Étiquette : romans ado (Page 4 of 6)

Au fil des pages avec Sorcery of Thorns

J’ai lu Sorcery of Thorns de Margaret Rogerson (éd. Bragelonne, coll. Big Bang, 2020, 576 pages), une romantasy  young adult à partir de 15/16 ans se déroulant dans un passé magique alternatif, en 1824. Âgée de 16 ans et demi, Elisabeth Scrivener est une orpheline qui se destine à être gardienne de grande bibliothèque après y avoir été recueillie bébé et élevée parmi les puissants livres de sorts à protéger de leur redoutable magie et dans l’idée tenace de se méfier des sorciers. Or, après le meurtre de la directrice de la Grande Bibliothèque d’Estive, elle est arrêtée et emmenée par un magister âgé de 18 ans, Nathaniel Thorn afin d’être interrogée à Pont-l’Airain par le Chancelier Ashcroft. Ce dernier est accompagné de son mystérieux serviteur Silas, un démon de haute lignée. Avec l’aide de Katrien Quillworthy, la meilleure amie d’Elisabeth et apprentie à Estive, le trio arrivera-t-il à déjouer la menace qui plane?

Il y est question de préjugés et de discriminations à l’égard des sorciers, des démons et de la magie en général mais aussi de la condition de la femme, l’histoire se déroulant dans un début du XIXe siècle réinventé qui rappelle l’époque victorienne. J’ai apprécié l’univers magique inventé par l’autrice avec des grimoires vivants, certains très puissants et qu’il convient d’enfermer afin qu’ils ne se transforment pas en terrible Maléfict.

Le trio est attachant avec Elisabeth, une adolescente forte et courageuse, remettant en cause ce qu’on lui a appris sur la magie, Nathaniel un sorcier orphelin depuis ses 12 ans et qui par l’humour tente de se détacher de son héritage familial et de ses démons intérieurs et enfin Silas, un démon-servant qui par nature ne peut aimer comme un humain, se comportant pourtant comme un parent envers Nathaniel et qui exerce une fascination troublante sur Elisabeth. La romance entre Elisabeth et Nathaniel est toute mignonne. Un très bon moment de lecture plein d’actions et de complots politiques sous fond de romance!

Petit aparté: Je sais que ce roman est classé Young Adult et que ce genre littéraire se définit par des personnages âgés comme son lectorat soit environ 15/20 ans mais encore une fois, comme pour Le royaume assassiné d’Alexandra Christo par exemple, j’aurai apprécié qu’Elisabeth et Nathaniel soient plus âgés.

Participation #5 Challenge Contes et Légendes 2023 de Bidib #Démon

Participation #4 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #États-Unis

Point lecture hebdomadaire 2023 #6

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures).

Nos lectures du 6 au 12 février 2023:

Des lectures jeunesse:

  • (Roman jeunesse) Charlock, Le chabominable Monstre des Neiges de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (T6)

En attendant la parution mercredi 8 février 2023 du tome 6, nous avons relu le précédent, À la recherche du Tikki d’Or. Puis à peine acheté, nous avons commencé à lire dans le tram le dernier tome, Le chabominable Monstre des Neiges de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2023, 80 pages), un roman jeunesse pour les 8/10 ans. Nous retrouvons Charlock dans sa vie du tome 1 avec Mam’zelle Marcelle et Magali la souris. Ils se rendent en Suisse, en 1976 dans le petit village d’Appenzell où une mystérieuse créature terrifie les animaux locaux. Charlock et son amie Magali partent alors enquêter. Nous avons pris plaisir à retrouver Charlock et les illustrations de Benjamin Lacombe. Un bon moment de lecture tourné vers l’aventure et avec moins d’humour que dans les premiers tomes!

  • (Album jeunesse) Par une nuit d’hiver de Catherine Pallaro et Hualing Xu

Nous avons lu Par une nuit d’hiver de Catherine Pallaro et Hualing Xu (éd. Didier Jeunesse, 2022), un album  jeunesse à partir de 3 ans et joliment illustré. Surpris par la neige qui est tombée d’un coup, un petit moineau blessé cherche un abri mais l’un après l’autre, les arbres refusent leur protection jusqu’à ce qu’une branche de sapin se déploie vers lui. Ce sapin l’accueillera-t-il? Il y est question d’accueil, d’entraide et d’hospitalité. Les illustrations à la peinture à l’huile de Hualing Xu renforcent la petitesse et la fragilité du moineau au cœur de la nuit hivernale enneigée. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse qui donne une explication poétique au fait que les sapins gardent toujours leurs épines vertes!

