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Point lecture hebdomadaire 2023 #8

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures).

Nos lectures du 20 au 26 février 2023:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) Un incroyable papa de Lindsay Camp et Momoko Abe

Nous lisons et relisons Un incroyable papa de Lindsay Camp et Momoko Abe (éd. Kimane, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans. Arrivé en retard pour l’histoire du soir, le père de Lucas lui raconte l’histoire d’un père manchot empereur. En quoi la vie de ce père manchot empereur est incroyable? Il y est question de relation père/fils et de la vie des manchots empereur.  Un très bon moment de lecture avec cette histoire tendre et rigolote qui a beaucoup plu à mon mini lutin!

  • (Album jeunesse) Sous la laine de Herman van de Wijdeven et Françoise Beck

Nous lisons et relisons Sous la laine de Herman van de Wijdeven et Françoise Beck (éd. Cambourakis, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans et au texte court. Alors qu’il est l’heure d’aller dormir, sept petits pingouins ne sont pas fatigués et veulent encore jouer un peu. Il y est question de l’heure du coucher, d’imagination enfantine et de relation parent/enfant. Le jeune lecteur se reconnaîtra facilement dans le petit pingouin qui n’a pas sommeil. Un très bon moment de lecture tendre et rigolo avec cette course-poursuite de manchots empereurs qui suivent un mystérieux et long fil rouge sur la banquise!

  • (Roman Premières lectures) Il fait glagla! de Christian Lamblin et Aurélien Débat

Nous avons lu Il fait glagla! de Christian Lamblin et Aurélien Débat (éd. Nathan, 2010, 32 pages), un roman jeunesse « Premières lectures » (CP niveau 3) à partir de 6 ans. Mon mini lutin l’a lu tout seul mais il est possible de le lire à deux, un lecteur « confirmé » lisant le texte de l’histoire et un lecteur « débutant » le texte des bulles. Sur la planète d’Okimi, il fait toujours chaud jusqu’à ce qu’un soir une immense pierre bleue traverse le ciel. Comment se débarrasser de cette pierre, le Grand Frôa? Une histoire rigolote avec son lot d’onomatopées autour de l’hiver pour apprendre à lire!

  • (Album jeunesse-CD) Carmen de Christian Eymery et Caterina Baldi, d’après l’opéra de Georges Bizet et raconté par Ethel Houbiers

Nous avons lu et écouté Carmen de Christian Eymery et Caterina Baldi et raconté par Ethel Houbiers (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Les albums musique, 2019, 48 pages), un album jeunesse avec un CD et à partir de 7 ans, d’après l’opéra de Georges Bizet qui adaptait lui-même la nouvelle éponyme de Prosper Mérimée.

Des lectures adulte:

Parmi les 8 romans adultes que j’ai lus cette semaine, je ne parlerai dans ce billet que de certains.

  • (Roman d’urban fantasy) Démons de cendre, La chute du chasseur de Laura Black (T3)

J’ai poursuivi la saga d’urban fantasy, Démons de cendre, avec le tome 3, La chute du chasseur de Laura Black (éd. Elyxiria, 2021, 555 pages) et qui poursuit l’enquête principale, toute l’attention du Consortium étant tournée vers la traque de Gelyn et le sauvetage des casglwr sains captifs. Le frère de Rowenna, Liam, un démon Oiseau de glace accepte d’infiltrer le réseau de Gelyn et se retrouve à s’occuper d’enfants captifs apeurés et qui ont été confiés à deux prisonnières dont Nora, une métamorphe panthère. Dès leur rencontre, un lien d’âme sœur se crée immédiatement entre Liam et Nora. Malgré son instabilité émotionnelle proche de l’hérésie, Liam parviendra-t-il à faire progresser la traque de Gelyn?

Ce tome est toujours aussi plaisant et addictif que les précédents. Un très bon moment de lecture pleine d’actions, révélations et romance Liam/Nora, chacun ayant subi de lourdes épreuves dans leur passé et devant faire preuve de résilience! L’autrice a déjà indiqué que le tome 4 sera axé sur la plus jeune sœur, Ophée que je verrai bien avec Lucifer, même si elle ne porte pas sa marque contrairement à une autre casglwr saine (ange) forcée à être enceinte, Heaven.

