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Throwback Thursday Livresque: Canicule/Chaleur

TTL n°379 chez Carole #Canicule/Chaleur

Ce jeudi 20 août 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Canicule/Chaleur vécue par les personnages du roman (on parle bien de la température Météo, pas d’une lecture qui vous donnerait chaud) ».

Cet été, il n’y avait malheureusement pas besoin de se plonger dans un livre pour éprouver cette chaleur tant les épisodes caniculaires se sont enchaînées. Pour ce thème, j’ai immédiatement pensé à ces livres:

  • Saama, une jeune nomade de 12 ans vivant dans le désert dans Et le désert disparaîtra de Marie Pavlenko (éd. Flammarion Jeunesse, 2020), un roman jeunesse à partir de 13 ans qui se déroule dans un monde futuriste, les arbres étant devenus de rares objets de luxe et les humains ayant oublié leur rôle essentiel dans notre écosystème
  • la famille Joad quittant l’Oklahoma à cause de la sécheresse et du Dust Bowl et leur difficile trajet vers vers la Californie dans Les raisins de la colère de John Steinbeck (éd. Gallimard, coll. Folio, n°83, rééd. 2013, 639 pages), roman paru pour la première fois en 1939
  • Jours de sable d’Aimée de Jongh (éd. Dargaud, 2021, 288 pages), un roman graphique qui suit un jeune journaliste photo-reporter de 22 ans, John Clark qui a été engagé par la FSA (Farm Security Administration) pour témoigner des difficiles conditions de vie des agriculteurs du Dust Bowl, en 1937 souffrant de pauvreté, maladies liées à la sécheresse, aux tempêtes de sable et qui poussent beaucoup d’entre eux à migrer en Californie
  • Soleil vert de Harry Harrison (éd. J’ai lu, rééd. juin 2014, 307 pages), un roman policier dystopique paru pour la première fois aux États-Unis en 1966 dans lequel on suit l’enquête de l’inspecteur Andrew Rush pour trouver le coupable d’un meurtre dans un New-York surpeuplé et rationné en eau et en nourritures.

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Road Trip ».

 

Point lecture hebdomadaire 2026 #30

En cette fin de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière. Pour mon fan du dessin animé Grizzy et les Lemmings, j’ai trouvé de nouveaux jeux de société (le jeu de bataille ayant remporté un franc succès!), un cahier de vacances, un album jeunesse correspondant à un épisode de la série La chasse au trésor (éd. Hachette Jeunesse, août 2025, 32 pages) et un cahier d’activité qu’il a déjà terminé en une soirée, sitôt en main. 

Nos lectures du 20 au 26 juillet 2026:

Des lectures jeunesse:

  • (Romans fantasy jeunesse) Les Royaumes de Feu de Tui T. Sutherland (T4, T5 et T7) 

Mon mini sorcier découvre, depuis fin juin, Les Royaumes de Feu de Tui T. Sutherland, une série de romans fantasy jeunesse à partir de 9 ans avec l’histoire de 5 jeunes dragons qui, selon une mystérieuse prophétie, seraient capable de mettre fin à la guerre qui divise les royaumes du monde de Pyrrhia. Cela lui plaît beaucoup au point que mettant trompée dans les tomes à emprunter, il a déjà commencé à lire le tome 7 sans avoir lu le 6.  Cette semaine, il a donc lu le tome 4, L’île au secret (éd. Gallimard Jeunesse, janvier 2016, 400 pages), le tome 5, La Nuit-la-plus-Claire (éd. septembre 2016, 432 pages) qui termine le cycle 1 et les premiers chapitres du tome 7, Le piège de Glace (éd. septembre 2017, 384 pages), en attendant de pouvoir emprunter les suivants. 

  • (Album jeunesse) Les Lurons de la forêt d’Anthony Martinez (T1)

Nous avons lu le tome 1 des Lurons de la forêt d’Anthony Martinez (éd. L’École des Loisirs, février 2024, 84 pages), un album jeunesse sous-titré « une comédie en V actes » à partir de 5/6 ans. Dans la forêt, on suit les aventures loufoques, sous forme de saynètes et d’un interlude, d’une bande d’animaux. Un bon voire très bon moment de lecture rigolo!

