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Bilan de lecture: mars 2026

Illustration Marie Savart IG

En ce début avril, voici le bilan de lecture du mois de mars 2026, encore un mois qui est passé bien trop vite et qui, à défaut d’une météo printanière, a mis à l’honneur la poésie et les autrices/illustratrices. Côté challenges livresques, j’ai participé au RAT Indien du 6 au 8 mars 2026, pour la fête de Holi et continué des lectures pour Un hiver Polar 2026 qui a joué les prolongations jusqu’au 27 mars 2026 (me permettant de finir livresquement Détective privé). Si vous voulez en savoir plus sur ce challenge, Alexandra a pris le temps de faire un bilan: ici. Il y a aussi eu des lectures communes avec Le secret de la Ferme-Grise de Mary Elizabeth Braddon et Les 1001 conditions de l’amour de Farahad Zama , n’ayant pas pu emprunter à temps Kalmann de Joachim B. Schmidt.

Illustration IG

De son côté, mon mini lutin s’est plongé ce mois-ci dans la découverte de Harry Potter et a enchaîné les premiers tomes (il a quasiment fini le tome 4) et entraîné ses copains de classe dans la fabrication de sortilèges et philtres d’amour avec des fioles à la récréation (et pour la maîtresse de transformer cela en cours de sciences naturelles!).  Il a également lu les nouveaux magazines Ninjago et complété sa collection de mini-figurines et cartes en attendant la nouvelle saison de Ninjago

Voici d’ailleurs mon bilan de participations pour ce mois de mars 2026:

  • Challenge Petit Bac 2026 d’Enna: 1ère ligne terminée et 2e ligne en cours
  • Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie: 1 participation
  • Challenge Les Étapes Indiennes 2026 de Hilde: 3 participations dont le billet de suivi du RAT
  • Challenge Pages de la Grande Guerre de Nathalie
  • Challenge Un hiver Polar 2026 d’Alexandra: 4 participations
  • Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore: 1 participation
  • AAHM Challenge 2026 d’Enna

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Le mois prochain, nous ferons aussi une escale au Japon pour le challenge Un mois au Japon 2026 de Lou et Hilde sans oublier des lectures printanières et gourmandes et des lectures communes comme Un sandwich à Ginza de Yōko Hiramatsu à partir du 16 avril, une lecture jeunesse indienne, des lectures jeunesse sur le thème des « problèmes (tristesse, divorce des parents, deuil, harcèlement scolaire…) » pour le Challenge Littérature jeunesse… J’ai également prévu de lire L’homme sous l’orage de Gaëlle Nohant et Ravage de René Barjavel. Bon mois d’avril!

 

Billet de suivi: Un Mois au Japon 2026

Comme chaque année depuis bientôt 10 ans, Hilde et Lou coorganisent encore cette année Un Mois au Japon 2026 avec un programme libre. Le challenge se déroule donc du 1er au 30 avril 2026 en partageant sur les blogs ou réseaux sociaux selon nos envies (livres, films, photos, loisirs créatifs, recettes japonaises…). Sans oublier la Brigade des Marmitonnes, les gourmandises se faisant aussi japonaises pour l’occasion et une lecture commune étant prévue vers le 16 avril avec Un sandwich à Ginza de Yōko Hiramatsu. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur leurs blogs ou rejoindre le fil de discussion sur Instagram ou le groupe FB: ici.

Ce billet sera actualisé au fil du mois en tenant compte uniquement de nos lectures et visionnages sur le Japon tout en faisant un billet séparé pour chaque participation.

Pour des idées japonaises chez les autres participantes: Hilde, Lou (IG), Isabelle, Audrey, Nathalie, Carfax, Caro Choup, Eimelle, Pativore, Katell

Semaine 1 du Mois au Japon

Même s’il est en train de lire le tome 4 de Harry Potter, mon mini lutin attend impatiemment le 1er avril pour la parution du tome 8 de Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde de Kazuyoshi Seto (éd. Nobi Nobi!, coll. Shōnen, avril 2026, 192 pages) et la sortie au cinéma de Super Mario Galaxy. De mon côté, j’ai déjà commencé à préparer une petite PAL pour cette nouvelle escale japonaise: Les évaporés du Japon, le tome 4 de Spy x Family, le tome 1 de Minuscule

A mercredi!