Des lectures adulte:

Parmi les romans adultes que j’ai lus cette semaine, je ne parlerai dans ce billet que de certains.

  • (Dark romance dystopique) Le sanctuaire des vices de Shay Carrot

J’ai lu, en e-book, Le sanctuaire des vices de Shay Carrot (éd.Autoédition, 2020, 503 pages), une dark romance dystopique pour adultes sous fond de romance improbable. Pour sauver sa famille contaminée par un virus mortel, Clara devient prisonnière d’une téléréalité illégale et cruelle, Le sanctuaire des vices, réservée aux personnes fortunées. Les participants du sanctuaire tout aussi prisonniers que Carla tentent de survivre tout en se pliant aux missions et manipulations de la production pour satisfaire les plaisirs cruels, pervers et sadiques des spectateurs et en se protégeant également du plus inhumain des participants, Miguel, le Prince de la Guerre.  Clara parviendra-t-elle à en échapper? Déterminée à gagner ce jeu et sa liberté, la jeune femme de 26 ans pense que la réponse est de tuer Miguel.

L’autrice a imaginé une téléréalité poussée à l’extrême violence (avant tout à l’encontre des femmes) qui fait froid dans le dos tellement elle pourrait malheureusement exister, entre un Loft Story trash et un Hunger Games avec une dominante violente sexuelle. J’aurai apprécié que le côté « pantin » de Miguel soit plus approfondi puisqu’il est tout autant manipulé par la production et prisonnier que les autres participants à ce sordide jeu. La présence de Carla, une jeune femme courageuse et au mental fort va en effet faire ressortir petit à petit la part d’humanité de Miguel que ce dernier avait fait taire pour tout simplement survivre à l’horreur. Un moment de lecture très sombre qui interroge sur la nature humaine et qui se termine pourtant bien pour le couple Carla/Miguel qui aura le reste de leur vie pour surmonter les traumatismes subis!

  • (Romantasy) Amour et magie, Pour le cœur d’une sorcière de Nadine Mutas (T1)

Après le roman précédent, j’ai voulu une lecture beaucoup plus légère et j’ai choisi de lire le tome 1 sur 4 d’Amour et magie: Pour le cœur d’une sorcière de Nadine Mutas (éd. Autoédition, 2015, rééd. 2020, 436 pages), une romance paranormale d’urban fantasy. Sa sœur Maeve ayant été enlevée par un démon bluotezzer, Merle Mackenna, une sorcière de 26 ans, n’a pas d’autres choix que de libérer un autre démon bluotezzer des Ombres, Rhun même si sa grand-mère Rowan l’y avait enfermée 20 ans auparavant. Merle parviendra-t-elle à retrouver vivante sa sœur tout en contenant Rhun en le nourrissant de sang, de plaisir et de souffrance, ce dernier étant bien déterminé à ne plus jamais retourner dans les Ombres?

J’ai bien apprécié le duo formé par Merle et Rhun et leur personnalité (en particulier l’humour de Rhun), chacun s’interdisant de développer des sentiments amoureux malgré leur attirance indéniable, Merle car Rhun est un démon et par sa nature elle ne peut l’aimer et Rhun car Merle n’est que le seul moyen pour échapper aux Ombres. En effet, l’univers magique imaginé par l’autrice est celui d’un monde où sorcières et démons ne peuvent coexister ensemble, même si Merle s’aperçoit au fil de son enquête pour retrouver sa sœur que la réalité n’est pas aussi simpliste. Un bon moment de lecture avec ce bit-lit!

J’ai également enchaîné avec les trois tomes suivants, même si le premier est celui que j’ai préféré: Pour l’amour d’un démon (T2) avec le duo Lily/Alek (une romance plus douce avec la meilleure amie sorcière de Merle qui est transformée malgré elle en démon pour le plus grand plaisir d’Alek qui est fou amoureux d’elle), Pour la passion d’une fée (T3) avec le duo Basil/Isa (une romance encore plus fleur bleue que la précédente) et enfin Amoureuse d’un seigneur démoniaque (T4) avec le duo Maeve/Arawn (une romance plus sombre au vu du vécu de Maeve). J’ai apprécié que derrière chaque romance il y ait des intrigues reliant les quatre tomes, en particulier la présence du troublant Arawn dont la véritable nature n’est dévoilée que dans le quatrième tome et la lutte de pouvoirs entre les sorcières qui se sont divisées en deux clans, Merle et ses amis pensant, comme d’autres Aînées, que tous les démons ne sont pas des ennemis.

