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Billet de suivi: Le Mois Anglais 2021

En juin 2021, ce sera les 10 ans du Mois Anglais coorganisé par Lou, Titine et Cryssilda qui ont prévu, pour l’occasion, un programme facultatif et qui poursuit cette année spéciale 10 ans, A Year in England 2021. Cela tombe bien, j’apprécie beaucoup la littérature anglo-saxonne et nous allons donc encore en juin poursuivre nos (re)lectures sans vraiment de PAL préétablies, mais selon mes derniers emprunts/achats et envies. Je vais toutefois essayer de suivre le plus possible le programme facultatif dans mes prochains avis de lecture.

Voici déjà un avant-goût de mes prochaines lectures, ayant commencé ce 25 mai 2021 à lire Le corbeau d’Oxford de Faith Martin (éd. Harper Collins, 2019), la première enquête de Loveday et Ryder, un cosy mystery. J’ai également prévu de lire pour la lecture commune en lien avec le Challenge 2021, cette année sera classique deux romans déjà lus de Jane Austen: Emma et Northanger Abbey. Côté jeunesse, ce seront aussi des classiques avec Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame (en roman et en BD), Le petit Lord Fauntleroy de Frances H. Burnett, le conte Jack et le haricot magique et Le Grand Livre de Beatrix Potter (éd. Gallimard Jeunesse, rééd. 2013)… Sans oublier deux lectures gagnées lors du marathon des concours de l’édition 2020 du Mois Anglais et que j’ai précieusement gardées de côté spécialement pour ce mois de juin (encore merci aux organisatrices et aux maisons d’édition): Jane Austen, Une passion anglaise de Fiona Stafford (éd. Tallandier, 2019) et Voyage avec ma tante de Graham Greene (éd. Robert Laffont, 2018). Et bien sûr, il y aura également beaucoup de lectures jeunesse avec mon mini lutin.

Ce billet sera actualisé au fil du mois en tenant compte uniquement de nos lectures sur le Japon tout en faisant un billet séparé pour chaque participation.

Semaine 1 du Mois Anglais:

Le 1er juin 2021 débute la première semaine du Mois Anglais, l’occasion pour moi de chroniquer des livres lus depuis le début d’année tout en commençant à en (re)lire d’autres. Nous relisons d’ailleurs, en journée et aussi comme histoire du soir depuis quelques jours, Gros Loup et la petite bête de Rob Hodgson.

Le 3 juin 2021, je lis 8 pièces de William Shakespeare de Fiona Waters et Lupita (éd. Auzou, 2018) et permettant une première approche de ses œuvres pour les jeunes lecteurs. Je le chronique dans la foulée pour la Journée « Avant 1837 ». En soirée, je commence à relire Northanger Abbey de Jane Austen pour la lecture commune du mois de juin du Challenge 2021, cette année sera classique.

  • Romance feel good contemporaine qui se déroule sur une île des Cornouailles: La Petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan (éd. Prisma, 2016, 506 pages)
  • Album jeunesse d’un auteur anglais: Gros Loup et la petite bête de Rob Hodgson (éd. Belin Jeunesse, 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a fait partie de la sélection Maternelle du 30e Prix des Incos en 2019
  • 3 juin / Avant 1837: 8 pièces de William Shakespeare de Fiona Waters et Lupita (éd. Auzou, 2018), un livre-théâtre avec de magnifiques illustrations réalisées en papiers découpés, à partir de 6 ans
  • 4 juin / LC commune autour d’Agatha Christie avec Enna, Alexielle et Anne: Le meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie (éd. du Masque, 2011), un roman policier mettant en scène une enquête d’Hercule Poirot
  • 5 juin / LC avec Blandine: Alice au pays des merveilles de Sophie de Mullenheim et Paku (éd. Auzou, coll. Les p’tits classiques, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans, d’après le roman éponyme de Lewis Carroll paru en 1865. Une jolie version illustrée pour les jeunes lecteurs!
  • 5 juin / Animaux: Sur l’origine des espèces de Charles Darwin, adapté et illustré par Sabina Radeva (éd. Helium, 2019), un album jeunesse à partir de 7 ans. Une très belle première approche de la théorie de l’évolution avec cet album jeunesse documentaire pour tous les mini curieux et scientifiques en herbe!

