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Point lecture hebdomadaire #54

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures) et ma lecture en cours.

Nos lectures du 8 au 14 août 2022:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) L’étrange mystère du lac perdu de Paddy Donnely ♥

Nous lisons et relisons L’étrange mystère du lac perdu de Paddy Donnely (éd. Kimane, 2022), un album jeunesse à partir de 3 ans. En Irlande du Nord, Ella va chez son grand-père qui vit au bord du lac Loughareema avec la loutre Cara. Un étrange mystère entoure ce lac qui disparaît régulièrement. La petite fille percera-t-elle ce mystère? Il y est question de Nature, d’émerveillement et d’imagination.  Coup de cœur pour cet album jeunesse aux très jolies illustrations et qui se termine sur une double page documentaire sur le lac Loughareema!

  • (Album jeunesse) Une si belle journée! de Richard Jackson et Suzy Lee

Nous avons lu Une si belle journée! de Richard Jackson et Suzy Lee (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2022), un album jeunesse à partir de 3/4 ans. Il pleut. Et si c’était pourtant une belle journée pour profiter de la Nature? Nous apprécions toujours autant les illustrations de Suzy Lee que nous avions découverte avec La vague. Il y est question de joie de vivre et du monde de l’enfance.  Un très bon moment de lecture tout mignon qui permet aux plus grands de replonger en enfance!

  • (Album jeunesse) Renard et Petit Georges de Thibault Prugne ♥

Nous lisons et relisons Renard et Petit Georges de Thibault Prugne (éd. Margot, 2022), un album jeunesse à partir de  4 ans. Un renard, un mulot et un haricot se retrouvent piégés au fond d’un puits. Serait-ce un haricot magique? Il y est question d’amitié et d’entraide, l’auteur s’amusant à détourner la chaîne alimentaire. Coup de cœur pour cet album jeunesse aux magnifiques illustrations qui nous rappelle l’histoire de Jules et le renard de Joe Todd-Stanton!

  • (Roman jeunesse) Le secret de Lost Lake de Jacqueline West

J’ai lu Le secret de Lost Lake de Jacqueline West (éd. Seuil Jeunesse, 2022, 283 pages), un roman jeunesse fantastique pour les 9/12 ans selon l’éditeur. Fiona Crane, âgée de 11 ans vient de déménager dans la petite ville de Lost Lake avec ses parents et sa sœur aînée, Arden, âgée de 13 ans afin de permettre à cette dernière, athlète de haut niveau de poursuivre plus facilement ses entraînements de patinage artistique. La jeune fille vit mal ce déménagement se sentant délaissée par ses parents au détriment de sa sœur aînée et se réfugie dans la lecture d’un étrange et inquiétant livre découvert à la bibliothèque et racontant l’histoire de deux sœurs, Astrée et Perle et d’une disparition. Troublée par ce livre qui se déplace tout seul et dont l’histoire fait écho à sa propre vie, Fiona décide de résoudre ce mystère et de connaître la fin de cette histoire. Mais est-ce sans dangers? Il y est question de sororité, de jalousie/rivalité entre sœurs, de performance juvénile et de culpabilité. Un bon voire très bon moment de lecture avec ce roman jeunesse que j’aurai pu garder pour Halloween puisqu’il y est question de fantômes!

Des lectures adulte:

  • (BD adulte) Beauté de Hubert et Kerascoët (T1, T2 et T3)