  • (Romantasy ados/YA) Sorcery of Thorns de Margaret Rogerson

J’ai lu Sorcery of Thorns de Margaret Rogerson (éd. Bragelonne, coll. Big Bang, 2020, 576 pages), une romantasy young adult à partir de 15/16 ans se déroulant dans un passé magique alternatif, en 1824. Âgée de 16 ans et demi, Elisabeth Scrivener est une orpheline qui se destine à être gardienne de grande bibliothèque après y avoir été recueillie bébé et élevée parmi les puissants livres de sorts à protéger de leur redoutable magie et dans l’idée tenace de se méfier des sorciers. Or, après le meurtre de la directrice de la Grande Bibliothèque d’Estive, elle est arrêtée et emmenée par un magister âgé de 18 ans, Nathaniel Thorn afin d’être interrogée à Pont-l’Airain par le Chancelier Ashcroft. Ce dernier est accompagné de son mystérieux serviteur Silas, un démon de haute lignée. Avec l’aide de Katrien Quillworthy, la meilleure amie d’Elisabeth et apprentie à Estive, le trio arrivera-t-il à déjouer la menace qui plane?

Il y est question de préjugés, de discriminations mais aussi de la condition de la femme, l’histoire se déroulant dans un début du XIXe siècle réinventé. J’ai apprécié l’univers magique inventé par l’autrice avec des grimoires vivants, l’histoire d’amour toute mignonne entre Elisabeth et Nathaniel et le trio attachant. Un très bon moment de lecture plein d’actions, de complots politiques sous fond de romance!

  • (Roman d’urban fantasy ado/YA) Humana, L’âme maudite de Jocabel C. Caballero (T2)

J’ai lu, en e-book, le tome 2 de la trilogie Humana, L’âme maudite de Jocabel C. Caballero (rééd. Autoédition, 2023, 460 pages), un roman d’urban fantasy pour adolescents et qui reprend quinze jours après les événements du premier tome. Sérena Wilson reste enfermée chez elle, après la douloureuse rupture avec Ethan Valdès. Elle fait d’horribles cauchemars qui la perturbent tout autant que d’avoir eu le cœur brisé, malgré la présence de son meilleur ami Dorian Frost. Malgré sa rupture avec Ethan, elle continue à avoir des sentiments pour lui et lorsqu’elle apprend que des Novices ont été blessés à l’Académie, elle espère s’y rend et découvre une aura maléfique au-dessus du bâtiment principal. Elle seule peut la voir. En s’alliant avec les Gardiens, parviendra-t-elle à en apprendre plus sur le passé que lui cache ses parents et à arrêter cette aura qui pousse les Novices dans les ténèbres?

J’ai bien plus apprécié ce deuxième tome riche en actions et révélations que le premier et le fait que le roman alterne les points de vue entre Sérena et Ethan. Nous en apprenons plus sur les Années Noires, la ville de Silana et les créatures de la Nuit, en particulier les démons avec la nouvelle amitié de Sérena avec un démon gardien, Sören. Les mystères et les secrets de la famille de Sérena sont dévoilés ainsi que le lien qui unit Sérena et Ethan. Un bon voire très bon moment de lecture addictif! J’ai hâte de découvrir le dernier tome, L’ultime sacrifice qui paraîtra en mars 2023.

Point lecture hebdomadaire 2023 #3

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures).

Nos lectures du 16 au 22 janvier 2023:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) J’aurais voulu d’Olivier Tallec

Après C’est mon arbre et Un peu beaucoup, nous avons lu J’aurais voulu d’Olivier Tallec (éd. L’école des loisirs, coll. Pastel 2021, rééd. Kilimax 2023), un album jeunesse joliment illustré à partir de 6 ans selon l’éditeur. L’écureuil ne veut plus en être un et s’imagine dans la peau d’autres animaux comme un castor, un cerf ou bien encore un hérisson. Mais à chaque nouvelle métamorphose, il s’aperçoit des difficultés à être un autre animal. Et si finalement l’écureuil s’acceptait tel qu’il est? Un très bon moment de lecture avec cette quête d’identité très rigolote!

