Étiquette : écologie (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec Le brouillard

Nous lisons Le brouillard de Kyo Maclear et Kenard Pak (éd. La Pastèque, 2017), un album jeunesse à partir de 6 ans. Fauve, une petite fauvette jaune vit sur une île, son passe-temps favori étant d’observer la nature et les humains qui viennent visiter l’île. Mais brusquement, un profond brouillard se lève.  Seul le petit oiseau s’inquiète et alerte, le brouillard s’étendant de plus en plus en même temps que les visiteurs humains disparaissent. Mais un jour, Fauve voit une petite fille à capuchon rouge. Cette dernière verra-t-elle aussi ce brouillard inquiétant? Agira-t-elle avec l’oiseau pour le faire partir?

Les illustrations douces et épurées de Kenard Pak accompagnent avec simplicité et poésie le message écologique de cette histoire via un petit oiseau naturaliste. Il y est bien sûr question d’une amitié naissante entre un petit oiseau et une petite fille mais aussi une prise de conscience des changements climatiques et l’importance de protéger collectivement notre environnement, à l’heure où de nombreux espèces disparaissent. Nous y retrouvons les différents comportements humains: l’ignorance face au changement, l’adaptation sans chercher de solution durable, au point d’oublier ce qui existait avant et les actions communes possibles… Un très bon moment de lecture avec cette histoire philosophique et écologique!

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Météo: « Brouillard »

Au fil des pages avec Norig et l’or de l’île

Ayant craqué sur la magnifique illustration de couverture de cet album jeunesse en le voyant à la médiathèque en haut d’un rayonnage, je l’ai emprunté sans même lire le quatrième de couverture. Je lis donc Norig et l’or de l’île de Ghislaine Roman et Sophie Lebot (éd. Saltimbanque, 2018), un album jeunesse grand format à partir de 6/7 ans.

Norig est une jeune fille solitaire qui s’épanouit dans les landes bretonnes qu’elle parcourt à longueur de journée au point que ses parents lui confient la garde du troupeau d’oies. Mais un jour, une vieille femme mystérieuse lui prédit la destruction de son île et de toute sa faune et flore pour quelque chose pas plus grande qu’une graine de chardon. Pourra-t-elle empêcher ce funeste présage? Ou sera-t-il trop tard, après la découverte d’une toute pépite d’or par son frère?

Ce joli conte aux propos écologiques tellement d’actualité et si pertinents, notamment quand on songe à la Guyane et aux projets d’exploitation d’or, aborde notre rapport à la Nature, la préservation de ses ressources et la protection de notre écosystème. Il s’agit, en effet, de savoir si l’exploitation lucrative des richesses naturelles est plus importante que la qualité de la vie et la protection de l’environnement pour les générations présentes et futures.

Les illustrations de Sophie Lebot sont magnifiques, tant dans la description bucolique et verdoyante des landes que dans les paysages dévastés de l’île pour en récupérer l’or. Elle donne également de jolis traits expressifs à Norig tout aussi sauvage, courageuse et intrépide que les landes qu’elle parcourt et qu’elle entend préserver de la cupidité des autres habitants de l’île, quitte à être prise pour une sorcière. Coup de cœur pour cet album jeunesse poétique et qui questionne sur notre rapport à la Nature! J’avais d’ailleurs déjà eu un coup de cœur pour une autre histoire de ce duo autrice/illustratrice, La princesse à la plume blanche.

Participation #1 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Album jeunesse

Participation #44 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte

challenge 2021 lire au féminin

Participation #33 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice et illustratrice françaises

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Prénom: « Norig »

Au fil des pages avec Un peu beaucoup

Après avoir lu C’est mon arbre, nous lisons Un peu beaucoup d’Olivier Tallec (éd. L’école des loisirs, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans. J’ai d’ailleurs préféré cette suite. Nous retrouvons le petit écureuil roux possessif qui se délecte de ses pommes de pin. Il ne cesse de répéter qu’il fait attention à ne pas trop en manger mais sa gourmandise est plus grande au point de détruire son habitat et de compromettre l’équilibre naturel.

Après les thèmes du partage et de la propriété, Olivier Tallec aborde avec toujours le même humour, le respect de l’environnement et la surconsommation. L’écureuil roux est toujours aussi expressif. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse à la chute hilarante bien que grinçante!

