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Au fil des pages avec Alice au pays des merveilles

Cette semaine, je continue mon aventure onirique et de non-sense en compagnie d’Alice au pays des merveilles avec cette fois la version magnifiquement illustrée par Benjamin Lacombe et traduite dans sa version intégrale par Henri Parisot (éd. Soleil, 2016), un roman jeunesse pour les adolescents, à partir de 13 ans et qui reprend les 12 chapitres du roman originel datant de 1865, grand classique de la littérature jeunesse.

Après avoir suivi par curiosité un lapin blanc dans son terrier, Alice une petite fille se retrouve plongée dans des aventures extraordinaires au pays des merveilles. Comme dans un rêve, l’histoire est faite d’étrangetés, passant d’une scène à l’autre en jouant sur la logique et les sens, avec des personnages plus farfelus les uns que les autres. Il y est question du sens de l’existence, en particulier le délicat passage de l’enfance à l’adolescence (appréhension de son corps, de son être et du monde environnant) mais aussi de la nostalgie de l’enfance et de toute l’imagination propre à cet âge, comme en témoignent les dernières pages du roman avec les réflexions de la grande sœur d’Alice.

J’ai trouvé la traduction d’Henri Parisot plus fluide et moins confuse que celles d’autres traducteurs. D’ailleurs, à la fin du livre, tout un chapitre est consacré au travail de traduction pour rendre lisible les jeux de mots, les homophonies, les mots-valise et devinettes qui certaines resteront à jamais sans réponse, quelle que soit la langue ou bien encore les détournements de comptines enfantines anglaises.

A l’instar d’Alice qui varie dans sa taille tout au long de son aventure onirique et qui l’empêche de se sentir à sa place, il en va de même pour le texte et les illustrations avec une mise en page dynamique et créative avec des changements de police et de taille d’écriture et encore de rabats. Je retrouve alors une mise en page déjà utilisée par Benjamin Lacombe dans Blanche-Neige mais ici de façon plus aboutie. Les illustrations sont de toute taille avec de magnifiques portraits des différents personnages ou en double-page voire même « quatre-page » tout en couleurs ou intégrées dans le texte, de plus petite taille et en noir et blanc et rouge.

Graphiquement, les illustrations de Benjamin Lacombe ont un aspect tout à la fois gothique, surréaliste, enfantin et inquiétant voire même dérangeant et qui accompagnent à merveille (si je puis dire) l’histoire en se focalisant avant tout sur le personnage d’Alice. Alice est représentée à un âge intermédiaire entre l’enfance et l’adolescence, pas toute petite fille comme dans la version de Paku ni tout à fait adolescente. En cela, l’illustrateur s’est appuyé sur l’apparence choisie par John Tenniel dans le roman originel qui lui-même s’est servi d’une photo de référence donnée par Lewis Carroll.

En effet, dans cette édition du conte d’Alice, il est rappelé la genèse du roman, Lewis Carroll ayant inventé les aventures d’Alice pour faire plaisir à une petite fille, Alice Liddell lors d’une sortie en barque sur la Tamise le 4  juillet 1862 et sur le choix de l’apparence de sa petite héroïne, non brune comme Alice Liddell mais blonde comme une autre petite fille de sa connaissance, Béatrice Henley. J’ai, d’ailleurs, trouvé ces rappels historiques fort à propos quand on sait le passé ambigü et malsain qu’a pu entretenir Lewis Carroll avec de toutes jeunes filles qu’il considérait comme des « filles-amies » entretenant avec elles une correspondance riche en jeux de langage et de logique ou en les faisant poser nues dans des séries photos (les plus jeunes ayant à peine 7 ans). L’ouvrage se finit avec des lettres et photos de Lewis Carroll.

Pour une autre version illustrée de ce conte: Blandine avec celle de Valeria Docampo. Et une recette de gâteau « Eat Me » chez Isabelle.

