Étiquette : famille (Page 1 of 37)

Au fil des pages avec le tome 2 de Lady Sherlock

Fin décembre, j’ai lu, en e-book, le tome 2 de Lady Sherlock, Conspiration à Belgravia de Sherry Thomas (éd. J’ai lu pour elle, coll. Aventures & Passions, juillet 2021, 384 pages),un roman(ce) policier historique se déroulant à Londres, quelques temps après la fin du tome précédent. Pour sa prochaine enquête, Charlotte Holmes accepte d’aider Lady Ingram à retrouver son premier et unique amour, avant son mariage arrangé, qui n’est autre que le demi-frère illégitime de Charlotte, Myron Finch. A défaut d’être jalouse de cette épouse, Charlotte peut-elle vraiment accorder toute sa confiance à Lady Ingram? Que cache-t-elle dans sa volonté désespérée de retrouver Monsieur Finch? 

J’ai une fois de plus apprécié ce deuxième tome qui met surtout l’accent sur l’enquête, Charlotte Holmes se révélant toujours aussi intelligente et détachée de toute émotion et sentiment à l’image de son alter ego masculin qu’elle s’est inventée, Sherlock Holmes (tout sentiment amoureux étant par essence voué à être éphémère et périssable). Elle ne voit donc aucune difficulté à aider l’épouse de son meilleur ami pour qui elle a un faible, Lord Ingram, même si Madame Watson serait plus encline à lui en parler, par loyauté amicale. En revanche, serait-elle prête à se marier, le frère aîné de Lord Ingram, lord Bancroft lui proposant, une nouvelle fois, de l’épouser, titillant son esprit avec des énigmes à élucider? 

Outre l’enquête dont le dénouement m’a agréablement surpris, les personnages secondaires, comme Livia, Pénélope Redmayme (la nièce de Mme Watson) ou l’inspecteur Treadles sont aussi intéressants et reflètent, à travers leurs doutes et interrogations, la société anglaise de l’époque: condition de la femme, inégalités sociales, mariage arrangé, sort des enfants illégitimes… Encore un bon voire très bon moment de lecture! Au vu de la rencontre finale, je ne vais pas tarder à enchaîner avec le tome suivant, Le mystère de Stern Hollow (éd. novembre 2024, 386 pages) et dans lequel c’est au tour de Lord Ingram d’être en difficulté et de chercher l’aide de Charlotte. 

J’ai enfin, noté de nombreux passages gourmands, Lady Charlotte étant aussi gourmande qu’elle est intelligente, « pren(ant) la nourriture très au sérieux » (p.18): muffins beurrés, cake aux fruits, thé avec « du sucre et un nuage de crème »; « une boîte renfermant un assortiment de croissants, de mille-feuilles et de choux à la crème », crème fouettée aux myrtilles, une petite tarte aux poires et un assortiment de mignardises avec un thé noir, pancake, « un excellent pâté en croûte, de fines escalopes de poulet délicatement saisies, une part de pudding plus délicieux encore et une profusion de baies d’été à déguster d’une manière que Charlotte ne connaissait pas encore, trempées dans une petite coupelle de lait condensé » (p.254)…

Pour d’autres avis sur ce tome 2: Belette.

Participation #1 Un hiver Polar 2026 d’Alexandra #Roman policier historique

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #1 Catégorie Lieu: « Belgravia »

Participation #1 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2026 de Bidib #Chine

Au fil des pages avec La BD de l’Avent 2025

Comme l’année dernière, j’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, La BD de l’Avent (éd. Le Lombard, septembre 2025, 200 pages), 24 courtes BD de Noël en 4 planches et réalisées par un collectif de scénaristes/dessinateurs de BD jeunesse et à partir de 4 ans selon l’éditeur. J’ai préféré ce nouvel opus à celui de l’année dernière, mettant à l’honneur l’esprit et la magie de Noël et l’ayant trouvé plus accessible pour un lectorat jeunesse. J’ai d’ailleurs pu toutes les partager avec mon mini lutin, contrairement à l’année dernière.

En quelques bulles à la fin plus ou moins ouverte, nous retrouvons les thèmes chers à cette période de fêtes, qu’il y ait ou non de la neige: famille, partage, transmission, joie, générosité et découvertes… Certaines nous ont plus touchés que d’autres avec cette innocence enfantine, de la solidarité ou de l’humour… Graphiquement, j’ai apprécié retrouver, par exemple, le trait de crayons de Dav, Lucy Mazel et Carine Hinder ou le style d’écriture de Joris Chamblain ou Jérôme Pélissier. J’en ai également noté d’autres afin de découvrir leurs BD comme Fabrice Parme. 