  • (Recueil de poésie) Les Fables de La Fontaine illustrées par Marc Boutavant 

Nous avons lu plusieurs fables de Jean de La Fontaine illustrées par Marc Boutavant (éd. Gründ Jeunesse, novembre 2021, 80 pages), un recueil avec le texte intégral accompagné d’une illustration. Nous en connaissions certaines, celles apprises à l’école (malgré les décennies qui nous séparent, tant mon mini lutin que moi) ou celles (re)découvertes  à Noël dernier, lors de l’exposition au château de Grignan. Il est toujours plaisant de les relire pour y déceler les critiques politiques en dénonçant les abus de l’Ancien Régime ou les souhaits d’une meilleure équité sociale, les thèmes de ces fables parues entre 1668 et 1694, sous le règne de Louis XIV étant malheureusement toujours d’actualité… 

  • (Romance historique ado) A Season for Scandal de Laura Wood (T2)

J’ai lu le tome 2, A Season for Scandal de Laura Wood (éd. Pocket Jeunesse, PKJ, mai 2025 363 pages), une romance historique pour les adolescents, à partir de 15/16 ans et qui se déroule en 1898, à Londres. Cette fois, on suit Marigold « Mari » Bloom qui pour sauver son entreprise familiale de fleuriste de la faillite accepte de devenir espionne au sein de la Volière, une agence secrète dirigée par Mme Pinson et qui vient en aide aux femmes en détresse, sa première mission étant d’aider Olivier Lockhart à découvrir la vérité sur le retour soudain de la sœur disparue de ce dernier en se faisant passer pour sa fiancée, même si on retrouve le couple du tome 1. La romance reste classique mais mignonne, elle étant passionnée par son métier, souriante, enjouée et optimiste, lui taciturne, renfrogné et très réservé. Il y est ainsi question de différence sociale, de la condition de la femme (et même de la présence surprenante d’avions)… Une lecture plaisante que j’aurai sans doute plus apprécié si j’avais été plus jeune et qui m’a moins plu que le premier tome, le début se mettant lentement en place! Comme très (trop) souvent en young adult, j’ai trouvé un trop grand décalage entre l’âge annoncé des protagonistes (18 ans pour Mari et 22 ans pour Oliver) et leurs comportements bien trop matures.

  • (Court roman ado) Vindicte de Gildas Guyot

J’ai lu Vindicte de Gildas Guyot (éd. In8, coll. Faction, 88 pages), un court roman qui débute par l’attente d’Arsinoé Ouvrard, une jeune femme de 25 ans, d’être tondue en place publique coupable de « collaboration horizontale » et qui revient sur ce qui l’a conduite à cet instant de sa courte vie, après la libération de sa ville, en août 1944. Dans ce monologue intérieur, elle interroge les sentiments humains, entre amour, honte et haine, la moralité et la dignité, se remémorant son mariage avec Bertille parti au combat et son amour pour Hannes, un interprète allemand. En quoi cette vindicte populaire serait-elle plus moralement acceptable? Il y est ainsi question d’adultère pendant l’Occupation, de l’épuration avec le sort cruel réservé à ces femmes jugées sans procès et soumises à l’humiliation publique. Mais comme pour Vous ne connaissez rien de moi de Julie Héraclès, je regrette que ce qui questionne sur l’injustice de l’épuration ce soit le fait que la jeune femme ait bien été amoureuse d’un allemand. Aurait-elle été moins touchante et la « peine » méritée dans le cas contraire? Je ne pense pas tant je suis en faveur des droits de la défense et le respect de l’état de droit qui a fait tant défaut lors de l’épuration à la Libération. 

