Catégorie : Mini cinéphile (Page 1 of 3)

RAT a week d’Halloween 2026

Nos deux sorcières coorganisatrices, Hilde et Lou ont prévu toute cette semaine, du 5 au 11 octobre 2026 un read-a-thon (un marathon de lectures mais pas que) dans le cadre de leur challenge Halloween 2026. Pour l’occasion, je ferai un journal de bord de ce read a week tout en continuant de mettre à jour régulièrement mon billet de suivi. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur le blog des organisatrices, le groupe FB: ici ou sur IG: ici (et le fil de discussion).

Ce billet de suivi sera actualisé tout le long du marathon et sera ponctué aussi par les passages sur les blogs et/ou réseaux sociaux des autres participantes.

Pour d’autres idées (lectures, recettes et autres activités), les autres participantes: Hilde, Lou, Audrey, Bidib, L’Orouge, Chicky Poo, Chroniques littéraires…

Belle semaine à tous!

Lundi 5 octobre 2026

Réveillée tôt et avant le travail, j’ai repris, au chapitre 29, ma lecture commencée hier du tome 2 de Wings of Fire, L’héritage des flammes de Jocabel C. Caballero (éd. Autoédition, 2 octobre 2026, 522 pages), une romantasy se déroulant à Dravanya, Cage ayant réussi à s’emparer de Balthéris et Fair étant devenue la Cavalière du dernier dragon, Thorfin afin de lutter contre les Damnés. 

Puis après le travail, j’ai regardé les épisodes 9 et 10 de la série Miss Night and Day, une série sud-coréenne diffusé pour la première fois au printemps 2024 avec l’histoire de Mi-Jin Lee, une jeune femme de 28 ans sans emploi stable et vivant chez ses parents et qui, par magie, après avoir été arnaquée et échouée à un énième entretien d’embauche, devient la journée, une senior d’une cinquantaine d’années sous l’identité de sa tante disparue, Sun Lim et qui décroche un travail au bureau du procureur Ji-Hung Gye. C’est un drama complètement déjanté mêlant magie, romance, thriller et tueur en série. 

J’avoue avoir choisi ce drama coréen par rapport au pitch et surtout la musique du générique qui est celle de There She Is, la BO d’une série d’animation coréenne avec la romance entre une lapine follement éprise d’un chat alors que de telles relations ne sont pas socialement acceptées: ici. 

En soirée, j’ai continué à lire le tome 2 de Wings of Fire, L’héritage des flammes de Jocabel C. Caballero. De son côté, mon mini sorcier a commencé à lire les premiers chapitres, jusqu’à la page 63, d’un nouveau tome des Royaumes de Feu, Destinées de Tui T. Sutherland (éd. Gallimard Jeunesse, février 2025, 240 pages), ce tome comportant 4 histoires qui permettent d’en savoir plus sur Mordante, Lassassin, Six-Griffes, Fatale et le prince Arctique.  

Mardi 6 octobre 2026

C’est une journée dans la continuité de la précédente tant côté visionnages, ayant regardé l’épisode 11 du drama coréen Miss Night and Day que côté lectures puisqu’en soirée, j’ai fini de lire le tome 2 de Wings of Fire, L’héritage des flammes et que mon mini sorcier a lu plusieurs pages des Royaumes de Feu, Destinées. Nous avons également joué à une partie du jeu de l’oie avec l’ajout de règles concoctées par mon mini sorcier spéciales Ninjago. 

J’ai passé un bon moment avec ce tome de Wings of Fire et je serai au rendez-vous, le 27 novembre prochain pour connaître le dénouement de cette trilogie, le trio Fair, Cage et Thorfin faisant des étincelles même si Cage perd quand même beaucoup ses moyens face à Fair et que le dernier rebondissement m’a peu convaincu, Thorfin ayant, par le passé, réussi à détecter la présence des menaces bien plus vite. Tome de transition, la romance était bien plus présente dans ce tome que le côté action, fantasy, les cartes étant rabattues à la fin. 