  • 1er avril 2026: le tome 2 de Spy x Family de Tatsuya Endo (éd. Kurokawa, novembre 2020, 194 pages), un manga shōnen à partir de 12 ans.
  • 5 avril 2026/ Les Gourmandises d’Isabelle

Jeudi soir, mon mini lutin a lu, sitôt paru, le tome 8  de Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde de Kazuyoshi Seto (éd. Nobi Nobi!, coll. Shōnen, avril 2026, 192 pages), un manga shōnen qu’il a autant apprécié que les tomes précédents. Il doit désormais attendre le 1er juin 2026 pour le suivant.

De mon côté, j’ai commencé à lire Les évaporés du Japon, Enquête sur le phénomène des disparitions volontaires de Léna Mauger et Stéphane Remael (éd. des Arènes, novembre 2014, 260 pages). Ce phénomène semble faire partie de la culture japonaise, 100 000 personnes environ chaque année faisant ce choix radical, entre honte et déshonneur. Accompagnée de son conjoint photographe, la journaliste a pendant plusieurs séjours au Japon enquêter sur ces évaporés, non sans rencontrer des difficultés tant le sujet est tabou. C’est intéressant même si pour le moment, l’enquête repose surtout sur les difficultés de la mener et sur des évaporés au même profil, des japonais âgés et qui ont disparu il y a longtemps car ils étaient endettés. 

Vendredi après-midi, je suis allée à la médiathèque emprunter des livres avec quelques-uns japonais comme Le Château solitaire dans le miroir de Misuki Tsujimura (éd. Milan, août 2023, 528 pages), un roman jeunesse à partir de 11 ans, Le voyage d’Ours-Lune de Ho (éd. Rue de Sèvres, avril 2024, 192 pages), un manga à partir de 8 ans et Les dames de Kimoto de Cyril Bonin et Sawako Ariyoshi (éd. Sarbacane, mars 2022, 112 pages), un roman graphique à partir de 15 ans et adaptant le roman éponyme que je n’ai pas encore lu.  

En soirée, j’ai lu, en e-book, le chapitre 1 (62 pages) de La forêt au clair de lune de Michiko Aoyama (éd. J’ai lu, octobre 2025, 288 pages), un roman japonais avec l’histoire d’auditeurs qui suivent le podcast « Infos lunaires » de Taketori Okina qui, fasciné par la Lune, interprète chaque soir le cycle de la Lune en astrologie. Pour le moment, j’ai lu celle avec Reika Sakugasaki, une ancienne infirmière quadragénaire en quête de sens et ayant accepté de s’occuper du chat de sa voisine Luna et qui est interpellée par le fait que la nouvelle lune « Saku », invisible, serait associée aux expériences inédites (un nouvel emploi, une rencontre, un achat…).  On retrouve la même structure narrative « feel-good » des romans japonais contemporains avec ici un podcasteur en astrologie comme fil conducteur. 

Samedi, après un restaurant japonais, nous sommes allés voir au cinéma Super Mario Galaxy, un film d’animation franco-américano-japonais coréalisé par Aaron Horvath et Michael Jelenic, coproduit par Nintendo et Universal Studios, sorti au cinéma le 1er avril 2026 et à partir de 6 ans, la princesse Harmonie étant kidnappée par Bowser Jr. Une suite aussi réussie Super Mario Bros. le film et qui nous a bien plu!

Dimanche matin, j’ai fini de lire Les évaporés du Japon, Enquête sur le phénomène des disparitions volontaires de Léna Mauger et Stéphane Remael (éd. des Arènes, novembre 2014, 260 pages).

Semaine 2 du Mois au Japon

Lundi, j’ai lu Le voyage d’Ours-Lune de Ho (éd. Rue de Sèvres, avril 2024, 192 pages), un manga à partir de 8 ans avec l’amitié entre un ours solitaire, à la recherche des siens et une corneille perdue et qui souhaite regagner la grande ville. 

Mercredi, j’ai lu Les Dames de Kimoto de Cyril Bonin (éd. Sarbacane, mars 2022, 112 pages), un roman graphique adaptant le roman éponyme de Sawako Ariyoshi et paru pour la première fois en 1959, ce qui m’a donné envie de découvrir le roman originel. On y suit la vie des femmes d’une même famille des Matani, en particulier d’Hana, de la préparation de son mariage arrangé par sa grand-mère à sa vie d’épouse, de mère avec sa fille Fumio puis de grand-mère avec Hanako. 

