Étiquette : Somerset Maugham

Au fil des pages avec Vacances de Noël

Le week-end dernier, j’ai lu Vacances de Noël de Somerset Maugham (éd. 10/18, mars 1996, 256 pages), un court roman d’apprentissage paru pour la première fois en 1939. Dans les années 20, Charley Mason, un jeune Anglais de 23 ans part une semaine à Paris, pour les vacances de Noël, avec l’accord de ses parents pour retrouver son ami d’enfance, Simon, devenu journaliste et qu’il n’a pas revu depuis deux ans, au lieu de du traditionnel réveillon de Noël dans sa famille, en Angleterre. Dès son arrivée à Paris, rien ne se passe comme prévu, encore moins lorsque Simon l’amène au Sérail passer la nuit avec une prostituée, la princesse russe Olga. Loin d’une soirée de luxure, le jeune homme fait connaissance avec un monde aux antipodes du sien, dont l’avenir riche est assuré en prenant la relève de son père. La jeune femme est bien russe mais s’appelle en réalité Lydia et est mariée à un homme, Robert Berger qui a été condamné à 15 ans de bagne à Cayenne pour meurtre, procès que son ami Simon avait couvert sans le lui dire. Charley sortira-t-il indemne de cette rencontre inattendue?

Je m’attendais à un roman de Noël mais en réalité le propos de l’auteur est tout autre, l’ambiance de Noël étant d’ailleurs quasiment absente, si ce n’est au début avec une messe de Noël à laquelle Charley, passionné de musique, va assister avec Lydia. La structure narrative du récit est plutôt proche d’une mise en abîme avec deux histoires qui s’entremêlent, celle de Charley et celle de Lydia. Leur rencontre est un peu comme un choc culturel, la nature « russe » au tempérament de feu, exalté et exubérant faisant face à la nature « anglaise », plus calme et flegmatique. Cela m’a fait penser à l’ambiance du film Lost in translation, même s’il n’y a pas la barrière de langue dans un pays qui n’est pas le sien (les deux parlant anglais et français). 

J’ai apprécié cette lecture où il est question du passage à l’âge adulte, d’amour inconditionnel (voire plutôt fou et destructeur de Lydia pour Robert) et d’enjeux socio-politiques (dans les discussions échangées entre Charley, jovial et de bonne nature et Simon, plus sombre et inquiétant aux idées politiques extrémistes), d’inégalités sociales et de discriminations dans un Paris des années 20 où affluent les réfugiés russes, après la Révolution Russe. L’auteur égratigne également, surtout au début du roman, avec ironie et humour so british, la haute bourgeoisie anglaise avec la famille de Charley qui suit les traces de son père, ayant renoncé à une carrière artistique pour reprendre la gérance de leurs affaires immobilières qui leur ont permis de s’enrichir et de s’élever socialement.  Un bon voire très bon moment de lecture! Je l’ai d’ailleurs plus apprécié que La passe dangereuse, le seul autre roman que j’ai lu de cet auteur que je vais continuer à découvrir, même si on retrouve certains thèmes. 

Participation #12 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Roman

Participation #10 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #Roman

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #1 Catégorie Mot au pluriel: « Vacances »

Participation #1 au Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie #classique anglais (1939)

Au fil des pages avec La passe dangereuse

Pour la journée du 11 juin 2022 du Mois Anglais dédiée à Somerset Maugham, j’ai lu La passe dangereuse de Somerset Maugham (éd. 10/18, rééd. 2019, 183 pages), court roman psychologique paru pour la première fois en 1925. Dans les années 20, après avoir accepté sous la pression familiale et sociétale un mariage sans amour avec Walter Lane, un terne et froid médecin-bactériologue maladroitement amoureux d’elle, Kitty, une jeune femme naïve et frivole de 25 ans part vivre à Hong-Kong et prend un amant séducteur et arrogant, Charles Townsend dont elle tombe très vite éperdument amoureuse. Son mari le découvre et lui pose un ultimatum: le divorce, ce qui provoquerait un scandale dans la haute société anglaise ou un départ immédiat pour un petit village chinois touché par une épidémie de choléra. Repoussé par son amant déjà marié, Kitty suit donc à contrecœur son mari en Chine. Leur couple survivra-t-il?

