Étiquette : humour (Page 1 of 17)

Au fil des pages avec le tome 1 des Tribulations d’Esther Parmentier

J’ai lu, je dirai même j’ai dévoré, Les tribulations d’Esther Parmentier, Cadavre haché Vampire fâché, Une enquête sang pour sang de Maëlle Desard (éd. Rageot, 2019, 383 pages), un roman jeunesse pour adolescents repéré chez Tiphanya dans ses coups de cœur.

Du jour au lendemain, Esther Parmentier, une jeune femme de 19 ans apprend qu’elle est une sorcière et devient sorcière stagiaire de la Division Grand Est de  l’ACDCS – l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Bien qu’étant notée 2 sur 82 sur l’échelle des pouvoirs, la jeune femme a la capacité de résister aux pouvoirs de séduction des créatures. Elle est alors plongée dans un monde magique jusque-là totalement inconnu et fait la connaissance de son nouveau patron Verner, un loup-garou alpha et de ses improbables collègues: Dario un djinn séducteur, Mireille une sorcière surpuissante, Marine une banshee, Roger une goule affamée et même Mozzie un fantôme accro aux jeux de rôle en ligne. Esther fait ainsi ses premiers pas en tant que sorcière stagiaire auprès de l’agent Loan, un vampire qui est chargé d’enquêter sur l’affaire du Ghost Challenge avec de nombreuses disparitions inquiétantes d’adolescents à Strasbourg et alentour. Des créatures surnaturelles seraient-elles responsables de ces disparitions?

La narration est à l’image du titre du roman, avec de nombreuses références à la pop culture et beaucoup d’humour. Avec une écriture pétillante, rythmée et moderne, Maëlle Desard a développé tout un univers magique qui bouscule un peu les codes entre une Terre peuplée de créatures surnaturelles aux compétences revisitées et de portails la reliant au Sidh. J’ai également beaucoup apprécié le personnage de Mozzie et la façon dont l’autrice a retranscrit par des smileys et kaomojis sa façon virtuelle de communiquer.

Esther Parmentier est une jeune femme qui a un tempérament explosif, avec une belle répartie et qui ne se laisse pas faire par son tuteur, l’agent Loan, même si au vu de son inexpérience du monde magique et de son jeune âge, elle arrive quand même à tout démêler très rapidement, grâce à ses capacités en informatique. Un très bon moment de lecture en compagnie d’Esther, une sorcière atypique mais attachante tout comme ses coéquipiers! J’ai déjà noté qu’un deuxième tome est paru. Au passage, je valide la case 14 « Plume féminine » du bingo.

Pour un autre avis sur ce tome 1: Samarian.

Participation #25 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Roman jeunesse et Case 14 du bingo

Participation #69 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Au fil des pages avec le tome 1 de Magic Charly

Cet été, j’avais lu le tome 1 de la trilogie Magic Charly, L’apprenti d’Audrey Alwett (éd. Gallimard Jeunesse, 2019, 416 pages), un roman jeunesse fantasy à partir de 12 ans et avec une magnifique illustration de couverture de Stan Manoukian. C’est aussi une lecture commune (T1 et/ou T2) dans le cadre du Challenge Halloween 2021.

Charly Vernier, un adolescent noir de 14 ans vit seul avec sa mère à Aix-en-Provence, cette dernière étant la directrice de son école, L’école des Allumettes Hurluberlu et son chat blanc. Mais après 5 ans d’absence, sa grand-mère maternelle, Dame Mélisse vient habiter chez eux bien affaiblie, ayant complètement perdu la mémoire. Le monde de Charly s’en trouve alors totalement chamboulé, ce dernier découvrant tout un pan de son passé depuis longtemps enfoui: il fait partie d’une famille de Magiciers.  Sa grand-mère n’est pas devenue sénile mais ses souvenirs lui ont été volés. Il décide donc d’apprendre la magie et devient un apprenti magicier auprès de Maître Lin qui a bien connu Dame Mélisse. Cela sera-t-il suffisant pour sauver sa grand-mère? Heureusement, il pourra compter sur deux élèves de son école, sa meilleure amie June qui n’a pas sa langue dans la poche et qui passe son temps à rechercher la meilleure bêtise à faire sans craindre les conséquences contrairement à Charly, plus posé et qui fait tout pour éviter les conflits et aussi la très sérieuse et mystérieuse Sapotille.

