Étiquette : orphelin (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec Le tout petit bébé de la rivière

J’emprunte à la médiathèque Le tout petit bébé de la rivière d’Armelle Modéré (éd. Albin Michel Jeunesse, 2017), un album jeunesse à partir de 5 ans (voire plus grand) et abordant l’abandon des petites filles en Inde. Un matin, au bord de la rivière, une vieille éléphante pauvre, Alhadita découvre un nourrisson abandonné, une petite fille qu’elle adopte et appelle Ambu. La petite fille grandit auprès d’elle. Mais un jour, Alhadita se blesse. Sur le chemin de l’hôpital, un autre nourrisson est trouvé et Ambu en apprend plus sur son passé.

Quel thème dur abordé avec beaucoup de douceur par Armelle Modéré! Le destin de nombreuses petites filles en Inde est tragique. Abandonnées dès la naissance, la mort attend la plupart d’entre elles. Celles qui survivent finissent dans des orphelinats et quelques-unes sont adoptées comme Ambu. Le fait que les personnages soient des animaux anthropomorphes atténue cette douloureuse réalité basée, comme le rappelle l’avant-propos, sur d’anciens préjugés et le coût de la dot à payer à la famille lors du mariage d’une fille qui ont malheureusement encore cours en Inde. Il y est aussi question de pauvreté et de l’accès à l’école. Un album jeunesse qui se veut malgré tout optimiste avec cette très jolie relation parent/enfant entre Alhadita et Ambu!

Participation #1 Les Étapes Indiennes 2021 de Hilde #6 Jeunesse indienne

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Lieu: « Rivière »

challenge 2021 lire au féminin

Participation #7 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure européenne

Participation #24 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Thé

Au fil des pages avec Le Paradis d’Oneuli

Cherchant un tout autre conte à la médiathèque, j’ai été attirée par la couverture de ce conte traditionnel coréen, Le Paradis d’Oneuli de Cho Ho-sang et Kim Dong-seong (éd. Chan-Ok, coll. Perles du ciel », 2007), un album jeunesse à partir de 3 ans. Une jeune orpheline, prénommée Oneuli (qui signifie « Aujourd’hui ») vit seule et rêve de pouvoir revoir ses parents. Un jour, elle apprend qu’ils vivraient à Woncheongang, une cité du Paradis. Oneuli part les rejoindre, faisant en chemin de nombreuses rencontres qui l’aident. Pourra-t-elle également les aider en retour en trouvant une réponse à leurs problèmes?

Les illustrations à l’aquarelle sont magnifiques et d’une douceur poétique. L’histoire est construite en deux temps, du chemin parcouru par Oneuli pour rejoindre ses parents au ciel et du chemin de retour sur terre. Il est question de deuil, de parcours initiatique pour cette petite fille en quête de ses origines et d’un sens à sa vie mais aussi de générosité et de bienveillance, la petite fille étant remerciée de sa gentillesse désintéressée tout comme les êtres rencontrés (humains, serpent, arbre ou encore fée). Coup de cœur pour cet album jeunesse!

Participation #10 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #conte coréen

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Lieu: « Paradis »

Au fil des pages avec La malédiction de l’anneau d’or

Après avoir lu Anya et Tigre blanc, je lis La malédiction de l’anneau d’or de Fred Bernard et François Roca (éd. Albin Michel Jeunesse, 2017), un album jeunesse très grand format à partir de 8 ans et préquel du premier. L’histoire revient sur la vie de la sorcière maudite, Cornélia qui avait réussi à duper le couple royal du pays du Grand Blanc en propageant une fausse malédiction pour enlever les enfants du royaume.

Cornélia est une jeune orpheline aveugle qui grandit dans un orphelinat avec son amie et confidente, Virginia, sous le regard de Jack, un corbeau sauvé par Cornélia petite. Toutes les deux sont fascinées par la légende de l’Anneau d’or selon laquelle quiconque réussira à passer cet anneau à son doigt deviendra riche et célèbre. Année après année, elles se rendent régulièrement, la nuit, dans le Temple perdu de la forêt du Mont Battois espérant à chaque fois être l’élue de l’anneau d’or. Elles admirent également l’un de leurs enseignants, Génius la main froide au point que leur amitié est mise en mal lorsque ce dernier jette son dévolu sur Cornélia. Virginia arrivera-t-elle à sauver son amie d’un destin funeste lorsque Cornélia réussit à porter l’anneau d’or, l’ombre de Génius n’étant pas loin?

