Étiquette : liberté (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec Sauvage

Nous lisons Sauvage d’Emily Hugues (éd. Autrement, 2014), un album jeunesse à partir de 5 ans et qui a fait partie de la sélection CP du du 28ème Prix des Incos en 2017. Une petite fille grandit en pleine nature, élevée par les animaux de la forêt qui la protègent. Un jour, des chasseurs la trouvent et la ramènent avec eux. L’enfant sauvage est confiée à un psychiatre et sa femme qui l’adoptent et qui tentent de la réadapter à la vie en société. Mais la petite fille ne rêve que de retourner chez elle. Ne serait-elle pas mieux dans la Nature, comme le chat domestique?

J’avais repéré cet album jeunesse à la médiathèque en ayant été captée par la frimousse de la petite fille sur la couverture. L’histoire se place de son point de vue, son quotidien étant totalement chamboulé par des « bizarreries » que tentent de lui imposer ses parents adoptifs. De petite fille épanouie et heureuse dans la forêt, elle devient apeurée, craintive et malheureuse voire même « monstrueuse ». Elle ne comprend pas ce qu’on attend d’elle. L’autrice interroge sur ce que peut ressentir un enfant en plein apprentissage entre nature/culture, inné/acquis et plus largement sur la question du bonheur, de liberté et du droit à être soi-même. Adulte, nous avons parfois oublié que des choses qui nous paraissent naturelles ont été apprises et répétées maintes fois avant d’être acquises. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux illustrations un brin rétro et au texte court et qui renvoie au mythe de l’enfant sauvage comme Mowgli ou Tarzan ou bien encore d’enfants dits sauvages alors qu’ils étaient en réalité lourdement handicapés et/ou maltraités!

challenge 2021 lire au féminin

Participation #46 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice britannique

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Adjectif: « Sauvage »

Participation #15 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Retour aux sources

Au fil des pages avec La femme phoque

Dans le cadre de son challenge Contes et Légendes, Bidib propose un thème facultatif pour mars 2021, les contes et légendes d’Amérique qui m’inspirent moins que les contes en cuisine du mois précédent. Je me suis toutefois rappelée avoir lu il y a quelques mois une légende inuite que je n’avais pas encore pris le temps de chroniquer: La femme phoque de Catherine Gendrin et Martine Bourre (éd. Didier Jeunesse, 2008), un album jeunesse à partir de 6 ans.

Alors qu’il est parti chasser les phoques sur la banquise, Natatok, le meilleur chasseur du village inuit surprend la transformation d’un groupe de phoques en femmes. Il tombe immédiatement amoureux de l’une d’elles. Il lui vole sa peau de phoque pour la garder auprès d’elle. Les années passent, le couple devenant parent de deux enfants. Mais la jeune femme sent qu’une part d’elle lui manque. En découvrant que son mari lui a menti, choisira-t-elle l’appel du grand large en laissant derrière elle ses enfants?

J’avais déjà abordé la légende des selkies en lisant Une saison au bord de l’eau de Jenny Colgan (éd. Prisma, 2018), une histoire se déroulant sur l’île fictive écossaise de Mure. Cette fois c’est une version inuite. L’histoire de la selkie s’entremêle avec celle de Natatok qui agit comme un chasseur lorsqu’il tombe amoureux. L’amour peut-il justifier de priver l’être aimé de sa liberté? Peut-on empêcher quelqu’un d’être ce qu’il est? Il y est ainsi question d’amour, de liberté et de respect de l’autre. Les illustrations mêlant blanc, doré et bleu invitent au voyage. Un très bon moment de lecture!

Participation #29 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #légende inuite

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Être humain: « Femme »

challenge 2021 lire au féminin

Participation #10 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Auteure européenne

Au fil des pages avec Le secret du loup

Nous empruntons à la médiathèque Le secret du loup de Morgane de Cadier et Florian Pigé (éd. Hongfei, 2017), un album jeunesse à partir de 7 ans selon l’éditeur voire même avant. Se sentant seul et s’ennuyant, un loup quitte la meute pour chercher un ami. Mais dans la forêt, les autres animaux ont peur de lui, ne l’aidant même pas lorsqu’il tombe dans l’eau de la rivière qu’il tente de franchir. Sa réputation de prédateur l’a précédé. Seul un petit garçon habitant de l’autre côté de la rivière lui vient en aide. Une belle amitié sera-t-elle au rendez-vous?

Ce duo autrice/illustrateur nous offre une belle histoire d’amitié et de tolérance entre un loup et un jeune garçon qui font fi de leurs différences, bien loin des préjugés que peuvent avoir les autres animaux de la forêt à l’égard des loups. Il est aussi question de peur de l’inconnu. Les illustrations de Florian Pigé sont magnifiques, dans un décor hivernal glacial et avec un loup très expressif et attendrissant.  Coup de cœur pour cet album jeunesse qui a même son instant gourmand avec une plaque de chocolat!