Comme dans tout tome introductif, Audrey Alwett prend le temps de poser le décor très riche et détaillé en emmenant le lecteur dans un monde magique à la fois drôle et fantaisiste, même si on sent déjà un côté sombre et inquiétant. Avec une imagination foisonnante couplée à un vocabulaire déjanté fait de mots inventés et de mots-valises, l’autrice fourmille d’idées magiques farfelues comme par exemple, Pépouze, une serpillière animée qu’on voudrait bien aussi adopter, des grimoires volants ou des citrolles pour se déplacer ou bien encore des gourmandises magiques qu’on dégusterait bien comme des beignets de prédiction avec beaucoup de sucrétincelle, des apocachips, des croissoleils ou même des madeleines de réconfort. On retrouve certes des allusions plus ou moins prononcées à Harry Potter ou au Disque-Monde mais Audrey Alwett a su créer un univers bien à elle, ce qu’elle avait déjà fait en tant que scénariste de Princesse Sara, une BD jeunesse. 

Puis  l’histoire s’accélère et j’enchaîne alors les chapitres, découvrant comme Charly avec enthousiasme ou inquiétude le monde bien codifié des Magiciers comme peut l’être celui des quiétons (ceux qui vivent sans magie et sans même connaître son existence). Il est ainsi question de quête initiatique, d’amitié, de secrets de famille et de complots. D’autre part, au-delà de la dimension magique, ce premier tome aborde des questions sociétales comme par exemple les dérives du pouvoir politico-judiciaire, le marché parallèle de magie qui est présentée comme une ressource rare, les inégalités de classe ou bien encore la mort, la vieillesse…

Un très bon moment de lecture en compagnie d’un trio d’adolescents attachants et qui se termine en plein suspense! Au passage, je coche la case 12 « French touch » du bingo puisque l’histoire se passe dans la ville revisitée d’Aix-en-Provence et dans une ville fictive de Bretagne, Thadam. Le troisième et dernier tome, Après tout, le déluge est prévu pour septembre 2022. Mais avant cela, je consacrerai, dimanche prochain, un billet au tome 2, Bienvenue à Saint-Fouettard lu ce mois-ci. 

Pour d’autres avis sur le tome 1: Chicky Poo, Tiphanya (IG), Hilde, Blandine (et son trio) et Lou.

Participation #15 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Roman jeunesse et case 12 du bingo

Participation #65 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Participation #69 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Gourmandises magiques

Au fil des pages avec Cher Monstre

Nous lisons et relisons Cher Monstre d’Emma Yarlett (éd. Albin Michel Jeunesse, 2019), un album jeunesse à partir de 4 ans avec des lettres à ouvrir. Repéré chez Lou lors du Challenge Halloween 2019, je l’avais emprunté dans la foulée sans le chroniquer. De même en 2020. Alors je profite que cet album jeunesse a rejoint nos bibliothèques (à force de l’emprunter…) pour le chroniquer cette année.

Un monstre des cavernes capture un jeune enfant appétissant et décide d’inviter ses amis à partager ce futur festin autour d’un dîner. Chaque convive répond par lettre au monstre lui soumettant une exigence alimentaire bien particulière: un plat gras et juteux pour l’un, bien salé pour un autre… Mais le petit dîner – le jeune garçon – entend bien rester en vie et tente de gagner du temps. Quel dîner sera finalement servi?