  • (Romance dystopique YA) The perfect match de Lyla Mars (T1)

J’ai lu le tome 1 de la duologie The perfect match de Lyla Mars (éd. HarperCollins, 2023, 536 pages), une romance dystopique et young adult se déroulant au XXIIe siècle, la Science choisissant à la majorité de chaque individu, à 21 ans, son âme sœur, l’idée étant que la stabilité de la société passe par la stabilité des couples hétérosexuels reproductifs. Elliotte, en couple avec Ashton depuis leur 16 ans, espère que le test de compatibilité qu’ils sont sur le point de refaire, à 21 ans, sera positif. Or il ne l’est pas. Ils ne peuvent donc se marier ni avoir le moindre contact seuls. Pire que cela, Elliotte doit désormais, dans le mois qui vient, se marier avec le frère aîné d’Ashton, Isaak avec un test de compatibilité inégalé de 98,8%. Arrivera-t-elle à être libre d’aimer qui elle veut? D’ailleurs, la jeune femme ne se fie pas à ses tests étant elle-même la fille d’un couple hautement compatible et qui a pourtant vu son père quitter sa mère avant de disparaître.

Nous retrouvons des thèmes classiques dans un univers dystopique où la vie privée amoureuse est contrôlée: mariage arrangé, triangle amoureux, opposition libertés/sécurité, quête identitaire, intrigues politiques ou bien encore secrets de familles… J’ai eu une nette préférence pour le personnage d’Isaak, bien plus mature et complexe qu’Elliotte. Un bon moment de lecture avec son lots de rebondissements et de révélations sous fond de romance slow burn ennemis to lovers malgré quelques facilités scénaristiques et incohérences comme avec le personnage de Matthew! Le second tome paraîtra le 22 mars 2023.

  • (Romance dystopique YA) A-normale de Paula Alexander

J’ai également lu A-normale de Paula Alexander (éd. Cherry Publishing, 2022, 368 pages), une romance dystopique et young adult se déroulant en 2053, un futur proche tenant compte de la pandémie de 2020 avec l’histoire d’une adolescente de 16 ans, Maxter qui est née normale c’est-à-dire sans aucune malformation et qui fait d’elle une exception. Pourquoi est-elle la seule à être normale? Que lui cache ses parents qui travaillent pour Corps Industrie? A qui peut-elle faire confiance dans sa quête de vérité: à sa meilleure amie Ana qui veut s’enrôler chez les Marqués, à Wil qui se dit son ami après plusieurs années de silence ou bien encore à Sahul rencontré par l’intermédiaire de Wil?

Je retrouve des thèmes de ma lecture précédente, même dans la construction de l’intrigue: quête d’identité, secrets de famille, intrigues politiques, opposition gouvernement/entreprises privées au pouvoir, libertés individuelles… Un bon moment de lecture avec de l’action, des secrets d’État et de famille, de romance malgré quelques incohérences, surtout si Maxter était si surveillée que ça et même si l’idée derrière ces malformations repose sur une thèse complotiste qui a beaucoup circulé pendant la pandémie chez les antivax!

Point lecture hebdomadaire 2023 #7

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures).

Nos lectures du 13 au 19 février 2023:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) Matou blues de Jory John et Lane Smith

Nous avons lu Matou blues de Jory John et Lane Smith (éd. Gallimard Jeunesse, 2021), un album jeunesse à partir de 4 ans et joliment illustré. Malheureusement, l’humour n’a pas pris avec le quotidien d’un chat qui devient fou à force d’être enfermé dans l’appartement et de s’ennuyer alors que nous adorons Banquise blues

  • (Album jeunesse) La soupe aux piquants de porc-épic d’Alain Durant et Dale Blankenaar

Nous avons lu une version revisitée de La soupe de caillou dans la faune africaine: La soupe aux piquants de porc-épic d’Alain Durant et Dale Blankenaar (éd. Circonflexe, 2020), un album jeunesse à partir de 5 ans et très joliment illustré. Après un long voyage, Noko un porc-épic arrive fatigué et affamé dans un village dans lequel chaque villageois refuse de le nourrir. Mais lorsqu’il se présente comme le cuisinier du roi, les villageois changent de comportement. Et si Noko finissait par être bien accueilli? Il y est question de peur de l’étranger, de partage, de solidarité et de générosité. Un très bon moment de lecture!

