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Récap’ du Challenge Petit Bac 2021

Cette année 2021, je participe pour la troisième fois consécutive au Challenge Petit Bac d’Enna, les cinq premières catégories restant identiques aux années précédentes. En ce début d’août, j’avais envie de faire un petit point sur mes participations au challenge, ayant fini ma 10e ligne et commencé la 11e. Voici donc un récapitulatif provisoire de toutes nos lignes de cette année par catégorie:

Catégorie Prénom:

  • Ligne 1: (Album jeunesse) LUCIEN – Lucien le magicien d’Anne Loyer et Marjorie Béal (éd. Tourbillon, coll. Premières histoires des petits, 2014)
  • Ligne 2: (Album jeunesse) MICHKA – Michka de Marie Colmont et Feodor Rojankovsky (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 1941, rééd. 2013)
  • Ligne 3: (Album jeunesse) ADÉLIE – Adélie de Jean-Claude Alphen (éd. D²eux, 2019)
  • Ligne 4: (BD jeunesse) ELMA – Elma, une vie d’ours, Derrière la montagne d’Ingrid Chabbert et Léa Mazé T2 (éd. Dargaud, 2019)
  • Ligne 5: (BD) MARY JANE – Mary Jane de Frank Le Gall et Damien Cuvillier (éd. Futuropolis, 2020)
  • Ligne 6: (BD jeunesse) SARAH – Les Sœurs Grémillet, Le rêve de Sarah, T1 de Giovanni Di Gregorio et Alessandro Barbucci (éd.  Dupuis, 2020)
  • Ligne 7: (Album jeunesse) ANNO – Le Japon d’Anno d’Anno Mitsumana (éd. L’école des loisirs, 2014)
  • Ligne 8: (Album jeunesse) JULES – Capitaine Jules et les pirates de Peter Bentley et Helen Oxenbury (éd. L’école des loisirs, 2016)
  • Ligne 9: (Album jeunesse) HANSEL – Hansel et Gretel de Solène Gaynecoetche et Laurent Tardy (éd. Bilboquet, 2016)
  • Ligne 10: (Album jeunesse) NORIG – Norig et l’or de l’île de Ghislaine Roman et Sophie Lebot (éd. Saltimbanque, 2018)
  • Ligne 11:
  • Ligne 12:
  • Ligne 13:
  • Ligne 14:
  • Ligne 15:

Catégorie Lieu:

Catégorie Animal:

Catégorie Objet:

Catégorie Couleur:

Catégorie Être humain:

Catégorie Adjectif:

Catégorie Aliment/Boisson:

  • Ligne 1: (Album jeunesse) GALETTE – La galette et le roi de Schéhérazade Zeboudji et Marianne Barcilon (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des Loisirs, 2020)
  • Ligne 2: (BD/Roman graphique) CAFÉ – Les gens heureux lisent et boivent du café de Véronique Grisseaux et Cécile Bidault, d’après Agnès Martin-Lugand (éd. Michel Lafon, 2019)
  • Ligne 3: (Album jeunesse) SOUPE AUX POIS – La soupe aux pois de Françoise Diep et Magali Le Huche (éd. Didier Jeunesse, 2006)
  • Ligne 4: (Album jeunesse) PAIN D’ÉPICE – Malicieux pain d’épice de Jan Brett (éd. Gautier-Languereau, 1999)
  • Ligne 5: (Album jeunesse) TARTE – La tarte aux fées de Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo (éd. Frimousse, 2013)
  • Ligne 6: (Album jeunesse) OMELETTE – La souris qui voulait faire une omelette de Davide Cali et Maria Dek (éd. Hélium, 2017)
  • Ligne 7: (Album jeunesse) CHOCOLAT – Le loup à la bonne odeur de chocolat de Paule Battault et Maud Legrand (éd. L’Élan Vert, 2015)
  • Ligne 8: (Album jeunesse) RAVIOLIS – Mercredi, c’est raviolis! de Makato Tachibana et Setsuko Hasegawa (éd. L’école des loisirs, 2008)
  • Ligne 9: (Album jeunesse) HARICOT – Jacques et le haricot magique de Richard Walker et Niamh Sharkey (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 2000)
  • Ligne 10: (Album jeunesse) HARICOT – Jack et le haricot magique d’Agnès Cathala et Marion Girerd (éd. Milan Jeunesse, coll. Mes p’tits contes, 2014, rééd. 2020)
  • Ligne 11:
  • Ligne 12:
  • Ligne 13:
  • Ligne 14:
  • Ligne 15:
  •  