  • (Roman jeunesse) Attention, sapin magique! d’Anne Rivière et Caroline Hüe

Nous lisons à deux Attention, sapin magique! d’Anne Rivière et Caroline Hüe (éd. Bayard Jeunesse, 2018, 29 pages), un roman jeunesse premières lectures dans la collection « Tu lis, je lis » (CP, niveau 1). Le jeune lecteur lit la partie colorée tandis qu’un lecteur confirmé lit la partie en noir. À l’approche de Noël, la petite sorcière Étincelle a l’idée d’utiliser sa magie pour le sapin de Noël, après avoir vu l’émission Télémagie à la télévision avec Mia, sa chatte noire. Elle enchaîne alors les catastrophes. Arrivera-t-elle à trouver la bonne formule magique? Une histoire rigolote pour apprendre à lire!

  • (Album jeunesse) Un ami tombé du ciel d’Orianne Lallemand et Hervé Le Goff

Nous avons lu Un ami tombé du ciel d’Orianne Lallemand et Hervé Le Goff (éd. Auzou, coll. Les Albums, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans et joliment illustré. Ours-Blanc vit tranquille sur la banquise jusqu’à ce qu’un jour, Aaron le kangourou tombe du ciel. Il est question d’une drôle d’amitié entre un duo aux tempéraments diamétralement opposés, entre l’ours polaire taiseux et le kangourou survolté. Un bon moment de lecture!

  • (Album jeunesse) La grosse grève de Philippe Jalbert

Nous avons lu La grosse grève de Philippe Jalbert (éd. Gautier-Languereau, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans. Au royaume des contes, les habitants en ont assez, que ce soit la reine et le roi qui devraient être tristes de ne pas avoir d’enfants ou la sorcière qui devrait se satisfaire de vivre dans un château en ruines ou bien encore le loup qui voudrait bien changer son alimentation… Pourront-ils avoir le droit de choisir leur propre histoire en se mettant en grève et en faisant part de leurs revendications à l’auteur de l’histoire? Un bon moment de lecture rigolo et loufoque mêlant dessins et photos et qui m’a rappelé le processus narratif de Comment être aimé quand on est un Grand Méchant Loup? de Christine Naumann-Villemin et Annick Masson (éd. Mijade, 2017), l’auteur se mettant lui-même en scène, brisant en quelque sorte le quatrième mur.

  • (Album jeunesse) Un hiver chez Bleuet de Heegyum Kim

Nous avons enfin lu Un hiver chez Bleuet de Heegyum Kim (éd. Michi, 2023, 40 pages), un album jeunesse à partir de 4 ans. En pleins préparatifs pour son hibernation, Bleuet, un ours se satisfait du confort douillet et rassurant de sa maison, passant ses journées seul à lire, à dormir ou bien encore à boire du thé au miel… Mais lorsqu’il s’aperçoit qu’il manque de tartes aux myrtilles, il décide à contrecœur et malgré son anxiété de se rendre à la pâtisserie la plus proche. Et si cet imprévu bouleversait agréablement sa routine? Il est ainsi question de zone de confort, de peur de l’inconnu et d’aller vers les autres et d’amitié. Les jolies illustrations bleutées et crayonnées sont douces,  réconfortantes et chaleureuses. Coup de cœur pour cet album jeunesse tendre et gourmand!

Des lectures adulte:

Parmi les romans adultes que j’ai lus cette semaine, je ne parlerai dans ce billet que de certains.

  • (Roman d’urban fantasy ado/YA) Humana, L’appel du sang de Jocabel C. Caballero (T1)

J’ai lu en e-book le premier tome d’Humana, L’appel du sang de Jocabel C. Caballero (éd. Autoédition, 2019, rééd. 2023, 439 pages), un roman d’urban fantasy pour adolescents. Ayant lu et apprécié de cette autrice sa saga d’urban fantasy Alpha Priors, j’ai voulu lire sa nouvelle trilogie qui s’est révélée être pour un public plus jeune. J’ai quand même continué ma lecture, appréciant le style d’écriture et l’univers surnaturel décrit, malgré une trop longue première partie introductive.

Sérena Wilson est née humaine au sein d’une famille de vampires, obligeant sa famille à déménager régulièrement. Avec son jeune frère, Gabriel, un vampire au sang mêlé avec des pouvoirs d’électro-kinésiste, elle intègre l’académie Valdenbourg. Elle s’attend à être rejetée par les Nocturnes, que ce soit les élèves vampires, métamorphes ou ensorceleurs. Pourtant, elle se lie d’amitié avec Dorian Frost, un ensorceleur et Lisa Lucifero, une vampire faisant partie des Gardiens qui interviennent pour gérer les conflits entre novices au sein de l’académie. Sérena est également troublée par Ethan Valdès, un vampire sang-pur et neveu du régent de Silana. Mais leur attirance est-elle vraiment réciproque? Sa vie de novice au sein de l’académie n’est pas la seule chose qui inquiète la jeune fille de 17 ans. En effet, ses parents semblent cacher une partie de leur passé et le fait d’avoir déjà vécu à Silana. Que découvrira Sérena? Sa vie sera-t-elle de nouveau en danger?

