Étiquette : enfance (Page 11 of 20)

Au fil des pages avec Puisette et Fragile

Depuis cet été, et encore ce matin avant l’école, nous lisons et relisons Puisette et Fragile d’Estelle Olivier, Laure Poudevigne et Samuel Ribeyron (éd. Seuil Jeunesse, 2021, 88 pages), une BD jeunesse pour les 6/9 ans que j’avais achetée à sa sortie en septembre 2021 et que j’avais glissée dans le calendrier de Noël de 2021. Puisette est une petite fille qui vit seule, avec son pingouin, dans un phare. Chaque jour, elle s’occupe de la mer qui l’entoure. Mais un matin, elle découvre dans un carton étiquetée « fragile » une autre petite fille bien différente d’elle. Et si une amitié naissait entre les deux petites filles, malgré leurs caractères bien différents (le caractère volubile, un brin autoritaire de Puisette face au caractère taiseux de Fragile comme l’était déjà Pingouin)?

Il y est question d’une rencontre qui vient bouleverser positivement la routine de Puisette et sa solitude, de la peur de l’inconnu et d’amitié. Au contact de Fragile, Puisette commence d’abord par la repousser puis elle s’adoucit et retrouve une légèreté toute enfantine en jouant avec elle tout en acceptant que Fragile ne fasse pas les choses de la même façon qu’elle. J’ai beaucoup apprécié les illustrations de Samuel Ribeyron qui sont colorées, épurées et dynamiques. Elles apportent un souffle enfantin et onirique à l’histoire pleine de douceur, d’humour, de poésie et de fantaisie et complètent à merveille le bavardage proche de la logorrhée de Puisette et toutes les émotions qu’elle ressent. Coup de cœur pour cette BD jeunesse qui est très agréable à lire à voix haute!

Au passage, j’ai noté des passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine, Puisette buvant du café en compagnie de Pingouin.

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Objet: « Puisette »

Participation #35 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Café

Participation #80 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Au fil des pages avec Les enfants sont rois

J’ai lu Les enfants sont rois de Delphine de Vigan (éd. Gallimard, 2021, 348 pages), un roman policier se déroulant dans l’univers des réseaux sociaux et en particulier des très jeunes enfants influenceurs. Le 10 novembre 2019, Kimmy Diore, âgée de 6 ans, a disparu alors qu’elle jouait avec son frère aîné, Sammy, âgé de 8 ans et d’autres enfants de la résidence. Très vite, les enquêteurs en charge de l’enlèvement comme Clara Roussel, une « procédurière », s’intéresse aux activités de la famille, la mère des deux enfants, Mélanie Claux mettant en scène les deux jeunes enfants sur une chaîne YouTube et son compte Instagram. L’enlèvement est-il en lien avec cette surmédiatisation de leur vie privée? Kimmy était-elle si heureuse, comme le soutient la mère, d’être ainsi mise à nu sur les réseaux sociaux? 

J’avais vu passé de nombreux avis très élogieux de ce roman et pourtant, je l’ai trouvé sans plus, malgré le propos que je peux partager (la nécessité de la protection de la vie privée des enfants, les dérives de la surmédiatisation de leur vie, le problème de consentement, de choix, de libre-arbitre et de soumission au diktat de leurs parents qui à travers eux peuvent combler un vide affectif, un besoin de reconnaissance et d’être aimé, de droit à l’oubli, le poids du regard de l’autre dans la construction de sa personnalité ou bien encore la question d’une vie avec ou sans réseaux sociaux…). Cela rappelle déjà les critiques à l’égard des enfants comédiens, musiciens ou mannequins (les concours de Mini Miss, les castings…) avec le destin parfois tragiques des anciens enfants stars et leur mal-être affectif/social (troubles psychologiques, dépendance affective, à l’alcool, aux drogues ou bien encore inadaptation sociale…).

Le style d’écriture de Delphine de Vigan est très plat, sans envolée romanesque et bien trop sommaire et descriptif, plus proche de l’article de presse ou d’un mémoire de sociologie d’un étudiant en licence… Les personnages sont sans réelle nuance et peu approfondis, même lorsque le roman se projette dans le futur, dans les années 2030 lorsque Sammy et Kimmy sont devenus adultes et doivent vivre avec leur célébrité et les choix parentaux, en particulier de leur mère. Je ressors de ma lecture très mitigée, l’autrice n’ayant pas réussi, à mon sens, à choisir entre l’essai et la fiction.

