Étiquette : Challenge British Mysteries 2025 (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec le tome 1 de Lady Sherlock

Repéré il y a longtemps (en 2021!) chez Belette, j’ai (enfin) lu, la semaine dernière, en e-book, le tome 1 de Lady Sherlock, Une étude en rose bonbon de Sherry Thomas (éd. J’ai lu pour elle, coll. Aventures & Passions, avril 2021, 367 pages), un roman historique se déroulant à Londres et qui est en quelque sorte une réécriture de la première enquête de Sherlock Holmes, Une étude en rouge d’Arthur Conan Doyle paru pour la première fois en 1887, l’autrice s’étant amusée à changer le sexe des personnages par exemple.

Dans ce premier tome introductif, ce n’est pas le Dr. Watson qui cherche un appartement mais Charlotte Holmes, une lady de 25 ans qui ruine sa réputation pour prendre son indépendance et éviter le mariage. Tentant de se faire discrète suite au scandale, elle est très vite amenée à enquêter sur une affaire d’empoisonnement qui concerne sa famille, la rumeur entourant deux des trois décès suspects désignant sa sœur Livia puis son père comme possible suspect. Pourra-t-elle découvrir ce qui se trame pour innocenter sa famille et seconder efficacement l’inspecteur Robert Treadles chargé de l’enquête? Quel lien peut-il y avoir entre ces décès?

J’ai eu un peu de mal au départ à me représenter les différents personnages et voir où voulait en venir l’autrice, celle-ci prenant son temps et distillant au compte-goutte les éléments de présentation, en particulier l’ami d’enfance et confident de Charlotte Holmes, Lord Ingram, âgé de 27 ans, tout aussi maître de ses émotions que la jeune femme, désormais marié et père de deux jeunes enfants, après avoir fait le choix six ans auparavant d’un mariage arrangé. Puis j’ai apprécié suivre cette première enquête et les rebondissements de l’intrigue fondés sur l’incroyable sens de l’observation et capacités de déduction de la jeune femme. Compte-tenu de sa condition de femme vivant à l’époque victorienne, elle se fait passer pour la sœur du détective, Sherlock Holmes, gravement malade et reçoit ses premiers clients, grâce à l’aide inattendue d’une riche veuve demi-mondaine, Madame Watson.

Il y est ainsi question de condition de la femme, d’indépendance et d’émancipation féminine, d’inégalités sociales, de secrets de famille… Un bon moment de lecture surtout une fois le cadre établi! Loin de ce que la collection « Aventures & Passions » propose d’habitude, il s’agit surtout d’un roman policier historique plutôt qu’une romance historique, même si la tension est forte entre Charlotte Holmes et Lord Ingram. La résolution de l’enquête m’a d’ailleurs rappelé les enquêtes d’Anne Perry avec Monk ou celles des Pitt, certains faits étant bien plus sombres que prévus. J’ai d’ores et déjà prévu de lire le tome 2, Conspiration à Belgravia (éd. juillet 2021, 384 pages), d’ici la fin de l’année, cette série comprenant actuellement six traduits en français, le dernier paru récemment, Mlle Moriarty, je présume? (éd. novembre 2025, 433 pages). 

Participation #5 Challenge British Mysteries 2025 de Lou et Hilde #Roman(ce) policier historique

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Couleur: « Rose bonbon »

Participation #37 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Chine

Participation #15 au Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #réécriture Sherlock Holmes 1887

Au fil des pages avec La chasse aux livres de Noël

En commençant la lecture de La bibliothèque secrète de Noël, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à une suite et non un premier opus, tant les deux protagonistes étaient en froid après une première enquête à laquelle le lecteur est sans cesse renvoyé. J’ai donc arrêté ma lecture pour lire, en e-book, La chasse aux livres de Noël de Jenny Colgan (éd. Charleston, octobre 2025, 150 pages), une courte romance se déroulant un an auparavant, pendant la période de Noël.

