Étiquette : disparition (Page 1 of 4)

Au fil des pages avec L’Affaire des cookies disparus

Nous lisons et relisons très régulièrement L’Affaire des cookies disparus d’Eoin McLaughlin et Marc Boutavant (éd. Nathan, 2020), un album jeunesse à partir de 4 ans sous-titré L’anti-abécédaire. Une chose terrible est arrivée dans cet abécédaire: les cookies ont disparu pour le plus grand malheur de Bob, un ours bien décidé à mener l’enquête. Qui peut bien être l’auteur de ce terrible méfait: un renard, un poulpe géant ou bien encore un porcelet? Et si les apparences étaient trompeuses?

Bob le narrateur passe de lettre en lettre pour débusquer le coupable tout en s’accordant des pauses gourmandes (glace à l’italienne, yaourt…) et croise même la route d’un manchot empereur musicien. Les illustrations de Marc Boutavant sont toujours aussi jolies et pleines de malice. Coup de cœur pour cet abécédaire décalé et loufoque pour apprendre l’alphabet sous fond d’enquête policière farfelue et menée par un ours bien gourmand!

Et au passage, je valide à nouveau la catégorie « Un dessert (sucré) » du Menu complet du challenge Des livres (et des écrans) en cuisine avec des cookies.

Participation #31 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Menu complet (Un dessert (sucré)/Cookies)

Participation #66 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Irlande (Auteur) et France (Illustrateur)

Au fil des pages avec Raymond La Taupe, détective

Nous lisons et relisons Raymond La Taupe, détective de Camilla Pintonato (éd. Seuil Jeunesse, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans. Raymond est une taupe, chef cuisinier reconnu qui tient un restaurant. Mais pourtant, son plus grand rêve est de devenir détective privé. Un jour, le papy d’une écureuil disparaît. Passionné de romans policiers et au flair infaillible à défaut d’avoir une bonne vue, Raymond est déterminé à faire ses preuves et résoudre cette disparition. Mais n’est pas Sherlock Holmes qui veut.

A la lecture de cette histoire, nous constatons vite un décalage entre le texte et les illustrations, Raymond passant à côté d’indices importants et Papy écureuil n’étant pourtant jamais loin de lui. Il est d’ailleurs amusant de chercher dans chaque double page le « disparu » dont on comprend très vite ce qu’il est parti faire. Les références à Sherlock Holmes sont nombreuses, que ce soit le look de Raymond ou sa façon de procéder pour regrouper les indices.

Un très bon moment de lecture rigolo et loufoque avec le contrepied narratif et qui aborde également la question de confiance en soi et de croire en ses rêves! J’ai d’ores et déjà noté qu’un second tome était paru en février 2022, L’affaire du collier. Raymond aurait-il réussi sa reconversion professionnelle et ouvert une agence de détective privé? Sans oublier un passage gourmand peu ragoutant (la soupe aux punaises de lit).

Participation #6 Challenge British Mysteries 2022 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Ponctuation: « , »

Participation #38 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Italie

Participation #20 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Soupe

Au fil des pages avec le tome 2 de Dans la tête de Sherlock Holmes

Pour la lecture commune du 30 mars 2022 de la Quinzaine British Mysteries avec Blandine, Nathalie et Hilde, j’ai lu, dans les temps, le tome 2 de Dans la tête de Sherlock Holmes, L’Affaire du Ticket Scandaleux de Cyril Liéron et Benoît Dahan, d’après Sir Arthur Conan Doyle (éd. Ankama, 2021), une BD jeunesse à partir de 13 ans. Avec retard, voici mon avis sur cette lecture.

Après avoir relu le premier tome, j’ai enchaîné avec le deuxième tome qui vient clore l’enquête de Sherlock Holmes accompagné du Dr. Watson qui concerne de mystérieux tickets pour assister à un spectacle chinois de magie, celui du magicien Wu-Jing. L’histoire reprend, après un bref résumé, là où s’était arrêté abruptement le tome 1. Sherlock Holmes et le Dr. Watson se rendent dans une imprimerie afin d’en apprendre plus sur les mystérieux tickets de spectacle. Ils arrivent à obtenir un ticket pour assister à une représentation qui a lieu le soir même et décident de solliciter l’aide de Mycroft, le frère de Sherlock. Arriveront-ils à déjouer le complot qui se trame cette fois dans les hautes sphères du pouvoir britannique?

Graphiquement, ce second tome est tout aussi réussi que le précédent, avec ce fil rouge à suivre qui parfois se brise mais qui est très vite réparé par Sherlock Holmes, des jeux de transparence pour le lecteur nous permettant de vérifier la pertinence des indices et déductions du détective à la mémoire infaillible et au cerveau toujours en ébullition… Il y est question de la colonisation britannique en Inde, de la guerre de l’opium, du racisme à l’égard des Chinois… Une conclusion à la hauteur du premier tome et que j’ai trouvé malheureusement plus réaliste que cynique (ne dit-on pas que l’Histoire bégaie)! J’ai déjà vu qu’un troisième tome est prévu avec une nouvelle enquête pour Sherlock Holmes.

Pour d’autres avis sur cette BD jeunesse: Blandine, Nathalie, Hilde et Pativore.

Participation #5 Challenge British Mysteries 2022 de Hilde et Lou #LC

Participation #5 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Adaptation en BD

Participation #28 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Au fil des pages avec Glace

Je lis Glace de Christine Féret-Fleury (éd. Scrineo, 2021, 317 pages), un roman pour les adolescents qui réécrit, dans un environnement dystopique le conte de La Reine des Neiges d’Hans Christian Andersen paru pour la première fois en 1844.