  • (Court roman ado) Le filtre de Florence Hinckel

J’ai lu Le filtre de Florence Hinckel (éd. Nathan, coll. Court toujours, mars 2024, 64 pages), un court roman fantastique à partir de 14/15 ans avec l’histoire narrée par Lilou, amie d’enfance et voisine et amie d’enfance de Samuella « Sam », une adolescente souffrant de dysmorphobie et qui voit sa vie changer lorsqu’elle achète un filtre « Véritable » commercialisé par DevilFilterMakeret sur une appli, lui permettant d’être enfin populaire au lycée. Il y est ainsi question d’estime de soi, des conséquences des réseaux sociaux sur l’image qu’un adolescent peut avoir de lui-même, de harcèlement, du diktat des apparences… J’ai apprécié l’idée de départ mais je l’ai trouvée mal exploitée et trop superficielle, peut-être en raison du format court. On est loin de Peau de Chagrin d’Honoré de Balzac ou du Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. Une lecture qui sera vite oubliée!

Des lectures adulte:

  • (BD historique adulte) La Petite Voleuse de la Tour Eiffel de Jack Manini, Hervé Richez et David Ratte (T1)

J’ai lu La Petite Voleuse de la Tour Eiffel de Jack Manini, Hervé Richez et David Ratte (éd. Bamboo, coll. Grand Angle, septembre 2021, 64 pages), un BD se déroulant à Paris, à l’automne 1904. Juliette, une pickpocket experte en déguisements sévissant sur le parvis de la tour Eiffel se retrouve plongée au cœur d’un complot politique sous la IIIe République après avoir volé une sacoche au symbole des francs-maçons et contenant des fiches sur des officiers supérieurs de l’armée. Sa vie étant désormais menacée, elle compte toutefois sauver un certain Jules dont elle a volé le portefeuille qui contenait une lettre de suicide. De son côté, l’inspecteur Jules Dormoy est chargé de retrouver la sacoche volé au plus vite. Cette BD mélange enquête policière et romance, s’inspirant de faits réels politique, à savoir de l’Affaire des Fiches. Les rebondissements s’enchaînent avec une fin qui m’a paru un peu trop fleur bleue. Un bon moment de lecture avec cette BD historique aux jolies planches « rétro » qui nous plongent dans le Paris de la Belle-Époque! 

  • (Roman graphique/BD adulte) La vie secrète des écrivains de Guillaume Musso et Myles Hyman

Repéré chez Nathalie, j’ai lu La vie secrète des écrivains de Guillaume Musso et Myles Hyman (éd. Calmann-Lévy Graphic, septembre 2023, 192 pages), un roman graphique adaptant le roman éponyme de Guillaume Musso que je n’ai pas lu. En 2018, Mathilde Monney, une jeune journaliste se rend sur l’île de Beaumont, dans le Sud de la France, afin de percer le mystère du célèbre écrivain Nathan Fawles qui après, avoir publié trois romans devenus culte, a cessé d’écrire depuis 1999, se retirant de la sphère médiatique. Elle n’est pas la seule à vouloir le rencontrer, Raphaël Bataille, aspirant écrivain se faisant embaucher par la librairie de l’île. Lorsqu’une femme est assassinée, tout semble se tourner vers Nathan Fawles. Que cache-t-il? Comme Nathalie, j’ai apprécié le graphisme. En revanche, jai trouvé l’intrigue bien ennuyeuse et fade, tant les clichés s’accumulent, entre l’écrivain maudit reclus, la femme fatale et l’aspirant écrivain à la recherche de conseils pour percer… Et que dire de la résolution de l’enquête peu crédible! Je ne suis pas sûre de lire le roman policier ou un autre de Guillaume Musso s’ils sont aussi insipides (ou était-ce une mauvaise pioche?). 

