Auteur/autrice : Jojo (Page 156 of 385)

Point lecture hebdomadaire #36

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures) et nos lectures en cours, après des passages en médiathèque et en librairie.

Nos lectures du  4 au 10 avril 2022:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) Mon papa et moi de Tadao Miyamoto

Nous avons lu et relu Mon papa et moi de Tadao Miyamoto (éd. Mango, 1995), un album jeunesse à partir de 3 ans joliment illustré qui aborde avec humour et tendresse la question de la filiation lors d’une partie de pêche à la ligne de Papa Ours et son fils. Un très bon moment de lecture qui se termine par une réplique rigolote et espiègle de la part de Petit Ours!

  • (Album jeunesse) Oh! Un monstre! de Valérie Weishar Guiliani et Soufie Régani

Nous lisons Oh! Un monstre! de Valérie Weishar Guiliani et Soufie Régani (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans. C’est la panique dans la forêt. Les animaux sont terrifiées par un monstre qui menace la forêt. Parviendront-ils à la sauver? Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse joliment illustré et qui parle de déforestation et de protection de l’environnement!

  • (Album jeunesse) Éléonore et le dinosaure d’Hollie Hughes et Sarah Massini

Nous lisons Éléonore et le dinosaure d’Hollie Hughes et Sarah Massini (éd. Kimane, 2019, rééd. 2022), un album jeunesse à partir de 3 ans dont j’attendais avec impatience la réédition appréciant l’illustratrice et mon mini lutin étant fan de dinosaures depuis quelques mois. Un jour, Éléonore, une petite fille solitaire et rêveuse, déterre sur la plage le squelette d’un dinosaure et fait le vœu que celui-ci devienne son ami. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse, ode aux rêves et à l’imagination des enfants et magnifiquement illustré!

  • (Album jeunesse) Des myrtilles pour Lily de Robert McCloskey

Nous lisons Des myrtilles pour Lily de Robert McCloskey (éd. Le Genévrier, 2011), un album jeunesse à partir de 3 ans et tout mignon  d’une petite fille, Lily partie cueillir des myrtilles avec sa mère et rencontrant un ourson et sa mère. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse repéré repéré il y a un moment chez Bidib et aux jolies illustrations vintage (l’album étant paru pour la première fois aux États-Unis en 1948!

Des lectures ados/young adult:

  • (Roman young adult) Le Roi maléfique d’Holly Black (T2)

Après avoir lu la semaine dernière Le Prince cruel, tome 1 de la trilogie Le Peuple de l’Air, j’ai enchaîné avec le tome 2, Le Roi Maléfique d’Holly Black (éd. Rageot, 2021, 470 pages). J’ai bien plus apprécié ce tome placé sous le signe de l’action et qui reprend l’histoire cinq mois après les évènements du tome précédent. Contre toute attente et grâce aux agissements de Jude, c’est le Prince Cardan qui est devenu Roi de Terrafæ. En tant que Sénéchale du roi, Jude devra faire preuve de courage, d’audace et de stratégie pour déjouer tous les complots et alliances qui pourraient compromettre le règne de Cardan et alors que ses sentiments à l’égard de son pire ennemi deviennent ambivalents et la perturbent grandement. Un très bon moment de lecture!

  • (Nouvelle) Les Sœurs perdus d’Holly Black (T1,5)

J’ai lu également Les sœurs perdues d’Holly Black (éd. Rageot, 2021, 58 pages), une très courte nouvelle se déroulant entre le tome 1 (Le Prince cruel) et le tome 2 (Le Roi maléfique) de la trilogie Le Peuple de l’Air. En attendant de pouvoir lire le tome 3, La Reine sans royaume qui est paru fin mars 2022, c’est avec plaisir que je me replonge dans le royaume de Terrafæ. Un bon moment de lecture en en apprenant un peu plus sur Taryn (et sa romance avec Locke) grâce à sa lettre d’excuse adressée à sa sœur jumelle Jude!