Dans l’ordre de découverte journalière, je retiendrai notamment la BD 2: Les beaux sapins de Fabrice Parme, la BD 6: Un Noël pacifique de Crisse et Valérie Vernay, la BD 8: Une petite faim de Dav, la BD 9: Une nuit parfaite de Mathilde Domecq, la BD 12: La petite souris de Noël de Benoît Feroumont, la BD 15: Voyage voyage de Thomas Le Petit-Corps, Antonello Dalena et Paolo Maddaleni, la BD 19: Un amour de Noël de Dutto et BenBK, la BD 22: Le trac du Père Noël d’Adeline Avril ou bien encore la BD 24: Magie de Noël de Jérôme Pélissier et Carine Hinder… Et de nombreuses bulles gourmandes!

Participation #7 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #BD jeunesse

Participation #8 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #BD jeunesse

Participation #12 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Participation # Noëlloween 2025 #la BD 19

Participation # Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #légendes

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Cuisine de Noël

Au fil des pages avec Noël à Paris

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, le tome 1 du diptyque Noël à Paris de Jim et Guiseppe Liotti (éd. Le Lombard, octobre 2025, 104 pages), un roman graphique à partir de 12 ans selon l’éditeur mais que je conseillerai pour les plus grands, vu les situations du quotidien qui parleront bien plus aux adultes. Ève et Simon forme un couple de quadragénaires, avec 3 enfants sur le point de divorcer. Eve n’en peut plus de sa vie actuelle, entre un écart de conduite de son époux, son travail et ses enfants au point de ne plus vouloir accepter un énième repas de Noël organisé, comme chaque année, par ses parents, alors qu’une des amies de couple les invite à son anniversaire. Mais est-ce vraiment leur dernier Noël ensemble? 

Graphiquement, j’avais été attirée par l’illustration de couverture intrigante et qui reflète bien celles à l’intérieur. J’ai particulièrement apprécié les bulles pleines de pep’s, modernes et dynamiques qui nous plongent dans la frénésie et l’effervescence, parfois jusqu’à saturation et la suffocation, des dernières heures précédents Noël (course aux cadeaux, derniers rendez-vous et obligations professionnelles avant les repas familiaux « imposées » du réveillon…), en écho avec l’échappée belle de ce couple en crise en plein Paris sous les illuminations de Noël et la foule s’amassant dans les grands magasins.

Concernant l’intrigue, le scénariste s’amuse à prendre le contrepied de la romance de Noël en décortiquant la relation de couple, les liens familiaux qui peuvent se révélant oppressants, même en période de fêtes… Comment rester soi-même et ne pas « exploser » sous le poids du quotidien épuisant et des obligations familiales? Est-ce vraiment être égoïste de lâcher prise et de penser à soi avant la famille? Il peut se révéler difficile de ne pas se perdre soi-même. Un bon moment de lecture avec ce 24 décembre mouvementé! Eve et Simon arriveront-ils à se retrouver ou l’usure du quotidien aura-t-elle raison de leur couple? Il faut désormais attendre Noël 2026 pour connaître la fin.

Participation #4 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #BD de Noël

Participation #6 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #BD de Noël

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Mot isolé: « À »

Participation #38 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Italie

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Réveillon de Noël

Au fil des pages avec Burnt Offerings

J’ai lu Burnt Offerings de Robert Marasco (éd. J’ai Lu, janvier 2025, n°14272, 352 pages), un roman d’horreur (plutôt un thriller psychologique) paru pour la première fois aux États-Unis en 1973 et qui a fait l’objet d’une lecture commune courant novembre avec Lou, Hilde, Solenn, Audrey et Maëlle dans le cadre du Challenge Halloween 2025.

Il est hors de question pour Marian Rofle de passer l’été dans leur appartement new-yorkais. Elle convainc son mari, Ben de louer une vieille demeure donnant sur la mer, avec serre, piscine et plage privative, avec leur jeune fils David et leur grand-tante Elizabeth. Vu le prix très abordable de la location, il ne s’agirait pas d’être regardant sur l’état délabré et poussiéreux des lieux ni de l’unique condition posée par les propriétaires (une sœur et un frère âgés pressés de partir en vacances et au comportement étrange) qui est d’apporter un repas trois fois par jour à leur mère, « la bien-aimée ». Très vite, Marian se sent comme chez elle malgré la méfiance de Ben. Quel est le véritable prix à payer pour les vacances de leurs rêves?