  • (Roman jeunesse) Robi, le petit robot d’Éric Battut et Marion Piffaretti

Mon mini lutin a lu Robi, le petit robot d’Éric Battut et Marion Piffaretti (éd. Nathan, 2017), un roman premières lectures dans la série Mila et Noé et la collection « Regarde, je lis! » (niveau 2). Noé ne cesse de donner des ordres à Robi, un petit robot. Mais un jour, le petit Robi cesse de lui obéir, ne supportant plus que Noé ne soit pas poli. Une chouette lecture pour apprendre à lire tout seul!

Des lectures adulte:

  • (Cosy mystery) Manoir Thistlewood, Meurtre dans la haie de Fiona Grace (T1)

J’ai lu le premier tome d’une nouvelle série cosy mystery se déroulant à la fin des années 20 en Angleterre: Manoir Thistlewood, Meurtre dans la haie de Fiona Grace (éd. Autoédition, 2022, 228 pages), un mystère cosy d’Eliza Montagu se déroulant en 1928, en Angleterre. Depuis 3 ans, Eliza Montagu a coupé tout contact avec sa famille en vivant à Londres. C’est une jeune femme de la haute aristocratie anglaise de 27 ans indépendante, artiste, suffragette et qui remet en cause le système des classes sociales.  Mais elle est rappelée au manoir Thistlewood par sa mère qui est bien décidée à lui arranger un mariage avec Lord Charlie Darlington. Lors de la soirée de présentation, elle est ravie de revoir son ami d’enfance dont elle est éprise, Oliver Fairfax. Mais après le repas, Eliza découvre dans sa chambre le corps sans vie de Lord Darlington. Principale suspecte, parviendra-t-elle à démasquer le coupable avant l’inspecteur Abernathy et ainsi s’innocenter?

L’histoire se focalise surtout sur la jeune femme, développant finalement peu les personnages secondaires. Il y est question de condition de la femme, de classes sociales entre de hauts aristocrates et leurs domestiques dans une société anglaise en pleine mutation. Une histoire très convenue, déjà archi vue et revue, sans aucune tension dramatique, avec ce premier tome introductif (des lords méprisants les classes inférieures, une domestique enceinte d’un lord, un constable méprisant la haute aristocratie, un amour d’enfance et un charismatique inspecteur, secrets de famille et fausse apparence…), malgré la présence d’une nouvelle héroïne au fort tempérament qui m’a beaucoup fait penser à Lady Eleonor Swift ou Lady Georginia!

  • (Roman dystopique) Les âmes fragmentées de Charlotte Monsarrat

J’ai lu Les âmes fragmentées de Charlotte Monsarrat (éd. Anne Carrière, 2023, 223 pages), un thriller psychologique d’anticipation entre Minority Report et Strange days selon l’éditeur, deux films que j’avais bien appréciés. Dans un futur proche, Veronica est une réalisatrice de filmémoires en panne d’inspiration, après avoir vécu un grave accident six ans auparavant. Elle remet en question tout son passé lorsqu’elle reçoit les souvenirs d’un trafiquant de mémoires et inventeur de l’extraction mémorielle, Joachim Beckett et qu’elle s’aperçoit en les dérushant qu’elle le connaissait et que pire encore elle a entretenu avec lui une relation amoureuse dont elle ne se souvient plus du tout. Arrivera-t-elle à s’en sortir indemne grâce à l’aide de sa compagne, Rémi et de sa mère? Il y est question de gestion des traumatismes, de résilience et d’amour inconditionnel. Face à un choix de vie à faire, Veronica est partagée entre son ancien amour et son nouveau, les deux s’offrant pleinement et sans concessions à elle. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Joachim. Un bon voire très bon moment de lecture avec ce premier roman de l’autrice, malgré quelques facilités scénaristiques!