Mercredi 7 octobre 2026

Peu de lectures ce mercredi pour moi puisque j’ai regardé les épisodes 11 à 14 (chacun faisant plus d’1 heure) du drama coréen, Miss Night and Day, Mi-Jin ayant de plus en plus de mal à vivre sa double identité et de mentir à ses parents et Ji-Hung alors que le tueur est toujours à sa recherche. Il me reste encore deux épisodes pour clore cette mini-série. De son côté, mon mini gamer a alterné les jeux vidéos avec Tomodachi life sur sa Switch ou Minecraft Dungeons 2 sur la X-box qu’il a déjà fini, bien que sorti le 29 septembre dernier. 

En fin d’après-midi, avec mon mini sorcier, nous avons également fait des parties du jeu de société Ninjago, un jeu de plateau avec chacun un deck, comme pour Pokemon, le but étant d’avoir le plus de points, une fois toutes les cartes posées sur le plateau. Lors de la deuxième partie, nous avons corsé les règles en faisant le mode avec cartes pièges et actions, en plus des cartes personnages à poser. Puis avant de dormir, il a lu les derniers numéros des magazines de Ninjago achetés samedi dernier.  

Jeudi 8 octobre 2026

J’ai fini les deux derniers épisodes du drama coréen, Miss Night and Day, un peu plus sombre puisque se concentrant sur la résolution des enquêtes avec bien sûr, un happy end amoureux. Encore un bon moment de visionnage détente même si les épisodes auraient pu être moins longs et la romance moins niaise!

En soirée, j’ai commencé à lire, en e-book, La Lignée des Maudits de Bleuenn Guillou et illustré par Pauline Gallois (éd. Didier Jeunesse, janvier 2025, 448 pages), un roman jeunesse à partir de 12 ans. A Édimbourg envahi par une brume dangereuse, en 1877, Ava Hazegast est une jeune médium de 18 ans qui cache son don à sa famille, seules ses deux cousines connaissant son secret, refusant le plus possible de participer aux arnaques de sa famille frappée d’une malédiction. 

Vendredi 9 octobre 2026

En fin d’après-midi, j’ai relu le tome 1 puis lu le tome 2 de Creepy Cat de Cotton Valent (éd. Vega Dupuis, janvier 2023, 128 pages), un manga shōnen avec le quotidien de Flora vivant dans un étrange manoir gothique, ne s’inquiétant guère des étranges phénomènes qui l’entourent, si ce n’est ce qui arrive à Creepy Cat, celui-ci étant devenu très grand. On retrouve le policier chauve Oscar qui ne sait pas comment lui avouer qu’ils se sont connus au lycée et le retour inattendu du vampire qui compte bien avoir sa revanche sur le chat. II y a aussi de nouveaux personnages, comme un duo de détectives à la recherche de créatures non identifiées ou ses deux meilleures amies. Encore un chouette moment de lecture avec ce manga thaïlandais même si les gags se répètent de bulles en bulles avec un chat envahissant qui ne laisse guère de place à Oscar!

J’ai également lu avec mon mini sorcier Billie la petite banshee d’Eoin Colfer et Steve McCarthy (éd. L’École des loisirs, octobre 2025, 64 pages), un album jeunesse à partir de 6 ans avec l’histoire de Billie, une petite banshee qui va s’attacher à Rose, une petite humaine dont elle avait pour mission de lui annoncer le moment de sa mort. Un bon moment de lecture fantastique où il est question de légende irlandaise et de deuil! J’ai commencé à lire, le premier chapitre de Lopal, l’esprit des os de Nastasia Rugani (éd. L’École des loisirs, octobre 2025, 80 pages), un roman jeunesse à partir de 8 ans mais comme cela se passe le jour d’Halloween, le jour d’anniversaire de Lopal, je le garde pour plus tard. 

