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Au fil des pages avec Un Noël au manoir

J’ai lu Un Noël au manoir d’Anne Perry (éd. 10/18, novembre 2025, 182 pages), un court roman policier historique de Noël en lecture commune avec Isabelle, Hilde et Syl et qui met en scène des personnages secondaires série « Charlotte et Thomas Pitt » dont je n’ai que les premiers tomes. En cette fin de siècle, Lady Vespasia est invitée, avec son nouvel époux, Victor Narraway, ancien directeur des services secrets britanniques à passer les fêtes de fin d’année chez des amis de longue date, les Cavendish. N’aurait-elle finalement pas dû décliner cette invitation, même si elle semble être plus importante qu’il n’en dit à son époux? 

Certes, comme toujours avec cette autrice, je m’attendais à des longueurs et des redites malgré le format court du roman. Mais dans ce nouvel opus de Noël, encore plus que d’habitude. En effet, il ne se passe finalement pas grand chose si ce n’est de nombreuses (bien trop) interrogations, doutes et peurs de perdre l’amour de l’autre au sein du couple Vespasia/Victor, même lorsqu’ Iris Watson-Watt (le contact de Victor) est blessée, lui rappelant son seul échec, sa première mission d’espionnage, il y a plus de vingt ans, dans un château en Normandie dont il ne s’est toujours pas remis. Au vu des âges respectifs des deux protagonistes et même si leur mariage n’a eu lieu que deux ans auparavant, j’ai trouvé que l’autrice avait mal amené cette peur de ne pas se montrer à la hauteur de l’autre, comme si l’amour ne pouvait être donné qu’à un être parfait et qu’il fallait taire ou atténuer sa personnalité pour conserver cet amour.

J’ai également regretté que la mission d’espionnage ne soit pas plus au cœur de l’intrigue et finisse sur une conclusion que j’ai trouvé trop rapide et peu crédible, comme si l’autrice ne savait pas comment l’achever. Il y est ainsi question d’espionnage, de vie de couple, de faux-semblants, de trahison, de vengeance, d’estime de soi, de vie mondaine au sein de l’aristocratie anglaise… Un nouvel opus dans la même veine que Le corbeau de Noël (éd. 10/18, novembre 2021, n°5709, 185 pages) qui m’avait déçu et non d’Un Noël à la campagne (éd. 10/18, n°6023, novembre 2024, 186 pages)! Au passage, je valide les cases « Manoir » et « Noël » du bingo meurtrier du challenge Un hiver Polar 2026. En revanche, je vais poursuivre encore cette année son autre série, Monk, avec le tome 7, Scandale et calomnie (éd. 10/18, coll. Grands Détectives, mai 2011, 416 pages).

Pour d’autres avis sur cet opus de Noël: Isabelle et Hilde qui partagent la même déception que moi, Alexandra

Participation #13 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Court roman policier historique

Participation #10 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #Court roman policier historique

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #2 Catégorie Lieu: « Manoir »

Participation #2 Un hiver Polar 2026 d’Alexandra #Court roman policier historique

Throwback Thursday Livresque: Un personnage sur la couverture

TTL n°348 chez Carole #Un personnage sur la couverture

Ce jeudi 15 janvier 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Un personnage sur la couverture ».

Pour changer des livres de la semaine dernière qui auraient pu également fonctionner pour cette semaine (mon mini lutin ayant d’ailleurs choisi immédiatement Le Secret de Golden Island de Natasha Farrant), nous avons choisi parmi un vaste choix des personnages sur la couverture qui correspondent bien à ceux qui sont de l’histoire. Je ne sais pas vous mais il m’est déjà arrivé que celui soit totalement différent de la description faite par l’autrice/l’auteur, que ce soit la couleur de peau, des cheveux, avec ou non des lunettes…