  • (Romantasy) Jadis, je t’aime de Romane Clessie

J’ai lu Jadis, je t’aime de Romane Clessie (éd. Cyplog, 2018, rééd. 2023, 493 pages), une romance fantasy se déroulant à Paris en 2014. Samuel porte secours à une belle jeune femme amnésique, habillée comme dans les années 50 et qui vient de lui apparaître comme par magie en pleine rue parisienne. Qui est-elle? Que fuit-elle? J’ai bien apprécié la construction du récit avec la part de mystère entourant cette jolie romance entre deux âmes sœurs à jamais liées et agrémentée par des sauts dans le temps dans les grandes périodes de l’Histoire française. Il y est question d’amour, de voyage dans le temps, d’êtres immortels qui maintiennent l’équilibre du monde… Un bon voire très bon moment de lecture! 

  • (Romance d’urban fantasy) Witch War: On ne se montre pas de Laurence Chevallier, Émilie Chevallier et Sienna Pratt (T3)

J’ai lu le troisième et dernier tome de la trilogie Witch War: On ne se montre pas de Laurence Chevallier, Émilie Chevallier et Sienna Pratt (éd. Black Queen Éditions, 2023, 347 pages), un romance d’urban fantasy qui reprend là où s’était arrêté le tome précédent.  À Fallen Creek, Neeve et Lennox ont une nouvelle fois été séparés. La guerre entre sorciers, loups-garous et vampires est imminente. Désormais compagne Alpha de Karl et sorcière, Elinor pourra-t-elle compter sur son nouveau clan pour mettre un terme à la folie meurtrière des Sorciers noirs? Transformée en vampire sorcière, Sixtine a-t-elle perdu toute part d’humanité en elle? Un bon moment de lecture avec ce tome, bien mieux que le précédent et qui faire la part belle à l’action, à l’amitié et à la romance!

  • (Romance d’urban fantasy) Démons de cendre, Le chant du phœnix  de Laura Black (T1)

J’ai lu le tome 1 de Démons de cendre, Le chant du phœnix  de Laura Black (éd. Elyxiria, 2021, 629 pages), une romance d’urban fantasy. Rowane est une démone phœnix, avec des pouvoirs de chuchoteuses mais née sous le sceau d’une malédiction qui peut la faire basculer à tout instant dans la frénésie, le mal incurable touchant les démons. Dans le cadre de ses missions confiées par le Forum, elle est amenée à s’allier avec les zalistes, en particulier avec Trenton Black, un démon dragon d’argent, l’Alpha du clan des Indomptés pour enquêter sur les attaques de Solitaires qui ont modifié leur mode d’action et la disparition des casglwr sains, fragiles créatures démoniaques qui maintiennent l’équilibre du monde (des anges). Les deux affaires seraient-elles liées? Une fois passé le début introductif du roman qui permet de se familiariser avec l’univers imaginée par l’autrice et les différentes factions et démons en présence, j’ai bien apprécié l’enquête autour de la disparition des casglwr sains. Un bon voire très bon moment de lecture!

  • (Roman d’urban fantasy) Démons de cendre, Le sacrifice de la latente de Laura Black (T2)

J’ai ensuite continué avec le tome 2 de Démons de cendre, Le sacrifice de la latente de Laura Black (éd. Elyxiria, 2021, 555 pages), une romance d’urban fantasy qui poursuit l’enquête autour des casglwr sains et la traque de l’ennemi, en suivant cette fois le duo Austeen/Briard. Austeen, une démone latente et guérisseuse est la sœur de Rowane qui accepte de servir les desseins de leur grand-mère, Servane en s’unissant au cruel et sadique Carter Saint-Pierre. Mais alors qu’elle est en pleine imprégnation, elle reste attirée par Briard, un démon griffon et lieutenant des Indomptés tout en essayant de soigner les démones casglwr sains enceintes qui ont pu être libérées du centre de reproduction ainsi que leurs bébés. Un très bon moment de lecture avec plein d’actions, de révélations sur l’enquête principale et de romance! Le troisième tome sur 5, La chute du chasseur est déjà paru.