En soirée, après une partie de Ninjago puis d’échecs, mon mini sorcier a fini de lire la troisième histoire des Royaumes de Feu, Destinées de Tui T. Sutherland. De mon côté, j’ai lu le tome 15 de Princesse Sara, La Voie des arts d’Audrey Alwett, Nora Moretti et Claudia Palescandolo (éd. Soleil, septembre 2025, 48 pages), une BD jeunesse à partir de 12 ans et qui vient clore cette série. On y voit le retour de James, la volonté de Sara de mettre fin à la guerre qui s’annonce mais son indécision face à son choix amoureux, James et Lavinia étant tous les deux amoureux d’elle. Comme avec le tome précédent lu il y a plusieurs années, j’ai trouvé ce final un peu trop précipité. 

Samedi 10 octobre 2026

Réveillée tôt, j’ai regardé deux animes: l’épisode 2 de la saison 3 des Carnets de l’Apothicaire avec de nouvelles enquêtes et les retrouvailles toujours slow burn entre Shinji et Mao Mao (cette fois au palais Vert-de-Gris) et les épisodes 2 à 5 de la saison 1 de Mechanical Marie, Marie ayant de plus en plus de difficultés à cacher qu’elle n’est pas un robot mais bien une humaine. 

Puis j’ai lu et bien apprécié Les évaporés d’Isao Moutte (éd. Sarbacane, septembre 2023, 160 pages), un roman graphique à partir de 15 ans et adaptant le roman éponyme de Thomas B. Reverdy que je n’ai pas lu. Au Japon, licencié du jour au lendemain, Kaze s’évapore pour Tokyo, sans un mot pour son épouse. Celle-ci inquiète demande à leur fille Yukiko, partie étudier à Paris depuis 5 ans, de revenir au Japon afin de découvrir les raisons de cette disparition. Au même moment, un adolescent désormais orphelin, victime un an plus tôt du tsunami, ayant provoqué la catastrophe nucléaire Fukushima,  s’est également évaporé. Cela a fait écho à ma lecture Les évaporés du Japon, Enquête sur le phénomène des disparitions volontaires de Léna Mauger et Stéphane Remael (éd. des Arènes, novembre 2014, 260 pages). 

J’ai également L’Ondine de l’étang d’Ana Aparicio Català (éd. Les Aventuriers d’ailleurs, mars 2024, 64 pages), une BD jeunesse reprenant un conte des Frères Grimm, un meunier promettant à l’Ondine de leur étang qu’elle pourra obtenir le premier être qui naîtra au moulin et qui se révèle être son fils. Les années passent, le bébé devenant un jeune homme qui des années plus tard, ne se méfie plus de ce pacte. Sa fiancée parviendra-t-il à le libérer de l’Ondine? J’ai passé un bon moment avec ce conte joliment illustré. 

Il était alors temps, date limite de retour oblige, d’aller à la médiathèque rendre les emprunts et de revenir avec d’autres trouvailles halloweenesques ou non. Sitôt revenue, après déjeuner, j’en ai lu plusieurs avec mon mini sorcier: La Souris sorcière et le Magichien d’Os de Rudy Spiessert (éd. L’École des Loisirs, mai 2025, 60 pages), un album jeunesse à partir de 5 ans et qui nous a bien fait rire, Bertrand, le Magichien d’Os rappelant forcément Les Chiens Pirates) et qui vient demander l’aide de Sophie, la Souris sorcière assistée de l’araignée Mimouche afin de chasser le terrifiant Chevalier Potiron qui terrorise les habitants du village de Tartifume,  le tome 1 de Poussière, la toute, toute petite sorcière de Sibylline et Julie Gore (éd. Sens dessus dessous, octobre 2023, 56 pages), un album jeunesse à partir de 4 ans, Poussière venant en aide à des petits habitants de la forêt qui ont perdu leurs chapeaux, Carmela et la sorcière de  Júlia Sardà (éd. L’École des loisirs, octobre 2025, 68 pages), un album jeunesse à partir de 6 ans avec l’histoire de Carmela, se sentant délaissée par  sa sœur aînée qui s’est fait de nouvelles amies, va se promener, toute seule dans la forêt ainsi que seule, Secrets de vampires de Julie Légère, Elsa Whyte et Laura Pérez (éd. La Martinière Jeunesse, octobre 2021, 80 pages), un documentaire jeunesse sur les vampires, retraçant leur origine à travers les siècles: croyances, superstitions, faits historiques, pop culture… Nous avons également relu le tome 2 de Poussière, Crapaud et Ver de terre.