Il y est question d’amitié, de courage et de ruse avec des monstres pas si monstrueux. Les jolies illustrations sont colorées et pleines de peps. Un très bon moment de lecture rigolo et gourmand avec ce livre participatif sur le même principe que Cher dragon et Cher Père Noël de la même autrice! A choisir nous préférons les doigts en chocolat plutôt que les ongles et frites sur compotée d’orteils.

Pour un autre avis sur cet album jeunesse: Lou.

Participation #13 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Monstre et album jeunesse

Participation #63 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice anglaise

Participation #37 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

Participation #68 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Madame le Lapin Blanc

Voici avec autant de retard qu’aurait pu en avoir le Lapin Blanc d’Alice, mon billet prévu initialement samedi sur Madame le Lapin Blanc de Gilles Bachelet (éd. Seuil Jeunesse, 2012), un album jeunesse prenant le point de vue de la femme du célèbre lapin blanc toujours en retard d’Alice au Pays des Merveilles. Repéré il y a longtemps à la médiathèque, j’attendais de relire Alice au Pays des Merveilles pour l’emprunter, ce qui fut chose faite en juin 2021 en compagnie de Blandine.

Madame le Lapin Blanc écrit à son journal son quotidien bien rempli, entre sa vie de femme au foyer avec ses six enfants (comme une fille aînée adolescente rêvant d’être mannequin, des jumeaux turbulents ou bien encore une autre fille terrifiée d’aller à l’école…) et d’épouse du Lapin blanc obnubilé par son travail au Palais, sans oublier l’adoption du chat du Cheshire et les visites d’Alice, tantôt immense tantôt minuscule.

Dans l’intimité de la famille du Lapin blanc, il est question de critique sociale, des rapports Homme/Femme dans les tâches domestiques et de la condition de la femme. Les illustrations colorées, expressives et remplies de détails plongent le lecteur dans un univers carrollien et victorien revisité et participent à l’humour grinçant de l’histoire, humour s’appuyant également sur le décalage entre les anecdotes de bonheur notées dans son journal par Madame le Lapin Blanc et retranscrites en images loufoques par Gilles Bachelet.

Un très bon moment de lecture hilarant avec cet album jeunesse à partir de 6/7 ans mais plutôt pour les plus âgés qui connaissent l’univers carrollien pour en comprendre l’humour et les clins d’œil! Sans oublier un passage gourmand avec une double-page de recettes de carottes imaginées par Gilles Bachelet.

Pour une autre lecture autour d’Alice au Pays des Merveilles: Blandine avec Dans mon petit monde de Sandrine Bonini et Élodie Bouédec.

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégorie Couleur: « Blanc »

Participation #62 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Carottes

Participation #37 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

Participation #59 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Au fil des pages avec Jojo L’Ombrelle

Nous lisons et relisons Jojo L’Ombrelle de Didier Lévy et Nathalie Dieterlé (éd. Belin Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a fait partie de la sélection CP du 28ème Prix des Incos en 2017. C’est la guerre dans la savane depuis plusieurs jours. En pleine bataille, un éléphant avec son ombrelle Jojo provoque un cessez-le-feu provisoire: il a perdu la mémoire. Les autres animaux viennent l’aider. Mais Jojo ne ferait-il pas semblant pour faire revenir la paix? Par ce stratagème, réussira-t-il à réunir ensemble les animaux bagarreurs qui étaient pourtant amis autrefois?

L’histoire aborde avec humour l’absurdité de la guerre, le vivre ensemble et la fraternité. Jojo est un éléphant attachant et malicieux mais aussi gourmand. On irait bien avec eux se régaler de fruits exotiques (mangues, caramboles, papayes…). Les illustrations sont colorées et dynamiques. Coup de cœur pour cet album jeunesse!

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégorie Objet: « Ombrelle »

Participation #59 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Fruits exotiques

 

« Older posts

© 2022 JOJO EN HERBE

Theme by Anders NorenUp ↑