Alors qu’elle est en fin de vie, Violet, la grand-tante très âgée de Mirren Sutherland lui demande une dernière faveur pour Noël, retrouver son livre d’enfance, Au jardin des poèmes d’enfance que lui lisait son père et disparu depuis bien longtemps. Mais la tâche se révèle bien plus compliquée que prévue, le livre semblant être une édition originale illustrée mais jamais publiée, d’une valeur inestimable et qui ne serait qu’une rumeur, aux dires de chaque librairie ou bouquiniste consulté, que ce soit à Londres, Hay-on-Wye ou Édimbourg. Sur les routes enneigées et le froid glacial de l’hiver, Mirren réussira-t-elle à le retrouver à temps pour lui offrir cet ultime cadeau? Pourra-t-elle se fier à un mystérieux jeune homme qu’elle ne cesse de croiser, Theodore Palliser, spécialiste en livres anciens et rares? 

J’ai apprécié cette courte enquête de deux passionnés de livres, l’autrice s’amusant avec les codes de la romance historique anglaise dans les interactions entre Mirren et Theo, les deux étant de classes sociales différentes. Il se dégage d’ailleurs une ambiance réconfortante et un brin désuet, Mirren ou Theo feuilletant de nombreux ouvrages anciens qu’on aimerait bien dénicher comme eux. Un bon moment de lecture avec cette romance toute mignonne et qui fait la part belle aux « pouvoirs » des livres! Je peux désormais continuer à lire La bibliothèque secrète de Noël, avec la quête d’un autre livre précieux et disparu.

Participation #1 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #Courte romance de Noël

Participation #1 Challenge il était 13 fois Noël Chicky Poo et Samarian #Courte romance de Noël

Participation # (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Royame-Uni (Écosse)

Participation #4 Challenge British Mysteries 2025 de Lou et Hilde

Au fil des pages avec Meurtre en coulisse (T3)

Avant de lire le tome 4, je prends le temps de chroniquer Meurtre en coulisse, une enquête de Loveday & Ryder de Faith Martin (éd. Harper Collins, décembre 2020, 284 pages), le tome 3 (lu il y a déjà longtemps) de cette série « cosy mystery » qui se déroule en septembre 1960, à Oxford où se prépare le premier concours de beauté Miss Miel organisé par les époux Dunbar sous fond de compétition et de rivalité, une des participantes, Abigail Trent, étant retrouvée morte. 

La jeune policière Trudy Loveday et le coroner, le Dr. Clement Ryder décident alors de mener l’enquête incognito dans les coulisses de ce concours, Trudy en infiltrant le concours de beauté en tant que candidate tandis que le Dr. Ryder rejoint le jury. Ils devront déterminer si la jeune fille a été empoisonnée ou non, d’autant que des incidents rapportés par une amie d’enfance de Trudy, Grace Farley qui fait partie de l’organisation du concours, ont lieu pendant les répétitions comme des pots de crème trafiqués, des fils tendus entre les marches… Ces actes malveillants seraient-ils en lien avec le décès?

J’ai une nouvelle fois apprécié le duo formé par Trudy Loveday, une jeune stagiaire de police et le Dr. Clement Ryder, un ancien chirurgien devenu coroner pour cacher sa maladie de Parkinson. Leur duo fonctionne toujours aussi bien, la jeune femme se questionnant sur le comportement parfois intriguant du coroner, surtout sur sa manie de sucer des pastilles à la menthe, le soupçonnant d’être alcoolique. 

Mais l’intrigue m’a moins convaincue d’autant que j’aurai apprécié en connaître un peu plus sur la société anglaise des années 60, le thème révélé par cette enquête étant plus dans l’air du temps contemporain et les coulisses du concours de beauté ayant pu se dérouler à n’importe quelle époque finalement (ne pouvant m’empêcher de penser à Miss Détective, un film australo-américain sorti en 2000 avec Sandra Bullock). Une lecture agréable surtout grâce à la présence de ce duo d’enquêteurs et complices et dont on ressent les influences d’Agatha Christie chez l’autrice! La scène finale donne envie de lire la suite.