Samedi soir, je regarde à la télévision pour la énième fois la mini-série britannique en 6 épisodes Orgueil et Préjugés de Simon Langton, diffusée pour la première fois en 1995 avec dans les rôles principaux Jennifer Ehle (Elizabeth Bennet) et Colin Firth (Mr. Darcy) en regardant les deux derniers épisodes, d’après le roman éponyme de Jane Austen. Une adaptation très réussie!

Le 6 juin 2021, je continue ma lecture de Northanger Abbey de Jane Austen mais je me rends compte que les nombreuses allusions de la jeune héroïne, Catherine Morland au roman gothique Les mystères d’Udolphe d’Ann Radcliffe (1794) ne permettent pas d’apprécier à sa juste valeur le roman de Jane Austen. Je savais pourtant que Northanger Abbey était une parodie des romans gothiques. Je vais essayer d’aller emprunter, la semaine prochaine, le roman d’Ann Radcliffe avant de poursuivre ma lecture.

Semaine 2 du Mois Anglais:

Pour cette deuxième semaine du Mois Anglais, j’ai ralenti le rythme de mes billets sur le blog mais pas de nos lectures. Je poursuis mon immersion dans l’univers carrollien avec cette fois la version illustrée par Benjamin Lacombe d’Alice au Pays des Merveilles. J’accompagne ma lecture avec une charlotte au chocolat (ce gâteau étant d’origine anglaise, créé au début du XIXème siècle en l’honneur de la Reine Charlotte).

Le 8 juin 2021, je fais un rapide passage à la médiathèque pour compléter mes lectures carrolliennes avec trois albums jeunesse en vue de mes lectures communes autour d’Alice au Pays des Merveilles avec Blandine, Isabelle et Lou nous ayant aussi rejointes: . J’ai aussi emprunté un roman de Michael Morpurgo en espérant avoir le temps de lire pour la lecture commune du 20 juin.

  • 7 juin / Première ou Seconde Guerre Mondiale: Les sœurs Mitford enquêtent, L’assassin du train, T1 de Jessica Fellowes (éd. du Masque, 2018)
  • 9 juin: Littérature jeunesse/Album jeunesse: nos lectures « Jack et le haricot magique »
  • Album jeunesse: Nina et le doudou magique de Nicola Killen (éd. Quatre Fleuves, coll. Livres poétiques, 2019), un album jeunesse avec des découpes et à partir de 3 ans.
  • 10 juin: Époque victorienne

Vendredi soir, 11 juin 2021, je passe ma soirée à lire les tomes 6 à 13 de la BD jeunesse Princesse Sara d’Audrey Alwett, Nora Moretti (éd. Soleil, coll. Blackberry) dont j’avais lu les premiers tome l’année dernière et qui reprend le roman, La petite princesse de Frances Hodgson Burnett dans les 4 premiers tomes pour s’en affranchir dans les suivants dans un univers steampunck du XIXe siècle, entre Londres et Pondichéry notamment.

  • 12 juin: Une saison au choix
  • 12 juin / LC avec Blandine: Alice au pays des Merveilles illustré par Benjamin Lacombe (éd. Soleil, 2016), un roman jeunesse pour les adolescents, à partir de 13 ans
  • 13 juin/ Les Gourmandises de Syl: la charlotte au chocolat ou plus exactement à la mousse au chocolat noir

Le 12 juin 2021, une des lectures du soir était avec un illustrateur anglais que nous apprécions: La dispute de Norbert Landa et Tim Warnes (éd. Mijade, 2011, rééd. 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans. Deux meilleurs amis, un ours et un lapin se disputent. Arriveront-ils à se réconcilier? Une histoire toute mignonne!