Catégorie Voyage:

Catégorie Météo:

Challenge Petit Bac d’Enna

Notre mois bloguesque de juillet 2021

C’est le premier du mois alors voici un petit retour bloguesque sur juillet 2021. Et hasard du blog, il s’agit (déjà) de mon millième billet. J’ai été un peu moins présente ce mois-ci sur le blog mais nous avons continué nos lectures et surtout nous avons recommencé à balader.

Juillet 2021 a débuté avec un RAT des Contes et légendes d’Inde qui était organisé du 2 au 4 juillet 2021 par Bidib, Hilde et Blandine avec leurs challenges respectifs, le challenge Contes et Légendes et les Étapes Indiennes.

Avec le début de l’été, nos lectures ont pris une tonalité plus estivale tout comme nos activités (y compris les cahiers de vacances) et nos sorties. Nous avons ainsi relus de nombreux albums jeunesse sur l’été. Si cela vous intéresse, j’ai rédigé un billet reprenant nos lectures estivales, que ce soit des relectures ou des découvertes. En août, je continuerai de rédiger les autres albums jeunesse mentionnés.

Voici d’ailleurs mon petit bilan de participations pour ce mois de juillet:

  • Challenge Petit Bac d’Enna: j’ai presque fini ma 10e ligne à une catégorie près et continué la 11e
  • Challenge Contes et Légendes de Bidib: une participation avec le RAT, le thème de ce mois-ci étant Contes et Légendes d’Inde et même si nos lectures ont été plus nombreuses
  • Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et FondantGrignote:  4 participations gourmandes
  • Challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie: une participation avec le RAT Contes et Légendes d’Inde
  • Challenge Les Étapes Indiennes de Hilde et Blandine: 2 participations dont le RAT
  • Challenge A Year in England de Lou, Titine et Cryssilda: 2 participations
  • Challenge British Mysteries de Hilde et Lou: 2 participations
  • Challenge Lire au féminin de Tiphanya: 5 participations
  • Challenge cottagecore de Missycornish: 10 participations 

Côté sorties, il n’y avait pas que nos sorties médiathèque. Après notre journée sur l’île Sainte-Marguerite, au large de Cannes, nous avons continué à crapahuter et/ou farnienter comme sur le sentier de la Brague en partant du village de Biot. Sans oublier des pauses ornitho comme aux étangs de Villepey.

Notre mois bloguesque de juin 2021

C’est le premier du mois alors voici un petit retour bloguesque sur juin 2021 avec encore une fois beaucoup de lectures mais surtout anglaises, Mois Anglais oblige et le retour des balades avec le début de l’été.

En juin, c’était en effet le Mois Anglais et même les dix ans de ce challenge organisé par Lou, Titine et Cryssilda. Ce fut l’occasion de croiser mes lectures anglaises avec d’autres challenges comme le challenge Cottagecore de MissyCornish, 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie, le challenge Contes et Légendes de Bidib, ce mois de juin étant dédié aux « Contes et légendes au jardin », Lire au féminin de Tiphanya, Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et FondantGrignote, le Challenge British Mysteries et aussi les Gourmandises de Syl. Bon au final, avec quasiment tous les challenges auxquels je participe.