Il y est question d’un monde magique dominé par les Nocturnes, les humains vivant semble-t-il dans dans la Réserve et les Humana faisant l’objet de discriminations. Pour le moment, nous lecteur n’en savons guère plus que Sérena. Il est étonnant que face à la menace que sont les Nocturnes, l’adolescente ne se soit plus renseignée sur eux, malgré la défiance qu’elle leur voue et apparaît bien naïve, malgré son fort tempérament en tenant tête notamment à Ethan.  Un bon moment de lecture avec son lots de secrets de famille et de conspiration, surtout à la fin qui donne envie d’en savoir plus, que ce soit sur la relation Sérena/Ethan ou sur les Nocturnes de Silana et les années noires! Deux autres tomes sont prévus: L’âme maudite (T2) qui sera réédité en février 2023 et L’ultime sacrifice (T3) qui paraîtra en mars 2023.

  • (Romantasy ado/YA) Mille battements de cœur de Kiera Cass

J’ai lu Mille battements de cœur de Kiera Cass (éd. Robert Laffont, coll. R, 2023, 552 pages), une romantasy pour adolescents. La princesse de Kadier, Annika se résout pour le bien de son peuple à épouser son cousin Nickolas. Loin de là, Lennox est déterminé à récupérer le trône de Darhain devenu désormais le royaume de Kadier. Mais un jour, Annika est enlevée par Lennox.

Même si j’ai apprécié le style d’écriture et l’univers décrit, j’ai trouvé que l’histoire tout comme la romance entre Annika et Lennox manquaient de souffle épique et d’intensité.  Alternant les points de vue entre Annika et Lennox, l’intrigue met beaucoup trop de temps à se mettre en place puis une fois la rencontre entre les deux protagonistes passée, les rebondissements s’enchaînent mais restent prévisibles, avec des personnages secondaires un peu trop stéréotypés.

La romance était annoncée comme un ennemies to lovers. Or une fois qu’ils se rencontrent, il s’agit plus d’un coup de foudre faisant fi de leur haine présumée comme si les deux étaient tenus de tomber amoureux pour respecter les codes de la romantasy. Une lecture agréable, surtout dans la seconde partie, que j’aurai plus appréciée si le roman avait été plus approfondi, surtout au vu des tempéraments forts et courageux d’Annika et Lennox, deux êtres que tout oppose et attachants! En effet, leur duo était prometteur entre la jeune femme courageuse, dévouée jusqu’à sacrifier son propre bonheur à son peuple et qui a appris à manier l’épée grâce à son frère et le jeune homme solitaire (ayant pour seule amie une renarde), qui s’est construit sous les coups et les brimades de son chef, à l’âme torturée par les actes qu’il a dû commettre et qui a voué sa vie à redonner à son peuple, le septième clan ce qui lui revient de droit.

Notre lecture en cours:

(Roman jeunesse) Charamba, hôtel pour chats, Bobine s’en mêle de Marie Pavlenko et Marie Voyelle (T1)

Nous avons lu les deux premiers chapitres du tome 1 de Charamba, hôtel pour chats, Bobine s’en mêle de Marie Pavlenko et Marie Voyelle (éd. Flammarion Jeunesse, ), un roman jeunesse pour les 6/8 ans. Nous faisons connaissance de Magda, la propriétaire de l’hôtel Charamba et de ses chats. Nous avons beaucoup apprécié le style d’écriture, plein d’humour et brisant le quatrième mur.

Point lecture hebdomadaire 2023 #2

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures).

Nos lectures du 9 au 15 janvier 2023:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) L’écureuil et la première neige de Sebastian Meschenmoser

Après avoir lu l’année dernière L’écureuil et la lune, nous avons lu cette semaine L’écureuil et la première neige de Sebastian Meschenmoser (éd. Minedition, 2009), un album jeunesse à partir de 3/4 ans et joliment illustré. Dans cette histoire, l’écureuil découvre pour la première fois la neige en compagnie d’un hérisson et d’un ours. Un bon moment de lecture tendre et rigolo!