En soirée, je regarde à la télévision le téléfilm L’amant de Lady Chatterley de Jed Mercurio (2015) adapté du roman éponyme de D.H. Lawrence publié en 1928, avec dans les rôles principaux Holiday Grainger, Richard Madden et James Norton.

Semaine 3 du Mois Anglais:

Cette semaine, je fais un nouveau passage à la médiathèque, après avoir vu que le tome 4 des Détectives du Yorkshire était disponible. En à peine deux soirées, je lis donc Rendez-vous avec le poison de Julia Chapman (éd. Robert Laffont, coll. La bête noire, 2019), un cosy mystery qui se déroule très peu de temps après les événements du tome précédent. Encore une lecture très plaisante avec ce duo attachant et la vie campagnarde dans les vallons du Yorkshire! J’ai une nouvelle fois bien hâte de lire la suite.

Je lis également L’anniversaire de Pierre Mornet (éd. Autrement, 2013), un album jeunesse à partir de 8 ans en lecture commune avec Blandine et qui me plonge dans l’univers d’Alice et le monde de l’enfance avec une petite fille qui rencontre le jour de son anniversaire celle qui deviendra sa meilleure amie.

Pour les histoires du soir, nous (re)lisons également des histoires d’auteurs/illustrateurs anglais comme Le roi Jules et les dragons de Peter Bently et Helen Oxenbury (éd. L’école des loisirs, coll. Pastel, 2012), un album jeunesse à partir de 3 ans. Après les histoires de pirates dans Capitaine Jules et les pirates, les trois enfants s’amusent à s’inventer des histoires de dragons.

Le 18 juin 2021, je lis le tome 2 des Enquêtes d’Enola Holmes, L’affaire Lady Alistair de Serena Blasco (éd. Jungle, 2016), une BD jeunesse à partir de 9 ans, d’après le roman de Nancy Springer. En soirée, je commence à lire Le don de Lorenzo, enfant de Camargue de Michael Morpurgo et illustré par François Place (éd. Gallimard Jeunesse, 2019, 320 pages), un roman junior à partir de 10 ans, en vue de la lecture commune du 20 juin.

  • 14 juin: Années 50/60: Le corbeau d’Oxford, une enquête de Loveday & Ryder, T1 de Faith Martin (éd. Harper Collins, 2019)
  • 17 juin: Époque édouardienne: La machine à explorer le temps de Dobbs et Mathieu Moreau (éd. Glénat, 2017), une BD d’après le roman éponyme de H.G. Wells.
  • 19 juin: English Royals
  • 19 juin / LC avec Blandine: L’anniversaire de Pierre Mornet (éd. Autrement, 2013), un album jeunesse à partir de 8 ans
  • 20 juin / LC autour de Michael Morpurgo avec Enna, Alexielle, Lou et Nathalie: Le don de Lorenzo, enfant de Camargue de Michael Morpurgo et illustré par François Place (éd. Gallimard Jeunesse, 2019, 320 pages), un roman junior à partir de 10 ans

Semaine 4 du Mois Anglais:

  • 21 juin: Années 70/80/90
  • 22 juin: Non fiction (essai/biographie/livre d’Histoire)
  • 24 juin: Années 20/30/40
  • 26 juin: Voyage/Évasion au sens large (régions anglaises, voyage dans le temps, dans l’espace si l’équipage est anglais)
  • 26 juin / LC avec Enna et Sylvie: Anatomie d’un scandale de Sarah Vaughan (éd. Librairie générale française, Préludes, 2019)
  • 28 juin: Années 2000 jusqu’à aujourd’hui

Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda

Au fil des pages avec Les Hauts de Hurle-Vent

Je lis Les Hauts de Hurle-Vent d’Emily Brontë et illustré par Charlotte Gastaut (éd. L’école des loisirs, coll. Illustrés classiques, 2019), un roman jeunesse à partir de 13 ans et qui est une version abrégée du texte originel. J’avais déjà lu ce classique de la littérature anglo-saxonne paru en 1847 il y a plus de 15 ans, me rappelant le caractère cruel et vengeur de Heathcliff qui en devenant propriétaire des Hauts de Hurlevent en terrifie les occupants encore vivants, après avoir perdu son amour de jeunesse, Catherine.

