Étiquette : romance (Page 33 of 35)

Au fil des pages avec Diane

L’été dernier, lors du RAT gourmand d’août 2020, j’avais lu Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand (éd. Michel Lafon, éd. Pocket, n°15716, 2014), le premier roman court de l’autrice. Un an après le terrible accident de la circulation qui a emporté son mari Colin et sa fille Clara, Diane part seule s’enterrer – se reconstruire – en Irlande, à Mulranny, se raccrochant au fait que son défunt mari adorait la guiness. Elle quitte Paris, son meilleur ami et employé Félix à qui elle confie la gestion du café littéraire nommé « Les gens heureux lisent et boivent du café ». Elle loue un cottage à un couple âgé, Abby et Jack dont le neveu, Andrew, un photographe solitaire et bourru vivant avec son chien, vit dans la maison voisine. Rien ne semble pouvoir les rapprocher. Et pourtant?

Cette petite romance se laisse facilement lire, l’histoire changeant très vite de style dès la rencontre entre Diane et Andrew, le deuil de son mari et de sa petite fille passant en second plan. J’avais été un peu déçue de ma lecture, tant dans le style d’écriture que dans une romance du type Harlequin, surtout après avoir lu sur le même thème, Des vents contraires d’Olivier Adam.

Pourtant, cette semaine, en me rendant à la médiathèque, j’ai vu l’adaptation en roman graphique de ce roman, Les gens heureux lisent et boivent du café de Véronique Grisseaux et Cécile Bidault, d’après Agnès Martin-Lugand (éd. Michel Lafon, 2019). Je l’ai empruntée avec la suite de ce roman, La vie est facile, ne t’inquiète pas d’Agnès Martin Lugand (éd. Michel Lafon, éd. Pocket, n°16442, 2016).

S’agissant du roman graphique, je l’ai trouvé fidèle au roman d’autant que certains traits caricaturaux des personnages, comme Félix, ont été atténués. Même la question du deuil est plus présente, l’évolution physique de Diane dans les illustrations y contribuant largement. Je pense qu’il est préférable de lire le roman avant pour comprendre certaines ellipses ou raccourcis de l’adaptation due à son format.

Puis je lis la suite, La vie est facile, ne t’inquiète pas. L’histoire reprend un an après le départ de Diane de Mulranny. Elle semble avoir repris sa vie en main, à Paris, avec son fidèle ami, Félix, même si la douleur est encore bien présente, surtout la perte de sa fille Clara l’empêchant tout contact avec un enfant. Elle est sur le point de racheter les parts de ses parents du café littéraire et vient de rencontrer Olivier, un homme éperdument amoureux d’elle. Mais alors que tout semble aller pour le mieux, elle revoit Andrew, lors d’une exposition de ses photos, qui lui apprend qu’Abby est très malade. Ni une ni deux, elle retourne à Mulranny où elle doit aussi faire face à une rencontre inattendue et déstabilisante. Arrivera-t-elle à surmonter un nouveau décès?

J’ai bien apprécié cette suite, un court roman feel good que j’ai trouvé mieux construit et mieux écrit que Les gens heureux lisent et boivent du café. En retrouvant sa « seconde » famille irlandaise si soudée malgré les blessures enfouies ou non de chacun des membres, Diane sera plus forte qu’elle ne le pense, parvenant malgré ses hésitations et ses angoisses, à vivre avec le décès de sa fille. La romance accompagne bien mieux la vie d’après la perte. Il y a même un peu plus de références au paysage irlandais et à ses plats typiques (et non plus que la guiness) comme le pain noir, l’irish stew et l’irish breakfeast (« ça sentait le bacon, les œufs, les toasts grillés »). Un bon moment de lecture avec cette suite!

Pour d’autres avis: Enna (roman graphique).

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégories Être humain: « Gens », Adjectif: « Facile » et Aliment/Boisson: « Café »

Participation #6 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Cuisine irlandaise

Au fil des pages avec Un intérêt particulier pour les morts

Fin novembre 2020, j’ai emprunté à la médiathèque et lu en à peine deux jours Un intérêt particulier pour les morts d’Ann Granger (éd. 10/18, coll. Grands détectives, 2006, rééd. 2013),  un roman policier se déroulant à Londres, à l’époque victorienne et qui est le premier tome de la série Lizzie Martin et Ben Ross.