  • (Roman jeunesse) Oh crotte, encore des carottes! de Mr. Tan et Aurore Damant

J’ai lu avec mon mini lecteur Oh crotte, encore des carottes! de Mr. Tan et Aurore Damant (éd. Bayard Jeunesse, 2015, rééd. 2021, 29 pages), un roman jeunesse premières lectures et qui est le tome 1 de la série « Les filous du CP » et de collection « Tu lis, je lis » (CP, niveau 1). Malo un petit lapin en a assez de ne manger que des carottes et se refuse désormais à en manger, quitte à avoir faim, que ce soit à la maison ou à l’école. Un très bon moment de lecture avec cette histoire toute mignonne, gourmande et très rigolote avec un petit lapin qui se désespère de ne manger que des carottes!

  • (BD jeunesse) L’embranchement de Mugby de Rodolphe et Estelle Meyrand, d’après Charles Dickens

J’ai lu L’embranchement de Mugby d’après le conte de Noël de Charles Dickens (éd. Delcourt, 2010, 41 pages), une BD jeunesse. Par une nuit froide de décembre, à l’approche de Noël, un homme surnommé Barbox Frère descend du train à la gare de Mubgy. Il est à la croisée de sa vie à l’image de cette gare aux différentes voies ferrées. Il fait connaissance d’un des préposés de la gare et de sa fille, Phoebe, paralysée des jambes et qui respire la joie de vivre. Désormais, Mubgy devient son point de chute, l’homme décidant de tenter une à une les destinations de l’embranchement. Et si le bonheur était pourtant là, sous ses yeux? Il est question de recherche du bonheur et de choix de vie. Une lecture à l’esprit de Noël, pleine de bons sentiments mais dans laquelle tout s’enchaîne très vite comme dans la nouvelle de Charles Dickens, en particulier lorsque Barbox Frère recueille la petite fille à Londres!

Des lectures ado/YA:

  • (Roman dystopique ado) Poster Girl de Veronica Roth

J’ai lu Poster Girl de Veronica Roth (éd. Michel Lafon, 2022, 319 pages), un roman dystopique pour les adolescents. Dix ans après la rébellion ayant mis fin au régime totalitaire de la Délégation en portant au pouvoir le Triumvirat, Sonya Kantor croupit dans la ville-prison, l’Objectif, avec d’autres Enfants de la Délégation, des opposants politiques ayant adhéré à divers niveaux à l’ancien régime, comme elle, surnommée « Poster Girl » et qui a été la fille des affiches de propagande. Un jour, en échange de sa liberté, Alexander Price, le frère aîné de son fiancé Aaron qui a été tué pendant la rébellion, lui propose de retrouver Grace Ward, une adolescente qui a été retirée à sa famille sous la Délégation lorsqu’elle avait 3 ans car conçue dans l’illégalité. Où mènera l’enquête de Sonya?

La narration lente et introspective plonge le lecteur dans un monde futuriste gris et sombre dans lequel chacun tente de se remettre de la Délégation qui avait formaté les individus à vivre dans un schéma de vie conditionné par la Perception, un implant cérébral et oculaire. Il est ainsi question d’identité, de libre-arbitre, de liberté, de conditionnement par la technologie et de la vie après avoir vécu en dictature. Un très bon moment de lecture avec cette dystopie avec un zeste de romance qui décrit un monde futuriste bien trop proche de l’anticipation et qui questionne sur le rôle des nouvelles technologies sur la constitution de l’identité d’un individu et avec une fin ouverte!

  • (Romantasy YA) Le murmure des abîmes de Lydia Brasington (T1)

J’ai lu, en e-book, le tome 1 du Murmure des abîmes de Lydia Brasington (éd. Autoédition, 2023, 410 pages), une romance fantasy young adult et qui se déroule dans le royaume d’Elkma où la magie existe avec les Destructeurs et les Créateurs. 12 ans plus tôt, le Roi Solas a ordonné l’assassinat du Général, son frère et a tué sa femme et ses trois fils aînés, ne laissant la vie sauve qu’à sa fille Astra Thorac alors âgée de 6 ans en l’envoyant en exil chez sa grand-mère maternelle.

Mais 12 ans plus tard, le roi n’a d’autres choix que de mettre fin à l’exil d’Astra, désormais âgée de 18 ans et Mage de la Lune de premier niveau, son fils et héritier de la Couronne, Orion étant décédé, ayant disparu un peu après la dernière Moisson, un an auparavant. La jeune femme est ainsi confiée à la garde de son commandant, Kellan Drax âgé de 24 ans (?), soldat de Kota et du Temple. Alors qu’ils sont en route pour pour regagner la capitale Ivaka, un Blême – une créature des tréfonds blesse gravement Astra. Ces créatures ne sont pas le seul danger qui secoue le royaume d’Elkma. À l’approche de la nouvelle Moisson, des révoltes grondent menées par les Séditieux, la compagnie d’Azra avec à sa tête Rex âgé de 20 ans.