Les illustrations de François Roca sont tout aussi magnifiques que dans l’album précédent, dans un décor cette fois-ci médiéval. Le narrateur n’est plus le temps mais un corbeau recueilli par Cornélia. L’histoire renvoie à celle d’Anya et Tigre blanc et permet de répondre à certaines questions laissées en suspens et d’apprendre que Cornélia n’a pas agi seule mais sous l’emprise de Génius la main froide.

Toutefois,  il existe des différences/incohérences entre la sorcière décrite dans le premier tome et Cornélia devenue aveugle enfant après avoir été touchée par la foudre qui a emporté ses parents et non du fait de détenir l’anneau d’or. D’ailleurs, si on observe d’un peu plus près les illustrations de la sorcière dans Anya et Tigre blanc, elle ne porte pas d’anneau. Les traits de son visage, et plus généralement sa silhouette, sont plus soignés et plus gracieux dans La malédiction de l’anneau d’or. D’autre part, l’histoire interroge sur ce qu’une personne peut faire par amour ou par amitié, sur comment aider un proche qui se perd et in fine s’il est possible de tout pardonner, même quand l’impardonnable est commis. Un très bon moment de lecture!

Pour un autre avis sur cet album: Bidib.

Participation #6 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Objet: « Anneau d’or »

 

Au fil des pages avec La rivière aux crocodiles Baama-Ba

Pour la piste n°6 du Mois des Contes et Légendes 2020 de Bidib, « Escale en Afrique », j’emprunte à la médiathèque La rivière aux crocodiles Baama-Ba de Françoise Guillaumond et Arno, d’après un conte traditionnel africain (éd. Magnard, coll. « Que d’histoires! », 2005), un album jeunesse à partir de 5/6 ans. Fatou, une petite orpheline vit auprès d’une méchante femme du village qui la maltraite. Un jour, cette dernière envoie la fillette laver un pilon noirci dans la dangereuse rivière aux crocodiles. Sa peur à l’égard de sa belle-mère étant plus grande que celle qu’elle ressent à l’évocation de la rivière, Fatou obéit. Qu’adviendra-t-il de Fatou après sa rencontre avec le roi des crocodiles?

L’histoire me rappelle celle de Dame Hiver illustré par Annette Marnat, d’après le conte des Frères Grimm. Elle est construite autour des épreuves subies d’abord par Fatou puis par sa belle-mère. Par son comportement, Fatou est récompensée par le roi des crocodiles en obtenant un pilon magique, contrairement à sa méchante belle-mère. Un bon moment de lecture qui est aussi l’occasion de découvrir le plat national du Burkina Faso, le tô!

Participation #47 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Escale en Afrique

Participation #10 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Le souffleur de rêves

J’emprunte à la médiathèque Le souffleur de rêves de Bernard Villiot et Thibault Prugne (éd. Gautier-Languereau, 2015), un album jeunesse à partir de 6 ans. Au Nord de Venise, sur l’île de Murano, Zorzi, un jeune orphelin devient apprenti souffleur de verre d’un maître-verrier. Mais blessé et devenu infirme le jour de ses 15 ans, il est chassé et se retrouve seul et sans ressources dans l’île. Il poursuit malgré tout son rêve de devenir à son tour maître-verrier en rentrant la nuit dans les ateliers pour souffler le verre. Une nuit, il fait la connaissance de Giacomo, un jeune mendiant à qui il offre une bulle de rêve. C’est alors que le don de Zorzi fait le tour de l’île en apportant de la joie des enfants en enchantant leurs nuits de doux rêves colorés mais aussi en provoquant de vives et dangereuses jalousies chez les maître-verriers.

Quel joli conte que nous découvrons au fil des pages! L’histoire aborde de façon douce et magique la persévérance, la tolérance et le droit de croire en ses rêves. Malgré les difficiles conditions de vie, Zorzi transcende sa condition d’orphelin boiteux. Les illustrations sont magnifiques tout en merveilleux et onirisme, à l’instar des pages de garde. Coup de cœur pour cet album jeunesse rempli de chaleur et d’optimisme pour apporter de beaux rêves au jeune lecteur!

Participation #36 Contes & Légendes 2020 de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Mot au pluriel: « Rêves »

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