La narration de l’histoire reprend celle originelle, la vie de Heatchcliff étant racontée par Mr. Lockwood, nouveau locataire de Thrushcross Grange qui la tient lui-même de la vieille femme de charge, Mrs. Hélène « Nelly » Dean ou d’autres domestiques des deux maisonnées. Le lecteur se sent aussi dépassé que Mr. Lockwood lorsqu’il fait la connaissance de Mr. Heatchcliff, un soir de tempête dans les landes et qu’il se méprend sur les personnes présentes dans l’inhospitalière demeure des Hauts de Hurlevent: la jeune femme n’est pas la femme de Heatchcliff mais sa belle-fille Catherine Linton et l’autre jeune homme n’est pas un domestique et encore moins son fils mais son neveu, Hariton Earnshaw. Et comme lui, nous apprenons petit à petit leur histoire emmêlée dans une noirceur étouffante.

Mais que s’est-il passé dans cette campagne anglaise, le destin de deux familles, celles des Earnshaw et des Linton étant effroyablement et inéluctablement lié? Les rares moments de gaieté sont vite rattrapés par la rancune, la folie ou la mort. Il y est question d’amour, de rivalités, de jalousie et de vengeance. Les naissances et les décès s’enchaînent et semblent arriver à point nommé pour permettre à Heatchcliff de réaliser sa terrible vengeance. Le texte est certes abrégé mais ne dénature pas la plume d’Emily Brontë dont c’était le premier et unique roman.

Nous repartons alors dans le passé avec l’arrivée de Mr. Earnshaw aux Hauts de Hurle-vent, revenant de Liverpool un soir d’été avec dans ses bras un jeune enfant d’environ 7 ans, mourant de faim, déguenillé et à l’allure d’un « bohémien » qu’il prénomme Heathcliff. Il l’élève comme son enfant, le préférant à son propre fils plus âgé, Hindley qui en devient jaloux et pour le plus grand plaisir de sa fille, Catherine du même âge que l’enfant recueilli.

Le taciturne Heatchcliff et l’effrontée Catherine, de caractère pourtant si semblable, sont très attachés l’un à l’autre au point qu’ils deviennent amoureux, s’échappant souvent du domaine des Hauts de Hurle-Vent pour gambader dans les landes ou observer leurs jeunes voisins de Thrushcross Grange, Edgar et Isabelle Linton. Cet amour passionné et fusionnel permet à Heatchcliff de ne pas sombrer et de supporter la vie austère qui l’attend depuis le décès de son père adoptif, Hindley le maltraitant sans cesse et le rabaissant à un statut encore plus bas et humiliant que domestique.

Puis les années passent, Catherine choisissant d’épouser Edgar Liton, un riche parti plutôt que Heathcliff avili. Ce dernier, le cœur brisé, s’enfuit et revient quelques mois plus tard plus déterminé que jamais pour anéantir les familles Earnshaw et Linton. Il veut la perte de Hindley pour la maltraitance subie, ce dernier étant devenu veuf, alcoolique et père d’un enfant qu’il délaisse, Hareton et celle d’Edgar pour son mariage avec Catherine. Il récupère à Hindley sa propriété, les Hauts de Hurle-Vent et plus tard, il se marie avec la naïve sœur d’Edgar Linton, Isabelle. 