Cette semaine c’est une Semaine à mille pages organisée par Le pingouin vert sur IG chaque mois tout au long de l’année 2023. Alors combien ai-je lu de pages cette semaine?  2.475 pages lues sans compter les lectures jeunesse.

Au fil des pages avec La grande fabrique de mots

J’ai lu La grande fabrique de mots d’Agnès de Lestrade et Valeria Docampo (éd. Alice Jeunesse, 2007), un album jeunesse à partir de 6 ans. Dans un monde dystopique où il faut acheter des mots pour les prononcer, il est bien difficile au pauvre Philéas d’ouvrir son cœur à la jolie Cybelle, surtout face au riche Oscar qui a suffisamment d’argent pour parler. Mais une belle déclaration d’amour tient-elle au nombre de mots prononcés?

Le monde dépeint dans cette histoire est bien sombre, la population ne parlant presque pas, les mots étant très chers, renforçant les discriminations sociales entre les pauvres et les riches, ces derniers portant des vêtements avec plein de lettres. Et pourtant, il est encore possible d’aimer sincèrement, par un regard, par un baiser et par quelques petits mots rares mais si précieux qui feront avoir des papillons dans le ventre. Les illustrations de Valeria Docampo complètent à merveille le texte d’Agnès de Lestrade, le rouge (de l’amour) effaçant page après page le marron fade. Un très bon moment de lecture tout en tendresse et en poésie avec cet album jeunesse qui réchauffera le cœur du lecteur avec les premiers émois amoureux de Philéas et Cybelle, malgré la noirceur de leur quotidien!

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Bâtiment: « Fabrique »

Participation #10 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #Argentine (illustratrice)

Point lecture hebdomadaire 2023 #6

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures).

Nos lectures du 6 au 12 février 2023:

Des lectures jeunesse:

  • (Roman jeunesse) Charlock, Le chabominable Monstre des Neiges de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (T6)

En attendant la parution mercredi 8 février 2023 du tome 6, nous avons relu le précédent, À la recherche du Tikki d’Or. Puis à peine acheté, nous avons commencé à lire dans le tram le dernier tome, Le chabominable Monstre des Neiges de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2023, 80 pages), un roman jeunesse pour les 8/10 ans. Nous retrouvons Charlock dans sa vie du tome 1 avec Mam’zelle Marcelle et Magali la souris. Ils se rendent en Suisse, en 1976 dans le petit village d’Appenzell où une mystérieuse créature terrifie les animaux locaux. Charlock et son amie Magali partent alors enquêter. Nous avons pris plaisir à retrouver Charlock et les illustrations de Benjamin Lacombe. Un bon moment de lecture tourné vers l’aventure et avec moins d’humour que dans les premiers tomes!

  • (Album jeunesse) Par une nuit d’hiver de Catherine Pallaro et Hualing Xu

Nous avons lu Par une nuit d’hiver de Catherine Pallaro et Hualing Xu (éd. Didier Jeunesse, 2022), un album  jeunesse à partir de 3 ans et joliment illustré. Surpris par la neige qui est tombée d’un coup, un petit moineau blessé cherche un abri mais l’un après l’autre, les arbres refusent leur protection jusqu’à ce qu’une branche de sapin se déploie vers lui. Ce sapin l’accueillera-t-il? Il y est question d’accueil, d’entraide et d’hospitalité. Les illustrations à la peinture à l’huile de Hualing Xu renforcent la petitesse et la fragilité du moineau au cœur de la nuit hivernale enneigée. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse qui donne une explication poétique au fait que les sapins gardent toujours leurs épines vertes!

Des lectures adulte:

Parmi les romans adultes que j’ai lus cette semaine, je ne parlerai dans ce billet que de certains.

