Auteur/autrice : Jojo (Page 18 of 370)

Au fil des pages avec Le jardin d’Emily

Repérée chez Chicky Poo, j’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Le Jardin d’Emily, Une histoire sur la jeunesse d’Emily Dickinson de Lydia Corry (éd. Jungle, octobre 2024, 112 pages), une BD jeunesse à partir de 9/10 ans et qui retrace une partie de la vie de la poétesse américaine, même si l’autrice a pris quelques libertés tout en entendant se montrer fidèle à l’esprit d’Emily Dickinson, comme elle l’explique dans son avant-propos. On retrouve donc la poétesse adolescente, aux côtés de son chien Carlo et de sa première passion pour la botanique avec la création d’un herbier, de ses rêveries champêtres, la Nature comme source de nombreux de ses poèmes. 

J’ai bien apprécié ma lecture, tant graphiquement (les illustrations étant douces, apaisantes et colorées) que dans le récit biographique dans lequel s’intercalent des poèmes ou des extraits d’Emily Dickinson dont le premier recueil a été publié à titre posthume, en 1890. On la suit surtout avec son chien le temps d’une journée de balade dans les prairies, bosquets et marais entourant la demeure familial, à Amherst, dans le Massachusetts, aux États-Unis. La moindre découverte émerveille l’adolescente à l’esprit curieux et fine observatrice de la Nature. Elle m’a ainsi fait penser à d’autres personnages fictifs aussi rêveuse et fantasque comme Anne Shirley dans Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery (éd. Monsieur Toussaint Laventure, 2020, 384 pages) ou plus récemment, Cosima qui « littérature » sa vie dans Le vent passe et la nuit aussi de Milena Agus.

Un bon voire très bon moment de lecture avec cette BD jeunesse et qui peut être une jolie initiation à la poésie pour les plus jeunes lecteurs et qui m’a rappelée une autre fiction biographique lue peu avant, Herbarium, La prairie d’Emily Dickinson de Laura Ulonati et Nathalie Novi (éd. Cambourakis, avril 2025, 80 pages), un album jeunesse à partir de 5 ans! 

J’ai également relevé des passages gourmands comme le pique-nique préparé par sa mère (avec une patate chaude pour réchauffer les mains dans les poches) ou la recette, en fin d’ouvrage, du pain d’épices, Emily Dickinson appréciant faire la cuisine et des pâtisseries.  

Participation #7 Le Mois Anglais 2025 de Lou et Titine #Autrice-illustratrice anglaise

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Personnes Célèbres: « Emily Dickinson »

Participation #10 Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #Recueil de poèmes (1890)

Participation #22 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Angleterre

Participation #18 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Pique-nique

 

Pause gourmande: Aloo Keema

Avec retard sur l’Étape au Pakistan prévue le 17 août 2025, voici un plat pakistanais que nous avons mangé la semaine dernière: un Aloo Keema, un curry à base de viande hachée et de pommes de terre. Pour la recette, je me suis fortement inspirée de celle d’Isabelle et Hilde qui en avaient fait pour la fête de l’Indépendance du Pakistan (14 août 1947). Mais contrairement à elles, je n’ai pas mis de yaourt nature. J’ai également fait du riz basmati en accompagnement. 

Les ingrédients adaptés à ma préparation: 500g de bœuf haché, 10 pommes de terre de taille moyenne, 2 grosses échalotes (n’ayant plus d’oignons), 4 gousses d’ail, 4 tomates et des épices: coriandre en poudre, curcuma, cumin, garam masala), riz basmati. 

Les étapes de la préparation: J’ai commencé par faire bouillir de l’eau pour les tomates afin que cela soit plus simple de retirer la peau (une fois l’eau à l’ébullition, les cuire pendant 3 minutes puis les passer sous l’eau froide). Puis j’ai cuit en cubes les pommes de terre à l’autocuiseur pendant 45 minutes. Pendant leur cuisson, j’ai haché avec un mixeur les échalotes et les gousses d’ail. Je les ai fait revenir dans un peu d’huile puis une fois bien dorées, j’ai rajouté 1/2 verre d’eau avec les épices. Une fois réduit, j’ai rajouté le bœuf haché puis une fois cuit, les tomates coupées en petits morceaux sans la peau. J’ai laissé mijoté 15/20 minutes, le temps que les pommes de terre finissent de cuire. Puis j’ai rajouté au curry les pommes de terre et laisser encore cuire le temps de préparez du riz basmati. 

Verdict: C’était bon et copieux. J’ai congelé le surplus et cela nous a fait un autre repas dimanche. La prochaine fois, je mettrai un peu plus d’épices. 

Pour d’autres idées gourmandes, n’hésitez pas à aller voir comme chaque dimanche chez Isabelle et les autres Marmitonnes. 