Il entend ainsi assouvir sa vengeance en rabaissant Hareton de la même façon qu’il l’avait été par Hindley. D’héritier légitime des Hauts de Hurle-Vent, le jeune garçon devient en quelques années un docile domestique inculte. Puis, au décès de son épouse Isabelle qui avait réussi à s’échapper à Londres, il reprend son fils Linton à la santé fragile pour le marier avec sa cousine Cathy, la fille de Catherine morte en couches. Les trois cousins connaîtront-ils les mêmes tourments que leurs parents? Seront-ils à leur tour les funestes objets de Heathcliff dévoré par sa passion vengeresse?

Emily Brontë dépeint ainsi dans son roman une nature humaine bien mauvaise et sombre. Les différents personnages de son roman se font d’ailleurs écho dans une atmosphère oppressante, malgré des différences quant à leur personnalité ou éducation et qui permettront une fin apaisée et qui a été considérée comme audacieuse voire peu respectable des mœurs à la parution du roman. 

Les illustrations de Charlotte Gastaut, avec son coup de crayon si reconnaissable, sont magnifiques. Dans son choix des passages illustrés, l’illustratrice met surtout en avant les personnages féminins de l’histoire, Catherine, Isabelle et Cathy en proie à Heatchcliff. On y retrouve la lande anglaise, terre qui peut se révéler aussi dangereuse que le domaine des Hauts de Hurle-Vent et impétueuse que Heatchcliff. Les moments choisis illustrés se passent souvent le soir, sous couvert de la lumière de la lune. Il s’en dégage un aspect gothique également présent dans le texte d’Emily Brontë, notamment avec l’amour impossible et dévastateur entre Heathcliff et Catherine Earnshaw. Ces derniers forment en effet un couple maudit, le fantôme de Catherine hantant les Hauts de Hurle-Vent et les landes alentour autant que le cœur et l’âme tourmentée de Heathcliff. Une très jolie version du roman d’Emily Brontë!

Participation #16 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Classique abrégé


challenge 2021 lire au féminin

Participation #32 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice britannique et illustratrice française


Participation #14 au Challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Classique abrégé et illustré

Au fil des pages avec Une saison à Longbourn

Je lis Une saison à Longbourn de Jo Baker (éd. Stock, 2014, 394 pages), un roman reprenant la trame d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen du point de vue des domestiques de la maisonnée Bennet. Tous les exergues sont d’ailleurs des extraits du roman originel. C’est un peu la petite histoire dans la grande Histoire. Selon moi, il vaut mieux avoir lu le roman de Jane Austen avant de lire cette adaptation.

A Longbourg, les domestiques s’activent pour répondre aux demandes et exigences de la famille Bennet sans se faire remarquer plus qu’ils ne le devraient du fait de leur condition. Un jour, Mr. Bennet annonce qu’il a engagé un jeune valet, James Smith, ce qui ravit son épouse et bouleverse la vie bien rangée et rythmée des cinq domestiques. Il y a Mrs. Hill, à la fois gouvernante et cuisinière et son époux âgé, Mr. Hill, Sarah, une jeune femme d’environ 20 ans et qui fait fonction de bonne et enfin une jeune servante de 12 ans environ, Polly. 

Il est très agréable de retrouver les différents grands événements qu’a vécu la famille Bennet: l’arrivée de Mr. Bingley et des ses sœurs avec ici, leur valet métisse, Ptolémée Bingley ou encore celle de Mr. Collins, les domestiques étant aux petits soins avec lui pour lui laisser une forte impression et ainsi espérer continuer à travailler sur le domaine de Longbourn lorsque Mr. Collins en sera le propriétaire au décès de Mr. Bennet. Mr. Wickham est tout aussi détestable que dans le roman originel, en s’en prenant à la jeune et naïve Polly.

L’intrigue se concentre surtout sur la jeune bonne, Sarah dans son trio amoureux avec les deux valets, Ptolémée et James et qui suit également Elizabeth dans ses déplacements à Londres puis dans le Kent. Sarah aura-t-elle aussi droit au bonheur, à l’instar des deux sœurs aînées de la famille Bennett?