En enchaînant de courts chapitres au style épuré mais non dénué de sensibilité, Somerset Maugham décortique la personnalité et les états d’âme de chacun des personnages, en particulier de Kitty qui face aux épreuves qu’elle traverse va se découvrir. Il y est ainsi question de mariage arrangé, de condition de la femme dans les années 20, de relation de couple, du sens du devoir et du sacrifice, du poids des erreurs, des commérages et du pardon, que ce soit à travers Kitty ou des autres personnages gravitant autour d’elle (Walter se dévouant à corps perdu dans son travail, Charlie séducteur et arriviste qui tiendra à son mariage malgré ses infidélités, Waddington vivant avec une Mandchoue ou bien encore les religieuses catholiques s’occupant de l’orphelinat et des jeunes filles chinoises orphelines ou abandonnées à la naissance…).

J’ai apprécié la façon dont l’auteur dissèque psychologiquement ce couple si mal assorti tout en questionnant le sentiment amoureux et en posant un regard acerbe et cynique sur le mariage, institution qui oppresse les époux, la liberté n’étant alors recouvrée que par le veuvage, même si je ne me suis pas attachée à l’héroïne en quête de soi et de paix intérieure, prisonnière de son époque, pleine d’états d’âme et bercée d’illusions. Un bon moment de lecture à remettre toutefois dans le contexte de l’époque, notamment vis-à-vis du racisme et de cette supposée supériorité anglaise à l’égard des Chinois colonisés!

Pour d’autres avis autour d’un livre de Somerset Maugham: Lou et Hélène avec Il suffit d’une nuit, Nathalie avec Le sortilège Malais et qui avait déjà lu et chroniqué La passe dangereuse.

Participation #3 au Mois Anglais 2022 de Lou et Titine #Somerset Maugham

Participation #6 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Classique anglais

Participation #43 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Angleterre

Point lecture hebdomadaire #45

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures) et ma lecture en cours.

Nos lectures du  6 au 12  juin 2022:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) Onze chatons dans un sac de Noboru Baba

Nous lisons et relisons Onze chatons dans un sac de Noboru Baba (éd. 2024, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans aux illustrations un brin vintage et paru pour la première fois au Japon en 1967. Des chatons partent en randonnée, sans respecter les panneaux d’interdiction, que ce soit de ne pas traverser un pont ou de ne pas entrer dans un sac. Les voilà alors prisonniers d’un monstre, Ihi Aha. Parviendront-ils à s’échapper? Les jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier à ces chatons espiègles qui finiront par tirer la leçon de leur mauvais comportement. En effet, il y est question d’insouciance, d’interdits et de respect des règles de vivre ensemble. Un très bon moment de lecture avec une jolie morale de fin!

  • (Album jeunesse) Pomelo imagine de Ramona Bàdescu et Benjamin Chaud

Nous lisons et relisons également Pomelo imagine de Ramona Bàdescu et Benjamin Chaud (éd. Albin Michel Jeunesse, 2020), un album jeunesse à partir de 4 ans et qu’il vaut mieux lire après avoir lu les précédentes histoires de Pomelo puisque nous y retrouvons tous les personnages importants dans la vie du jeune éléphant: ses amis, sa famille ou bien encore son amoureuse, Stela. Le petit éléphant est toujours débordant d’imagination enfantine, pour notre plus grand plaisir. Encore un très bon moment de lecture rigolo, philosophique et poétique!

Des lectures adulte:

  • (Romance historique) Les caprices de lady Violet de Martha Waters

J’ai lu en e-book Les caprices de lady Violet de Martha Waters (éd. J’ai lu, coll. Régency, 2021, 314 pages), une romance historique qui se déroule dans un cercle d’amis de la haute aristocratie sous la régence anglaise, en 1817. L’histoire se focalise sur le mariage de Lady Violet et de Lord James Audley, respectivement âgée de 23 ans et 28 ans et qui après une énième dispute, ne se parlent plus depuis 4 ans. Alors quand le jeune lord ne voit pas l’intérêt d’informer son épouse d’une mauvaise chute de cheval, Lady Violet décide de se venger en lui faisant croire qu’elle souffre de la tuberculose. Et s’ils étaient pourtant toujours amoureux l’un de l’autre? Un bon moment de lecture détente avec cette romance légère et rigolote! Certes les deux époux auraient pu être plus mûrs et moins orgueilleux et se décider à se parler plutôt que d’en venir à des situations farfelues et poussées à l’excès.