  • le tome 22 (le dernier tome paru) de Mortelle Adèle, Bande de compotes de Mr Tan et Diane Le Feyer (éd. Mr Tan & Co, octobre 2025, 80 pages), une BD jeunesse à partir de 8 ans avec sur la couverture les personnages de Mortelle Adèle et de son chat Ajax
  • le tome 1 de Brume, Le réveil du dragon de Jérôme Pélissier et Carine Hinder (éd. Glénat, coll. Tchô!, avril 2023, 64 pages), une BD jeunesse écrite en lettres majuscules et à partir de 7 ans avec les personnages du trio: Brume, Hugo et Hubert
  • Camera obscura, Le Chant des morts de Maëlle Desard (éd. Rageot, octobre 2024, 400 pages), un roman historique fantastique pour adolescents, à partir de 14 ans selon l’éditeur avec les personnages de Winifred et Léandre
  • Sweet Harmony de Claire North (éd. Bélial, janvier 2024, 160 pages), un roman court de science-fiction se déroulant dans un futur proche avec le personnage de Harmony Meads
  • Hollywoodland de Zoé Brisby (éd. Albin Michel, février 2025, 306 pages), un roman revenant sur les derniers mois Peg Entwistle, une jeune comédienne de théâtre new-yorkais aspirant à jouer au cinéma, avant son suicide du haut de la lettre « H » du célèbre panneau publicitaire, Hollywoodland, dans la nuit du 16 septembre 1932, pendant la Grande Dépression
  • La galette et le roi de Schéhérazade Zeboudji et Marianne Barcilon (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des Loisirs, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans avec des personnages de l’histoire: le loup et d’autres animaux de la forêt

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Un journaliste ».

Au fil des pages avec La particule

J’ai lu La particule de Nadine Luton-Walter (éd. Presses de la Cité, septembre 2025, 368 pages), un roman historique se déroulant en 1895, dans un petit bourg alsacien. Depuis le décès de son père un an auparavant, Fanny Frémont, âgée de 24 ans, tente de sauver l’agence immobilière de la faillite. Lors d’une nouvelle visite désastreuse d’un bien à vendre, elle surprend une conversation qui pourrait tout changer, celle entre Tancrède de Chassagne de Montbazon et sa fiancée, Isaure de la Châtrie, qui vient de lui faire faux bond, lui reprochant de ne pas suffisamment l’aimer. Pourquoi ne pas s’arranger avec ce jeune homme en se faisant passer par sa fiancée afin de décrocher la vente du château Granville dont le propriétaire ne veut signer qu’avec un nom à particule et dont Tancrède est l’un des aristocrates invités? Chacun en serait gagnant, lui pour sauver ses fiançailles grâce à l’argent de la vente et elle, son agence immobilière qui pourvoit à toute sa famille. Mais leur arrangement sera-t-il aussi facile à mettre à exécution? La jeune femme, audacieuse et indépendante, n’est pas prête à perdre. 

J’ai apprécié ce premier roman de l’autrice plein d’humour, sous fond de comédie romantique et vaudeville qui prend, par moments, des airs de théâtre de boulevard. Les rebondissements, quiproquos, faux-semblants et manigances commerciales s’enchaînent avec frénésie, malice, humour et jeux de mots. L’alchimie entre Fanny et Tancrède fonctionnent à merveille malgré leur caractère bien différent et leur différence de classes sociales. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste. Il y est ainsi question d’ascension sociale, d’inégalités sociales (entre aristocrates et domestiques notamment), de la condition de la femme à la fin du XIXe siècle, Fanny aspirant à s’émanciper et à s’affranchir des conventions sociales de l’époque, avec le soutien de sa famille, d’identité (un individu est-il réduit à sa particule?)… Un très bon moment de lecture!

Au fil des pages avec le tome 1 des Géants

La semaine dernière, nous avons lu, chacun notre tour, avec mon mini lutin, le tome 1 des Géants, Erin de Lylian, James Christ, Paul Drouin et Lorien Aureyre (éd. Glénat, coll. Tchô!, août 2020, 48 pages), une BD jeunesse fantastique à partir de 8 ans. J’avais mis de côté ce premier tome après l’avoir acheté, en 2022, lors des 10 ans des 48h BD.  Alors que Crossland Corporation, une multinationale découvre, au Groenland, un mystérieux géant endormi depuis des millions d’années, Erin se réveille, au même moment, en Écosse, après avoir fait un nouveau cauchemar, revivant sans cesse l’accident qui a coûté la vie à ses parents. Peu de temps après, elle est secourue par Yrso, un géant au pelage de feuilles et au squelette de bois alors qu’elle est harcelée par d’autres enfants qui la traitent de sorcière, l’adolescente de 11 ans ayant la main verte et un don magique avec les plantes. Cette nouvelle amitié est-elle de bonne augure? Pourra-t-elle protéger le géant végétal des manigances de Crossland Corporation? 