Contre sa volonté, Astra sera la nouvelle héritière. Mais lors de la cérémonie de prestation de serment à la royauté, une attaque a lieu et la jeune femme est enlevée. Peut-elle faire confiance à Rex? Qu’arrive-t-il à tous ces hommes envoyés dans le Nord pour la Moisson? Quelle menace inquiète tant le Roi? L’amour naissant et pourtant improbable entre Astra et Kellan peut-il s’épanouir?

J’ai apprécié l’univers magique imaginée par l’autrice avec un monde divisé entre les Destructeurs liés à la Lune et les Créateurs liés à la bénédiction du soleil appelé Garabal le créateur. La magie apparaît sous forme de bobine de fils magiques sous la peau, Astra possédant un anneau et Kellan quatre. Il y est question d’intrigues royales, de magie et de quête d’identité avec son lot de révélations et de trahisons, Astra se posant de plus en plus de questions sur sa famille et en particulier son père (victime ou traître?). Un bon moment de lecture qui va crescendo et qui se termine en plein suspense! 

Des lectures adulte:

Parmi les romans adultes que j’ai lus cette semaine, je ne parlerai dans ce billet que de certains.

  • (Roman policier/romance historique) Les enquêtes de Lady Rose, Meurtre et séduction de M.C. Beaton (T1)

J’ai lu, pendant le RAT British Mysteries 2023, le tome 1 sur 4 des Enquêtes de Lady Rose, Meurtre et séduction de M.C. Beaton (éd. Albin Michel, 2021, 299 pages), un roman historique au ton léger mêlant romance et enquête policière paru pour la première fois en Angleterre en 2003 et se déroulant à l’époque édouardienne, au début du XXe siècle. Je fais ainsi connaissance avec Lady Rose, une belle jeune femme de 19 ans cultivée et aux idées féministes et progressistes qui détonnent pour l’époque et le capitaine Harry Cathcart, ce dernier, un aristocrate désargenté de 28 ans, se découvrant des talents de détective privé après avoir été engagé par le père de la jeune femme pour enquêter sur son prétendant. Lors d’une partie de campagne, ils sont amenés à enquêter ensemble sur le meurtre d’une jeune lady lors d’une partie de campagne. Un bon moment de lecture avec des personnages atypiques et au tempérament décalé pour l’époque édouardienne!

  • (Roman d’urban fantasy) Meya Daeblone, Mise en bouche de Mélodie Smacs (T1)

J’ai lu, en e-book, le tome 1 de Meya Daeblone, Mise en bouche de Mélodie Smacs (éd. Infinity, 2022, 259 pages), un roman surnaturel mêlant enquête et romance avec Meya, une démone de la Gourmandise de 103 ans. Après le décès de son client amant, Meya fait partie de l’équipe surnaturelle composée de son superviseur démon, Sylvien et de la fratrie de ce dernier – les doublons ainsi que de Nathan pour retrouver le coupable. Un bon voire très moment de lecture avec de l’humour, de l’action et son lot de gourmandises! J’ai hâte de découvrir les deux autres tomes de cette trilogie, le dernier tome devant paraître le 15 février 2023.

  • (Roman d’urban fantasy) Meya Daeblone, Antipasti de Mélodie Smacs (T2)

J’ai enchaîné avec le tome 2 de Meya Daeblone, Antipasti de Mélodie Smacs (éd. Infinity, 2022, 259 pages) qui se déroule trois mois après les événements du tome précédent, Meya ayant repris sa vie parmi les humains en devenant l’agent d’une jeune star montante de la musique Raphaël et n’ayant plus aucune nouvelle de Nathan. Encore un bon voire très bon moment de lecture addictif et qui se termine en plein suspense! J’ai hâte de savoir comment Meya va s’en sortir dans le tome 3, Plat de résistance qui paraîtra le 15 février 2023. 