  • (Dark romance dystopique) Le sanctuaire des vices de Shay Carrot

J’ai lu, en e-book, Le sanctuaire des vices de Shay Carrot (éd.Autoédition, 2020, 503 pages), une dark romance dystopique pour adultes sous fond de romance improbable. Pour sauver sa famille contaminée par un virus mortel, Clara devient prisonnière d’une téléréalité illégale et cruelle, Le sanctuaire des vices, réservée aux personnes fortunées. Les participants du sanctuaire tout aussi prisonniers que Carla tentent de survivre tout en se pliant aux missions et manipulations de la production pour satisfaire les plaisirs cruels, pervers et sadiques des spectateurs et en se protégeant également du plus inhumain des participants, Miguel, le Prince de la Guerre.  Clara parviendra-t-elle à en échapper? Déterminée à gagner ce jeu et sa liberté, la jeune femme de 26 ans pense que la réponse est de tuer Miguel.

L’autrice a imaginé une téléréalité poussée à l’extrême violence (avant tout à l’encontre des femmes) qui fait froid dans le dos tellement elle pourrait malheureusement exister, entre un Loft Story trash et un Hunger Games avec une dominante violente sexuelle. J’aurai apprécié que le côté « pantin » de Miguel soit plus approfondi puisqu’il est tout autant manipulé par la production et prisonnier que les autres participants à ce sordide jeu. La présence de Carla, une jeune femme courageuse et au mental fort va en effet faire ressortir petit à petit la part d’humanité de Miguel que ce dernier avait fait taire pour tout simplement survivre à l’horreur. Un moment de lecture très sombre qui interroge sur la nature humaine et qui se termine pourtant bien pour le couple Carla/Miguel qui aura le reste de leur vie pour surmonter les traumatismes subis!

  • (Romantasy) Amour et magie, Pour le cœur d’une sorcière de Nadine Mutas (T1)

Après le roman précédent, j’ai voulu une lecture beaucoup plus légère et j’ai choisi de lire le tome 1 sur 4 d’Amour et magie: Pour le cœur d’une sorcière de Nadine Mutas (éd. Autoédition, 2015, rééd. 2020, 436 pages), une romance paranormale d’urban fantasy. Sa sœur Maeve ayant été enlevée par un démon bluotezzer, Merle Mackenna, une sorcière de 26 ans, n’a pas d’autres choix que de libérer un autre démon bluotezzer des Ombres, Rhun même si sa grand-mère Rowan l’y avait enfermée 20 ans auparavant. Merle parviendra-t-elle à retrouver vivante sa sœur tout en contenant Rhun en le nourrissant de sang, de plaisir et de souffrance, ce dernier étant bien déterminé à ne plus jamais retourner dans les Ombres?

J’ai bien apprécié le duo formé par Merle et Rhun et leur personnalité (en particulier l’humour de Rhun), chacun s’interdisant de développer des sentiments amoureux malgré leur attirance indéniable, Merle car Rhun est un démon et par sa nature elle ne peut l’aimer et Rhun car Merle n’est que le seul moyen pour échapper aux Ombres. En effet, l’univers magique imaginé par l’autrice est celui d’un monde où sorcières et démons ne peuvent coexister ensemble, même si Merle s’aperçoit au fil de son enquête pour retrouver sa sœur que la réalité n’est pas aussi simpliste. Un bon moment de lecture avec ce bit-lit!

J’ai également enchaîné avec les trois tomes suivants, même si le premier est celui que j’ai préféré: Pour l’amour d’un démon (T2) avec le duo Lily/Alek (une romance plus douce avec la meilleure amie sorcière de Merle qui est transformée malgré elle en démon pour le plus grand plaisir d’Alek qui est fou amoureux d’elle), Pour la passion d’une fée (T3) avec le duo Basil/Isa (une romance encore plus fleur bleue que la précédente) et enfin Amoureuse d’un seigneur démoniaque (T4) avec le duo Maeve/Arawn (une romance plus sombre au vu du vécu de Maeve). J’ai apprécié que derrière chaque romance il y ait des intrigues reliant les quatre tomes, en particulier la présence du troublant Arawn dont la véritable nature n’est dévoilée que dans le quatrième tome et la lutte de pouvoirs entre les sorcières qui se sont divisées en deux clans, Merle et ses amis pensant, comme d’autres Aînées, que tous les démons ne sont pas des ennemis.