Puis après le goûter et une partie d’échec, nous avons lu Dracula, Une si belle vie de Charlotte Gastaut (éd. Flammarion Jeunesse, novembre 2025, 64 pages), un album jeunesse joliment illustré avec un Dracula, devenu couturier de génie et qui voit son éternité chambouler par la venue de Mina, une journaliste. 

Pendant que je faisais un tour des blogs, des réseaux et la mise à jour de ce billet et que son père nous préparait des ramens pour le dîner, mon mini sorcier a lu et a bien rigolé avec la nouvelle grande histoire de Mortelle Adèle paru jeudi, Mortelle Adèle et les Labyrinthes de papier de Mr Tan et Diane Le Feyer (éd. Mr Tan & Co, octobre 2026, 128 pages), une BD jeunesse à partir de 7/8 ans, Mortelle Adèle ayant ouvert une librairie et qui est bien décidée à tester sa nouvelle invention, le lecturoscope sur le premier enfant qui passera les portes de sa librairie. 

Puis en soirée et après avoir refait des parties d’échec avec son père puis moi, il a fini de lire Royaumes de Feu, Destinées de Tui T. Sutherland avec la quatrième histoire. De mon côté, j’ai repris ma lecture, en e-book, de La Lignée des Maudits., les trois cousines, Ava, Sophronia et Hester continuant leur enquête pour découvrir le meurtrier de Duncan Stuart, l’héritier du trône revenu en fantôme et accuse l’un des Hazegart de l’avoir tué. 

Dimanche 11 octobre 2026

Ce matin, après le petit déjeuner, j’ai mis à jour ce billet de suivi pendant que mon mini gamer jouait sur sa Switch à Tomodachi life. Puis j’ai regardé les épisodes 6 à 9 de Mechanical Marie.  

J’ai également terminé de lire La Lignée des Maudits de Bleuenn Guillou. J’ai été déçue de cette lecture jeunesse qui sera vite oubliée, alors que le synopsis était prometteur: époque victorienne revisitée dans une Écosse indépendante, la présence d’une brume permettant une ambiance glauque et inquiétante… Après un démarrage de l’intrigue qui m’a paru bien long, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages principaux, que ce soit Ava, bien trop fade et aux réactions souvent incohérentes ou Duncan, bien trop fourbe, m’attendant pourtant à voir une transformation de leur caractère, en vain. J’ai toutefois bien apprécié la relation qui lie les trois cousines. J’ai souvent pensé à Camera obscura, Le Chant des morts de Maëlle Desard (éd. Rageot, octobre 2024, 400 pages), qui m’avait bien plu. 

En soirée, mon mini sorcier a commencé à lire, jusqu’au chapitre 5, un nouveau tome des Royaumes de Feu, Légendes: Tueurs de Dragons de Tui T. Sutherland (éd. Gallimard Jeunesse, février 2024, 560 pages), un roman jeunesse fantasy pour les 10/12 ans et qui permet de replonger dans la sage du point de vue des humains. 