Participation #9 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #LC / Alice au Pays des Merveilles

Participation #26 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Roman jeunesse

Participation #18 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Classique jeunesse

Participation #48 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Participation #59 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Tea-party

Participation #8 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Jardin

Au fil des pages avec Alice au pays des merveilles

Pour le Mois Anglais 2021, j’avais envie de partir à la redécouverte d’Alice au pays des Merveilles en faisant un billet thématique sur le roman de Lewis Carroll et sa suite, De l’autre côté du miroir mais aussi dans des versions adaptées, abrégées et/ou illustrées. Il s’est avéré que je n’étais pas la seule, Blandine ayant choisi de plonger également dans le terrier du lapin blanc. Alors nous avons convenu d’une première lecture commune pour le 5 juin 2021.

Nous lisons Alice au pays des merveilles de Sophie de Mullenheim et Paku (éd. Auzou, coll. Les p’tits classiques, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans, d’après le roman éponyme de Lewis Carroll paru en 1865. Alors que sa grande sœur lui lit une histoire, Alice s’ennuie, bâille et voit soudain un lapin blanc qui parle, très pressé devant elle et qui disparaît tout aussi vite dans son terrier. Curieuse, la petite fille le suit et se trouve transportée dans d’étranges aventures. Rêve ou réalité?

Dans cette version abrégée du conte, nous retrouvons la plupart des péripéties principales du roman (la chute dans le terrier, la mare de larmes, la partie de croquet avec la Reine…) et des nombreux personnages plus ou moins étranges et farfelues qu’Alice rencontre (le lapin blanc, le dodu, la chenille à « la pipe à eau », le chat de Chester, le chapelier fou…). Il en ressort une suite d’aventures extraordinaires et oniriques d’une petite fille pleine d’imagination qui tente de retrouver le lapin blanc et que nous suivons avec plaisir jusqu’au dénouement final. En petite exploratrice du Pays des Merveilles, Alice se révèle curieuse, insouciante, spontanée, amusante malgré elle et attachante.

Toutefois, puisqu’il s’agit d’un album jeunesse destiné aux 3/6 ans, le texte est épuré de toute sa logique de « nonsense » qui aurait été incompréhensible pour un jeune lecteur et qui l’est, je trouve, même pour un adulte, tant certains passages de Lewis Carroll peuvent apparaître complètement absurdes, loufoques, confus voire même dérangeants lorsque l’on connaît un peu la vie de l’auteur. En effet, dans le roman originel initialement destiné à un public adulte, Lewis Carroll qui était aussi mathématicien s’amusait avec le langage et la logique traditionnelle pour créer des situations surréalistes ou des dialogues plein de non-sens avec des jeux de mots, des chansons enfantines détournées et des devinettes sans queue ni tête par exemple et qui sont totalement absents dans cet album jeunesse.

Les illustrations colorées et arrondies sont toutes mignonnes, Paku ayant été influencée par les dessins franco-japonais de son enfance. Elles reflètent tout le merveilleux et l’imagination débordante de la petite fille avec ce côté enfantin et rêveur. Alice est présentée dans une apparence (physique et tenue vestimentaire) similaire à celle déjà faite dans les premières illustrations en noir et blanc de John Tenniel en 1865 mais plus jeune, avec des cheveux plus roux, de plus grands yeux innocents et un nœud bleu dans les cheveux, l’image parfaite de la petite fille modèle. Une jolie version illustrée pour les jeunes lecteurs!

Pour un autre avis sur cette LC: Blandine.

Participation #5 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #LC / Alice au Pays des Merveilles

Participation #22 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

challenge 2021 lire au féminin

Participation #39 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice et illustratrice françaises

Participation #17 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Classique jeunesse

Participation #45 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Participation #58 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Tea-party

Participation #5 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Jardin

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Lieu: « Pays des merveilles »

Au fil des pages avec Patou la mêle-tout

Nous empruntons à la médiathèque Patou la mêle-tout de Lieve Baeten (éd. Mijade, 1990, rééd. 2004), un album jeunesse à partir de 3 ans. Lors d’une nuit de pleine lune, Patou, une petite sorcière en herbe s’approche d’une maison éclairée et, trop curieuse, tombe dans le grenier en cassant son balai. Elle descend alors tous les étages de la maison jusqu’à la cave, rencontrant à chaque étage une sorcière. Une d’entre elles pourra-t-elle l’aider à réparer son balai magique?