Participation #5 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Chocolat

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Animal: « Loup »

Au fil des pages avec Michka

Je réemprunte pour les fêtes de fin d’année deux albums jeunesse à partir de 3/4 ans de Michka, un conte de Noël écrit en 1941 par Marie Colmont mais illustrés par deux illustrateurs différents. Michka, un petit ours en peluche s’enfuit de la maison d’Elisabeth ne supportant plus que la petite fille ne respecte pas ses jouets.  Il découvre alors dans une forêt enneigée la liberté et rencontre le Renne de Noël. Il l’aide dans sa tournée. Mais lorsqu’un jouet vient à manquer pour un dernier enfant, Michka fera-t-il preuve d’abnégation?

Dans le premier album jeunesse, il s’agit des premières illustrations datant elles-aussi de 1941: celles de Feodor Rojankovsky (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 1941, rééd. 2013). Les illustrations un peu désuètes ne manquent pourtant pas de charme. Elles alternent des doubles pages en couleur et des petites scénettes en noir et blanc. Elles mettent bien en avant la liberté retrouvée par le petit ours en peluche le temps d’une journée et les petits plaisirs qui l’accompagnent: marcher dans la neige, jouer avec un roitelet farceur ou encore manger du miel; ce qui rend très touchante la chute de l’histoire.

Puis nous lisons un second album jeunesse reprenant le texte de Marie Colmont mais en le découpant différemment par pages et illustré cette fois de façon plus moderne et sur des doubles pages colorées avec la prédominance d’un bleu neigeux par Olivier Tallec (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 2011), tout en gardant l’esprit des illustrations originelles. Par le format des illustrations, Michka apparaît si petit et fragile dans cette impressionnante forêt enneigée. Il est heureux malgré le froid de l’hiver et son inexpérience de la vie au grand air et fait preuve de grande générosité en aidant le Renne de Noël dans sa tournée.

Quelle jolie histoire dans l’esprit de Noël, même si elle peut paraître triste, en compagnie de cet adorable petit ours en peluche qui choisit de rester un jouet auprès d’un enfant! Nous lui souhaitons d’ailleurs que celui-ci soit bien plus gentil que la petite fille, en le choyant avec beaucoup d’amour. 

Je rajouterai enfin pour conclure ce billet que depuis quelques mois, j’ai pris l’habitude de regrouper différentes versions d’une même histoire car je considère que pour un même texte, des illustrations différentes apportent d’autres éclairages dans la compréhension de l’histoire. J’ai ainsi apprécié ici de rapprocher nos deux lectures en mettant côte à côte des passages identiques, avec dans les deux cas, un petit ourson très expressif. Mon ressenti, certes d’adulte, a été différent selon l’illustrateur, chacun des deux n’ayant pas appuyé sur les mêmes aspects du texte de Marie Colmont. Et vous et vos enfants, avez-vous lu ces deux versions ou l’une d’elles? Qu’en avez-vous pensé?

Participation #1 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Challenge Christmas Time de MyaRosa #Album jeunesse

Participation #3 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Pot de miel

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Prénom: « Michka »

Participation #1 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie

Au fil des pages avec Les chemins secrets de la liberté

Après l’avoir lu il y a presque trente ans, j’ai ressorti la semaine dernière, pour le Mois Américain, Les chemins secrets de la liberté de Barbara Smucker et illustré par Yves Beaujard (éd. Castor Poche Flammarion, 1982, rééd. 1991), un roman jeunesse à partir de 10 ans. Âgées de 13 ans, Julilly et Lisa sont deux jeunes esclaves qui se lient d’amitié dans une plantation de cotons du Mississippi. Ensemble, elles tentent de s’enfuir au Canada. Mais leur périple de nuit est très long et dangereux, les chasseurs d’esclave pouvant les retrouver à tout moment, même dans les États du Nord non esclavagistes. Elles peuvent toutefois compter sur des abolitionnistes, souvent Quakers et qui font partie du Chemin de fer souterrain. Esclaves fugitives, parviendront-elles à être enfin libres et en sécurité?

C’est la même émotion que je ressens à la lecture de cette histoire certes fictive mais reprenant des faits historiques et des abolitionnistes qui ont participé au Chemin de fer clandestin au XIXe siècle: Alexander Milton Ross  et Levi Coffin. Même si ce roman est destiné à de jeunes lecteurs avec une fin plutôt heureuse, son propos n’est pas édulcoré face aux conditions de vie des jeunes esclaves: maltraitance, coups et humiliations, pauvreté… Le texte est accompagné de quelques illustrations en noir et blanc qui mettent en scène le périple accompli par les deux jeunes filles. Un roman à lire pour tout jeune futur citoyen du monde!

america

Le Mois Américain de Titine #Roman jeunesse

« Older posts

© 2021 JOJO EN HERBE

Theme by Anders NorenUp ↑