Étiquette : romance (Page 5 of 35)

Au fil des pages avec Ce que révèlent les roses

En décembre dernier, j’ai lu, en e-book, Ce que révèlent les roses de Romane Clessie (éd. Autoédition, octobre 2023, 348 pages), une réécriture du conte de La Belle et la Bête avec la romance slow burn se déroulant en Bretagne, entre le duc Évan de Kastel, un jeune homme maudit en 1825 et Éléanor, une jeune femme éprise de liberté et d’indépendance qui se retrouve piégée au sein du domaine oublié de Talmadenn, après avoir fui le jour de son mariage arrangé, en 1910, son futur époux, le riche et cruel comte Gwendal de Donval. Et si l’audace et la compassion de la jeune femme réussissaient à briser la malédiction de la sorcière Morgane dont le fantôme vengeur hante les lieux?

Au fil des jours, Éléanor tente de percer les nombreux mystères et secrets de cet étrange lieu figé dans le temps dont personne ne peut s’échapper. Peut-elle se fier à ce que lui révèlent les roses du jardin? Malgré leurs dérangeantes vérités, peut-elle faire confiance au duc? Celui parviendra-t-il à se pardonner un jour son passé qui lui est rappelé, tous les jours, par les stigmates et cicatrices béantes sur son visage qui l’enlaidit et le rend effrayant? Car est-il toujours le même jeune homme qui doit expier à jamais ses erreurs et méfaits de jeunesse lorsqu’il a trahi Morgane? De par sa force de caractère et sa curiosité malgré la peur et les interdits d’Évan, la jeune femme trouve petit à petit sa place et apporte le souffle émancipateur permettant à un homme brisé et résigné de se pardonner. 

Il y est ainsi question de rédemption, d’amour sous fond de voyage dans le temps, d’apparences trompeuses, de seconde chance, de la condition de la femme, d’émancipation féminine… J’apprécie toujours autant le style d’écriture de cette autrice ainsi que l’univers imaginé dans cette réécriture moderne et sombre avec en particulier les domestiques du domaine, comme Mim et Oli, transformés en petits êtres végétaux, victimes eux-aussi de la malédiction et qui sont touchants. Un bon voire très bon moment de lecture! 

Participation #11 Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #Conte revisité

Participation #9 Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #Conte revisité

Au fil des pages avec Hollywoodland

J’ai lu, en e-book, Hollywoodland de Zoé Brisby (éd. Albin Michel, février 2025, 306 pages), un roman revenant sur les derniers mois Peg Entwistle, une jeune comédienne de théâtre new-yorkais aspirant à jouer au cinéma, avant son suicide du haut de la lettre « H » du célèbre panneau publicitaire, Hollywoodland, dans la nuit du 16 septembre 1932, pendant la Grande Dépression. La jeune femme de 24 ans semble pourtant, quelques mois plus tôt, avoir devant elle un avenir prometteur, se liant d’amitié avec deux starlettes et aspirantes comédiennes comme elle: Maggie et Joyce et tombant amoureuse de Joe, un acteur de 30 ans qui commence à se faire un nom à Hollywood, ancien fermier d’Oklahoma qui survit dans l’un des bidonvilles qui s’est formé derrière la RKO, un des grands studios de l’âge d’or d’Hollywood.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture même si dès le premier chapitre, l’histoire ne peut pas bien se terminer. Malgré le décompte fatal, je me suis attachée à la courte vie de la jeune femme broyée, comme tant d’autres, par un monde de l’industrie cinématographique impitoyable et misogyne pour toutes celles et ceux qui pensent y voir se concrétiser leur rêve californien, le profit passant avant l’humain, d’autant plus que les studios et les plateaux de tournage commencent à être secoués par les prémisses du code de censure du Sénateur Hays. Entre rivalités, superficialité, pressions et désillusions, peu réussiront à percer. Mais à quel prix? Certains sont prêts à tout donner, comme Wanda, une des starlettes qui prend en grippe Peg. Il est bien difficile également de garder à distance et de prouver son talent ou de protéger sa vie face à des producteurs ou réalisateurs qui abusent de leur pouvoir, faisant fi du consentement et qui en demandent toujours plus, que ce soit sur les plateaux de tournage ou dans l’intimité. 