Ce roman se démarque avec originalité du roman originel en décrivant les difficiles conditions de vie de domestiques au XIXe siècle, à l’époque victorienne au service de l’aristocratie britannique. Moyennant le gîte et le couvert, la vie des domestiques est simple et difficile, faite de dures et ingrates corvées que nécessitent la tenue d’une maisonnée, de l’aurore à la nuit tombée, selon le bon vouloir de leurs maîtres. Sans les domestiques, pas de feu dans l’âtre, pas de pots de chambre vidés ni de vêtements propres et raccommodés par exemple. Il y a également ses longues heures d’attente pendant que leurs maîtres s’amusent, comme par exemple lorsque James conduit les jeunes filles Bennet aux bals ou que Sarah est perchée sur un strapontin à l’arrière de la calèche, entre les bagages pendant les longs trajets d’Elizabeth, quel que soit le temps. Et au moindre faux pas, les domestiques peuvent être renvoyés sur le champ, avec leur maigre bagage et sans recommandations et peut-être finir dans les ignobles workhouses. Il est également question du travail de très jeunes enfants comme servants. En effet, pauvres orphelines, Sarah et Mary renommée Polly ont commencé à servir la famille Bennet vers l’âge de 6/7 ans.

J’ai ainsi apprécié cette adaptation de ce qu’aurait pu être la vie des domestiques de la famille Bennet avec sa romance et ses secrets de famille, même si elle écorche le personnage de Monsieur Bennet et que j’aurai imaginé différemment les dernières péripéties arrivant à  la fin heureuse (le vagabondage étant un crime à l’époque) et que j’ai trouvées moins austiennes. Il manque également l’humour de Jane Austen qui donnait ce piquant et ce charme de la relation entre Elizabeth Bennet et Mr. Darcy.

Jo Baker aborde enfin, dans la dernière partie de son roman, de façon sombre et critique la Guerre d’indépendance espagnole (1808/1813) et l’esclavage. Là où les officiers gradés en tenue rouge d’Orgueil et préjugés passent leur temps à parader et à batifoler, d’autres soldats sont au front, en Espagne et vivent l’horreur de la guerre avec son lot de traumatismes pendant les Guerres Napoléoniennes. Un bon moment de lecture qui m’a donné envie de relire Orgueil et Préjugés!

Participation #13 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Époque victorienne

challenge 2021 lire au féminin

Participation #28 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice britannique

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Lieu: « Longbourn »

Au fil des pages avec le tome 3 des Détectives du Yorkshire

Après avoir lu le deuxième tome en ce deuxième week-end du British Mysteries Month, j’ai immédiatement lu le troisième tome des Détectives du Yorkshire, Rendez-vous avec le mystère de Julia Chapman (éd. Robert Laffont, 2018).

Samson et Delilah sont engagés par un notaire pour retrouver l’avis de décès d’une jeune fille décédée vingt ans plus tôt après avoir été renversée par un chauffard dans la ville voisine de Leeds. Mais aucune trace de ce décès nulle part. L’enquête qui semblait de prime abord facile se révèle bien mystérieuse pour le duo d’enquêteurs et les met même en danger. En effet, ils fourrent leur nez dans d’anciens et lourds secrets que certains voudraient garder cacher. En même temps, en matière de succession, il fallait bien s’y attendre. Parallèlement, Delilah est préoccupée par la demande inattendue de son ex-mari de récupérer leur chien, Calimero et est amenée à aider le père de Samson de son addiction à l’alcool, à l’insu de ce dernier.

