 2012, journée du Patrimoine, nous choisissons de nous rendre au-dessus de Sospel, à 900 mètres d’altitude, visiter un des ouvrages d’artillerie de la ligne Maginot, celui de l’Agaisen. Nous avons la possibillité de visiter ce lieu grâce à une équipe de bénévoles qui le préservent.

Un peu d’histoire : Cette fortification a été construite de 1930 à 1934. Elle a servi à défendre la vallée de la Bévéra avec l’ouvrage voisin de Saint-Roch pendant la Seconde Guerre Mondiale contre les troupes italiennes. Mais entre 1943 et 1944, les troupes allemandes se sont installées sur le site et ont utilisé une des tourelles lors de combat. En octobre 1944, les Allemands quittent les lieux et Sospel, tout en prenant soin de saboter l’ouvrage. Puis après guerre, le service du Génie militaire est chargé de sa reconstruction et fait appel à des villageois de Sospel mais aussi des ouvriers italiens…

Les armes et munitions encore présentes dans ces souterrains sur plusieurs niveaux impressionnent, telles que les conditions de vie de l’époque.

Tout avait été pensé pour permettre aux soldats de pouvoir vivre en autarcie trois mois, coupés de tout: des postes de commandement, des salles de filtres à air, des groupes électrogènes, une cuisine, des systèmes de ventilation, des magasins de nourritures, d’eau, de munitions et de gazole… Pour atteindre les blocs, nous passons par d’étroits escaliers, à côté des monte-charges.

Sospel

Une heure et demi s’est écoulée dans ce lieu resté figé dans le temps. Nous regagnons la sortie pour une pause café dans un des restaurants de Sospel.

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