  • (Romantasy ados/YA) Sorcery of Thorns de Margaret Rogerson

J’ai lu Sorcery of Thorns de Margaret Rogerson (éd. Bragelonne, coll. Big Bang, 2020, 576 pages), une romantasy young adult à partir de 15/16 ans se déroulant dans un passé magique alternatif, en 1824. Âgée de 16 ans et demi, Elisabeth Scrivener est une orpheline qui se destine à être gardienne de grande bibliothèque après y avoir été recueillie bébé et élevée parmi les puissants livres de sorts à protéger de leur redoutable magie et dans l’idée tenace de se méfier des sorciers. Or, après le meurtre de la directrice de la Grande Bibliothèque d’Estive, elle est arrêtée et emmenée par un magister âgé de 18 ans, Nathaniel Thorn afin d’être interrogée à Pont-l’Airain par le Chancelier Ashcroft. Ce dernier est accompagné de son mystérieux serviteur Silas, un démon de haute lignée. Avec l’aide de Katrien Quillworthy, la meilleure amie d’Elisabeth et apprentie à Estive, le trio arrivera-t-il à déjouer la menace qui plane?

Il y est question de préjugés, de discriminations mais aussi de la condition de la femme, l’histoire se déroulant dans un début du XIXe siècle réinventé. J’ai apprécié l’univers magique inventé par l’autrice avec des grimoires vivants, l’histoire d’amour toute mignonne entre Elisabeth et Nathaniel et le trio attachant. Un très bon moment de lecture plein d’actions, de complots politiques sous fond de romance!

  • (Roman d’urban fantasy ado/YA) Humana, L’âme maudite de Jocabel C. Caballero (T2)

J’ai lu, en e-book, le tome 2 de la trilogie Humana, L’âme maudite de Jocabel C. Caballero (rééd. Autoédition, 2023, 460 pages), un roman d’urban fantasy pour adolescents et qui reprend quinze jours après les événements du premier tome. Sérena Wilson reste enfermée chez elle, après la douloureuse rupture avec Ethan Valdès. Elle fait d’horribles cauchemars qui la perturbent tout autant que d’avoir eu le cœur brisé, malgré la présence de son meilleur ami Dorian Frost. Malgré sa rupture avec Ethan, elle continue à avoir des sentiments pour lui et lorsqu’elle apprend que des Novices ont été blessés à l’Académie, elle espère s’y rend et découvre une aura maléfique au-dessus du bâtiment principal. Elle seule peut la voir. En s’alliant avec les Gardiens, parviendra-t-elle à en apprendre plus sur le passé que lui cache ses parents et à arrêter cette aura qui pousse les Novices dans les ténèbres?

J’ai bien plus apprécié ce deuxième tome riche en actions et révélations que le premier et le fait que le roman alterne les points de vue entre Sérena et Ethan. Nous en apprenons plus sur les Années Noires, la ville de Silana et les créatures de la Nuit, en particulier les démons avec la nouvelle amitié de Sérena avec un démon gardien, Sören. Les mystères et les secrets de la famille de Sérena sont dévoilés ainsi que le lien qui unit Sérena et Ethan. Un bon voire très bon moment de lecture addictif! J’ai hâte de découvrir le dernier tome, L’ultime sacrifice qui paraîtra en mars 2023.

Au fil des pages avec Poster Girl

Je viens de finir de lire Poster Girl de Veronica Roth (éd. Michel Lafon, 2022, 319 pages), un roman dystopique pour les adolescents. Dix ans après la rébellion ayant mis fin au régime totalitaire de la Délégation en portant au pouvoir le Triumvirat, Sonya Kantor croupit dans la ville-prison, l’Objectif, avec d’autres Enfants de la Délégation, des opposants politiques ayant adhéré à divers niveaux à l’ancien régime, comme elle, surnommée « Poster Girl » et qui a été la fille des affiches de propagande. Un jour, en échange de sa liberté, Alexander Price, le frère aîné de son fiancé Aaron qui a été tué pendant la rébellion, lui propose de retrouver Grace Ward, une adolescente qui a été retirée à sa famille sous la Délégation lorsqu’elle avait 3 ans car conçue dans l’illégalité. Où mènera l’enquête de Sonya? La jeune femme peut-elle réellement espérer un autre avenir que celui de la prison? Mérite-elle une telle seconde chance? Ou restera-t-elle à jamais ce visage figé dans le passé?

