Étiquette : cuisine (Page 1 of 4)

Pause goûter: Charlotte au chocolat

Cette semaine, pour accompagner mes lectures d’Alice au pays des merveilles, j’ai préparé une charlotte au chocolat. Ce gâteau gourmand est d’origine anglaise. Créé au début du XIXème siècle en l’honneur de la Reine Charlotte, il a depuis évolué. Au départ, c’était un dessert dégusté chaud pour être servi à l’heure du thé. Il était composé de compotes de fruits (pommes, poires…) avec du pain de mie ou brioche beurrée.

Pour la recette, j’ai commencé par faire une mousse au chocolat en reprenant celle que j’ai l’habitude de faire. Ces derniers temps, je mets même une plaquette de chocolat noire entière. Alors je prends les ingrédients suivants: 4 œufs, 60 grammes de sucre en poudre, 50 grammes de beurre mou, 200 grammes de chocolat noir et une pincée de sel

Puis dans un plat spécial « Charlotte », je dispose les biscuits à la cuillère bien serrés les uns les autres et côté bombé vers l’extérieur (un gros paquet) après les avoir légèrement trempés dans de l’eau sur les bords et dans le fond du plat. Il est possible également de les tremper dans du kirsch, du rhum ou du sirop d’orange dilué avec de l’eau.

J’alterne ensuite une couche de mousse au chocolat et une rangée de biscuits préalablement trempés. Dans ce plat, j’ai mis deux rangées de biscuits en finissant par une couche de mousse. Il ne nous reste plus qu’à patienter jusqu’à demain pour la déguster, le temps que la mousse se fasse au frigo (au moins une nuit de repos).

Participation #10 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Recette

Participation #4 Les Gourmandises de Syl 2021 (chez Isabelle) #Charlotte au chocolat

Au fil des pages avec Le restaurant de l’amour retrouvé

Début mai 2021, pour prolonger le Mois au Japon, je lis Le restaurant de l’amour retrouvé d’Ito Ogawa (éd. Picquier, 2015, 254 pages), un court roman japonais. Rinco, une jeune femme de 25 ans retourne, après une rupture amoureuse, dans son village natal où vit sa mère qu’elle n’a pas revu depuis 10 ans. Le choc de la rupture lui en a fait perdre de la voix, son ex petit-ami ayant vidé tout l’appartement, y compris les ustensiles de cuisine et à l’exception de la jatte de saumure héritée de sa grand-mère maternelle.

Sa mère accepte qu’elle reste à condition de s’occuper de son cochon femelle apprivoisé, Hermès. Aidé d’un ami de la famille Kuma, Rinco se reconstruit petit à petit en faisant le métier qu’elle aime, cuisiner dans son propre restaurant, « L’Escargot ». Les relations avec sa mère restent tendues, entre non-dits, rancunes et secret familial. Parviendra-t-elle à se remettre de son chagrin amoureux et à renouer avec sa mère grâce à son art culinaire?

Ce roman court au style simple est porté par la cuisine gastronomique de Rinco qui vit délicatement et lentement au rythme des saisons et des plats qu’elle prépare minutieusement et avec beaucoup d’amour, avec des ingrédients locaux et de saison et de générosité aux personnes qui viennent manger dans son restaurant. Sa cuisine, héritée de sa grand-mère maternelle, devient thérapie et réconfort pour elle et pour les autres. Ses plats deviennent sa voix. Chaque plat qu’elle prépare est en effet unique et raffiné et contribue à rendre heureux celui ou celle qui le savoure; ce qui fait bientôt la réputation du restaurant de Rinco.

S’éloignant des rapports conflictuels mère/fille, le texte est un vrai plaisir pour les papilles jusqu’à ce que la mère de Rinco reprenne une place dramatique dans l’histoire (la fin étant un peu abrupte avec en particulier le sort réservé au cochon et (trop) longuement décrit mais qui fait sens dans la reconstruction de Rinco). Avec une touche toute personnelle, la jeune femme crée des plats japonais qui donne envie d’être savourés.