 Au fil des jours, la demeure semble revivre grâce à la présence de la famille Rofle, Mariam devenant obsédée par la demeure, passant la journée à nettoyer et ranger, s’isolant des autres membres de sa famille, restant à distance des événements troublants qu’ils subissent, la grand-tante dépérissant petit à petit ou bien Ben dont la vue se trouble…

Là où je m’attendais à être happée par l’histoire et une ambiance pesante, angoissante et horrifique, j’ai trouvé un rythme lent et des longueurs, après un démarrage prenant beaucoup trop son temps et sans véritable enjeu dramatique, tout tenant sur la nature de cette « bien-aimée ». Mais cela ne m’a pas suffi à vouloir enchaîner les pages et j’ai été déçue de ma lecture que j’ai trouvée « datée » et qui m’a semblé avoir mal vieillie, notamment dans la relation de couple et l’image de la femme des années 70.

Les rebondissements m’ont laissé indifférente tant je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages qui sombrent chacun à leur manière dans la folie, ceux-ci étant peu détaillés, sans réelle profondeur psychologique et qui ne m’ont pas paru très unis ni soudés face à la présence écrasante et néfaste de l’étrange demeure. J’ai vu venir très rapidement la fin, malgré certains faits restés inexpliqués et réactions qui m’ont paru incohérentes. Cela m’a plutôt donné envie de lire Shining de Stephen King, dont je n’ai vu et revu que le film il y a des années. On est bien loin ici de cette ambiance angoissante et qui m’avait marquée. J’ai d’ailleurs appris, après avoir fini ma lecture, que Stephen King avait été influencé par ce roman pour écrire Shining paru quelques années plus tard, en 1977.

Pour d’autres avis sur ce roman: Audrey qui n’a pas apprécié non plus, Lou (IG) qui a été plus emballée que moi et Hilde. 

Participation # Challenge Halloween 2025 de Hilde et Lou #Maison possédée

Participation # (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #États-Unis

Au fil des pages avec Retour à Lake Grove

J‘ai lu Retour à Lake Grove de J. Courtney Sullivan (éd. Les Escales, mai 2025, 560 pages), un roman contemporain se déroulant à Awadapquit, une petite ville balnéaire du Maine, la ville natale de Jane Flanaghan qui y revient, un an après le décès de sa mère, afin de vider la maison familiale pour la mettre en vente. A l’aube de ses 40 ans et alcoolique, elle a tout perdu tant sur le plan privé que professionnel: son mariage avec David et son travail d’archiviste à la bibliothèque Schlesinger de Harvard dédiée à l’histoire des femmes américaines. Elle accepte de travailler pour Geneviève, la nouvelle riche propriétaire d’une maison qui l’a toujours fascinée depuis ses 17 ans et qui serait hantée, en enquêtant sur les précédents occupants des lieux. Jane semble prête à tout pour réparer le passé. Ce devoir de mémoire lui permettra-t-il également d’apaiser ses propres douleurs familiales et de donner un nouveau souffle à sa vie?  

Le propre passé familial de Jane s’entrechoque avec celui historique de la maison victorienne construite en 1846 et située sur le bout d’une falaise surplombant l’océan, à l’écart de la ville, épicentre culturel de tout le roman, sous le prisme de ses occupantes qui renvoie à une part du passé américain: les Abénaquis, peuple autochtone ayant précédé l’arrivée des premiers colons, l’essor de la ville avec les scieries au XIXe siècle, les Shakers, les années 60… Quelle voix donner aux fantômes du passé?

Il y est ainsi question de deuil, de secrets de famille, du devoir de mémoire, de rapatriement culturel, de l’Histoire américaine se mêlant à la petite histoire personnelle de Jane, d’hérédité, de transmission intergénérationnelle, de réhabilitation du passé, d’alcoolisme, de spiritisme…. Mais le rythme est bien trop souvent « cassé » par la façon dont tout cela s’emboîte, l’autrice abusant de procédés narratifs lui permettant de dévoiler les secrets des unes et des autres (comme une découverte d’un objet ancien ou d’une rencontre fort à-propos ou un changement inopiné de point de vue d’un personnage…). Cela m’a paru bancal, tant c’était à destination du lecteur et rendant confuse et décousue l’intrigue principale autour de Jane. Une lecture intéressante mais au rythme inégal et avec bien trop de longueurs et de facilités scénaristiques!

Participation # Challenge Halloween 2025 de Hilde et Lou #Fantômes du passé

Participation # (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #États-Unis

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Lettre isolée: « à »

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