Après le Nuage qui a dévasté la Terre, Sanna vit ou plutôt survit avec Grand’ la grand-mère de Kay, ses parents étant décédés et Kay ayant été enlevé par les Glacés. Chaque jour, elle descend des les mines pour extraire comme les autres Cramés des métaux précieux qui servent à l’entretien du bouclier climatique derrière lequel, dans les montagnes enneigées, vivent les Glacés en échange d’une maigre ration de survie et d’un peu d’eau. Mais après le décès de Grand’ et désirant la promesse qu’elle lui avait faite, Sanna part à la recherche de Kay. Est-il toujours vivant autrement que dans ses souvenirs? Réussira-t-elle à le retrouver?

Je ressors très mitigée de ma lecture, en ayant attendu bien plus à la lecture de la quatrième de couverture. L’histoire se met lentement en place, se concentrant plus sur les souvenirs de Sanna que sur sa vie dans un monde post-apocalyptique, sans espoir et dévasté par le désastre écologique. Puis le dangereux voyage de la jeune femme commence avec de nombreuses rencontres qui la conduiront sur les traces de la Reine des Neiges.

Certes, j’ai apprécié retrouver des éléments revisités du conte originel sans l’aspect religieux avec les deux petits voisins se retrouvant dans le petit jardin perché avec les roses (Gerda étant ici Sanna et Kay avec sa grand-mère) ou bien encore les souliers rouges de la petite fille qui deviennent une vieille décoration de Noël que Sanna met dans une gourde (bouteille à la mer) dans la rivière en espérant se faire un ami. De même dans les rencontres de Sanna tout au long de son périple: la vieille dame magicienne et son jardin de fleurs devenant ici deux marginaux et leur potager, la princesse et le prince devenant une jeune héritière vivant sur Médusa, une méduse mécanisée avec son fiancé qu’Adalbert (la corneille) pense être Kay et la petite fille des brigands et son renne devenant Alais et sa jument…

Mais alors que le monde décrit par l’autrice se veut impitoyable, égoïste et oppressant, j’ai trouvé que Sanna était très chanceuse, naïve et fondant beaucoup d’espoir dans les personnes rencontrées. Le schéma narratif est très répétitif, Sanna faisant une rencontre salutaire qui s’avère être dangereuse mais dans laquelle elle s’en sort facilement et même malgré elle. De même, elle passe les obstacles décrits pourtant dès le début comme infranchissables de façon bien trop faciles et les personnages secondaires semblent ne servir que la quête initiatique de Sanna. Même la fin est un peu trop précipitée et m’a fait penser notamment à la série américaine Les 100.

En refermant le roman, il reste un sentiment de malaise et d’oppression qui renvoie aux préoccupations actuelles et alarmantes autour du réchauffement climatique, en espérant que nous serons moins passifs que les Cramés de cette histoire pour le bien-être des générations futures.

Participation #10 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Conte revisité

Participation #3 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Conte revisité

Participation #23 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Au fil des pages avec le tome 1 des Tribulations d’Esther Parmentier

J’ai lu, je dirai même j’ai dévoré, Les tribulations d’Esther Parmentier, Cadavre haché Vampire fâché, Une enquête sang pour sang de Maëlle Desard (éd. Rageot, 2019, 383 pages), un roman jeunesse pour adolescents repéré chez Tiphanya dans ses coups de cœur.

Du jour au lendemain, Esther Parmentier, une jeune femme de 19 ans apprend qu’elle est une sorcière et devient sorcière stagiaire de la Division Grand Est de  l’ACDCS – l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Bien qu’étant notée 2 sur 82 sur l’échelle des pouvoirs, la jeune femme a la capacité de résister aux pouvoirs de séduction des créatures. Elle est alors plongée dans un monde magique jusque-là totalement inconnu et fait la connaissance de son nouveau patron Verner, un loup-garou alpha et de ses improbables collègues: Dario un djinn séducteur, Mireille une sorcière surpuissante, Marine une banshee, Roger une goule affamée et même Mozzie un fantôme accro aux jeux de rôle en ligne. Esther fait ainsi ses premiers pas en tant que sorcière stagiaire auprès de l’agent Loan, un vampire qui est chargé d’enquêter sur l’affaire du Ghost Challenge avec de nombreuses disparitions inquiétantes d’adolescents à Strasbourg et alentour. Des créatures surnaturelles seraient-elles responsables de ces disparitions?

La narration est à l’image du titre du roman, avec de nombreuses références à la pop culture et beaucoup d’humour. Avec une écriture pétillante, rythmée et moderne, Maëlle Desard a développé tout un univers magique qui bouscule un peu les codes entre une Terre peuplée de créatures surnaturelles aux compétences revisitées et de portails la reliant au Sidh. J’ai également beaucoup apprécié le personnage de Mozzie et la façon dont l’autrice a retranscrit par des smileys et kaomojis sa façon virtuelle de communiquer.

Esther Parmentier est une jeune femme qui a un tempérament explosif, avec une belle répartie et qui ne se laisse pas faire par son tuteur, l’agent Loan, même si au vu de son inexpérience du monde magique et de son jeune âge, elle arrive quand même à tout démêler très rapidement, grâce à ses capacités en informatique. Un très bon moment de lecture en compagnie d’Esther, une sorcière atypique mais attachante tout comme ses coéquipiers! J’ai déjà noté qu’un deuxième tome est paru. Au passage, je valide la case 14 « Plume féminine » du bingo.

Pour un autre avis sur ce tome 1: Samarian.

Participation #25 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Roman jeunesse et Case 14 du bingo

Participation #69 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

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