Un chouette moment de lecture avec cette nouvelle histoire rigolote en attendant Halloween avec ces gentilles sorcières et en particulier la sorcière cuisinière! Les illustrations sont remplies de détails et les sorcières très expressives.

Pour prolonger la lecture, je trouve de nombreuses activités sur des blogs pour le niveau maternelle comme Materalbum ou La Maternelle d’Isabelle. En effet, il y a de nombreuses pistes d’exploitation pédagogique avec les quatre sorcières confirmées (musicienne, cuisinière, dormeuse et bricoleuse). Nous nous amusons par exemple à associer à chaque sorcière leurs objets. Puis en graphisme, nous faisons du découpage et du collage en alternant pour le fond bleu bande claire et bande foncée. Nous y collons un rond jaune pour la lune et Patou sur son balai avec son chat que nous colorions. Nous finissons en écrivant Patou en lettres majuscules et en posant des gommettes d’étoiles argentées.

Logo, Challenge Halloween 2020, sorcières

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Sorcière

Participation #16 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégorie Animal: « Patou »

Au fil des pages avec Pas de panique, petit crabe

Nous empruntons à la médiathèque Pas de panique, petit crabe de Chris Haughton (éd. Thierry Magnier, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui fera partie de la sélection Maternelle du 33e Prix des Incos en 2022. Il s’agit du dernier album publié à ce jour par cet auteur que nous n’avions pas encore lu. Petit crabe quitte pour la première fois sa mare pour rejoindre l’océan, sous le regard bienveillant et l’aide précieuse de Très Grand Crabe. Quelle aventure pour lui et que de découvertes!

L’histoire repose une nouvelle fois sur le comique de répétition mais s’attache davantage sur les émotions ressenties par Petit crabe tour à tour curieux, inquiet face aux vagues mais aussi fier de lui ou bien encore ébahi devant les fonds marins. En effet, Chris Haughton aborde la peur de l’inconnu, la confiance en soi et le courage face à de nouvelles expériences. Et c’est encore un coup de cœur pour cet album jeunesse aux illustrations toujours aussi réussies et reconnaissables!

Au fil des pages avec Boucle d’Or et les trois ours

Nous empruntons à la médiathèque un conte que nous apprécions beaucoup: Boucle d’Or et les trois ours illustré par Marianne Barcilon et raconté par Anne Royer, d’après les Frères Grimm (éd. Lito, 2011), un album jeunesse à partir de 3 ans. Vivant à la lisière d’un grand bois, la petite fille oublie les paroles de sa mère et s’engage de plus en plus profondément dans le bois pour cueillir des fleurs. Elle se perd jusqu’à apercevoir une drôle de maisonnette dont la fenêtre était restée ouverte.

Les illustrations sont toutes mignonnes et remplies de cette tendresse représentative de la petite enfance. Boucle d’Or est très expressive – curieuse, espiègle, rêveuse et enfantine – sous le coup de crayon de Marianne Barcilon dont nous reconnaissons immédiatement le coup de crayon. Boucle d’Or ressemble à Alice au pays des Merveilles avec sa robe bleue. La dernière phrase de l’histoire invite le jeune lecteur à réfléchir sur l’amour inconditionnel de ses parents, à l’instar de Boucle d’or qui a été aidé par le petit ours à retourner chez elle malgré son comportement. Une bien jolie version de ce conte traditionnel qui aurait été publié la première fois par Robert Southey en 1837 et qui nous fait penser à celle de Gerda Muller, Boucles d’Or et les trois ours!

Participation #33 Contes & Légendes 2020 de Bidib

année

Participation #10 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Objet: « Boucle »

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