Et c’était aussi le 21 juin, le début de l’été. Nous avons donc commencé à reprendre nos lectures estivales avant de crapahuter à la montagne ou farnienter à la plage, comme lors de notre sortie sur l’île Sainte-Marguerite le 27 juin. En effet, il y a en pour tous les goûts estivaux: sorties plage, randonnées montagne, camping, pêche, colonies de vacances ou encore séjour chez les grands-parents…

Voici d’ailleurs mon petit bilan de participations pour ce mois de juin:

  • Challenge Petit Bac d’Enna: j’ai fini ma 9e ligne et ai commencé ma 11e
  • Challenge Contes et Légendes de Bidib: 7 participations dans le thème de juin, « Contes et légendes au jardin » sauf une et avec aussi un billet thématique sur Jack et le haricot magique
  • Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et FondantGrignote:  8 participations gourmandes faisant voyager les papilles en Inde, en Angleterre et en France
  • Challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie: 7 participations avec un billet thématique sur Jack et le haricot magique et des lectures communes avec Blandine autour d’Alice au pays des merveilles
  • Challenge Le Mois Anglais // Challenge A Year in England de Lou, Titine et Cryssilda: 16 participations même si mes lectures anglo-saxonnes ont été, encore une fois, plus nombreuses et mon billet de suivi du Mois Anglais
  • Challenge Lire au féminin de Tiphanya: 10 participations avec beaucoup d’autrices anglaises
  • Challenge British Mysteries de Hilde et Lou: 3 participations (mais bien plus de lectures)
  • Challenge cottagecore de Missycornish: 10 participations 

Ce mois de juin est passé très vite, entre fêtes, anniversaires, challenges et passages à la médiathèque qui m’ont donné encore de nouvelles envies de lectures, même si je n’ai pas de programme prédéfini pour les semaines à venir. D’ailleurs, je me rends compte en rédigeant ce billet que j’ai complètement oublier d’en faire un spécial « Fête des Pères » alors que nous avons (re)lu plusieurs albums jeunesse le 20 juin.

Côté lecture jeunesse, je me suis replongée dans l’univers d’Alice au pays des merveilles en compagnie de Blandine, immersion dans le terrier du lapin blanc que nous allons clore avec De l’autre côté du miroir début juillet. Avec mon mini-lutin, il y a bien sûr eu de nouvelles histoires de pirates. Nous avons également (re)lu des histoires autour de Jack et le haricot magique.

Côté lecture adulte, j’ai bien apprécié de poursuivre la série cosy mystery Les Détectives du Yorkshire. Je viens de commencer, cette semaine, le tome 6, Rendez-vous avec la ruse de Julia Chapman, en attendant la parution du tome 7 en octobre 2021.

Au fil des pages avec Anatomie d’un scandale

Pour la lecture commune du 26 juin 2021 dans le cadre du Mois Anglais, je lis Anatomie d’un scandale de Sarah Vaughan (éd. Librairie générale française, Préludes, 2019), un thriller psychologique se déroulant dans les milieux politico-judiciaires en Angleterre.

En 2016, Kate Woodcroft, une avocate pénaliste quadragénaire défend une jeune femme, Olivia Lytton, victime de viol. Cette dernière prétend avoir été violée par James Whitehouse, quadragénaire, Sous-secrétaire d’État, ami intime du Premier Ministre, marié à Sophie et père attentionné de deux enfants. Olivia était, au moment des faits poursuivis, son assistante parlementaire et James venait de rompre avec elle une semaine avant, après avoir entretenu avec elle une relation adultérine de 5 mois environ. Olivia soutient qu’il l’a violée dans un ascenseur juste avant de se rendre à une réunion au Parlement. Lui clame qu’elle était consentante. Qu’en est-il réellement, chacun ayant sa vision de la vérité? Et quel sera l’issue du procès? Chacun pourra-t-il se remettre du verdict et continuer sa vie comme avant le scandale?

L’histoire avance en alternant les points de vue entre l’avocate, l’homme politique et sa femme et aussi les époques, 2016/2017 (au moment du procès londonien opposant Olivia et James) et 1992/1993 (au moment des années d’études à l’Université d’Oxford de Sophie, James et d’une certaine Holly), ce qui permet de découvrir les parts d’ombre de chacun, entre non-dits, apparences, privilèges, faux-semblants, subjectivité, mensonges et désillusions. Sarah Vaughan décortique, en effet, la personnalité de chacun de ses personnages: Kate très investie professionnellement mais sans vie personnelle, James, homme politique charismatique, plaisant aux femmes, ambitieux et arrogant et Sophie, ne pouvant croire à la culpabilité de son mari, pour sauver son mariage et protéger leurs enfants. 