  • 10 avril 2026: Les évaporés du Japon, Enquête sur le phénomène des disparitions volontaires de Léna Mauger et Stéphane Remael (éd. des Arènes, novembre 2014, 260 pages)
  • 12 avril 2026/ Les Gourmandises d’Isabelle

Vendredi après-midi, j’ai visionné le vlog de Fondant avec un rendez-vous en Asie: Japon, Chine et Corée notamment. 

Samedi matin, je suis allée à la médiathèque pour emprunter la lecture commune, Un sandwich à Ginza de Yōko Hiramatsu, le 16 avril approchant déjà. Je suis revenue bien chargée tant il y avait de tentations livresques, que ce soit côté jeunesse ou adulte, pour mon mini sorcier et/ou pour moi (même si mon mini sorcier est actuellement en pleine découverte Harry Potter). 

Puis dans l’après-midi, j’ai commencé à lire le roman paru en 1959, Les Dames de Kimoto de Sawako Ariyoshi (éd. Folio, n°6552, novembre 2018, 320 pages), retrouvant la même structure narrative et même la plupart des dialogues. J’ai également acheté deux autres livres japonais: Journaux des dames de cour du Japon ancien et Sur les traces de Kitsune

Pendant le week-end, j’ai lu les Dames de Kimoto, cette fois le roman que j’ai plus apprécié que son adaptation graphique, Hana étant au cœur de cette fresque familiale et sociale. J’ai apprécié ce roman historique, entre modernité et poids des traditions. Puis dimanche soir, j’ai commencé à lire Mondes parallèles, une histoire d’amour de Keigo Higashino (éd. Actes Sud, coll. Babel, octobre 2025, 336 pages), un roman SF paru pour la première fois au Japon en 1998 sous fond de triangle amoureux, de réalité virtuelle et de manipulation des souvenirs entre trois jeunes employés travaillant dans la même société, Takashi, Tomohiko et Mayuko. Eimelle l’a également lu récemment. 

Semaine 3 du Mois au Japon

Lundi, j’ai lu Kotori & les singes du mont Fuji d’Alice Monard et Morgane Boulier (éd. Akinomé, mai 2023, 24 pages), un album jeunesse à partir de 2/3 ans avec l’histoire d’une petite fille, Kotori qui visite avec sa tante, le Mont Fuji jusqu’à ce que leur ascension dans la montagne soit perturbée par un groupe de singes qui laissent derrière eux un bébé singe. Une histoire toute mignonne!

Puis j’ai repris et terminé ma lecture de Mondes parallèles, une histoire d’amour de Keigo Higashino. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, dans la vingtaine, en particulier à Takashi et ses atermoiements. On y retrouve une nouvelle fois une société japonaise aux règles de vie sociale très strictes et discriminantes, laissant peu de place à l’épanouissement personnel.

  • 15 avril 2026/ Les Dames de Kimoto de Cyril Bonin (éd. Sarbacane, mars 2022, 112 pages), un roman graphique adaptant le roman éponyme de Sawako Ariyoshi (éd. Folio, n°6552, novembre 2018, 320 pages)
  • 17 avril 2026/ Kotori & les singes du mont Fuji d’Alice Monard et Morgane Boulier (éd. Akinomé, mai 2023, 24 pages), un album jeunesse à partir de 2/3 ans et joliment illustré
  • 19 avril 2026/ Les Gourmandises d’Isabelle

Vendredi après-midi, j’ai commencé à lire pour la lecture commune, Un sandwich à Ginza de Yōko Hiramatsu et illustré par Jirô Taniguchi (éd. Picquier, octobre 2019, 256 pages), présenté comme un roman par l’éditeur et qui regroupe, en réalité, des articles culinaires parus pour la première fois dans la revue All Yomimono en 2011 au Japon. Cela se lit plus comme un « guide » culinaire daté, avec un côté nostalgique et de transmission de la passion de l’autrice. Cela m’a fait penser à l’émission Très très bon que je regardais, il y a longtemps, sur Paris Première avec les bonnes adresses parisiennes. Cela m’a donné bien faim et nous avons mangé le soir des ramens japonais et quelques douceurs sucrés en dessert: dorayaki et mochi glacé saruka. 