Des lectures adultes:

  • (Romance feel-good) L’irrésistible histoire du Café Myrtille de Mary Simses

J’ai lu L’irrésistible histoire du Café Myrtille de Mary Simses (éd. NiL, 2018, 422 pages), une romance feel-good et légère se déroulant dans un toute petite ville côtière du Maine, une femme de 35 ans, Ellen Branford respectant les dernières volontés de sa grand-mère venant de décéder une semaine auparavant en apportant une lettre à son amour de jeunesse. Tout en découvrant le passé de sa grand-mère et en faisant la rencontre de Roy, elle va remettre en question sa propre vie, tant sur un plan personnel que professionnel. Un bon moment de lecture avec des passages de gourmands comme les muffins aux myrtilles et qui fait la part belle à la vie simple et paisible au bord de l’eau! Une lecture qui rentre dans le challenge Cottagecore de MissyCornish.

  • (Roman court) Le poids des secrets, Tsubaki d’Aki Shimazaki (T1)

Pour la lecture commune du 8 avril d’Un mois au Japon 2022,  j’ai choisi de découvrir Tsubaki d’Aki Shimazaki (éd. Actes Sud, coll. Babel, n°712, 1999, rééd. 2016, 115 pages), un roman court constituant le premier tome de la première pentalogie Le poids des secrets de cette autrice japonaise. Dans les années 1990, Yukiko, dans la soixantaine, vient de mourir et laisse à sa fille Namiko deux lettres écrites trois semaines avant sa mort, une à son attention et la seconde qu’elle doit remettre à un certain Yukio Takahashi dont Namiko n’a jamais entendu parlé. Qui était-il pour sa mère? Quel terrible secret familial cachait Yukiko qui avait pourtant survécu à la bombe atomique tombée sur la ville de Nagasaki le 9 août 1945?

Avec une écriture simple, épurée et pourtant rempli d’émotions contenues, l’autrice aborde, de façon pudique et délicate, des thèmes graves et douloureux à travers une histoire de famille qui se mélange à la grande Histoire: deuil, poids pesant des traditions familiales dans le Japon du début du XXe siècle, conditions de vie pendant la Seconde Guerre mondiale… Un très bon moment de lecture avec Tsubaki qui signifie camélia, la fleur préférée d’Yukiko! J’ai hâte de pouvoir lire les tomes suivants de ce premier cycle.

  • (Romance) Broken Love de Clara Brunelli (T1)

J’ai lu samedi soir en e-book Broken Love de Clara Brunelli (éd. Autoédition, 2021, 274 pages), une romance contemporaine se passant entre Paris et Aix-en-Provence et qui est le tome 1 de la série Broken. Retournée vivre chez ses parents après une agression qui a mis fin à sa carrière de danseuse étoile à Paris pour laquelle elle s’est consacrée depuis toute petite, Juliette s’est refermée sur elle-même, allant jusqu’à couper tout contact avec son ancienne vie, que ce soit sa meilleure amie également danseuse, Noémie ou son ex fiancé Nathan. Alors qu’elle se rend chez son kiné, elle rencontre Mathias, coach sportif qui vient de perdre son meilleur ami, Damien et qui a du mal à faire son deuil et à contenir sa violence. Et si l’amour permettait à ces deux êtres de soigner leurs blessures respectives et se reconstruire? Une romance agréable sous fond de suspense et qui aborde des thèmes comme un passé douloureux, la résilience et la seconde chance ou bien encore comment se reconstruire après la perte d’un rêve ou d’un être cher!

Nos lectures en cours:

  • (Roman adulte) L’auberge de la Jamaïque de Daphné Du Maurier

Commencé la semaine dernière lors du cours de tennis de mon mini lutin, je poursuis dimanche soir ma lecture de L’auberge de la Jamaïque de Daphné Du Maurier (éd. Le livre de poche, n°77, 1941, rééd. 2021, 318 pages) jusqu’au chapitre VII (p.112). L’ambiance est toujours oppressante au sein de la misérable auberge tenue par son cruel et ivrogne oncle Josh mais Mary peut trouver du réconfort dans la découverte de la lande sauvage. Comment parviendra-t-elle à survivre à défaut de se sauver et ne pas tomber dans la folie mélancolique comme sa tante Patience?