Contrairement au tome précédent rempli d’histoires secondaires, ce troisième tome se concentre sur une seule affaire plus complexe qu’il n’y paraît bien que je me suis doutée très vite du dénouement. Même si l’histoire se passe aussi à Leeds, la « grande » ville voisine, la petite communauté des habitants de Bruntcliffe reste bien présente avec leurs commérages et secrets de famille. Les relations entre Samson et Delilah ne sont pas toujours aussi faciles qu’ils le voudraient, chacun conservant ses parts d’ombre. Heureusement Samson sait qu’avec des scones au citron-gingembre (les préférés de Delilah) et un « bon » thé à la Yorkshire, les choses peuvent s’apaiser (ou pas). Et puis il y a toujours les passages savoureux avec Ida, la femme de ménage et amie de la famille de Samson avec son franc parler particulier mais au grand cœur, sa gentillesse égalant celle de son frère, George, passionné de tracteurs.

Finissant sur des faits compromettant Samson, j’ai hâte de pouvoir lire le tome 4 même si je vais devoir attendre qu’il soit empruntable à la médiathèque (pas avant mi-avril…). D’autre part, en serai-je plus Rick Procter – un promoteur prospère (véreux?), très apprécié de la petite communauté de Bruntcliffe et qui a un faible pour Delilah – et ses manigances? Un bon moment de lecture même si j’ai préféré le tome précédent!

Pour d’autres avis sur ce tome 3: Belette et Hilde.

Participation #8 Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Cosy Mystery

Participation #8 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Cosy Mystery

Participation #32 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Scones

challenge 2021 lire au féminin

Participation #11 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure britannique

Au fil des pages avec le tome 2 des Détectives du Yorkshire

En ce deuxième week-end du British Mysteries Month, je continue la série des Détectives du Yorkshire avec le tome 2, Rendez-vous avec le mal de Julia Chapman (éd. Robert Laffont, 2018). L’histoire reprend quelques semaines après les événements du premier tome qui ont secoué le village tranquille de Bruntcliffe, les fêtes de fin d’année approchant. Samson est engagé pour retrouver un bélier reproducteur tout en s’intéressant à une série d’incidents troublants à la maison de retraite où vit son père, après n’avoir pas pris au sérieux l’une des pensionnaires qui pensait que quelqu’un voulait la tuer et qui était venue le voir quelques jours avant de décéder. Un décès de vieillesse ou un assassin rôde-t-il dans la maison de retraite?

Samson est aidé une nouvelle fois par Delilah mais aussi par toute une bande d’amis pensionnaires de la maison de retraite (dont le père de Samson) fort sympathiques et dynamiques malgré leur âge, heureux de pouvoir jouer aux détectives amateurs et qui m’ont fait penser aux Craquantes, une série américaine des années 80. Ils se réunissent d’ailleurs autour d’un thé à la mode Yorkshire (thé bien corsé avec du lait) accompagné de mince pies, Noël oblige.

Le duo Samson/Delilah fonctionne toujours aussi bien que dans le premier tome, leurs relations s’apaisant plus ou moins, selon les jours, Calimero, le chien de Delilah y contribuant. Ce tome est d’ailleurs plus rythmé avec différentes histoires secondaires et la fine équipe de pensionnaires de la maison de retraite. Bien sûr, comme il s’agit d’un cosy mystery, la résolution des enquêtes est simple et il est même surprenant que Samson, agent infiltré sous le coup d’une suspension, ne les démêle pas plus vite. Mais là n’est pas le charme de cette série, mais son ambiance so british. Le passé londonien de Samson reste toujours énigmatique comme les agissements suspects de Rick Procter, un promoteur immobilier qui fait vivre Bruntcliffe et qui a racheté la ferme familiale de Samson.

Un très bon moment de lecture en leur compagnie! J’enchaîne d’ailleurs immédiatement avec le tome 3. Avec un peu de retard, cela aurait dû être ma participation à la Journée « Meurtre à la campagne » du British Mysteries Month.

Pour d’autres avis sur ce tome 2: Belette et Hilde.

Participation #7 Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Cosy Mystery

Participation #7 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Cosy Mystery

Participation #31 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Mince pie

challenge 2021 lire au féminin

Participation #9 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure britannique

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