Au fil des pages avec Poster Girl

Je viens de finir de lire Poster Girl de Veronica Roth (éd. Michel Lafon, 2022, 319 pages), un roman dystopique pour les adolescents. Dix ans après la rébellion ayant mis fin au régime totalitaire de la Délégation en portant au pouvoir le Triumvirat, Sonya Kantor croupit dans la ville-prison, l’Objectif, avec d’autres Enfants de la Délégation, des opposants politiques ayant adhéré à divers niveaux à l’ancien régime, comme elle, surnommée « Poster Girl » et qui a été la fille des affiches de propagande. Un jour, en échange de sa liberté, Alexander Price, le frère aîné de son fiancé Aaron qui a été tué pendant la rébellion, lui propose de retrouver Grace Ward, une adolescente qui a été retirée à sa famille sous la Délégation lorsqu’elle avait 3 ans car conçue dans l’illégalité. Où mènera l’enquête de Sonya? La jeune femme peut-elle réellement espérer un autre avenir que celui de la prison? Mérite-elle une telle seconde chance? Ou restera-t-elle à jamais ce visage figé dans le passé?

La narration lente et introspective plonge le lecteur dans un monde futuriste gris et sombre dans lequel chacun tente de se remettre de la Délégation qui avait formaté les individus à vivre dans un schéma de vie conditionné par la Perception, un implant cérébral et oculaire qui surveillait la population et quantifiait la moindre parole ou le moindre geste en accordant un montant positif ou négatif de cryptodeniers tout en leur permettant d’avoir accès à une réalité augmentée et à un réseau social amplifié directement relié au cerveau. Que ce soit Sonya ou Alexander, chacun doit vivre avec sa culpabilité et l’après-Perception. Comment survivre à ses choix passés et à une vie calculée? Malgré l’endoctrinement technologique, chacun n’avait-il pas malgré tout une part de choix, même infime, autre que de l’adhésion totale, de l’opportunisme ou à tout le moins de la docilité, certains ayant réussi à résister? 

Au fil de l’enquête de Sonya sous la surveillance d’Alexander qui n’est pas sans dangers et qui s’accélère dans la dernière partie du roman, nous en apprenons plus sur le fonctionnement de la Délégation et sur le passé de la famille de la jeune femme. Sonya n’est plus la jeune fille naïve et docile de 17 ans dont le visage est associé aux affiches de propagande, même si dix ans plus tard elle est toujours considérée comme la « Poster Girl », que ce soit à l’intérieur de la prison qu’à l’extérieur. Au fil des années, elle a pourtant développé une personnalité bien différente de celle que lui avait façonnée sa Perception: elle est devenue plus mature et débrouillarde même si d’apparence froide, elle conserve en elle, par peur et par habitude, les réflexes, codes et usages de la Délégation (posture à adopter dans les transports en commun, choix des mots quand elle s’exprime…). 

Il est ainsi question d’identité, de libre-arbitre, de liberté, de conditionnement par la technologie et de la vie après avoir vécu en dictature. L’intrigue m’a fait penser à des épisodes de Black Mirror comme l’épisode 1 de la saison 3 « Chute libre » avec Bryce Dallas Howard. Certes, il y a quelques facilités scénaristiques mais j’ai apprécié que les personnages ne soient pas manichéens, chacun ayant une part d’ombre et que le monde d’après ne soit pas utopique bien qu’ayant permis le retour de libertés mais avec ses propres défauts: délabré, pauvre, sans opulence, rempli d’objets du quotidien venant du passé ou bien encore fortement marqué par le régime précédent et le réchauffement climatique. Il n’a pas non plus tranché le débat autour des technologies, permettant le retour des Précepteurs et luttant contre l’Armée analogique, un groupuscule d’individus radicaux et violents qui souhaitent la disparition de toute technologie et qui prônent la démédication pour tous. 

Un très bon moment de lecture avec cette dystopie avec un zeste de romance qui décrit un monde futuriste bien trop proche de l’anticipation et qui questionne sur le rôle des nouvelles technologies sur la constitution de l’identité d’un individu et avec une fin ouverte! D’ailleurs, ce questionnement sociétal, philosophique et politique est très actuel puisque l’illustration de couverture de ce roman fait polémique ayant été générée par une intelligence artificielle, l’IA MidJournée.

J’ai enfin noté quelques passages pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine malgré les difficultés à se nourrir correctement dans ce monde dystopique: des légumes et fruits du potager de Sonya et Nikhil qui servent principalement au troc, des boîtes de conserve… La jeune femme se régale de peu: une tomate cerise croquée, un chocolat chaud et un croque-monsieur qui lui rappelle son enfance alors qu’un simple jus d’orange l’écœure par son côté sucré. 

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Objet: « Poster »

Participation #1 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #États-Unis

Participation #2 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2023 de Bidib et Fondant

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