J’ai vu qu’il y a actuellement sur Arte replay un cycle sur Kinuyo Tanaka: ici et j’ai regardé son premier film réalisé en 1953, Lettre d’amour et adaptant le roman de Fumio Niwa avec l’histoire dans le Japon de l’après-guerre, en 1950 de Reikichi qui est hébergé par son frère cadet depuis qu’il est démobilisé et qui vivote de petits boulots de traduction, sa formation à l’académie navale lui ayant permis de maîtriser l’anglais et le français tout en se remémorant son amour passé pour Michiko, son amie d’enfance qui en avait épousé un autre, choisi par ses parents. Cela m’a rappelé Le traducteur des lettres d’amour de Lynne Kutsukake (éd. Faubourg-Marigny, avril 2023, 360 pages). 

Samedi, j’ai lu le tome 1 de La petite faiseuse de livres de Miya Kazuki, Suzuka et You Shiina (éd. Ototo, février 2020, 160 pages), un manga shōnen à partir de 10 ans, l’autrice adaptant sa série de light novels éponyme. Étudiante bibliovore écrasée par le contenu de ses bibliothèques lors d’un séisme, Urano Motosu se réincarne dans la peau d’une fillette de 5 ans malade, Maïn, dans un monde d’aspect médiéval dominé par l’illettrisme. A défaut de livres, pourra-t-elle en fabriquer un? Attirée par le pitch de ce manga, je l’ai bien apprécié ainsi que graphiquement. Tout ce premier tome est axé sur la quête désespérée de la fillette pour mettre la main sur un livre, ce qui nous permet également de découvrir à ses côtés un monde qui en est dépourvu. J’ai hâte de découvrir les prochains tomes de cette biblio-fantaisie. 

J’ai aussi lu pendant le week-end Le Chat qui venait du ciel de Hiraide Takashi et illustré par Qu Lan (éd. Picquier, octobre 2017, 136 pages) et le tome 1 de Creepy Cat de Valent Cotton (éd. Dupuis Vega, octobre 2022, 128 pages), un manga shōnen dont je lirai les trois autres tomes à Halloween tant les scénettes s’y prêtent avec Flora, une jeune femme à l’allure gothique, qui cohabite tant bien que mal avec un chat aux allures de mochi fantôme avec d’étranges pouvoirs fantastiques et qu’elle appelle Creepy Cat, ce qui l’amène à rencontrer le policier Oscar. 

Semaine 4 du Mois au Japon

  • 20 avril 2026: Le Chat qui venait du ciel de Hiraide Takashi et illustré par Qu Lan (éd. Picquier, octobre 2017, 136 pages), un court roman autobiographique décrit par l’éditeur comme un livre-poème dans lequel les dessins de chat jouent à cache-cache avec le texte
  • 22 avril 2026: le tome 1 de La petite faiseuse de livres de Miya Kazuki, Suzuka et You Shiina (éd. Ototo, février 2020, 160 pages), un manga shōnen à partir de 10 ans, l’autrice adaptant sa série de light novels éponyme
  • 26 avril 2026/ Les Gourmandises d’Isabelle

J’ai lu, à la demande de mon mini lutin qui a déjà lu les 8 tomes parus, le tome 1 de Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde de Kazuyoshi Seto (éd. Nobi Nobi!, avril 2025, 192 pages), un manga shōnen à partir de 8 ans avec les aventures de Nico White, un jeune garçon de 10 ans.

Semaine 5 du Mois au Japon

Nous sommes déjà la dernière semaine d’avril et j’ai encore cette année prévu une PAL bien trop grande, surtout qu’en rendant des livres la semaine dernière à la médiathèque, je suis revenue avec des nouveaux tomes de mangas, un recueil de contes japonais, attirée par l’illustration de couverture, un roman graphique sur Fukushima et une autre BD, Le Printemps de Sakura

  • 1er mai 2026/ le tome 1 de Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde de Kazuyoshi Seto (éd. Nobi Nobi!, avril 2025, 192 pages)

Au fil des pages avec L’escadron volant

En août 2025, j’avais lu, en e-book, L’Escadron volant de Muriel Romana (éd. Albin Michel, juillet 2025, 352 pages), un roman historique se déroulant à la Renaissance, à la Cour de France, la reine Catherine de Médicis étant inquiète d’une prophétie de Nostradamus sur la mort imminente de son époux, Henri II. Pourra-t-elle compter sur ses demoiselles d’honneur afin d’empêcher cette prophétie?