Malgré son jeune âge, Peg est une jeune femme qui a déjà bien vécu: orpheline très tôt ayant été adopté, avec ses deux jeunes frères, par son oncle et sa tante puis divorcée à 19 ans de Robert Keith, un acteur-scénariste violent, elle se veut combattive et résiliente. Ses deux nouvelles amitiés semblent l’aider à affronter la dure réalité des castings au cours desquelles elle n’est qu’une parmi les autres femmes au physique parfait avec ses cheveux blonds, ses yeux bleus et sa frêle silhouette. De même, elle retrouve la même honnêteté et combativité auprès de Joe qui a lui-même un dur vécu derrière lui et qui est venu tenter sa chance à Hollywood après avoir perdu sa ferme pendant le Dust Bowl. Mais cela sera-t-il suffisant? Maggie, Joyce et Joe réussiront-ils également à s’en sortir?

En s’inspirant de ce fait divers, l’autrice dresse un portrait sans concessions de Hollywood. Il y est question de l’industrie cinématographique aspirant les rêves et espoirs, de la condition de la femme dans les années 30 et de leur difficile émancipation, de soif de liberté, de seconde chance… J’ai une nouvelle fois bien apprécié ce roman comme les deux autres qui font partie du triptyque américain de l’autrice, même si Les mauvaises épouses et La double vie de Dinna Miller se passent dans les années 60 pour le premier et les années 50 pour le deuxième. Un très bon moment de lecture!

Au fil des pages avec Le Carnet de Lady Rebecca

J’ai lu Le Carnet de Lady Rebecca de Felicia Kingsley (éd. Charleston, mai 2025, 622 pages), une romance historique avec une touche fantastique (le voyage dans le temps). A notre époque, Rebecca Sheridan, âgée de 21 ans, prépare une thèse en égyptologie. Ayant perdu ses parents, elle se réfugie dans l’écriture d’un journal dans lequel elle s’est imaginée une vie à l’époque de la Régence, en tant que Lady Rebecca, étant passionnée par cette époque. Un jour, en participant à la reconstitution d’un événement mondain du Regency Revival, la jeune femme se retrouve réellement plongée projetée dans le Londres de 1816. Elle fait ainsi la rencontre de sa famille fictive. Cette vie d’autrefois dont elle ne connaît pas tous les codes est-elle aussi fantastique que ce qu’elle s’imaginait pour fuir son quotidien, surtout quand elle apprend que sa meilleure amie a disparu alors qu’elle lui avait imaginé un mariage heureux? Pourra-t-elle compter sur Reedlan Knox pour mener son enquête avant de pouvoir rejoindre le XXIe siècle?

Au vu du synopsis, j’ai été fort déçue de ma lecture que je classerai en New Adult compte-tenu des scènes spicy. Je m’attendais à retrouver le même humour et côté décalé que dans la trilogie Dangereuses demoiselles d’India Holton et un choc des cultures. Rebecca venant de notre époque et ayant accès à des technologies et informations inconnues sous la Régence anglaise, je m’attendais à ce qu’elle fasse tomber un à un les préjugés et le sexisme ambiant. Que nenni! Très rapidement, on se retrouve dans un schéma classique et convenu d’une jeune débutante ayant tardé à faire sa première saison, vierge, orpheline pauvre et qui va s’épanouir et découvrir qu’elle a bien plus de ressources en elle au contact d’un homme beau, riche et viril, à la réputation scandaleuse de pirate. De même, le fait que les personnages qu’elle avait créés dans son carnet lui échappent totalement était fort intéressant mais est vite dissous derrière la romance qui prend le pas sur l’enquête.

On y retrouve finalement quasiment tous les « ingrédients » de la romance historique, comme si l’autrice avait voulu caser tout ce qu’elle connaissait en romance historique de type régence, que ce soit dans la personnalité du couple en formation ou dans les rebondissements de l’intrigue. On y retrouve pêle-mêle: les inégalités sociales entre Mayflair et l’East End, la condition féminine (la femme étant cantonnée, dans l’aristocratie anglaise à faire un beau mariage et des enfants et pour toute jeune débutante à préserver sa réputation),  les rumeurs, les apparences trompeuses et l’importance de l’étiquette, l’homosexualité, les mariages arrangés, la guerre contre Napoléon Bonaparte, la vie mondaine… La rivalité entre les deux frères et le pseudo triangle amoureux qui en découle m’a profondément ennuyé. Certes, l’idée d’intégrer dans l’enquête la prison de Newgate et l’asile de Bedlam est intéressante mais je l’ai trouvée mal exploitée, d’autant que grâce à l’argent, tout s’enchaîne bien trop facilement à mon goût. Je suis quand même allée jusqu’au bout de ce pavé qui entre dans le thème « Intrigues et secrets » du mois d’avril 2025 du Challenge Romances Historiques, surtout pour connaître le dénouement de l’enquête mêlée à un complot bien plus vaste qu’il n’y paraît. 