Il y est question des rapports Homme/Femme, de classes sociales (jeunesse dorée qui se sent intouchable et toute-puissance d’une élite au pouvoir), de consentement, de mariage, de résilience et des droits à un procès équitable. Au fil des pages, le doute s’installe. Qui manipule qui? Olivia se venge-t-elle de James qui l’a quittée? James n’a-t-il fait qu’un écart de conduite dans sa vie maritale? Sophie s’est-elle cachée à elle-même la vraie nature de son mari? Et Kate ne fait-elle pas une affaire personnelle de ce dossier en étant déterminée viscéralement à voir condamner James, au point de manquer à ses obligations déontologiques? Et qui est Holly qui a croisé la vie de James et de Sophie à l’université d’Oxford?

L’intrigue devient alors plus addictive quand commence les chapitres ayant trait au procès, procès que j’ai trouvé bien plus protecteur et bienveillant à l’égard de la partie civile que ce qui se passe en France. Je me souviens d’un cas où un adolescent victime d’une agression sexuelle devant attendre plusieurs heures dans la même salle d’audience, aux extrémités du même banc que le prévenu comparaissant libre.

Un bon moment de lecture avec ce roman judiciaire qui s’inscrit dans l’air du temps, malgré des longueurs à la fin et même si j’ai tiqué lorsque l’autrice fait dire à Kate que son habit d’Avocat est un déguisement (non, la robe d’Avocat n’est en aucun cas un artifice mais contribue à être le porte-parole/le porte-voix d’un client)! Je m’étais également imaginée une fin plus sombre et cynique, notamment pour Kate, l’autrice ayant opté pour une fin plus résiliente. Et je terminai en rappelant que oui, le doute profite toujours au prévenu/accusé (même si cela peut être blessant et très dur à entendre pour la victime) et que la vérité judiciaire n’est pas la Vérité.

Petit aparté judiciaire: Certes cette histoire fictive d’un procès se passe en Angleterre mais elle m’a rappelé des cas d’affaires traitant de viols en France où le système judiciaire est bien différent. En Angleterre, la procédure pénale anglaise est accusatoire, le juge agissant plus comme un arbitre entre les parties d’un procès et non comme en France en instruisant le dossier. Le rôle de l’Avocat de la partie civile est également bien éloigné. Dans cette histoire, Kate a le rôle dévolu en France à l’Avocat général (Cour d’assises si faits de viol retenus par le Juge d’Instruction) ou au Procureur de la République (Tribunal correctionnel en cas de correctionnalisation des faits de viol, ce qui arrive très souvent).

Puisque le procès du roman se cristallise autour de la notion de « consentement » pour retenir ou non le viol, j’évoquerai ici deux cas ayant eu lieu avant le mouvement #metoo: celui d’un jeune homme de 19 ans placé en garde à vue pour viol sur mineur de moins de 15 ans, la jeune fille ayant 12 ans mais se faisant passer pour plus âgée, disant avoir 16 ans et faisant partie d’une bande d’amis de 15/16 ans (infraction insuffisamment caractérisée et par suite, classée sans suite  à l’issue de la garde à vue) ou encore celui d’un jeune homme d’un peu plus de 20 ans et moniteur sportif poursuivi pour viols avec deux circonstances aggravantes: sur mineur et par personne ayant autorité puisque faits commis sur plusieurs de ses élèves âgées de 16 ans et qui vivait en concubinage avec une autre élève et amie des victimes, avec l’accord des parents (renvoi en Cour d’assises).

Pour d’autres avis sur ce roman judiciaire: Enna et Sylvie (toutes les deux en lecture audio).