Il s’agit d’un premier tome d’une série comportant jusqu’à présent 3 tomes et qui s’appuie sur des personnages ayant réellement existé, mélangeant des vies fictives d’espionnes de la Reine avec la grande Histoire. J’ai apprécié le côté historique du roman avec le régicide accidentel du Roi, les intrigues de la Cour en 1559, les rivalités entre la Reine et la favorite du Roi, Diane de Poitiers, les tensions religieuses entre Catholiques et Protestants, l’ascension politique des Guise…

Mais je n’ai pas ressenti de véritable souffle épique malgré ces enjeux sociopolitiques, si ce n’est le caractère fort stratège de Catherine de Médicis. J‘en attendais bien plus et surtout de voir se tisser un véritable réseau d’espionnage autour d’elle avec des femmes ingénieuses, discrètes et audacieuses et non réduites à leur corps féminin pour séduire et soutirer des informations aux hommes de pouvoir. En réalité, peut-être est-ce dû au fait que ce soit un premier tome et donc introductif, on suit surtout l’une d’entre elles, Louise de la Béraudière, luttant, entre deux missions, contre les avances de son ancien fiancé et capitaine de la garde royale, Gabriel de Montgomery qui s’est marié avec une autre. Elle agit ainsi seule, sans véritable concertation avec Claudine de Retz, ancienne amie de Marie Stuart, Madeleine, jeune servante huguenote et Isabeau de Limeuil, cousine éloignée de la Reine. Peut-être que cet aspect prendra plus d’ampleur dans les tomes suivants et qu’elles apparaîtront plus dégourdies et moins naïves.

D’autre part et surtout, je n’ai pas du tout apprécié la sexualité omniprésente du récit et la banalisation des violences sexuelles. Certes, cela se passe à la Renaissance, dans une société patriarcale, la condition de la femme étant fragile tout comme la possibilité d’émancipation. Mais pourquoi réduire les comportements humains à cette sexualité? Les personnages masculins sont réduits à la satisfaction de leur instinct sexuel, faisant peu cas du consentement. Et que dire de ces « espionnes », certaines bien jeunes (15/16 ans) comme Madeleine qui victimes d’abus sexuels et même de viols, s’amourachent pourtant de leurs agresseurs bien plus âgés?! Malgré le contexte historique, cela ne m’a pas donné envie de lire la suite de cette saga, le tome 2 entraînant l’Escadron volant à Venise. Une lecture fort décevante! 

Pour d’autres avis sur ce tome 1: Bianca (bien plus enthousiaste que moi).

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #1 Catégorie Déplacement: « Volant »

Au fil des pages avec Le secret de Briar’s Hall (T4)

J’ai lu, en e-book, Le secret de Briar’s Hall, une enquête de Loveday & Ryder de Faith Martin (éd. Harper Collins, juin 2021, 285 pages), le tome 4 de cette série « cosy mystery » se déroulant à Oxford, en avril 1961. Au cours de la chasse aux œufs de Pâques organisée pour les enfants du village sur la propriété de Briar’s Hall, un des enfants, Eddie Proctor âgé de 11 ans, disparaît. Son corps est retrouvé dans un puits. Est-ce vraiment un accident tragique? A la demande du propriétaire du manoir, Martin de Lacey, le Dr Clement Ryder est autorisé à rouvrir l’enquête assistée de la jeune stagiaire de police, Trudy Loveday. Qui aurait voulu s’en prendre à la victime dont le père est un des ouvriers agricoles du domaine et qui était un ami d’Emily de Lacey, la fille du propriétaire, les deux enfants s’amusant à jouer aux espions sur la propriété? Et si leurs jeux d’enfants avaient mal tournés? 