  • (Roman jeunesse) Hôtel Heartwood, Un hiver si doux de Kallie George et Stephanie Graegin (T2)

Comme chaque mercredi depuis janvier, nous continuons de lire le tome 2 d’Hôtel Heartwood, Un hiver si doux de Kallie George et Stephanie Graegin (éd. Casterman Jeunesse, 2019, 187 pages), un roman jeunesse à partir de 8 ans et aux jolies illustrations en noir et blanc. Nous prenons toujours autant de plaisir à suivre les aventures douces et bienveillantes de Mona qui comme les autres résidents de l’Hôtel Heartwood affronte un dur hiver au cours duquel les réserves de nourriture disparaissent et que la tempête de neige empêche tout réapprovisionnement. Nous en sommes presque à la toute fin, au chapitre 14 (p.166).

En passant sur le blog de Pativore, j’ai vu que cette semaine était une Semaine à mille pages organisée par Le pingouin vert sur IG chaque mois tout au long de l’année 2022. Alors combien ai-ju lu de pages cette semaine? 1439 pages sans compter les albums jeunesse.

Pause ciné: Le Conte de la princesse Kaguya

Pour la journée dédiée à  Isao Takahata du Mois au Japon 2021, j’avais regardé, sans le chroniquer, Le conte de la princesse Kaguya d’Isao Takahata, film d’animation japonais de 2013 du Studio Ghibli, à partir de 10 ans et s’inspirant d’un conte traditionnel japonais, Le conte du coupeur de bambou datant sans doute du IXe ou Xe siècle.

Alors qu’il est en train de travailler dans une bambouseraie, un vieux et pauvre paysan découvre dans un bambou lumineux une toute petite princesse magique. Il l’emmène chez lui la montrer à sa femme. La petite princesse se transforme alors en un bébé que le couple élève avec beaucoup d’amour.

La jeune fille grandit de façon spectaculaire et est surnommée « Pousse de bambou » par les autres enfants. Pleine d’insouciance, elle s’éveille à la vie et ressent ses premiers émois amoureux.

De son côté, son père adoptif découvre également, au fil des ans, de l’or et des habits précieux et décide de préparer, avec sa femme, un bel avenir à la petite fille en lui achetant une grande et honorable maison en ville. Un soir, la jeune fille part suivre l’instruction réservée aux familles aisées en ville, laissant derrière elle ses amis et sa douce enfance à la campagne. Pour échapper à ce destin, la jeune femme devra-t-elle demander l’aide des siens sur la Lune?

Une fois en ville, la jeune fille continue sa croissance de manière plus normale et se plie, plus ou moins, aux exigences dues à son nouveau rang de princesse. Ses parents, surtout son père, pensent lui apporter le bonheur en lui trouvant un bon parti parmi les hauts responsables du pays. Sa beauté semble sans égale au point d’attirer l’attention de l’Empereur lui-même. Mais sa part d’innocence et de joie part d’elle de façon inéluctable.

Il y est ainsi question de la condition de la femme au temps du Japon médiéval, soumise aux coutumes et traditions ancestrales qui enferme les filles dans un destin tout tracé pour elles et qui les dépossèdent de leur corps et de leurs pensées même si Pousse de bambou tente d’y résister comme lorsqu’il sera l’heure d’être mariée et qu’elle se souviendra de son amour de jeunesse.

Il s’agit également d’une quête d’identité, Pousse de bambou n’étant pas une fille ordinaire mais une petite princesse magique qui commence à se rappeler petit à petit son passé et éprise de liberté. Après avoir connu une enfance heureuse dans la simplicité et entourée d’amis et une adolescence solitaire aux règles strictes et codifiées pour devenir une femme honorable, Pousse de bambou tente de trouver sa place.

Aux premières minutes de visionnage de ce film d’animation, j’ai été déstabilisée par le choix de la technique d’animation étant plus habituée aux films d’animation de Myasaki, cofondateur avec Tahakata du studio Ghibli. Puis je me suis laissée porter par l’histoire au rythme lent et qui commence un peu comme La petite Poucette d’Hans Christian Andersen (1835) mais sans sa fin joyeuse.

Pour poursuivre la découverte de cette légende japonaise, j’avais également lu une autre version: Kaguya, Princesse au clair de lune d’Alice Brière-Haquet et Shiitake (éd. Nobi! Nobi!, coll. Soleil Flottant, 2016), un album jeunesse à partir de 6 ans. J’ai ainsi pu constater des différences notables, l’accent étant mis sur l’histoire d’amour tragique entre la jeune femme et l’Empereur et offrant également une origine légendaire au Mont Fuji.