Il y est ainsi question de cuisine comme art-thérapie, de générosité, d’amitié, d’amour (filial, maternel et envers soi-même), de partage mais aussi de Nature avec une montagne généreuse et accueillante au bord d’une source thermale. Un bon moment de lecture feel good dans une atmosphère typiquement japonaise (avec les plats japonais ou les statues de jizô au bord des routes)!

Pour un autre avis: Katell.

Participation #25 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Roman

Participation #3 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Retour aux sources

challenge 2021 lire au féminin

Participation #36 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice japonaise

Participation #55 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Cuisine japonaise

Au fil des pages avec Mukashi Mukashi, Contes du Japon

Pour la journée du 27 avril 2021 consacré à un titre publié par les éditions Issekinicho, j’ai choisi les deux premiers recueils de Mukashi Mukashi, Contes du Japon reprenant des contes du folklore japonais à partir de 5 ans.

Dans le premier recueil d’Alexandre Bonnefoy (éd. Issekinicho, 2019), nous lisons trois histoires, la plus longue étant la première. Les illustrations sont rondes, colorées et enfantines.

  • Issun Bôshi: le conte est semblable à celui que nous avions déjà lu il y a quelques jours: Issunbôshi, le petit samouraï d’Alice Brière-Haquet et Sanoe (éd. Nobi Nobi!, 2016). Le jeune garçon pas plus grand qu’un pouce se montre courageux, prêt à affronter de redoutables onis. Nous retrouvons les mêmes thèmes abordés: quête initiatique, aventures, romance et persévérance…
  • Un mariage venteux: une jeune femme venant de se marier se retient de péter. Et si pourtant ses pets étaient magiques? Derrière cette histoire de pets et de prouts, on peut se dire qu’un défaut peut devenir une qualité.
  • Le voyage du mille-pattes: un mille-pattes part chercher un docteur pour soigner un ami malade mais il tarde. Cette histoire courte est rigolote dans sa chute.

Puis nous lisons le deuxième recueil de Mukashi Mukashi, Contes du Japon de Delphine Vaufrey (éd. Issekinicho, 2019) qui comprend également trois histoires:

  • Le moineau à la langue coupée: Emiko est une jeune fille orpheline et qui est élevée par sa méchante tante. Elle se lie d’amitié avec un moineau au joli chant. Et si ce moineau lui apportait le bonheur et la richesse? Cette histoire reprend la structure narrative d’autres contes que nous avons déjà pu lire avec un objet magique ou un être surnaturel qui peut selon la façon dont on se comporte apporter le bonheur ou le malheur. Cela me fait penser par exemple à Dame Hiver ou à  La rivière aux crocodiles Baama-Ba.
  • Le singe et la tortue: au fond des océans, la princesse Otohime entend manger un nouveau plat: le foie d’un singe. Elle ordonne à une tortue de lui ramener un singe. Le singe finira-t-il dans l’assiette de la princesse? Mais comme dit l’expression, malin comme un singe…
  • Une peur étrange: la dernière histoire de ce recueil est rigolote, un jeune garçon gourmand se jouant de ses amis en révélant une phobie étrange: il aurait peur des brioches. Une histoire parfaite pour le Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine!

Participation #23 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Contes japonais

Participation #42 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Contes japonais

challenge 2021 lire au féminin

Participation #29 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Participation #51 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Ce n’est pas une bonne idée

Nous lisons et relisons ces derniers jours Ce n’est pas une bonne idée de Mo Willems (éd. L’école des loisirs, 2014), un album jeunesse à partir de 3 ans et que j’avais découvert chez Maîtresse.fan.de.litt.jeunesse lors de sa participation à la semaine 38 de mon deuxième alphabet des animaux illustrés dans la littérature jeunesse sur Instagram (O comme Oie). Un rusé renard dandy et charmeur et une oie un brin naïve se rencontrent dans la rue. Le renard invite l’oie à venir chez lui pour partager une bonne soupe. En aparté, des oisons nous mettent en garde, de façon de plus en plus insistante, « ce n’est pas une bonne idée ». L’oie finira-t-elle comme repas du renard ?