Il s’agit d’un premier tome introductif, posant le cadre de cet univers fantastique peuplé de géants qui se réveillent mais qui n’en reste pas moins rythmé et dédié à un enfant en particulier, ici Erin, dont le destin est lié à un géant qui représente une des forces de la Nature. Orpheline, Erin cache son chagrin à ses proches avec qui elle vit désormais (sa tante Kate, son oncle Connor et son cousin Patrick), se réfugiant dans sa cabane, dans la forêt ou en s’occupant du jardin. Il y est ainsi question d’écologie, de deuil, de conditions de l’enfant à travers le monde, de protection de l’environnement face à un capitalisme sans morale, d’aventures, de pouvoirs magiques…

Graphiquement, nous avons également apprécié ces bulles aux tonalités forestières. Un bon moment de lecture qui a également bien plu à mon mini lutin puisqu’il a déjà lu le tome 2, Siegfried! J’ai également bien envie de découvrir la suite et de savoir comment ces enfants aidés, chacun d’un géant, pourront lutter contre une force du mal que Crossland Corporation a fait revenir à la vie. D’ailleurs, à la fin de cette édition, il était prévu 6 tomes et nous avons un topo sur Erin et les enfants associés à leur géant des prochains tomes. Il ne me reste plus qu’à aller emprunter les autres tomes à notre médiathèque. 

La BD de la semaine chez Fanny pour cette semaine

Participation #15 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #1 Catégorie Prénom: « Erin »

Au fil des pages avec Vacances de Noël

Le week-end dernier, j’ai lu Vacances de Noël de Somerset Maugham (éd. 10/18, mars 1996, 256 pages), un court roman d’apprentissage paru pour la première fois en 1939. Dans les années 20, Charley Mason, un jeune Anglais de 23 ans part une semaine à Paris, pour les vacances de Noël, avec l’accord de ses parents pour retrouver son ami d’enfance, Simon, devenu journaliste et qu’il n’a pas revu depuis deux ans, au lieu de du traditionnel réveillon de Noël dans sa famille, en Angleterre. Dès son arrivée à Paris, rien ne se passe comme prévu, encore moins lorsque Simon l’amène au Sérail passer la nuit avec une prostituée, la princesse russe Olga. Loin d’une soirée de luxure, le jeune homme fait connaissance avec un monde aux antipodes du sien, dont l’avenir riche est assuré en prenant la relève de son père. La jeune femme est bien russe mais s’appelle en réalité Lydia et est mariée à un homme, Robert Berger qui a été condamné à 15 ans de bagne à Cayenne pour meurtre, procès que son ami Simon avait couvert sans le lui dire. Charley sortira-t-il indemne de cette rencontre inattendue?

Je m’attendais à un roman de Noël mais en réalité le propos de l’auteur est tout autre, l’ambiance de Noël étant d’ailleurs quasiment absente, si ce n’est au début avec une messe de Noël à laquelle Charley, passionné de musique, va assister avec Lydia. La structure narrative du récit est plutôt proche d’une mise en abîme avec deux histoires qui s’entremêlent, celle de Charley et celle de Lydia. Leur rencontre est un peu comme un choc culturel, la nature « russe » au tempérament de feu, exalté et exubérant faisant face à la nature « anglaise », plus calme et flegmatique. Cela m’a fait penser à l’ambiance du film Lost in translation, même s’il n’y a pas la barrière de langue dans un pays qui n’est pas le sien (les deux parlant anglais et français). 

J’ai apprécié cette lecture où il est question du passage à l’âge adulte, d’amour inconditionnel (voire plutôt fou et destructeur de Lydia pour Robert) et d’enjeux socio-politiques (dans les discussions échangées entre Charley, jovial et de bonne nature et Simon, plus sombre et inquiétant aux idées politiques extrémistes), d’inégalités sociales et de discriminations dans un Paris des années 20 où affluent les réfugiés russes, après la Révolution Russe. L’auteur égratigne également, surtout au début du roman, avec ironie et humour so british, la haute bourgeoisie anglaise avec la famille de Charley qui suit les traces de son père, ayant renoncé à une carrière artistique pour reprendre la gérance de leurs affaires immobilières qui leur ont permis de s’enrichir et de s’élever socialement.  Un bon voire très bon moment de lecture! Je l’ai d’ailleurs plus apprécié que La passe dangereuse, le seul autre roman que j’ai lu de cet auteur que je vais continuer à découvrir, même si on retrouve certains thèmes. 

Participation #12 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Roman

Participation #10 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #Roman

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #1 Catégorie Mot au pluriel: « Vacances »

Participation #1 au Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie #classique anglais (1939)

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