Participation #9 Challenge Les Étapes Indiennes 2025 de Hilde #Cuisine pakistanaise

Les Gourmandises 2025 chez Isabelle #Aloo Keema

Aloo Keema Isabelle et Hilde

 

Au fil des pages avec Cueilleuse de thé

Pendant le dernier RAT indien, début août 2025, j’ai lu, en e-book, Cueilleuse de thé de Jeanne-Marie Sauvage-Avit (éd. Charleston, mars 2021, 321 pages), un roman contemporain que j’avais repéré chez IsabelleShemlaheila est une jeune femme indienne âgée de 20 ans dont la mère vient de décéder et qui réussit à quitter le Sri Lanka, près de 10 ans après son arrivée ainsi que la plantation de thé de Ceylan où elle travaillait pour rejoindre sa terre natale, l’Inde pour un nouveau départ, d’abord auprès de sa tante Jarulpa, dans le village de Ramyallu puis en gagnant, par bateau, l’Angleterre.

A Londres, elle obtient une carte de séjour, en travaillant comme serveuse dans un restaurant-bar indien puis comme aide à domicile pour s’occuper d’une dame âgée, Twinny tout en suivant des cours en auditeur libre à l’université, loin des difficiles conditions de travail au sein de la plantation au Sri Lanka et du répugnant kangani, Datu-Guemi, contrairement à l’épouse de ce dernier, Pokonaruya qui subit quotidiennement sa violence et celle de sa belle-mère et les autres cueilleuses comme Mohanty, une jeune fille de 12 ans qui rêve d’être docteur et sa mère. Mais sa nouvelle terre d’accueil sera-t-elle à la hauteur de ses espoirs et de ses rêves?

Même si le bandeau indique « Prix du Livre Romantique » reçu en 2017, la romance est très accessoire. Il s’agit avant tout du parcours de Shemlaheila qui souhaite apprendre l’anglais et la comptabilité, ayant l’espoir de devenir vendeuse dans les bureaux de la plantation. Et si son avenir était tout autre? Elle se révèle être une belle jeune femme naïve mais courageuse et déterminée qui veut dépasser sa condition et être libre. Il y a également deux autres personnages féminins à la trajectoire de vie émouvante et révoltante, au Sri Lanka: Pokonaruya victime d’un mariage arrangé et Mohanty, une jeune fille indienne qui entend bien suivre la voie tracée par Shemlaheila. 

Mais il n’est pas si simple de s’affranchir de sa condition sociale, tant au Sri Lanka et en Inde (doublée de la condition d’être une femme) qu’en Angleterre, Shemlaheila étant très vite exploitée du fait de son statut d’immigrée. Il y est ainsi question de quête initiatique, de condition de la femme, que ce soit au Sri Lanka, en Inde et en Angleterre, du statut des immigrés avec la main-d’œuvre indienne, que ce soit au Sri Lanka ou en Angleterre, d’émancipation féminine… Il y a également une critique du tourisme de masse, les cars de touristes s’arrêtant dans les champs pour photographier les cueilleuses de thé, sans se soucier de leur sort au quotidien. Un bon moment de lecture dramatique dans l’ensemble, malgré quand même beaucoup (trop) de facilités scénaristiques! 

Pour d’autres avis sur ce roman: Isabelle

Participation #8 Challenge Les Étapes Indiennes 2025 de Hilde #Inde et Sri Lanka

Participation #6 Le Mois Anglais 2025 de Lou et Titine #Roman contemporain

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Métier: « Cueilleuse de thé »

 

 

Au fil des pages avec le tome 1 de Bretzel & Beurre salé

J’ai lu, en e-book, le tome 1 de Bretzel & Beurre salé, Une enquête à Locmaria de Margot et Jean Le Moal (éd. Calmann-Lévy, mars 2021, 392 pages), un cosy mystery contemporain, se déroulant dans le petit village fictif de Locmaria, dans le Finistère, près de Quimper. Catherine Wald, divorcée et alsacienne âgée de 51 ans vient s’installer à Locmaria afin de prendre un nouveau départ et ouvrir un restaurant de spécialités alsaciennes qu’elle appelle « Bretzel & Beurre salé ». Mais bien vite, le village se divise autour de l’arrivée de cette étrangère qui a osé acheter un manoir qu’un riche exploitant agricole, Georges Lagadec convoitait depuis plusieurs années. Bon gré mal gré, elle tente de faire sa place, entre jalousies, ragots et animosités. 

Mais lors d’une soirée choucroute, une tablée composée de quatre notables du village est intoxiquée, Jean-Claude Quéré, ancien maire du village décédant le lendemain. Qui a bien pu les empoisonner? Était-ce bien lui la cible de cet empoisonnement ou les autres victimes comme Georges Lagadec et son fils aîné Mathieu? La quinquagénaire n’est pas prête à se laisser intimider et à quitter sa nouvelle ville d’adoption. Parviendra-t-elle à se disculper auprès des gendarmes qui mènent l’enquête? La liste des coupables est longue tant l’ancien maire était méprisable. Pourra-t-elle compter sur ses nouveaux amis, comme le séduisant anglais, Charles Highbury ou son cuisinier nouvellement embauché, Erwann Lagadec?