Pour illustrer ce billet, j’ai pris des images libres de droits que le Studio Ghibli a rendu disponibles sur son site. N’hésitez pas à y aller si l’univers Ghibli vous plaît car il y plusieurs centaines d’images issues du Conte de la princesse Kaguya et de leurs autres films d’animation.

Pour un autre avis: Kiona.

Participation #3 Un Mois au Japon 2022 d’Hilde et Lou #Film d’animation

Participation #11 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Conte japonais

Participation #26 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France (autrice) et Japon (illustratrice)

Participation #4 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Conte traditionnel japonais

Au fil des pages avec Le serveur de Brick Lane

Lors du RAT indien et gourmand, j’ai lu Le serveur de Brick Lane d’Ajay Chowdhury (éd. Liana Levi 2021, 301 pages), un roman policier se déroulant à l’époque contemporaine. Après avoir été démis de ses fonctions de sous-inspecteur de police à Calcutta à la suite de l’enquête dont il était chargé sur le meurtre d’Asif Khan, un acteur star de Bollywood trois mois plutôt, Kamil, trentenaire, pense avoir mis de côté son passé en devenant serveur dans le restaurant tenu par les époux Saibal et Maya Chatterjee, dans le quartier londonien de Brick Lane et chez qui il vit avec leur fille Anjoli. Mais le décès d’un riche entrepreneur et ami de son père et de Saibal, Rakesh Sharma lors de sa soirée d’anniversaire pour laquelle il est de service vient tout changer. Très vite, Neha, la seconde épouse de Rakesh est arrêtée par la police. A la demande de la famille Chatterjee qui considère Neha comme leur fille, Kamil commence à enquêter sur Rakesh, assisté par Anjoli; ce qui l’amène à remettre en question l’image qu’il portait sur son père dont il a embrassé comme lui la même carrière de policier. Et si les deux affaires étaient liées?

Les chapitres alternent entre le passé trois mois plus tôt à Calcutta de Kamil alors policier et fiancé à  et son présent ou passé proche à Londres en tant que serveur dans un restaurant indien. Je me suis laissée prendre par l’intrigue qui permet d’aborder des thèmes actuels comme par exemple la corruption en Inde des élites politiques et de la police, les violences policières, le poids des traditions familiales, les préjugés ou bien encore la double culture indienne/anglaise sur les jeunes générations…

J’ai également apprécié le duo formé par Kamil, un sous-inspecteur de police intègre, honnête, un brin naïf, fleur bleue et amateur d’Hercule Poirot dont il partage avec lui la moustache et par Anjoli, diplômée d’un Master de psychologie, parfois un peu trop directe et fonceuse, vivant dans sa double culture tout en s’assumant comme en témoignent ses tee-shirts à messages.

Un très bon moment de lecture qui se termine sur une fin à la Hercule Poirot où la famille prime sur la vérité et la Justice! J’ai lu qu’une adaptation par la BBC était prévue et que ce roman pourrait très bien faire partie d’une série livresque mettant en scène le duo Kamil/Anjoli.

Curry indien

Pour le challenge Des livres (et des écrans en cuisine), j’ai enfin noté beaucoup de références à la cuisine indienne tout au long du roman, notamment les passages dans le restaurant des époux Chatterjee, le Tandoori Knights comme par exemple le menu pour la fête d’anniversaire de Rakesh Sherma (p.12) composé d’amuse-gueules (beignets de pomme de terre aloo tikki chat, beignets de fromage poneer pakoda, beignets de poissons et brochettes de poulet boti), de plat principal (côtelettes d’agneau tandoori, agneau biryani, poulet tandoori, pommes de terre mutter, brochettes malai, daal makhani avec des naans, de la raita pour la sauce) et de desserts (shahi tukda, gulab jamun et gajar ka Halwa…), ou bien encore dans un restaurant de Calcutta, chez Nizam et dans lequel Kamil fait découvrir à Anjoli des duto mutton Kathi roll accompagnés de nimbu pani c’est-à-dire des brochettes roulées et de la citronnade sucrée-salée (p.263/264). Cela m’avait d’ailleurs donné envie de manger un curry indien à base de poulet.