Orpheline de mère, Elizabeth Martin a été élevée par son père, médecin dans le Derbyshire et régulièrement appelé pour des accidents à la mine de charbons. En 1864, âgée de 29 ans, elle perd son père et se se résout à accepter un poste de dame de compagnie, à Londres, auprès de Mrs. Julia Parry, seconde femme de son défunt oncle et parrain. Mais très vite, elle apprend que la dame de compagnie avant elle a été tuée. Son meurtre a-t-elle un lien avec la famille de sa tante? Heureusement, elle pourra compter sur un lieutenant de Scotland Yard, Benjamin Ross en charge de l’enquête.

Quel plaisir de suivre cette enquête! Écrite à la première personne, l’intrigue alterne, suivant les chapitres, le point de vue de Lizzie et celui de Ben. Il est aussi très plaisant de s’immerger dans l’ambiance londonienne de l’époque victorienne, une ville en pleine mutation avec notamment l’arrivée des premières gares de chemin de fer. Il est aussi question de la condition de la femme et de classes sociales, sans oublier une romance entre les deux protagonistes qui ne laisse pourtant pas de côté l’enquête policière. Le mélange des genres apporte d’ailleurs une touche légère à l’histoire. Le duo Lizzie/Ben est plaisant et attachant. J’ai hâte de me plonger dans les autres romans de cette série qui en compte six.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Ann Granger

Challenge Petit Bac d’Enna #13 Catégorie Crimes et Justice: « Morts »

Au fil des pages avec le tome 2 de Spooky, Les contes de travers

Après avoir lu le premier tome, j’ai pu emprunter à la médiathèque le tome 2 de Spooky, Les contes de travers, Charmant vampire de Carine-M et Élian Black’Mor (éd. Glénat, 2016), une BD jeunesse à partir de 9 ans. Après avoir accepté une invitation du Petit Chaperon rouge, Spooky et ses oncles, les Trois petits cochons, reçoivent de sa part des clés magiques pour chambres améliorées et ainsi rebooster les réservations à la pension pour monstres. Un jeune vampire qui rêve de vivre sous le soleil d’Hawaï et de nombreuses princesses débarquent bientôt à la pension. Mais il manque les grenouilles princières et d’étranges événements ont lieu. Spooky doit à nouveau mener l’enquête pour sauver la réputation de la pension. Complètement sous le charme du jeune vampire, Spooky y arrivera-t-elle? 

Comme dans le précédent tome, le conte de fée tourne au conte hanté et gothique. Et oui, avec Spooky et son journal intime qui s’est auto-nommé Jason, tout dérape et va de travers pour notre plus grand plaisir! Les illustrations sont toujours aussi réussies et fourmillent de détails dans tous les sens. L’histoire fait référence à de nombreux contes (La princesse au petit pois, La petite sirène…) ou à l’époque contemporaine (Astérix, Les Snorky…) tout en incluant une critique des réseaux sociaux. Les créatures surnaturelles sont surprenantes avec des lapins pirates livreurs ou encore par exemple des zombies ananas… L’humour est aussi déjanté que dans le premier tome et saupoudré ici de romance. Hâte de pouvoir lire un jour le tome 3!

C’est ma participation pour le mercredi BD du 4 novembre 2020 du Challenge Halloween et aussi une lecture commune avec Hilde. Et comme Spooky détourne et retourne les contes traditionnels (mention spéciale au Petit Chaperon rouge), c’est aussi une nouvelle participation au Challenge Contes et Légendes de Bidib.

Pour d’autres avis sur le tome 2 de cette BD jeunesse: Hilde et Bidib.

Challenge Halloween de Hilde et Lou #BD jeunesse

Participation #58 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Contes et Légendes

Participation #17 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Sorceline

Pour le Challenge Halloween 2020, j’emprunte à la médiathèque les deux premiers tomes de Sorceline, une BD jeunesse à partir de 9/10 ans.