Pour d’autres avis bien plus enthousiastes que le mien: Bianca, Samarian et Mylène.

Participation #5 Le Mois Anglais 2025 de Lou et Titine #Romance historique

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Objet: « Carnet »

Participation #19 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Italie

Participation #6 Le Mois Italien 2025 d’Eimelle #Autrice italienne

 

Throwback Thursday Livresque: Friends-to-lovers

TTL n°318 chez Carole #Friends to lovers

Ce jeudi 5 juin 2025, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Friends-to-lovers ».

J’ai immédiatement pensé à une romance contemporaine de Noël pour ce thème: le tome 3 de la trilogie Snow Crystal, La douce caresse d’un vent d’hiver de Sarah Morgan (éd. Harper Collins Poche, novembre 2020, 480 pages), avec la romance entre Tyler et Brenna, aucun des deux n’osant se déclarer de peur de briser leur amitié. 

J’ai également choisi trois romances historiques se déroulant en Angleterre: 

  • le tome 1 des Cousins Garland, Le Stratagème de Primrose d’Emily Larkin (éd. J’ai lu, coll. Aventures & Passions, septembre 2023, 384 pages), une romance historique entre Oliver Dasenby, désormais duc et Primrose Garland, avec un soupçon de fantastique, la jeune femme ayant le don de téléportation.
  • le tome 4 de Longhope Abbey, La femme de ma vie de Mia Vincy (éd. J’ai lu, juillet 2023, 352 pages), une romance historique avec la différence de classe sociale entre Léopold « Léo » Halton, duc de Dammerton et Juno Bell, la cousine pauvre de son meilleur ami Hadrian et artiste. 
  • le tome 5 sur 12 des Audacieuses, Un pari sur l’amour d’Emma V. Leech (éd. Autoédition, janvier 2023, 341 pages), une romance historique entre la studieuse Harriet Stanhorpe et le beau Jasper Cadogan, comte de Saint-Clair.

Je finis enfin avec Les cœurs ardents de Milena Ribault (éd. Autoédition, juin 2024,  429 pages), une romance historique entre Margaux de Soler et Tristan de Colomb, se déroulant à la fin de la Guerre de Cent ans, en 1453, entre Bordeaux, la bataille de Castillon, l’île de Ré ou bien encore Saint-Émilion, sous fond de prophétie de Merlin.

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Titre en deux mots ».

Point lecture hebdomadaire 2025 #21

En ce début de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière, ayant également regardé l’anime du Pavillon des hommes.

Nos lectures du 19 au 25 mai 2025:

Des lectures jeunesse:

Nous avons continué de lire jusqu’au chapitre 8 le tome 2 de La légende de Podkin le Brave, Le trésor du terrier maudit de Kieran Larwood (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, octobre 2020, 304 pages), le petit groupe de lapins partant dans une nouvelle mission périlleuse, en territoire Gorm, afin de récupérer un des 12 Dons, le marteau caché près de Pomme Croisée. L’histoire plaît toujours autant à mon mini lutin, que ce soit les aventures de Podkin que les interludes du barde et de son apprenti Rutsi.

Des lectures adulte:

  • (Roman historique) Les Disparues de Nellie Bly d’Isadora et Samuel Avril

J’ai lu Les Disparues de Nellie Bly d’Isadora et Samuel Avril (éd. Prisma, mai 2024, 299 pages), un roman historique s’inspirant, de façon romancée, d’une partie de la vie d’Elizabeth Cochrane, de ses premiers pas de journaliste d’investigation au sein du Pittsburgh Dispatch jusqu’à son départ pour relever le pari d’un tour du monde en moins de 80 jours. Ce n’est pas une biographie en tant que telle, le couple d’auteurs ayant fait le choix d’une trame narrative avec pour fil conducteur la motivation de la jeune femme à découvrir, envers et contre tous, le sort des femmes disparues, celles de sa première infiltration au sein d’une fabrique de conserves, à Pittsburgh puis au sein de l’asile sur l’île de Blackwell, à New York. Un bon moment de lecture dans l’ensemble!