J’ai lu le triptyque Beauté de Hubert et Kerascoët (éd. Dupuis), une BD adulte (bien que classé à partir de 12 ans selon l’éditeur), un conte de fées décalé, cruel et à l’humour noir dans lequel je retrouve des thèmes récurrents chez Hubert: Désirs exaués (T1, 2011), La reine indécise (T2, 2012) et Simples mortels (T3, 2013). Au Moyen-Âge, Morue, une pauvre, peu intelligente et laide paysanne adolescente délivre la fée Mab qui lui accorde le don d’être perçue comme très belle par quiconque la regarde. Mais rien ne se passe comme l’avait espéré Morue. Certes, elle sort de la pauvreté en se sauvant avec le seigneur Eudes puis en épousant le roi Maxence, s’intéressant plus à sa petite personne qu’à la guerre faisant rage contre le Roi Sanglier qui a bientôt vent de son incroyable beauté. Mais sa beauté fait-elle le bonheur? Comment vivre avec ce don qui s’est révélé plutôt être une malédiction? Et si Morue avait été trompée par la fée Mab? La fin arrive peut-être un peu vite, Morue atteignant une maturité bienvenue mais que je ne lui aurai pas soupçonné au vu de son caractère naïf, frivole et peu avisé.

  • (Roman adulte) Ainsi gèlent les bulles de savon de Marie Vareille

J’ai lu, en e-book, Ainsi gèlent les bulles de savon de Marie Vareille (éd. Charleston, 2022, 323 pages), un roman choral qui suit la vie de trois personnes autour de la maternité et de la littérature: Claire qui vit, en France, sa première grossesse entre joies, craintes et déceptions, une mystérieuse jeune femme qui vient de s’enfuir en  Indonésie, en laissant derrière elle son bébé et qui tente de se reconstruire comme elle peut et Océane, âgée de 19 ans qui a décidé après le récent divorce de ses parents de vivre avec son père pour sa première rentrée universitaire aux États-Unis. Il y est ainsi question des difficultés entourant la maternité qui sont souvent non-dits et culpabilisants: désir ou non-désir d’enfant, de baby blues/dépression post-partum, de relation de couple, de liberté ou bien encore de parentalité (difficulté d’être mère, de se sentir mère)… Un bon moment de lecture dont la structure narrative m’a rappelé La tresse de Laetitia Colombani!

  • (Roman policier historique) Blood & Sugar de Laura Shepherd-Robinson

J’ai lu Blood & Sugar de Laura Shepherd-Robinson (éd. 10/18, 2022, 546 pages), un roman policier historique se déroulant en juin 1781 en Angleterre. Le capitaine Harry Corsham enquête entre Londres et Deptford sur le meurtre de son ami, Tad Archer, avocat et militant abolitionniste qui était sur le point de dévoiler un secret pouvant mettre un terme à la Traite négrière. Entre fausses pistes, mises en garde, silences et difficultés à pouvoir accorder sa confiance, Harry tente de démêler le vrai du faux, en cachant ses propres opinions et faisant fi de mettre en péril sa famille, sa future carrière politique et même sa vie. Mais son enquête dérange jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir bien hypocrites quant au sort réservé aux esclaves noirs considérés comme de simples marchandises dont il ne faut en tirer que du profit, morts ou vivants. L’écriture est fluide et addictive, les personnages nuancés. Un très bon moment de lecture qui nous plonge dans un contexte social anglais du XVIIIe siècle dur et éprouvant!

Ma lecture en cours:

(Roman feel-good contemporain) Au comptoir des murmures de Tia Wolff

J’ai commencé à lire en e-book jusqu’à la page 212 Au comptoir des murmures de Tia Wolff (éd. Autoédition, 2020, 278 pages), un roman feel-good contemporain se déroulant, sur quelques semaines, dans un pub irlandais. Depuis le départ de son père 3 ans auparavant et son retour à Killorglin, Erynn tente de sauver de la faillite le pub familial, The Whispering Druid. Mais ce retour aux sources était-elle une bonne décision? Une lecture pour le moment bien agréable en suivant le quotidien d’Erryn et des habitués du pub, que ce soit son frère, ses amies ou les habitants de la petite ville!