Je commence par le tome 1 de Sorceline, Un jour, je serai fantasticologue! de Sylvia Douyé et Paola Antista (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2018). Sorceline, une jeune adolescente fait partie d’un groupe d’élèves se rendant sur l’île de Vorn pour étudier la cryptozoologie auprès du Professeur Archibald Bazar le temps d’un stage d’été. Comme les autres stagiaires, elle est là pour apprendre à connaître et soigner des animaux fantastiques. Mais la compétition est rude car à la fin du stage, seul l’un d’entre eux sera choisi comme Assistant. A cela s’ajoute d’inquiétantes disparitions et un mal qui semble infecté les fadettes. Sorceline décide d’enquêter avec ses camarades. Mais son enquête l’amène à s’interroger sur ses origines.

Puis j’enchaîne immédiatement avec le tome 2 de Sorceline, La fille qui aimait les animonstres de Sylvia Douyé et Paola Antista (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2019), l’histoire reprenant là où le premier tome s’arrêtait. Sorceline continue d’étudier auprès du professeur Archibald Bazar. Mais elle culpabilise d’être peut-être à l’origine des disparitions des autres stagiaires. Serait-elle une cryptide?

Les illustrations sont magnifiques et nous plongent dans un univers peuplé de nombreux êtres fantastiques la plupart nocturnes: gorgone, vampire, fadette, adeuti… L’histoire est plaisante avec une intrigue qui parlera aux lecteurs du même âge que les personnages au look adolescent et préoccupés par des problèmes similaires. Entre romance, amitié, jalousie et concurrence, chacun semble avoir des secrets à cacher. Sorceline avance petit à petit dans la résolution de son enquête. Mais à la fin de ce deuxième tome, le mystère de ses origines reste entier. J’ai hâte de pouvoir lire le tome 3 qui est paru le 14 octobre 2020 pour en savoir plus sur Sorceline même si je devrais attendre encore pour cela.

Pour un autre avis sur le T1: Syl et sur le T2: Syl.

Challenge Halloween de Hilde et Lou #BD jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #13 Catégories Prénom: « Sorceline » et Amour et relations amoureuses: « Aimait »

Au fil des pages avec Les lettres de Mortimer: Ma sorcière m’exaspère!

J’emprunte à la médiathèque Les lettres de Mortimer: Ma sorcière m’exaspère! d’Hiawyn Oram et Sarah Warburton (éd. Gründ, 2009), un album jeunesse à rabats à partir de 5 ans. D’ailleurs pour la petite histoire, je suis tombée par hasard sur cet album jeunesse dans un rayon de  la médiathèque en cherchant un tout autre livre (étonnant qu’il n’est pas été mis en évidence par les bibliothécaires, un oubli peut-être pour notre plus grand plaisir).

Mortimer est un chat noir qui exerce le métier de Chassistant de Sorcière. Mais venant de conclure un nouveau contrat avec une jeune sorcière Barbara K. Dabra (BKD), sa tâche se révèle bien plus compliqué que prévu. Cette dernière s’habille comme une princesse. Captivée par les contes de fées (comme Cendrillon et La princesse au petit pois), elle ne rêve  que de se marier avec un prince charmant. L’aide épistolaire d’Oncle Sorbet, Chassistant retraité sera-t-il suffisant pour faire de BKD une véritable sorcière?

Construites autour d’échanges de lettres entre Mortimer et son oncle, l’histoire est très drôle. Les illustrations sont très jolies et colorées avec des rabats, des collages et même des salissures par-ci par-là (mouches écrasées ou taches d’encre à l’image de la page de garde). Elles fourmillent de détails, le contrat étant même mis en fin de livre. Plus Mortimer se désespère de l’attitude de la jeune sorcière et multiplie les sortilèges, plus les situations abracadabrantesques s’enchaînent pour notre plus grand plaisir de lecteur. Coup de cœur pour cet album jeunesse!

Pour un autre avis sur cet album jeunesse: Syl.

Logo, Challenge Halloween 2020, sorcières

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Sorcière

Participation #55 Contes & Légendes 2020 de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Personne réelle: « Mortimer »

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