Au fil des pages avec On sème un peu, beaucoup…

Nous lisons On sème un peu, beaucoup… de Laura Hedon (éd. A2MIMO, 2021), une autrice que nous avions découverte avec son précédent album printanier tout aussi joli, adorable et poétique que celui-ci, Allons chercher le printemps. Dans cet album sans texte, nous suivons une minuscule petite fille qui voyage accrochée à une graine de pissenlit jusqu’à arriver dans une ville. Et si la nature avait aussi sa place en ville, à l’image des mauvaises herbes pas si mauvaises qui y poussent?

Les illustrations aux couleurs pastels sont douces, arrondies et dynamiques à la façon d’une BD et suivent le cycle des plantes. La toute petite fille qui fait penser à une Poucette des villes vit en osmose avec sa graine de pissenlit jusqu’à poursuivre cette harmonie avec la végétation urbaine. Un très joli message écologique en compagnie des petits êtres de la Nature avec cet album jeunesse à partir de 5 ans et qui se termine par un petit volet documentaire de Sophie Bordet-Petillon! D’ailleurs, de plus en plus de jardins ou potagers coopératifs se développent dans les villes et qui permettent des échanges conviviaux comme décrits dans cet album jeunesse.

Cette lecture accompagne parfaitement nos petites plantations de ces dernières semaines puisque certains de nos haricots ont germé et sont devenus des petits plants qui depuis que j’ai pris la photo ont été plantés dans notre jardinière.

challenge 2021 lire au féminin

Participation #30 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Au fil des pages avec Le Japon d’Anno

En vue de la journée dédiée à un livre ou photos sur le Japon, j’ai emprunté à la médiathèque Le Japon d’Anno d’Anno Mitsumana (éd. L’école des loisirs, 2014), un album jeunesse à partir de 8 ans. Mais après sa lecture, je préfère le présenter ce jour, pour la journée « Hommage aux victimes de Fukushima ». En effet, l’album jeunesse se décompose en trois parties:

  • une première partie d’illustrations dans un Japon ancien. L’histoire sans textes se déroule au fil des saisons, du printemps à l’automne: des pêcheurs au bord de l’eau, des cerisiers en fleurs, des paysans faisant les moissons ou bien encore participant aux fêtes qui ponctuent les différentes saisons (fanfares, parades, tournois de go…), etc. A l’image de la couverture pleine page, nous nous arrêtons sur les illustrations pour découvrir les nombreux détails: des enfants qui jouent, un train à vapeur, une maison en train d’être construite… Il est d’ailleurs possible de ne montrer que cette première partie aux plus jeunes lecteurs.
  • une deuxième partie intitulée « Quand il n’y avait pas d’électricité », une réflexion philosophique d’Anno Mitsumana (1926/2020) sur le bonheur et le progrès à partir de ses souvenirs d’enfance dans un Japon rural et dans lequel l’utilisation de l’énergie nucléaire n’avait pas pris temps d’importance et bien avant la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011.  Avec la nostalgie du monde d’avant, l’auteur fait le plaidoyer d’un monde sans nucléaire et défend l’idée d’un retour à une vie simple, plus respectueuse de la Nature et sans technologies et qui lui apparaît comme une source de plus grand bonheur que notre monde actuel.
  • et enfin une troisième partie, les explications de l’auteur sur le choix des planches avec quelques anecdotes personnelles comme par exemple la raison pour laquelle Anno Mitsumina a dessiné un enfant dans un arbre à la page 25. Cela donne une autre portée aux illustrations avec un Japon rural empreint de nostalgie et idéalisé par le prisme de l’enfance de l’auteur. Les êtres humains et la Nature semblent vivre en harmonie et en toute simplicité, dans une douceur tranquille.

Cet album jeunesse offre ainsi plusieurs grilles de lecture, une évocation d’un Japon ancien et rural avec ses rites et coutumes qui entraînera les jeunes lecteurs dans la découverte d’un autre pays ou encore pour les plus grand une réflexion philosophique sur le monde de demain que nous souhaitons en revenant sur l’opposition classique Nature/Progrès ou en allant plus loin à celle tout aussi classique et pourtant si prégnante Libertés/Sécurité ou bien encore Avantages/Risques. Un bon moment de lecture!

Participation #9 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Prénom: « Anno »

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