Cela faisait un moment que j’avais envie de lire ce cosy mystery se déroulant en Bretagne, pour changer de l’Angleterre. Le titre et le résumé du 4e de couverture m’avaient plu, même s’il me rappelait certaines enquêtes d’Agatha Raisin et m’attendant à une ambiance villageoise dans le style des Détectives du Yorkshire par exemple.

Mais malheureusement ma lecture a été très décevante, le récit étant très long à en venir à la partie meurtre (même si j’avais bien conscience qu’il s’agit d’une première enquête d’une série et m’attendant donc à un tome introductif) pour en arriver à une enquête cousue de fil blanc au point que je ne lirai pas les tomes suivants (peu m’importe de savoir l’origine de la richesse inexpliquée de l’héroïne ou le sort réservé à son employé, Erwann Lagadec). Et que dire de l’amateurisme des gendarmes qui ne mettent aucun suspect en garde à vue (pas même l’héroïne pour recel de criminel par exemple) et qui vont même révéler à des journalistes des éléments de l’enquête, faisant fi du principe du secret de l’enquête et de l’instruction! 

Je ne me suis pas attachée aux personnages, tous plus caricaturaux les uns que les autres dans leurs querelles de clocher sans humour ni à l’enquête sans originalité, ayant vu bien trop vite le coupable et même peu crédible (plutôt que d’aller dénoncer le coupable à la gendarmerie, Catherine va tranquillement se baigner dans une crique!). Même la romance naissante de Catherine ne m’a pas emballée, avec un triangle amoureux entre le séduisant anglais, Charles Highbury et le journaliste bourru, veuf et enfant du pays, Yann Lemeur. 

Au vu du titre, je m’attendais à bien plus de passages gourmands. J’en ai toutefois noté quelques très courts comme par exemple le menu unique de la pendaison de crémaillère de son restaurant: « charcuterie, parts de tartes flambées, tartes pour le dessert et bière, le tout à volonté » (p.93), des « kasslers » et « flammekueches », le repas préparé par Catherine: « une tourte à la viande et au riesling avec une salade » (p. 306) ou bien encore typiquement anglais, dans un pub londonien: « une gigantesque part de steak and kidney pie accompagnée d’une assiette de frites et d’une pinte de Bass ale » (p.312).

Pour d’autres avis sur ce premier tome bien plus enthousiastes que moi: MyaRosa et Fondant.

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Lettre isolée: « & »

Participation #17 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant

Le temps d’une visite des Grottes du Régulus

Le 16 juillet 2025, nous sommes allés visiter les Grottes du Régulus qui, comme la plage des Nonnes la veille, étaient, à environ 10 minutes à pied de notre pied-à-terre. Nous avons choisi une visite libre plutôt que la visite guidée de ces grottes troglodytiques, à flanc de falaise, à plus de 30 mètres de hauteur et qui appartiennent depuis les années 80 à la municipalité de Meschers-sur-Gironde, en Charente-Maritimes. Pour le mini pirate, il y avait un jeu de piste « Spécial enfant » avec la crevette Minidik, le musée ayant prévu le matériel nécessaire pour remplir le questionnaire que nous avons déposé dans une urne à la sortie. Une manière ludique et instructive de découvrir chaque cavité! Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur le site très complet du musée: ici.

Nous en avons ainsi appris plus sur l’histoire du site à travers de nombreuses thématiques comme son utilisation à travers les siècles, surtout au XIXe siècle, même si des traces plus anciennes ont été retrouvées, les lieux ayant servi de refuge pour les Protestants pendant les guerres de religion, dès 1576 par exemple. Il était aussi question de géologie (le site se trouvant dans des falaises de calcaire qui se sont formées au Crétacé), de pêche avec l’utilisation des carrelets sur ponton au XIXe siècle mais aussi de surpêche des esturgeons pour leur caviar au XXe siècle (le caviar de Gironde venant même concurrencer celui russe, dans les années 30) et de tourisme avec le développement des bains de mer.

Nous sommes également partis à l’aventure sur les traces du Régulus, un vaisseau français, son capitaine décidant de le saborder plutôt que de le laisser entre les mains des Anglais ennemis, en avril 1814, pendant les guerres napoléoniennes ou de Cadet, un jeune homme qui, aidé de son bouc Belin, aurait provoqué, par temps de tempête le naufrage des navires passant au large des falaises et qui serait à l’origine de la légende bien ancrée encore aujourd’hui des naufrageurs. De bien chouettes légendes et mystères entourant les lieux!

Nous avons bien apprécié cette visite qui nous a plongés dans le passé mais pas au point de vouloir y habiter, comme ont pu le faire, certains habitants de Meschers-sur-Gironde, qui au milieu du XIXe siècle, sont venus y louer une cavité, à charge pour eux de l’aménager à leurs propres frais, dans des conditions bien spartiates, sauf peut-être, s’il existait encore, de profiter du bar guinguette devenu plus tard le restaurant des fontaines jusqu’en 1976. Une visite que je vous recommande vivement! 

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