Ma lecture en cours:

(Roman policier) Qui veut la peau de Roger Rabbit? de Gary K. Wolf

J’ai commencé à lire jusqu’au chapitre 9 (p.70) de Qui veut la peau de Roger Rabbit? de Gary K. Wolf (éd. Ynnis, janvier 2025, 448 pages), un roman policier loufoque sous-titré « Un polar… mais avec un lapin » et qui est le roman originel qui a été adapté en film, un film De Robert Zemeckis paru en 1988 et que j’ai vu et revenu depuis mon enfance. Même si cela fait des années que je n’ai pas revu, ma lecture est forcément mélangée avec mes souvenirs du film, même si dès ces premiers chapitres, il y a des différences, Roger Rabbit engageant lui-même le détective par exemple. On y retrouve le même humour déjanté, le monde des Toons à l’âge d’or d’Hollywood, en 1947. 

Point lecture hebdomadaire 2026 #27

En cette fin de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière. Comme déjà les semaines précédentes, avec la canicule et la coupe du monde de foot, celles-ci ont été bien moins nombreuses que de coutume. Côté emprunts à la médiathèque, nous avons pourtant de quoi lire tout l’été. J’ai également acheté une dizaine d’e-books pendant l’opération All Stars 2026, même si la plupart de ces titres seront pour l’automne ou Noël. 

Nos lectures du 29 juin au 5 juillet 2026:

Des lectures jeunesse:

  • (Roman fantasy jeunesse) Les Royaumes de Feu, La prophétie de Tui T. Sutherland (T1) 

Mon mini lutin a quasiment fini de lire le tome 1 des Royaumes de Feu, La prophétiede Tui T. Sutherland (éd. Gallimard Jeunesse, janvier 2015, rééd. Collector, février 2025, 416 pages), un roman fantasy jeunesse à partir de 9 ans avec l’histoire de 5 jeunes dragons qui, selon une mystérieuse prophétie, seraient capable de mettre fin à la guerre qui divise les royaumes du monde de Pyrrhia. Heureusement, j’ai pu lui emprunter en fin de semaine dernière le tome 2, La princesse disparue (éd. janvier 2015, 384 pages) et l’adaptation en BD du tome 1 illustré par Mike Holmes (éd. septembre 2019, 224 pages). 

  • (Roman jeunesse) Harry Potter à l’école des sorciers de J. K. Rowling et Jim Kay (T1)

Même si mon mini sorcier a déjà lu les 7 tomes et vu les films éponymes, je lui avais emprunté le roman illustré par Jim Kay (éd. Gallimard Jeunesse, octobre 2015, 254 pages). Mais les illustrations ne lui ont pas du tout plu. A voir s’il prolongera l’univers avec la nouvelle série HBO prévue pour Noël 2026. 

  • (Manga seinen) Shadows House de So-ma-to (T1)

J’ai lu le premier tome de Shadows House de So-ma-to (éd. Glénat, juin 2020, 160 pages), un manga seinen à partir de 13/14 ans. Emilico est une poupée vivante au service de Kate Shadows. Son travail au sein du manoir familial consiste à nettoyer la suie projetée par Kate qui fait partie d’une famille d’ombres sans visage. Ce premier introductif à l’ambiance victorienne gothique est intrigant. J’ai prévu de découvrir la suite à l’automne. 

  • (BD jeunesse) Héloïse et les larmes de givre de Loïc Clément et Justine Cunha

Dans la série des Contes des cœurs perdus, j’ai lu Héloïse et les larmes de givre de Loïc Clément et Justine Cunha (éd. Delcourt, octobre 2023, 48 pages), une BD jeunesse à partir de 9/10 ans. Héloïse vit dans un village d’hamadryades. Cette jeune dryade rêve depuis toujours de voyager alors même que sa nature le lui empêche, ne pouvant s’éloigner de l’arbre auquel elle est liée. Et si sa rencontre avec un petit golem de pierre allait tout changer? Il y ainsi question d’aventures, d’amitié, d’écologie… Un bon moment de lecture qui rappelle le mythe grec de Perséphone!