J’ai apprécié retrouvé ce duo d’enquêteurs sur une enquête plus complexe qu’ils ne le pensaient. Arriveront-ils à démêler le vrai du faux tout en surmontant leurs problèmes personnels? Que cache l’hostilité de la gouvernante, Mme Roger qui les tient loin de la jeune Emily? Doivent-ils également regarder du côté de la rivalité entre Martin de Lacey et son cousin Oliver, professeur à l’université d’Oxford enseignant dans le domaine du nucléaire, les deux courtisant la même jeune femme, Melle Chandler, une riche héritière américaine? 

Derrière l’enquête qui prend son temps, on découvre un peu plus la société anglaise des années 60, notamment à travers la condition de la femme, l’homosexualité (Trudy restant bien naïve sur ce sujet) ou l’arrivée des postes de télévision au sein des foyers, le programme nucléaire en pleine Guerre froide… Mais j’ai trouvé que l’autrice s’épanchait un peu trop à mon goût sur les craintes du Dr Ryder autour de sa maladie de Parkinson ou sur les réticences des parents de Trudy à la voir exercer son métier de policière plutôt que de se marier avec son ami d’enfance, Brian. Malgré leur amitié et le respect mutuel, ni le Dr Ryder ni Trudy n’ose se confier l’un à l’autre. Le feront-ils dans les prochains tomes? Encore une lecture bien agréable! Je lirai la suite en espérant que l’intrigue soit plus prenante que celle-ci.

Participation #12 Un hiver Polar 2026 d’Alexandra #Cosy mystery

Au fil des pages avec Les 1001 conditions de l’amour

Pour une lecture commune avec Nathalie et Hilde, j’ai lu Les 1001 conditions de l’amour de Farahad Zama (éd. JC Lattès, mai 2012, 350 pages), un roman contemporain paru pour la première fois en 2009 et se déroulant à la même époque, à Vizag, dans le Sud de l’Inde et dans lequel on retrouve les protagonistes du tome précédent, Le Bureau de mariage de M. Ali.

Dans ce nouveau tome, les clients du Bureau de mariage sont moins présents, le récit se concentrant sur le fils de M. Ali, Rehman et sur son assistante, Aruna. Les deux jeunes gens tentent, bon gré mal gré, de vivre comme ils l’entendent, malgré le poids des traditions familiales et religieuses. Mais est-ce si simple? Rehman va l’apprendre à ses dépens, lorsqu’il revoit Usha, la journaliste hindoue qu’il avait rencontré lors de revendications sociales en faveur des fermiers. Doit-il renier ses convictions afin d’être un futur gendre idéal où le fait qu’il soit musulman sera une fin de non-recevoir définitive? Bien que professionnellement indépendante, Usha peut-elle vraiment choisir qui elle entend épouser sans offusquer ses parents? De son côté, Aruna semble avoir réussi son mariage d’amour avec Ramanujam jusqu’à l’arrivée de Mani, sa belle-sœur enceinte de son deuxième enfant et qui ne cesse de la rabaisser. La jeune aura-t-elle suffisamment confiance en elle pour lui faire face?

Il y est ainsi question, comme dans le premier tome, de mariage, de relation de couple, de maternité entre coutumes et modernité, les possibilités offertes aux jeunes gens en âge de se marier étant fortement limitées sous le poids des traditions familiales et religieuses. Qu’il est bien difficile de concilier les deux! Derrière l’humour, l’auteur aborde une nouvelle fois des thèmes moins légers du point de vue de la jeunesse indienne, avec le « choc » générationnel d’une jeunesse qui aspire à plus d’émancipation dans le respect des aînés, de revendications sociales avec notamment le sort des fermiers indiens qui tentent de sauver leur exploitation de la misère, comme M. Naidu ou de veuvage des jeunes femmes comme Pari et leur désir de maternité… Encore un bon moment de lecture! La fin du roman suppose une suite. Dommage que les tomes suivants n’aient pas été traduits en français!

Sans oublier, comme dans le tome précédent, de nombreux passages gourmands comme « une assiette d’idlis, deux thés, un verre de lait, une eau minérale » (p.20), un des plats préférés d’Aruna: « l’upma, un plat préparé à base de semoule, d’oignons, de piments et de gingembre (…) des noix de cajou; ce qui le rendait d’autant plus savoureux » (p.37) ou la recette de « la soupe à l’os » de Pari (p.423/424)…

Pour d’autres avis sur ce tome 2: Nathalie et Hilde.

Participation #7 Les Étapes Indiennes 2026 de Hilde #LC

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