Au fil des pages avec Miséricorde (T1)

J’ai lu Miséricorde de Jussi Adler-Ossen (éd. Le Livre de Poche, janvier 2013, 528 pages), le premier tome des Enquêtes du département V et dont j’avais regardé, l’été dernier, son adaptation en série télévisée: Département Q, Les Dossiers oubliés qui transpose, dans la première saison, ce premier tome à Édimbourg. Dans ce premier tome, après une intervention qui a mal tourné quelques mois plus tôt, Carl Mørck a bien des difficultés à reprendre son métier de policier, refusant toute aide psychologique. Face à son caractère insupportable, le voici promu à la tête du Département V afin d’élucider des affaires non résolues, sans véritable équipe ni locaux adaptés puisqu’il se retrouve dans les sous-sols du commissariat avec pour seul assistant Hafez el Assad, réfugié syrien et homme à tout faire qui se révèle plein de ressources. Ils vont alors s’intéresser au cas de Merete Lyyngaard, une jeune femme qui incarnait l’avenir politique du Danemark et qui a disparu, cinq ans plus tôt en 2002, sans que son corps n’ait été retrouvé et laissant derrière elle son frère cadet, Oluf. Que lui est-il arrivé? 

Le récit alterne entre le passé avec la séquestration de Merete Lyyngaard (et ses terribles conditions de détention) et le présent avec la reprise de l’affaire par Carl Mørck et Hafez el Assad, duo improbable et qui s’avère bien plus efficace que leurs prédécesseurs qui ont eu à connaître de cette disparition. Carl est un flic blasé et qui culpabilise de la façon dont il a réagi lors de la fusillade qui a grièvement blessé l’un de ses collègues et ami et tué un autre. Sa vie personnelle est également chaotique, séparée de sa femme tout en élevant son beau-fils adolescent. On se demande bien comment il arrivera à résoudre cette enquête tant il semble démotivé. Heureusement, il peut compter sur Hafez dont le passé reste bien mystérieux et qui est bien plus aimable que Carl, en particulier avec les femmes. Comme nous lecteur nous savons déjà que Merete est toujours en vie, le ressort dramatique repose surtout sur la découverte des indices qui vont leur permettre de retrouver sa trace, sous fond de rivalités policières et d’enjeux politiques. Sera-t-elle encore en vie à ce moment-là? Qui peut bien vouloir la séquestrer depuis autant de temps?

Ma lecture a été fortement biaisée par le fait que j’avais regardé la première saison de la série qui reprend la même structure narrative et que je savais donc tous les tenants et aboutissants de cette première enquête. J’ai d’ailleurs plus apprécié la série que ce premier tome, en particulier au niveau des personnages (surtout celui de Carl que j’ai trouvé bien trop fumiste et sexiste dans le roman) même s’il y a quelques libertés prises qui apportent plus de profondeur et de cohérence dans la série. La série britannique comporte pour le moment une première saison de 9 épisodes et est diffusée depuis mai 2025 avec dans les rôles-principaux Matthew Good (Carl Morch), Chloe Pirrie (Merritt Lingard devenue procureure et non plus femme politique), Alexej Manvelof (Akram Salim) et Leah Byrne (Rose Dickson). Un très bon moment de visionnage avec la série et un bon moment de lecture avec ce premier tome! J’hésite à lire le tome suivant, Profanation, une seconde saison étant annoncée. 

Au passage, je valide la case « Vengeance » du bingo meurtrier du challenge Un hiver Polar 2026.

Pour d’autres avis: Marine (pour la série) et Eimelle (pour le roman).

Participation #9 Un hiver Polar 2026 d’Alexandra #Thriller

Pause ciné: Là où chantent les écrevisses

J’ai regardé Là où chantent les écrevisses, un film américain réalisé par Olivia Newman, sorti en 2022 avec dans les rôles-titres: Daisy Edgar-Jones (Kya), Taylor John Smith (Tate) et Harris Dickinson (Chase). Il s’agit d’une adaptation du roman éponyme de Delia Owens que j’avais lu en 2020 et paru pour la première fois aux États-Unis en 2018.  A Barkley Cove, en Caroline du Nord, a grandi Catherine « Kya » Danielle Clark et qui au fil des années, après le départ successif des membres de sa famille, s’est retrouvée à vivre et se débrouiller toute seule et dans la pauvreté dans une cabane au fond des marais. Entre légende et méfiance, celle-ci est devenue « la Fille des Marais » jusqu’au jour de son arrestation pour meurtre, en 1969, de Chase Andrews. Face à tant de préjugés, est-elle vraiment coupable?  