  • (Album jeunesse) Le nid d’hirondelles d’Yoonmi Koo et Minu Kim 

J’ai lu Le nid d’hirondelles d’Yoonmi Koo et Minu Kim (éd. L’école des loisirs, mai 2024, ), un album jeunesse à partir de 3/4 ans. Alors qu’elle passe ses vacances d’été chez sa grand-mère et Grand-Mamie, une petite fille rompt sa solitude en observant un nid d’hirondelles. Quatre petits sont nés mais un jour, l’un d’entre eux tombe. Aurait-il besoin d’aide?  Il y est ainsi question d’ennui, de vie à la campagne, d’ornithologie… Une lecture plaisante aux jolies illustrations et qui permet de découvrir la campagne coréenne et un hanok, une maison traditionnelle coréenne!

  • (Album jeunesse) Sandro, L’apprenti pizzaiolo de Gaëlle Arnaud et Shiila

Nous avons lu Sandro, L’apprenti pizzaiolo de Gaëlle Arnaud et Shiila (éd. Gautier-Languereau, juin 2023, 32 pages), un album jeunesse à partir de 5/6 ans. Sandro est un apprenti pizzaiolo qui rêve de remporter le concours de la meilleure pizza. Mais face à son patron Luigi, cela sera-t-il possible tant ce dernier lui met des bâtons dans les roues comme l’obliger, le soir même du concours, de préparer des pizzas pour l’anniversaire de la fille d’un client? Pourra-t-il compter sur l’aide de sa voisine Nona qui s’occupe de lui depuis qu’il a perdu ses parents? Il y est ainsi question de persévérance, de l’importance des liens familiaux et de la gentillesse récompensée face à la jalousie et à la méchanceté. Un bon moment de lecture rigolo et gourmand!

Des lectures adulte:

  • (BD adulte/roman graphique) Le fils de Pan de Fabrizio Dori (T2)

Ayant lu il y a quelques années le tome 1, Le Dieu vagabond de Fabrizio Dori (éd. Sarbacane, janvier 2019, 158 pages), je l’ai d’abord relu avant de découvrir le tome 2, Le fils de Pan (éd. août 2023, 240 pages). Et bien m’en a pris! J’ai retrouvé avec plaisir Eustis le Satyre qui se retrouve tuteur du fils de Pan et qui repart avec lui dans le monde moderne afin de lui permettre de découvrir sa « spécialité » de dieu. Mais rien n’est simple, la tête d’Eustis est mise à prix et il lui faudra convaincre la fille du Professeur, Zoé. J’ai une nouvelle fois apprécié l’univers loufoque et coloré imaginé, mélangeant modernité et mythologie grecque. La fin de ce nouveau tome présage une suite. Je ne manquerai pas de la lire si elle paraît un jour. Un bon voire très bon moment de lecture! J’en reparle très vite.

  • (Roman graphique) Vivian Maier, À la surface d’un miroir de Paulina Spucches

J’ai lu Vivian Maier, À la surface d’un miroir de Paulina Spucches (éd. Steinkis, novembre 2021, 168 pages), un roman graphique (son premier) s’ouvrant, à chaque chapitre, par une reproduction des photographies de Vivian Maier entre 1952 et 1960. J’ai apprécié l’idée de l’autrice de partir d’un de ses nombreux clichés et d’imaginer le contexte qui pouvait entourer la prise de vue. Rappelant le fauvisme, les bulles sont très colorées et attirent inévitablement l’œil à l’instar des photographies originales, en noir et blanc. Un bon moment de lecture dans l’ensemble avec cette biographie romancée!

Au fil des pages avec Vivian Maier, A la surface d’un miroir

J’ai lu Vivian Maier, À la surface d’un miroir de Paulina Spucches (éd. Steinkis, novembre 2021, 168 pages), un roman graphique (son premier) s’ouvrant, à chaque chapitre, par une reproduction des photographies de Vivian Maier entre 1952 et 1960. Nurse de profession, Vivian Maier était aussi une photographe de rue autodidacte qui a été reconnue à titre posthume, la plupart de ses photographies n’ayant jamais été développées. Qui était-elle? Que disent d’elle les clichés qu’elle n’a cessé de prendre tout au long de sa vie avec son Rolleiflex?

