Étiquette : Prix des Incos 2019 (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec Gros Loup et la petite bête

Ces derniers jours, nous lisons et relisons Gros Loup et la petite bête de Rob Hodgson (éd. Belin Jeunesse, 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a fait partie de la sélection Maternelle du 30e Prix des Incos en 2019. Dans une ambiance automnale, un loup guette une petite bête qui se cache dans une grotte. Arrivera-t-il à l’attraper?

L’histoire est très rigolote et loufoque, le suspense allant crescendo dans les tentatives du loup pourtant malin pour déloger la petite bête pour la manger et notre envie de connaître l’identité de cette petite bête jusqu’à la chute finale hilarante, inattendue et son retournement de situation qui permet de relancer l’histoire. Les illustrations épurées sont jolies et dynamiques dans l’esprit BD, le loup étant expressif et reprennent bien le temps qui passe avec les différentes saisons. Il est également amusant de s’arrêter sur deux autres petites bêtes de l’histoire qui apparaissent en arrière-plan, le ver de terre et l’escargot. Coup de cœur pour cet album jeunesse qui nous a donné envie de manger des donuts, ce que nous avons fait samedi dernier!

Participation #2 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Auteur anglais

Participation #19 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais #Album jeunesse

Participation #57 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Donut

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Animal: « Loup »

Au fil des pages avec Eléctrico 28

Nous empruntons à la médiathèque Eléctrico 28 de Davide Cali et Magali Le Huche (éd. abc melody, 2017), un album jeunesse à partir de 6 ans et qui a fait partie de la sélection CE1 du 30ème Prix des Incos 2019. Nous suivons Amadeo, conducteur de tram à Lisbonne dont c’est le dernier jour de travail. Cupidon dans l’âme, il se sent triste de ne plus pouvoir aider les amoureux timides qui montent tous les jours dans son tram.

L’histoire est tendre et rigolote avec ce cupidon des rails au grand cœur et qui aurait lui aussi besoin d’un petit coup de pouce pour mettre fin à son propre célibat. Les personnages sont très expressifs. D’ailleurs, Eugenia chez qui Amadeo prend son petit déjeuner tous les matins jusqu’à sa retraite ressemble beaucoup à Anastabotte, Magali Le Huche ayant également illustré la BD jeunesse Verte et ses suites. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse qui parlera aux jeunes lecteurs découvrant leurs premiers émois amoureux! D’ailleurs, j’avais repéré cette histoire pour le week-end de St-Valentin. A noter enfin que ce tram jaune existe bel et bien à Lisbonne, au Portugal. Reste à savoir si les conducteurs usent des mêmes techniques d’Amadeo…

Participation #19 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Pastel de natta

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Voyage: « Eléctrico 28 »

Au fil des pages avec Gare au monstre!

Nous lisons, parmi nos emprunts à la médiathèque, Gare au monstre! de Sunghee Shin (éd. Circonflexe, 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a fait partie de la sélection Maternelle du 30ème Prix des Incos en 2019. Avec ce titre et l’illustration de la couverture avec des animaux cachés dans la forêt, cela me semblait une histoire parfaite pour le Challenge Halloween. Un jour dans la forêt, une souris aperçoit un animal fort étrange avec un long cou et un dos voûté. Elle court en parler au hérisson qui se dépêche de le dire au cerf et ainsi de suite. Mais à chaque nouvel interlocuteur, la description de l’animal vu par la souris se déforme et devient de plus en plus terrifiante. S’agit-il vraiment d’un monstre ou d’un animal tout à fait inoffensif?

Construite en randonnée, l’histoire aborde la puissance de l’imagination et la rumeur, ce qui me fait penser à Plouf de Guillaume Olive et He Zhihong (éd. des Éléphants, 2015), même si dans Gare au monstre! tous finissent par avoir peur. Les illustrations en noir et blanc à l’encre de Chine appuient sur ce décalage qui entraîne la panique chez tous les animaux.  Dans des bulles, chaque animal, très expressif, se représente un animal de la même espèce qu’eux, de plus en plus monstrueux puisque chacun rajoutant un élément à la description initiale. Leur représentation n’a rien à voir avec la nature réelle de l’animal observé par la souris. La chute très drôle surprendra les jeunes lecteurs et rappellera aux plus grands le jeu du téléphone arabe. Un très bon moment de lecture!

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégorie Lieu: « Gare »

Au fil des pages avec Plus gros que le ventre

Nous empruntons à la médiathèque Plus gros que le ventre de Michaël Escoffier et Amandine Piu (éd. Frimousse, 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a été Lauréat du 30ème Prix des Incos dans la sélection Maternelle en 2019. Dès l’illustration de la couverture avec un monstre dévorant une des lettres du titre de l’album et plus encore avec le résumé de la quatrième de couverture, le ton est donné. Il nous est enjoint de ne pas ouvrir ce livre qui contient un horrible monstre prêt à nous dévorer. Or, en tournant les pages, nous réveillons ce monstre qui mange vraiment tout sur son passage, les lettres du livre, les pommes, les arbres et même les vaches… Finirons-nous aussi, lecteurs, dans son ventre?

Quelle inventivité de ce duo auteur/illustratrice dans ce livre participatif qui nous fait gentiment peur! La mise en page tant du texte avec des polices différentes que des illustrations très expressives et colorées est très réussie et apporte cette petite touche de frissons. Le monstre se rapproche dangereusement de nous. Comment pourrons-nous lui échapper sans refermer le livre? Sans trop dévoiler la chute finale, il est amusant de s’arrêter sur les détails des illustrations, en particulier les dernières. D’ailleurs, cette histoire me rappelle celle de Chhht! de Sally Grindley et Peter Utton, un album jeunesse avec des rabats dans lequel il faut faire très attention à ne pas réveiller le géant qui dort dans le château. Mais j’ai bien plus apprécié la bouille de ce monstre insatiable que celle du géant de Chhht. Gros coup de cœur pour cet album jeunesse hilarant!

Pour un autre avis sur cet album jeunesse: Syl.

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Monstre

Au fil des pages avec Ouvre-moi

Nous lisons Ouvre-moi de Muka (éd. Alice Jeunesse, 2016, rééd. 2019), un album jeunesse à partir de 4 ans et qui a été Lauréat du 30ème Prix des Incos 2018/2019 dans la sélection CP. Un jeune garçon vit seul dans une maison en bois à la lisière de la forêt. Un hiver bien froid, un ours vient lui demander refuge. Après un temps de réflexion, le jeune garçon accepte. Mais la cohabitation semble bien difficile, l’ours étant bien grand et maladroit. A bout, le jeune garçon chasse l’ours. Et s’il avait finalement besoin de son aide?

L’histoire permet au jeune lecteur de ressentir tout un tas d’émotions, à l’instar du jeune garçon: de la crainte, de la joie, de l’exaspération… Les illustrations dynamiques accompagnent à merveille le texte, notamment au moment des hésitations du jeune garçon.  L’histoire aborde les thèmes de l’amitié, de la différence et du partage. Qu’il peut être bien difficile parfois de vivre ensemble, de laisser sa porte ouverte à l’Autre, à l’étranger. Et pourtant un avenir commun est possible, comme par exemple à l’arrivée d’un bébé dans une fratrie ou encore dans l’accueil d’un étranger, d’un migrant… Coup de cœur pour cet album jeunesse plein de tendresse!

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