Au fil des pages avec Béatrice

J’ai lu, fin avril 2022, Béatrice de Joris Mertens (éd. Rue de Sèvres, 2020, 112 pages), une BD adulte/roman graphique sans textes. Dans les années 70, Béatrice, une jeune femme célibataire et vendeuse dans un grand magasin se rend sur son lieu de travail en train et est intriguée par un sac à main rouge laissé par terre. Un jour, elle succombe à sa curiosité et emporte le sac chez elle. Elle y découvre un album photo rempli de photographies en noir et blanc d’un couple épanoui et amoureux ayant vécu dans les années 20. Cette découverte chamboule son existence bien terne et routinière, Béatrice partant à la recherche des lieux où le couple de l’album photo s’est rendu. Jusqu’à quel point la jeune femme solitaire et rêveuse va-t-elle s’identifier à celle des photos? Est-ce une vie par procuration poussée à l’extrême ou un pacte avec le diable?

Vivant avec ses chats et des lectures tournées vers le passé (Bonjour tristesse de Françoise Sagan, Arc de Triomphe d’Erich Maria Remarque ou Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald), la jeune femme se laisse facilement obnubilée par ce couple au point de sembler heureuse. L’histoire m’a fait penser bien sûr à Faust de Goethe, le café où se rend Béatrice s’appelant d’ailleurs Faust mais aussi à La peau de chagrin d’Honoré de Balzac.

Graphiquement, Joris Mertens utilise de nombreux procédés rendant la narration très visuelle et dynamique, jouant avec la couleur rouge puis passant du sépia au noir et blanc. Il a ainsi réussi à recréer l’ambiance des années 70 (avec une grande ville (mélange de Paris et de Bruxelles) dans laquelle se déverse chaque jour son flux de travailleurs et envahie par les publicités et même si le grand magasin dans lequel travaille Béatrice m’a fait plus penser à celui décrit par Émile Zola, en 1883, dans Au bonheur des dames) puis des années 20 (avec toute l’exubérance de ces Années Folles). Un très bon moment de lecture avec cette BD pleine de nostalgie!

Pour d’autres avis sur cette BD: Eimelle et Nathalie.

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Prénom: « Béatrice »

Participation #53 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Belgique

Au fil des pages avec Moon river

J’ai lu fin mai 2022 Moon river de Fabcaro (éd. 6 Pieds sous terre, 2021, 80 pages), une BD adulte à la couverture noire, chic et sobre qui contraste fortement avec son contenu totalement décalé, absurde, loufoque et plein d’autodérision. A Hollywood, dans les années 50, l’actrice Betty Pennyway est victime d’un « crime » atroce. L’inspecteur Hernie Baxter est alors chargé de l’enquête. Qui a bien pu commettre un tel acte sur cette actrice en vogue?

Mélangeant les genres, les graphismes et les époques, Fabcaro s’amuse avec les codes du polar tout en parodiant le film noir et les films à l’eau de rose. Pourtant, derrière ce grand n’importe quoi, une cohérence se dégage dans l’utilisation des graphismes : le tournage de films hollywoodiens avec beaucoup de couleurs ou des photo-montages, l’enquête à proprement dite dans des tons noir, gris et blanc ou bien encore une vraie/fausse autobiographie mettant en scène le dessinateur et ses filles dans les tons sepia. Le texte est bourré de jeux de mots et de références à la pop culture (pubs, Scooby-Doo ou encore un détournement non pour les enfants de Mireille l’abeille d’Anton Krings…). L’enquête policière n’est alors qu’un prétexte à ne pas se prendre en sérieux tout en pointant du doigt les travers hollywoodiens (vanité, gloire, célébrité…) et les difficultés de création d’une œuvre par exemple. Un moment de lecture très rigolo!

Et au détour d’une case, il y a même de façon totalement incongrue la recette des endives au jambon que je note pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine.

Pour d’autres avis sur cette BD: Aproposdelivres.

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Art: « Moon River » (chanson)

Participation #51 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Participation #25 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Endives au jambon

Au fil des pages avec Blanc autour

Le mois dernier, j’ai lu Blanc autour de Wilfried Lupano et Stéphane Fert (éd. Dargaud, 2020, 144 pages), une BD adulte s’inspirant de faits et personnages historiques ayant existé aux États-Unis, 30 ans avant la Guerre de Sécession. En 1832, la jeune institutrice Prudence Crandall décide d’accueillir dans son école pour filles qu’elle dirige à Canterbury, une petite ville du Connecticut, une jeune fille noire, Sarah. Mais encore marquée par une sanglante révolte d’esclaves menée un an plus tôt par Nat Turner, la communauté blanche et raciste va tout faire pour l’en empêcher, même par la violence si la voie légale n’est pas suffisante.