  • (Roman policier contemporain) La mort en face d’Antonio Lanzetta

J’ai lu, en e-book, La mort en face d’Antonio Lanzetta (éd. Mera Editions, novembre 2024, 262 pages), un roman policier contemporain avec une touche de paranormal se déroulant à Salerne et sous-titré « La folie cache parfois de sombres vérités », pour une lecture commune facultative proposée par Eimelle dans le cadre d’Un mois en Italie 2025. Le commissaire Massimo Trotta Lidia Basso, psychologue, professeure de psychologie à l’université et consultante auprès de la police sont chargés d’enquêter sur le meurtre d’une étudiante. Leur enquête les conduit auprès d’un adolescent de 17 ans, Matteo, placé dans un établissement pédopsychiatrique depuis 10 ans, après avoir survécu à la « ferme de l’horreur » et qui dessine, depuis le soir du meurtre, la jeune femme assassinée. Les deux affaires seraient-elles liées? Un bon moment de lecture dans l’ensemble sous fond de parapsychologie même si j’ai trouvé que la fin ouverte ne répondait pas à toutes les questions laissées en suspens et était un peu précipitée!

  • (Romance bit-lit surnaturelle) The Fake Mate de Lana Ferguson

J’ai lu The Fake Mate de Lana Ferguson (éd. Milady, mai 2025, 418 pages), une romance bit-lit surnaturelle. Mackenzie Carter, médecin urgentiste et métamorphe oméga de 29 ans ne supporte plus l’insistance de sa grand-mère de la voir marier et avec des enfants. Après de trop nombreux rendez-vous ratés, elle réussit à convaincre Noah Taylor, un cardiologue antipathique et métamorphe alpha de 36 ans de se faire passer pour son petit ami, ce que celui-ci accepte plus facilement qu’elle ne l’aurait cru, Noah ayant besoin d’une « moitié » afin de ne pas être pénalisé par l’administration de l’hôpital de Denver. Le couple Mackenzie/Noah fonctionne très bien, fondé sur le trope « Grumpy/Sunshine », même si leurs comportements amoureux sont plus proches de jeunes adultes connaissant leur première relation de couple. L’autrice s’amuse avec les codes de l’omégaverse sans pour autant tomber dans le côté dominant/dominée. Une lecture légère et rigolote!

  • (Romance historique) Les diaboliques, L’explosive lady Imogène de Sarah MacLean (T3)

J’ai lu le tome 3 des Diaboliques, L’explosive lady Imogène de Sarah MacLean (éd. J’ai lu, coll. Aventures et Passions, décembre 2023,  418 pages), une romance historique se déroulant en Angleterre, à l’hiver 1840, l’inspecteur Thomas Peck enquêtant sur une série d’explosions de nature criminelle dans l’East End et trouvant, à chaque fois, sur les lieux Lady Imogène Loveless et ses amies, celles-ci semblant lui cacher des informations sur les commanditaires. La jeune femme de 24 ans, passionnée de chimie et d’explosifs, est bien loin de l’image de la jeune lady à marier, comme le souhaiterait son frère et mettant dans tous ses états l’inspecteur de 30 ans. J’étais curieuse de découvrir ce troisième tome, ayant déjà bien apprécié les interactions entre ces deux personnages dans les deux précédents tomes. L’alchimie entre les deux est « explosive ». Leur romance m’a bien plu, sous fond de différence de classes sociales, l’inspecteur ayant grandi dans l’East End et Lady Imogène étant la fille d’un comte vivant dans les beaux-quartiers de Mayflair. J’ai également une nouvelle fois apprécié ces justicières de l’ombre et leurs activités secrètes afin de protéger les plus faibles, même si un des derniers rebondissements ne m’a pas convaincu, peu plausible vu le rang social de la jeune femme. Un bon moment de lecture avec cette romance non dénuée d’humour et spicy que j’ai choisie pour le thème « Intrigues et secrets » du mois d’avril 2025 du Challenge Romances Historiques! Je pensais qu’il s’agissait d’une trilogie mais au vu de l’épilogue, il y aura un quatrième tome (je me disais bien dès le départ que le mariage de la Duchesse de Trevescan était suspect).

Cette semaine c’était une Semaine à mille pages organisée par Le pingouin vert sur IG chaque mois tout au long de l’année 2025. Alors combien ai-je lu de pages cette semaine?  1.395 pages lues sans compter le roman jeunesse lu avec mon mini lutin.

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