J’ai enfin relevé quelques passages gourmands avec les discussions dans le bureau du Dr. Ryder autour d’une tasse de thé (« un plateau contenant une grande théière, trois tasses et une boîte de biscuits Huntley & Palmers ») ou chez les parents de Trudy, « Clement englout(issant) deux tranches de son Dundee cake »…

Participation #3 Challenge British Mysteries 2025 de Lou et Hilde #Cosy mystory historique

Participation #6 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Royaume-Uni

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Crimes et Justice: « Meurtre »

Participation #9 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Cuisine anglaise

 

Au fil des pages avec Des âmes noires

J’ai lu le tome 5 de Monk, Des âmes noires d’Anne Perry (éd. 10/18, coll. Grands Détectives, janvier 2000, 509 pages), un roman policier se déroulant à la fin des années 1850, peu de temps après le tome précédent. Hester Latterly a répondu à une petite annonce d’une riche famille écossaise, les Farraline, le critère principal d’embauche étant d’avoir été infirmière auprès de Florence Nightingale pendant la guerre de Crimée. Après avoir rencontré cette grande famille vivant sous le même toit, elle est embauchée pour accompagner Mrs. Mary Farraline, une dame âgée souffrant du cœur, lors de son trajet aller-retour en train entre Édimbourg et Londres et à qui elle devra administrer son médicament, cette dernière souhaitant rendre visite à sa fille cadette enceinte et inquiète de son premier accouchement à venir. 

Mais à leur arrivée en gare de Londres, au matin, Esther découvre Mrs. Farraline décédée. Elle est alors très vite soupçonnée de vol d’une luxueuse broche en perles grises appartenant à la défunte puis de son meurtre, se retrouvant alors incarcérée à Newgate. Tout la désigne coupable. Financé par Lady Callandra, Monk part immédiatement à Édimbourg, enquêter au cœur même de la famille Farraline pleine de secrets et ayant fait fortune grâce à leur imprimerie familiale et dont un des membres ne peut être que le meurtrier. De son côté, Oliver Rathbone met tout en œuvre pour la défendre.

Sans Esther qui est en retrait, détenue provisoirement en attendant d’être jugée, Monk et Oliver Rathbone semblent eux aussi bien démunis (l’enquête de Monk ne mène à rien, ses découvertes sur la famille Farraline n’étant pas utiles pour disculper Esther et Oliver ne pourra finalement pas la défendre, le procès ayant lieu à Édimbourg et non à Londres), au point que la tension monte entre les deux et que Monk devra faire face à ses sentiments réprimés jusqu’alors à l’égard de la jeune femme. Comme eux et Lady Callandra, on craint pour la vie d’Esther, même si on la sait innocente. L’épreuve de la prison est éprouvante pour la jeune femme, encore plus que la guerre. Elle semble résignée, moins combattive qu’à l’accoutumée, face à la vindicte populaire et à ses conditions d’incarcération. 

Il y est ainsi question de la condition de la femme à l’époque victorienne, des conditions d’incarcération, de la bourgeoisie écossaise, de secrets de famille, de faux-semblants, de triangle amoureux, d’amitié et de solidarité… Encore un bon moment de lecture avec cette enquête réussie même si j’ai trouvé plus de longueurs dans cette intrigue et regretté que l’autrice ne nous donne pas beaucoup d’indices au-fur-et-à mesure de l’enquête pour débusquer le coupable, nous retrouvant, en tant que lecteur, dans le même état de frustration que Monk qui piétine, tout se précipitant dans la dernière partie riche en révélations! En effet, la famille Farraline n’est pas si soudée que cela et leurs membres se révéleront bien différents de leur visage public, pour le pire ou le meilleur. J’ai d’ores et déjà prévu de lire le tome suivant le mois prochain, La marque de Caïn.

Pour d’autres avis sur ce tome 5: Syl.