J’ai trouvé particulièrement réussi l’ambiance si particulière aux marais et marécages. Mais pour le reste, je l’ai trouvé plus fade et lisse, un peu trop « propre » et formaté, avec plus de raccourcis scénaristiques et trop tourné sur les romances de l’héroïne même si le tout reste fidèle au roman.

Toute la partie jeunesse de la jeune fille a été condensée alors qu’elle prend une large part dans le roman, pour n’être réduit à quelques courtes années adolescentes au côté de Tate Walker, avant son départ à l’université. C’est pourtant bien enfants que Kya et Tate tissent une amitié solide se transformant en premiers émois amoureux, le jeune garçon arrivant à percer, petit à petit, la carapace de la jeune fille à travers des plumes qu’il ramasse pour elles et en lui apprenant à lire et écrire.

J’ai trouvé cela dommage car l’aspect apprentissage et émancipation de la jeune fille faisait la force du roman: sa résilience face aux abandons successifs et son isolement au sein des marais, son épanouissement et émerveillement au contact de la faune et de la flore au point d’en faire son métier en autodidacte, son ambivalence en souhaitant, malgré ses craintes et ses déceptions, tisser des liens avec ses semblables au point de se rapprocher de Chase Andrews, à l’âge adulte…

De même, tout l’aspect ségrégationniste du roman, avec le couple d’Afro-américains qui prennent sous leurs ailes la fillette est quasiment inexistant du film alors que l’histoire se déroule dans les années 50/60. J’ai toutefois trouvé bien choisi les deux acteurs: Michael Hyatt (Mabel) et Sterling Macer Jr (James « Jumpin » Madison) qui forment ce couple veillant de loin et en se contenant, compte-tenu de leurs conditions, à la fillette à qui elle vend les moules récoltées dans les marais.

J’ai apprécié me replonger dans cette histoire même si ce thriller dramatique n’a pas du tout eu la même portée que le roman pour moi et que je n’aurai pas regardé si je n’avais pas lu le roman avant! J’en retiendrai toutefois son esthétisme et son aspect naturaliste (ce que j’avais d’ailleurs le plus apprécié dans le roman, l’aspect « procès » étant plus classique et déjà vu). D’autre part, par rapport à ma lecture de 2020 et après avoir lu Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee, je me rends compte qu’il y a beaucoup de similitudes entre les deux avec un roman d’apprentissage qui se joue autour d’un procès, même si l’issue est bien différente et concerne une jeune femme blanche et pauvre.   

Pour d’autres avis sur le roman et le film: MyaRosa. 

Au fil des pages avec Soleil vert

J’ai lu Soleil vert de Harry Harrison (éd. J’ai lu, rééd. juin 2014, 307 pages), un roman policier dystopique paru pour la première fois aux États-Unis en 1966 sous le titre Make Room! Make Room! dans lequel on suit l’enquête de l’inspecteur Andrew « Andy » Rush pour trouver le coupable d’un meurtre dans un New-York surpeuplé et rationné en eau et en nourritures, en août 1999. Ce policier trentenaire a une vie bien routinière et est un peu mieux loti que les autres new-yorkais compte-tenu de son métier. Il a un toit, louant une chambre à un vieil homme, Solomon Khan avec qui il partage l’appartement modeste et de quoi se nourrir. Chaque jour, avec les collègues de sa brigade, il part disperser les manifestations des Aînés ou les émeutes qui se produisent lors de chaque nouvelle restriction d’eau ou de distribution de nourriture de synthèse pour ceux qui possèdent les cartes d’Allocation.