Comme dans un film muet, l’histoire alterne entre illustrations au charme désuet et des encadrés noirs avec un texte en blanc. Ce procédé graphique la rend très dynamique, entretenant le suspense, à l’instar de l’intervention véhémente des oisons. Coup de cœur pour cet album jeunesse à la chute inattendue et hilarante! En relisant une deuxième fois l’album, nous nous rendons compte des indices laissés par l’auteur et qui conduisent à cette fin qui met à mal nos connaissances sur la chaîne alimentaire. J’avais d’ailleurs tiqué sur un dès la première lecture sans y prêter plus d’attention, ce qui ne fut pas une bonne idée, me faisant finalement prendre par la fin comme mon mini lecteur. Fous-rires garantis!

Participation #45 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Soupe

Des gyôzas avec Mercredi, c’est raviolis!

Ce dimanche 11 avril 2021, nous avons relu Mercredi, c’est raviolis! de Makato Tachibana et Setsuko Hasegawa (éd. L’école des loisirs, 2008), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui contient à la fin une recette de gyôzas – des raviolis japonais. Nous suivons un jeune garçon – le narrateur et sa grande sœur en préparer. Ils commencent par réaliser la pâte. Une fois la pâte reposée, ils l’étalent pour y rajouter la farce préparée par leur mère. Entre rires et chamailleries, ils arrivent même à faire des formes inattendues comme un gyôza pingouin.

L’histoire est rigolote et instructive pour le jeune lecteur cuisinier qui pourra se mettre à la place des deux enfants en se posant des questions similaires sur le déroulement de la recette ou en ayant les mêmes sensations au toucher de la pâte. En effet, les illustrations colorées et expressives décrivent les gestes à accomplir pour réaliser des gyôzas. Un bon moment de lecture gourmand avec cette tranche de vie de deux enfants dans une cuisine!

Les Gourmandises de Syl

Dès la première lecture de cet album, nous avions voulu tester la recette, ce que nous avons pu faire cet après-midi en ayant tous les ingrédients nécessaires à l’exception d’un petit morceau de gingembre. Nous avons ainsi commencé par faire la pâte que nous avons laissé reposer dans un bol avec un torchon humide. Nous avons fait comme les enfants de l’histoire en mélangeant de la farine (175g), de l’eau tiède (mais pas les 90cl indiqué mais plutôt 10/15 cl), de l’huile (1/2 c. à s.) et du sel  (1/2 c. à c.) pour en faire une boule.

Pendant ce temps, nous avons fait la farce comme indiqué dans le livre: nous avons haché un blanc de poulet, 8 champignons de Paris et un blanc de poireau. Puis nous avons rajouté un œuf entier (même si la recette indiquait un demi œuf), de la maïzena (1/2 c. à s.), de la farine (1/2 c. à s.), du sel et du poivre. Nous avons ensuite réservé la farce au frigo tout en continuant à laisser reposer la pâte bien plus longtemps que les 30 minutes mentionnées dans le livre. En effet, nous avons regardé Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki (1988), un film d’animation japonais conseillé à partir de 4 ans.

Une fois le film fini, nous avons travaillé une nouvelle fois la pâte avant de l’étaler comme les deux enfants de l’histoire. Nous avons ainsi pu faire une vingtaine de gyôzas mais sans réussir à faire le gyôza pingouin. Nous avons ensuite tester les deux cuissons proposées: à l’eau (avec un bouillon de cube de volaille) et à l’huile. Nous avons fait un de peu de gyôzas bouillis et un peu plus de gyôzas frits accompagnés de sauce soja (salé ou sucré).

Verdict? C’était très bon dans les deux cas. Alors devrions-nous dire désormais « Dimanche c’est raviolis! » à la place de mercredi voire même lundi? Car je dois bien avouer, le titre de cet album jeunesse m’a fait penser à l’une des répliques cultes du film La vie est un long fleuve tranquille d’Étienne Chatiliez  (1988), « c’est lundi c’est ravioli ».

Après le repas, cet album jeunesse a une nouvelle fois été choisi comme histoire du soir avec aussi Le poisson rouge de Nanami de Yuichi Kasano.

Participation #2 Les Gourmandises de Syl 2021 #Gyôzas

Participation #8 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Livre gourmand

Participation #41 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Gyôzas

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Aliment/Boisson: « Raviolis »

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