  • (Romance historique) Chamailleries amoureuses de Martha Waters

J’enchaîne en e-book avec Chamailleries amoureuses de Martha Waters (éd. J’ai lu, coll. Regency, 2022, 376 pages), cette deuxième histoire se déroulant dans le même cercle d’amis, sous la régence anglaise, en 1817.  Il s’agit cette fois d’un autre duo « ennemies to lovers » déjà présent dans le tome précédent, la jeune veuve, Lady Diana et Lord Jérémy Willingham, vicomte libertin, respectivement âgée de 23 ans et 28 ans et qui ne cessent de se chamailler depuis de nombreuses années. Pourtant il semble bien plus de points communs entre eux. Un bon voire très bon moment de lecture détente, léger et rigolo avec cette bande d’amis au comportement parfois un peu trop moderne pour l’époque! J’espère qu’il y aura des suites avec la troisième amie du trio, Lady Emily, avec le frère aîné de Diana, Lord Penvale ou bien encore le frère aîné de James, West.

  • (Roman cosy mystery) Les Thés Meurtriers d’Oxford, Flagrant délice de H.Y. Hanna (T3)

J’ai lu le tome 3 des Thés Meurtriers d’Oxford, Flagrant délice de H.Y. Hanna (éd. Autoédition, 2022, 299 pages), un cosy mystery gourmand dans lequel je retrouve avec plaisir Gemma Rose qui va chercher à innocenter son ami Seth d’un crime tout en essayant de recruter un chef pâtissier pour son salon de thé et de se dépatouiller sentimentalement, prise dans un triangle amoureux avec le médecin Lincoln et l’inspecteur Devlin. Sans oublier l’espiègle petite chatte Muesli et les vieilles chouettes! Gemma se révèle une nouvelle fois perspicace et habile en tant que détective amatrice pour débusquer le coupable et en arrivant à réunir des indices bien avant les policiers en charge de l’enquête, court-circuitant même Devlin au point de compromettre leur relation. Encore un bon moment de lecture et qui se finit avec la recette de Chelsea buns! Un quatrième tome, Point de glas sage est prévu pour le 27 juin 2022.

  • (Roman court psychologique) La passe dangereuse de Somerset Maugham

Pour la journée du 11 juin 2022 du Mois Anglais, j’ai lu La passe dangereuse de Somerset Maugham (éd. 10/18, rééd. 2019, 183 pages), court roman psychologique paru pour la première fois en 1925. Dans les années 20, après avoir accepté sous la pression familiale et sociétale un mariage sans amour avec Walter Lane, un terne et froid médecin-bactériologue maladroitement amoureux d’elle, Kitty, une jeune femme frivole de 25 ans part vivre à Hong-Kong et prend un amant séducteur et arrogant, Charlie dont elle tombe très vite éperdument amoureuse. Son mari le découvre et lui pose un ultimatum: le divorce, ce qui provoquerait un scandale dans la haute société anglaise ou un départ immédiat pour un petit village chinois touché par une épidémie de choléra. Repoussé par son amant déjà marié, Kitty suit donc son mari en Chine. Leur couple survivra-t-il?

En enchaînant de courts chapitres au style épuré mais non dénué de sensibilité, Somerset Maugham décortique la personnalité et les états d’âme de chacun des personnages, en particulier de Kitty qui face aux épreuves qu’elle traverse va se découvrir. Il y est ainsi question de mariage arrangé, de condition de la femme dans les années 20, de relation de couple, du sens du devoir et du sacrifice.

J’ai apprécié la façon dont l’auteur dissèque psychologiquement ce couple si mal assorti tout en questionnant le sentiment amoureux et en posant un regard acerbe et cynique sur le mariage, institution qui oppresse les époux, la liberté n’étant alors recouvrée que par le veuvage, même si je ne me suis pas attachée à l’héroïne en quête de soi et de paix intérieure, prisonnière de son époque, pleine d’états d’âme et bercée d’illusions. Un bon moment de lecture à remettre toutefois dans le contexte de l’époque, notamment vis-à-vis du racisme et de cette supposée supériorité anglaise à l’égard des Chinois colonisés!

Ma lecture en cours:

(Roman policier) Les Sept Morts d’Evelyn Hardcastle de Stuart Turton

Je commence à lire jusqu’au chapitre 5 (46 pages lues) Les Sept Morts d’Evelyn Hardcastle de Stuart Turton (éd. Sonatine, 2019, 540 pages), un roman policier fantastique, un homme amnésique tentant de découvrir l’identité du meurtrier d’une certaine Anna. Pour le moment, je tente de comprendre ce qu’il se passe comme le héros, ce que je lis ne correspondant pas totalement au résumé de la quatrième de couverture. Que se passe-t-il donc à Blackheath House?

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