Comme pour Les filles de Salem de Thomas Gilbert, j’en attendais peut-être plus. Graphiquement alors que j’avais été attirée par l’illustration de couverture, j’ai trouvé que les personnages étaient un peu trop similaires et caricaturaux, même si la rondeur des illustrations permet d’atténuer un peu la dureté du propos. J’ai bien plus apprécié l’intrigue autour de cette jeune institutrice altruiste, engagée, courageuse et qui réussira à instiller malgré tout un souffle de liberté et apporter la petite étincelle/lueur d’espoir pour faire évoluer, petit à petit, les mentalités, même si j’ai trouvé que l’introduction de la « sorcière blanche » était peut-être de trop.

Il y est ainsi question du droit à l’instruction, de sororité, d’égalité ou bien encore des droits civiques des Afro-américains qui bien que libres n’étaient pourtant pas égaux… Un bon moment de lecture, l’ouvrage finissant par un postface très intéressant de la conservatrice du Musée Prudence Candall qui revient sur la vie de certains des personnages historiques croisés dans la BD!

Pour d’autres avis sur cette BD: Bidib (et Yomu-chan).

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Couleur: « Blanc »

Participation #45 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Au fil des pages avec le tome 1 de Ténébreuse

J’ai lu le tome 1 du diptyque Ténébreuse de Hubert et Vincent Maillé (éd. Dupuis, 2021, 80 pages), une BD fantasy à partir de 15 ans selon l’éditeur et qui a été classée en adulte par ma médiathèque. Arzhur, un chevalier déchu est engagé par trois mystérieuses vieilles femmes pour sauver une jeune princesse en détresse. Mais la réalité est tout autre, Islen s’étant retirée de son plein gré dans le château noir avec ses animaux monstrueux. Les deux jeunes gens partent alors pour le château du père d’Islen. Quelle destinée les attend?

Côté scénario, l’histoire est bien moins classique qu’il n’y paraît, même si certains personnages sont un peu stéréotypés comme la belle-mère marâtre jalouse ou les parents d’Islen… J’ai retrouvé des thèmes récurrents chez Hubert dont j’avais lu l’année dernière Peau d’Homme. Il y est question du poids du regard de l’autre, d’héritage familial, de déterminisme, de libre arbitre, de rédemption ou bien encore de seconde chance. Le scénariste s’est amusé à prendre le contrepied des codes traditionnels des contes et légendes: un chevalier ingénu et bien naïf, une princesse féministe… Les trois vieilles m’ont fait penser aux Moires (les trois divinités grecques du destins) et aux trois sorcières de Macbeth, la mère d’Islen à la fée Mélusine et Islen entourée de rats au Joueur de flûte de Hamelin.

J’ai beaucoup apprécié les illustrations de Vincent Maillé qui m’ont rappelé le coup de crayon de Régis Loisel avec une ambiance médiévale, sombre et fantastique ou bien encore le film Willow de Ron Howard sorti en 1988. J’ai d’ailleurs lu après ma lecture que Vincent Maillé a illustré deux tomes du deuxième cycle de La Quête de l’oiseau du temps, Avant la quête. Il se dégage une grande complexité et expressivité du duo Arzhur/Islen, chacun devant vivre avec le poids de son passé et ses démons intérieurs. Un très bon moment de lecture dont les péripéties et rebondissements s’enchaînent rapidement et qui se finit en plein suspense épique! Le passé va-t-il se reproduire? J’ai hâte de découvrir le second et dernier tome qui paraîtra en septembre 2022, Hubert ayant pu l’écrire avant son décès en 2020.

Pour un autre avis sur ce tome 1: Bidib.

Participation #18 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib

Participation #40 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

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