J’ai apprécié l’idée de l’autrice de partir d’un des nombreux clichés de Vivian Maier, une Américaine d’origine française et d’imaginer le contexte qui pouvait entourer la prise de vue, comme lorsqu’elle fait un autoportrait ou des portraits de passants, animaux ou objets dans la rue et les flashbacks parcellaires de ce qui aurait pu être sa vie dont on sait très peu de choses. Rappelant le fauvisme, les bulles sont très colorées et attirent inévitablement l’œil à l’instar des photographies originales. Tout se joue donc au niveau de l’image et des émotions et interprétations qu’elle suscite, le texte étant peu présent.

Au fil des clichés, se dessine une vie discrète et peu amène, captant sur le vif des instantanés de vie, que ce soit dans les rues de New-York ou à Champsaur… Il y est aussi question de transmission de cette passion. Un bon moment de lecture dans l’ensemble avec cette biographie romancée qui permet de (re)découvrir Vivian Maîer (1926/2009)! A la fin de ma lecture, je suis d’ailleurs allée voir les clichés en noir et blanc de cette période: ici, à défaut d’avoir eu le temps de voir l’été dernier l’exposition « Vivian Maier, au bord du monde » à la Maison des Douanes, à Saint-Palais-sur-Mer. 

Pour d’autres avis sur ce roman graphique: NathalieBlandine, Enna et Fanny

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #5 Catégorie Objet: « Miroir »

Au fil des pages avec Alan Turing

J’ai lu Alan Turing de Maxence Collin, François Rivière et Aleksi Cavaillez (éd. Casterman, mai 2024, 264 pages), un roman graphique en noir et blanc et biographique sur Alan Turing (1912/1954), mathématicien britannique et pionnier de l’informatique et de l’intelligence artificielle. Partant du procès pour outrage aux bonnes mœurs en 1952 (l’homosexualité étant, à l’époque, un délit), ce roman retrace, par flashbacks, la vie d’Alan Turing, de son enfance, de ses années d’étudiant, ses recherches jusqu’à son décès le 7 juin 1954. S’intercalent également, entre chaque épisode de sa vie, les témoins de moralité à son procès et un cauchemar récurrent. Qui était donc Alan Turing? 

Enfant rêveur et solitaire, on le voit grandir et se questionner au fil des amitiés qu’il noue et qui, chacune à leur manière, seront déterminantes sur ses recherches, comme Christopher Morcom, prématurément décédé à 19 ans, David Champernowne ou Joan Clarke avec qui il a été brièvement fiancé, les époux Newman ou Robin Gandy… Bien que recherchant souvent la solitude, il a dû travailler en équipe, comme lors de la Seconde Guerre Mondiale avec ses homologues polonais, en particulier Marian Rejewski. 

J’ai bien apprécié cette biographie qui vulgarise les apports incontestables d’Alan Turing, que ce soit l’idée de machine universelle qui lui permettrait de résoudre des problèmes en apprenant elle-même, sa participation au décryptage de la machine Enigma pendant la Seconde Guerre mondiale, le test de Turing (une machine peut-elle penser, à tout le moins imiter une conversation humaine sans que cela soit détectable?)… Graphiquement, cela m’a bien plu également, les bulles mettant bien en scène les pensées intimes et réflexions d’Alan Turing, que ce soit dans ses difficultés relationnelles ou dans ses intuitions et découvertes. On a l’impression de plonger dans sa tête, notamment lors des bulles d’explications scientifiques. J’ai trouvé que les auteurs avaient réussi à maintenir l’équilibre entre tranche de vie et aspect scientifique. Un très bon moment de lecture fort instructif et qui se termine sur une fin qui donne ton son sens au cauchemar récurrent!

La BD de la Semaine chez Moka cette semaine

Participation #2 Le Mois Anglais 2026 de Lou et Martine #Roman graphique

 

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