Mais un jour, il se voit confier une enquête sensible qui lui accapare encore plus son temps et qu’il ne peut classer rapidement comme d’ordinaire, ses supérieurs subissant des pressions politiques: élucider le meurtre de Michael O’Brien « Big Mike », un riche homme véreux habitant de le quartier huppé de Chelsea Park; ce qui l’amène à faire la connaissance de la petite amie du défunt, Shirl Greene, une belle jeune femme de 23 ans dont il tombe amoureux. 

De son côté, le coupable de ce cambriolage raté, Billy Chung, un jeune homme d’origine taïwanaise et âgé de 18 ans ne peut que fuir dans les bas-fonds de la ville afin d’échapper aux autorités, parmi la multitude de sans-abris. Il pensait pourtant avoir réussi à se sortir de la pauvreté, après avoir revendu des steaks de Soylent volés et améliorer ses conditions de vie en étant coursier de télégrammes pour la Western Union.

Construit de façon classique, les chapitres alternent entre les points de vue du policier et du meurtrier, ce cambriolage raté ayant des répercussions inéluctables sur leur vie et permettant à l’auteur d’étoffer son univers dystopique, en plein été caniculaire: vieillissement de la population, pauvreté, criminalité, réchauffement climatique, corruption, inégalités sociales, disparition des ressources naturelles, pollution, survie pour l’eau, la peur de l’An 2000, peu d’espoir de vie meilleure pour les jeunes… Il y est d’ailleurs avant tout question d’une réflexion autour des causes de cette surpopulation, l’auteur critiquant vertement le rôle de la religion dans l’interdiction de la contraception. Contrairement à la plupart des récits SF comme par exemple dans L’oiseau moqueur de Walter Tavis, il n’y a d’ailleurs aucun contrôle des naissances qui aurait mal tourné.

Le récit est également bien noir et pessimiste, tant la vie du policier que celui du coupable semblant ne pouvoir aller que de mal en pis, même lorsque des rencontres fortuites pourraient leur permettre une trajectoire de vie différente et meilleure. Quel avenir possible pour la jeunesse? Un bon moment de lecture même si je l’ai trouvé en-deça du film!

Malgré les pénuries alimentaires et une alimentation de synthèse à base de soja, d’algues et de planctons (comme les steaks de Soylent (à base de lentilles et de graines de soja), les biscuits aux algues, bouillies d’avoine et biscuits marrons…), j’ai noté quelques passages « gourmands » avec les plats et boissons préparés par Shirl et partagés avec Andrew et provenant du marché noir (du steak de bœuf, du whisky, du champagne…).

Petit aparté ciné: J’ai trouvé le film réalisé par Richard Fleischer et sorti en 1973 et avec dans les rôles-titres Charlton Heston (Frank), Leigh Taylor-Young (Shirl) et Edward G. Robinson (Sol), vu il y a très longtemps, bien plus percutant que le roman originel qui n’est finalement pas une adaptation si fidèle que cela puisque des idées bouleversantes du film ne sont pas présentes dans le roman notamment la banalisation de l’être humain comme bien de consommation, l’utilisation des dégageuses (et non comme le roman les camions antiémeutes dotés de canons à eau pour repousser les émeutiers) et la victime, William Simonson étant un des dirigeants de Soylent Corporation qui voulait révéler la nature écœurante des derniers aliments de synthèse créés, le policier en charge de l’enquête, Frank Thorn, se retrouvant au cœur d’un complot politico-financier en 2022. Le personnage du garde du corps a totalement été modifié également.