Participation #2 Les Étapes Indiennes 2022 de Hilde et Blandine #Roman policier

Participation #4 Challenge British Mysteries 2022 de Hilde et Lou #Roman policier

Participation #11 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Cuisine indienne

Participation #25 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Inde

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Lieu: « Brick Lane »

Au fil des pages avec le tome 1 du Poids des secrets

Pour la lecture commune du 8 avril d’Un mois au Japon,  j’ai choisi de découvrir Tsubaki d’Aki Shimazaki (éd. Actes Sud, coll. Babel, n°712, 1999, rééd. 2016, 115 pages), un roman court constituant le premier tome de la première pentalogie Le poids des secrets de cette autrice japonaise.

Dans les années 1990, Yukiko, dans la soixantaine, vient de mourir et laisse à sa fille Namiko deux lettres écrites trois semaines avant sa mort, une à son attention et la seconde qu’elle doit remettre à un certain Yukio Takahashi dont Namiko n’a jamais entendu parlé. Qui était-il pour sa mère? Quel terrible secret familial cachait Yukiko qui avait pourtant survécu à la bombe atomique tombée sur la ville de Nagasaki le 9 août 1945?

En lisant cette lettre-testament, Namiko est sous le choc des révélations de sa mère sur son enfance paisible à Tokyo puis son adolescence de 14 à 16 ans à Nagasaki en pleine Seconde Guerre mondiale mais aussi sur son grand-père paternel qui a certes péri lors du bombardement atomique mais pas de la façon dont elle le pensait. Yukiko y décrit sa vie d’alors, son premier amour impossible avec Yukio, la découverte des mensonges et choix de son père qui se révèle derrière un père aimant bien lâche, égoïste et manipulateur en mari infidèle…

J’ai beaucoup apprécié ce court roman à l’écriture simple, épurée et pourtant rempli d’émotions contenues. L’autrice aborde, de façon pudique et délicate, des thèmes graves et douloureux à travers une histoire de famille centrée sur le père d’Yukiko qui se mélange à la grande Histoire: deuil, poids pesant des traditions familiales dans le Japon du début du XXe siècle et ses conséquences sur la relation de couple (mariage arrangé, adultère…), conditions de vie pendant la Seconde Guerre mondiale (travail des enfants dans l’effort de guerre, difficulté pour se nourrir, cruauté des soldats japonais, racisme à l’égard des Coréens, prisonniers américains, bombe atomique des Américains…), etc.

Un très bon moment de lecture avec Tsubaki qui signifie camélia, la fleur préférée d’Yukiko qui voulait mourir de la même façon que le camélia rouge et qui était l’emblème des Samouraïs! J’ai hâte de pouvoir lire les tomes suivants de ce premier cycle qui permettent d’en découvrir un peu plus sur les personnages et les faits évoqués dans ce premier tome ainsi que les cycles suivants.

Pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine, j’ai enfin noté quelques passages gourmands comme par exemple un repas du matin japonais (p.65): « du riz, de la soupe miso, des œufs et des nori », le petit déjeuner des parents de Namiko, cette dernière préférant « manger du pain avec de la confiture et du lait ».

Pour d’autres avis avec cette LC autour d’un livre d’Ari Shimazaki: Hilde avec Sémi (tome 2 du cycle 4) et qui avait aussi lu Tsubaki comme Lou, Maggie avec Mitsuba (le tome 1 du cycle 2, Au cœur du Yamato) et Katell avec Azami (tome 1 du cycle 3, L’ombre du chardon).

Participation #2 Un Mois au Japon 2022 d’Hilde et Lou #LC autour d’un livre d’Ari Shimazaki

Participation #10 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Cuisine japonaise

Participation #24 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Japon

Semaine 14 du Projet 52-2022: Printemps

Pour la semaine 14 du Projet 52-2022 de Du côté de chez Ma’, le thème est « Printemps« . Les années précédentes pour un thème similaire, j’avais opté pour des floraisons avec les premières fleurs printanières. Mais avec l’arrivée du printemps c’est aussi l’occasion d’observer des naissances d’animaux. J’ai donc choisi pour illustrer ce thème une cane et ses petits dans les eaux du Paillon à Nice.

Pour d’autres ambiances printanières pour le rendez-vous hebdomadaire de la Nature au fil du printemps: la Nature surprise par le retour de la neige chez Isabelle et une explosion de couleurs jaune et bleu chez Syl.

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