Participation #2 Challenge British Mysteries 2025 de Lou et Hilde #Roman policier historique

Participation #4 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Royaume-Uni

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Couleur: « Noires »

Au fil des pages avec Vocation fatale

Avant de commencer à lire le tome suivant et quelques jours après les 50 ans de la Loi Veil du 17 janvier 1975 relative à l’IVG, j’ai eu envie de chroniquer le tome 4 de Monk que j’ai lu il y a déjà plusieurs mois, Vocation fatale d’Anne Perry (éd. 10/18, coll. Grands Détectives, janvier 2000, 509 pages), un roman policier se déroulant à Londres, à la fin des années 1850, quelques mois après le tome précédent.

Monk vient de terminer une affaire bien délicate d’une cliente adressée par Lady Callandra, Mrs Julia Penrose dont la sœur cadette, Marianne Gillepsi a occulté le traumatisme de son viol dont elle a été victime dans le pavillon du jardin de leur demeure. Très vite, l’inévitable conclusion s’impose à Monk. Mais que faire compte-tenu de son impact sur la vie de ces deux femmes qui dépendent du mari de l’aînée?

Là en est son enquête que le détective privé classe à regret lorsque le corps d’une ancienne infirmière de Crimée, Prudence Barrymore est retrouvée au sein du Royal Free Hospital. Qui a bien pu l’étrangler? Lady Callandra qui est une des administratives bénévoles de l’hôpital et qui n’a pas confiance dans l’inspecteur en charge de l’enquête, engage, en effet, Monk. Ce dernier peut rapidement s’appuyer sur Esther Latterly qui va remplacer l’infirmière décédée et ainsi pouvoir enquêter en toute discrétion, au cœur même de l’hôpital. Le groupe s’entraide alors, rejoint un peu plus tard par l’avocat Oliver Rathbone, Esther lui demandant conseil. Et si l’affaire Gillepsi étant liée à la nouvelle?

J’ai, une nouvelle fois, apprécié cette enquête malgré les thèmes lourds abordés et retrouvé le quatuor, en particulier la relation qui se noue entre Monk et Esther, tout en tension et respect réciproque, sous l’œil non dupe de Lady Callandra qui elle-même est sous le charme d’un des médecins mariés de l’hôpital, d’origine étrangère (de Bohême) qui en fait un coupable tout désigné et qu’elle entend innocenter, le Dr. Kristian Beck.

Il y est ainsi encore une fois question de la condition de la femme à l’époque victorienne, que ce soit dans la sphère privée, celle-ci étant dépendante du bon vouloir de son époux et piégée, parfois (ce qui est déjà trop) dans des violences intrafamiliales ou des grossesses non désirées, n’étant pas libre de leur choix, même sur leur propre corps, ou dans la sphère professionnelle, l’accès au métier de médecin étant encore prohibé pour les femmes, ce qui m’a fait penser à la vie du Dr. James Barry, une femme s’étant fait passer toute sa vie pour un homme afin d’exercer le métier de médecin chirurgien dans l’armée britannique au XIXe siècle.

Il y est également question du métier d’infirmière, de la modernisation de la médecine en particulier en chirurgie, avec l’arrivée de nouveaux traitements spécifiques en matière d’anesthésie par exemple et nouvelles pratiques sanitaires qui prennent leur temps pour être généralisés et qui font face à la réticence de certains praticiens, comme ici l’infirmière en chef qui ne voit pas d’un bon œil les nouvelles règles en matière d’hygiène ou le médecin chef Sir Herbert Stanhope, chirurgien réputé mais misogyne ou à la volonté d’autres de se rendre plus humains et modernes comme le Dr. Kristian Beck ou l’infirmière Florence Nightingale… Encore un très bon moment de lecture avec une enquête bien menée et un quatuor toujours aussi perspicace!

Pour d’autres avis sur ce tome 4: Syl.

Participation #1 Challenge British Mysteries 2025 de Lou et Hilde #Roman policier historique

Participation #2 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Royaume-Uni

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