Participation #5 Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #Classique SF américain

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Couleur: « Vert »

Participation #9 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #États-Unis

Participation #13 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Le tour du monde en 80 jours

Nous avons lu, sur plusieurs semaines, pour l’histoire du soir, avec mon mini lutin Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne (éd. Hatier, août 2011, 352 pages), un roman jeunesse d’aventures paru pour la première fois en 1872 sous forme de feuilletons. Phileas Fogg, un riche, impassible et solitaire gentleman anglais fait le pari de faire le tour du monde en 80 jours avec d’autres membres du Reform Club, après avoir lu un article de presse indiquant que cela est désormais possible et met en jeu la somme de 20.000 livres, la moitié de sa fortune. Il part immédiatement, le 2 octobre 1872, accompagné de son nouveau domestique, Passepartout, un « garçon » français d’une trentaine d’années. Arrivera-t-il à relever la pari? Réussira-t-il à revenir à Londres avant le 21 décembre 1872 à 20 heures 45?

Mon mini lutin a apprécié cette aventure pleine de tension dramatique, de suspense et aux multiples rebondissements et rencontres contrariant le projet insensé du gentleman, sauvant au passage, en Inde, Mrs. Aouda, d’une terrible coutume indienne, la sati et qui la contraignait d’être brûlée vive avec son défunt mari et étant poursuivi par l’Inspecteur Fix qui le soupçonne d’être le voleur qui a dévalisé une grosse somme d’argent à la Banque d’Angleterre.

Il y est en effet question de rapport au temps et au distance, d’honneur, de fidélité, de solidarité et d’admiration avec l’importance de la parole donnée, de l’essor des transports en commun et de leur modernisation (bateaux ou trains à vapeur…), des avancées scientifiques… Jules Verne joue également sur les différences de caractère entre les personnages principaux rendant de nombreuses situations comiques, sans oublier un brin de romance et de piraterie. Les jours passent, et tout comme eux, nous faisons le décompte du temps passé (gagné ou perdu). Sur cet aspect, le roman déborde d’énergie et tient en haleine.

Mais avec cette relecture, j’ai trouvé que le texte avait sur d’autres aspects mal vieilli, avec de longues descriptions sur les moyens de locomotion utilisés qui étaient modernes pour l’époque et sur les us et coutumes des habitants des pays traversés au XIXe siècle qui reflètent un racisme ordinaire et un colonialisme occidental omniprésent (que ce soit aux Indes britannique où les Anglais ont « apporté » la civilisation, les Chinois « dépravés par l’opium » à Hong-Kong aux États-Unis avec les Mormons polygames ou les Sioux attaquant le train)… Ces données scientifiques et sociologiques ont, par moment, ralenti le rythme du récit ou servi de chapitres de transition, mais pas autant que dans Vingt mille lieues sous les mers (avec ses interminables descriptions des fonds marins et des poissons). Ces passages ont ainsi été fastidieux et reflétant une autre époque qui a nécessité des explications pour mon mini aventurier. Pour autant, je suis contente de lui avoir fait découvrir cette histoire et de l’avoir relue avec lui. 

Nous avons d’ailleurs prolongé notre lecture en visionnant l’épisode 1 d’un dessin animé diffusé pour la première fois en 1980 sur FR3, Les voyages extraordinaires de Jules Verne et que mon mini lutin a trouvé un brin trop rapide, passant sous silence de nombreuses péripéties du roman et en en modifiant certaines et moi, quelque peu, démodé.

Et pour un retour en enfance, avec le générique du dessiné animé de 1983 et diffusé à l’époque sur Antenne 2, dans Récré A2, ayant découvert cette histoire par cette adaptation et vu depuis de nombreuses autres (l’une des dernières des plus hilarantes étant la pièce de théâtre qui avait été diffusée en direct sur Paris Première le 30 janvier 2010 (déjà!) et mise en scène par la Cie Sébastien Azzopardi: ici) : 

Participation #4 Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #Classique français

Participation #1 Challenge Jules Verne 2025 de de Ta de loi du cine, « squatter » chez Dasola

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Lieu: « Monde »

Participation #4 Challenge Les Étapes Indiennes 2025 de Hilde #Indes britanniques

Participation #3 Un Mois au Japon 2025 de Lou et Hilde #Escale japonaise

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