Participation #14 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #LC

Participation #30 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Roman judiciaire

Participation #14 Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Roman judiciaire

challenge 2021 lire au féminin

Participation #46 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice anglaise

Au fil des pages avec Rebecca

Comme je l’avais indiqué dans mon billet de récap’ du Mois Anglais 2020, j’avais prolongé encore au mois de juillet mes lectures anglaises, les échanges et billets d’autres participants m’ayant donné envie de lire d’autres romans comme Rebecca de Daphné du Maurier (éd. Albin Michel, 1938, rééd. 2015, 438 pages), même si je n’écris que mon avis sur cette lecture qu’en cette nouvelle édition du Mois Anglais pour la journée dédiée aux années 20/30/40. De cette autrice, j’avais lu il y a de ça bien 15 ans la nouvelle Les oiseaux dont je garde un très bon souvenir et une lecture bien plus angoissante que celle de son adaptation par Hitchcock. Dès les premières lignes, je suis totalement plongée dans l’ambiance troublante et pesante de Manderley, véritable prison dorée pour la narratrice qui doit vivre avec le souvenir oppressant et idéalisé de la première épouse de son mari.

Dans les années 30, en villégiature dans un hôtel de Monte-Carlo, la timide et modeste narratrice, âgée de 21 ans (dont je ne connaîtrai jamais son identité, si ce n’est qu’elle a « un nom charmant et original ») est demoiselle de compagnie de Madame Van Hopper, une riche femme âgée sans gênes, lorsqu’elle fait la connaissance de Maxim de Winter, un riche veuf depuis un an de Feue Rebecca de Winter, dans la quarantaine et propriétaire d’un manoir anglais, Manderley. Profitant que sa patronne soit malade, la jeune femme multiplie les rendez-vous avec lui dans Monaco et ses environs. Ils se marient à la hâte et après un voyage de noces en Italie, il est temps pour Maxim de Winter de retourner à Manderley avec sa jeune épouse. Mais tout dans Manderley rappelle Rebecca: le moindre objet de décoration dans le manoir, les habitudes qu’elle avait établies avec les domestiques, en particulier avec la gouvernante, Madame Danvers. La narratrice arrivera-t-elle à trouver sa place dans cette demeure et dans le cœur de son époux?

S’inspirant des romans des sœurs Brontë et de Jane Austen, Daphné du Maurier mélange les genres (roman gothique, romance, roman policier) pour entretenir une tension à son comble jusqu’au dénouement, sous le seul point de la vue de la jeune narratrice obsédée par la présence oppressante de sa rivale défunte, Rebecca. De la simple idylle du départ sur la Côte d’Azur, l’histoire se teinte de noirceur et même de folie à travers le trio Maxim de Winter, la narratrice et Madame Danvers, chacun restant à sa façon sous la coupe de Rebecca.

Tout semble s’être, en effet, arrêté à Manderley, manoir isolé de tout, dans la campagne anglaise, au bord de la mer au jour du décès de Rebecca. Bien que remarié à la narratrice, Maxim de Winter reste un époux endeuillé de sa première femme. Madame Danvers demeure dévouée corps et âme qu’à une seule maîtresse du manoir, de façon fort troublante, allant jusqu’à tourmenter la narratrice qui ne sent pas à la hauteur de Rebecca. Tout semble d’ailleurs l’opposer à elle, que ce soit son apparence physique, son caractère et son mode de vie.

Mais au fil des pages, le souvenir idéalisé et iconique de Rebecca s’effrite, la narratrice arrivant petit à petit à percer les non-dits et les mystères entourant Rebecca, que ce soit sa véritable personnalité et les circonstances de son décès. La jeune femme fait preuve de beaucoup plus de courage, de ténacité, de perspicacité et d’audace qu’elle ne laissait transparaître de sa première description d’elle-même, au point de surmonter la peur que lui inspire Madame Danvers et d’accepter l’impardonnable.

Coup de cœur pour ce roman très prenant et dont j’avais déjà apprécié il y a longtemps le film éponyme d’Alfred Hitchcock (1940) avec dans les rôles-titres Joan Fontaine, Laurence Olivier et Judith Anderson! Un classique que je vous invite vivement à lire si vous ne l’avez pas encore lu.

Pour un autre avis sur ce roman: Hélène.

Participation #13 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Années 20/30/40

Participation #29 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Classique

Participation #13 Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Classique

challenge 2021 lire au féminin

Participation #45 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice anglaise

Participation #19 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Roman policier

Participation #12 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

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