La narration lente et introspective plonge le lecteur dans un monde futuriste gris et sombre dans lequel chacun tente de se remettre de la Délégation qui avait formaté les individus à vivre dans un schéma de vie conditionné par la Perception, un implant cérébral et oculaire qui surveillait la population et quantifiait la moindre parole ou le moindre geste en accordant un montant positif ou négatif de cryptodeniers tout en leur permettant d’avoir accès à une réalité augmentée et à un réseau social amplifié directement relié au cerveau. Que ce soit Sonya ou Alexander, chacun doit vivre avec sa culpabilité et l’après-Perception. Comment survivre à ses choix passés et à une vie calculée? Malgré l’endoctrinement technologique, chacun n’avait-il pas malgré tout une part de choix, même infime, autre que de l’adhésion totale, de l’opportunisme ou à tout le moins de la docilité, certains ayant réussi à résister? 

Au fil de l’enquête de Sonya sous la surveillance d’Alexander qui n’est pas sans dangers et qui s’accélère dans la dernière partie du roman, nous en apprenons plus sur le fonctionnement de la Délégation et sur le passé de la famille de la jeune femme. Sonya n’est plus la jeune fille naïve et docile de 17 ans dont le visage est associé aux affiches de propagande, même si dix ans plus tard elle est toujours considérée comme la « Poster Girl », que ce soit à l’intérieur de la prison qu’à l’extérieur. Au fil des années, elle a pourtant développé une personnalité bien différente de celle que lui avait façonnée sa Perception: elle est devenue plus mature et débrouillarde même si d’apparence froide, elle conserve en elle, par peur et par habitude, les réflexes, codes et usages de la Délégation (posture à adopter dans les transports en commun, choix des mots quand elle s’exprime…). 

Il est ainsi question d’identité, de libre-arbitre, de liberté, de conditionnement par la technologie et de la vie après avoir vécu en dictature. L’intrigue m’a fait penser à des épisodes de Black Mirror comme l’épisode 1 de la saison 3 « Chute libre » avec Bryce Dallas Howard. Certes, il y a quelques facilités scénaristiques mais j’ai apprécié que les personnages ne soient pas manichéens, chacun ayant une part d’ombre et que le monde d’après ne soit pas utopique bien qu’ayant permis le retour de libertés mais avec ses propres défauts: délabré, pauvre, sans opulence, rempli d’objets du quotidien venant du passé ou bien encore fortement marqué par le régime précédent et le réchauffement climatique. Il n’a pas non plus tranché le débat autour des technologies, permettant le retour des Précepteurs et luttant contre l’Armée analogique, un groupuscule d’individus radicaux et violents qui souhaitent la disparition de toute technologie et qui prônent la démédication pour tous. 

Un très bon moment de lecture avec cette dystopie avec un zeste de romance qui décrit un monde futuriste bien trop proche de l’anticipation et qui questionne sur le rôle des nouvelles technologies sur la constitution de l’identité d’un individu et avec une fin ouverte! D’ailleurs, ce questionnement sociétal, philosophique et politique est très actuel puisque l’illustration de couverture de ce roman fait polémique ayant été générée par une intelligence artificielle, l’IA MidJournée.

J’ai enfin noté quelques passages pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine malgré les difficultés à se nourrir correctement dans ce monde dystopique: des légumes et fruits du potager de Sonya et Nikhil qui servent principalement au troc, des boîtes de conserve… La jeune femme se régale de peu: une tomate cerise croquée, un chocolat chaud et un croque-monsieur qui lui rappelle son enfance alors qu’un simple jus d’orange l’écœure par son côté sucré. 

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Objet: « Poster »

Participation #1 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #États-Unis

Participation #2 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2023 de Bidib et Fondant

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