Petit aparté judiciaire: Il est question de la Loi du 19 octobre 2020 visant à encadrer l’exploitation commerciale de l’image d’enfants de moins de 16 ans sur les plateformes en ligne. Toutes ces mesures étaient applicables dans les 6 mois de la publication de cette loi, soit en avril 2021. Or plusieurs de ces mesures nécessitaient un décret d’application qui n’est paru que récemment, à savoir le Décret n°2022-727 du 28 avril 2022.

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Famille: « Enfants »

Participation #78 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Au fil des pages avec Anne de Green Gables

L’année dernière, j’avais lu Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery (éd. Monsieur Toussaint Laventure, 2020, 384 pages), un roman jeunesse à partir de 13 ans et à la magnifique couverture pleine page de Paul Blow. Dans ce roman initiatique, on suit l’histoire d’Anne Shirley de ses 11 à 16 ans et de son quotidien dans la petite ville d’Avonlea, sur l’île du Prince Édouard, au Canada, à la fin du XIXe siècle.

Jeune orpheline de 11 ans, Anne Shirley est adoptée par erreur par la sévère Marilla et le timide Matthew Cuthbert, une sœur et un frère âgés et sans enfants qui voulaient adopter un garçon pour les seconder dans les travaux de la ferme de Green Gables. La jeune fille vient chambouler leur quotidien bien rôdé en leur redonnant le sourire. Ont-ils fait le bon choix en gardant auprès d’eux cette enfant maigrichonne et rousse avec des taches de rousseur qui parle beaucoup trop et qui a tendance à rêvasser? Anne a-t-elle enfin trouvé le foyer tant de fois rêvé auprès d’eux, après une enfance solitaire, dans la pauvreté, sans joie, amour ni amis et à s’occuper d’enfants en bas âge?

Au fil des années, Anne s’épanouit et trouve sa place au sein de la petite communauté d’Avonlea, que ce soit au sein d’une famille aimante que représente Marilla et Matthew ou à l’école, entretenant une amitié forte avec son amie de cœur Diana Barry du même âge qu’elle ou une rivalité tenace avec Gilbert Blythe de 3 ans son aîné pour être premier de la classe puis plus tard pour réussir l’examen d’admission à Queen’s pour devenir institutrice.

Bavarde, sans filtres et tête en l’air, la jeune fille commet maladresses sur maladresses, que ce soit ses coups de colère à l’encontre de Rachel Lynde ou Gilbert Blythe, ses erreurs qui prennent des proportions tragiques lorsqu’elle sert par exemple du vin de groseille à Diana au lieu du sirop de framboises lors de leur après-midi thé, lorsqu’elle fait un gâteau au liniment analgésique au lieu de la vanille…

D’une sensibilité à fleur de peau, le moindre événement peut prendre des proportions gigantesques, que ce soit dans une joie extrême lorsque par exemple Matthew lui offre pour Noël une robe aux manches bouffantes ou bien dans un désespoir profond lorsque Marilla a perdu sa broche d’améthyste et accuse Anne ou bien encore lorsque l’adolescente se teint les cheveux en vert…

De même qu’elle le fait avec son quotidien, la jeune fille transforme et sublime la Nature qui l’entoure en quelque chose de merveilleux, romantique ou féérique, comme c’est le cas avec le Chemin blanc des délices, le Lac scintillant ou bien encore le Sentier des amoureux…

L’autrice transpose avec tendresse et humour les états d’âme d’Anne, pleine d’imagination dans ce qu’elle vit et ressent et qui l’emporte très souvent dans de grandes envolées lyriques et mélodramatiques. Anne se révèle très attachante au point qu’elle arrive à se faire aimer de tout son entourage. Pleine de vie, elle ne laisse personne indifférent. Il est très agréable de voir grandir Anne et de voir le monde à travers elle, elle qui s’émerveille d’un rien. Coup de cœur pour ce premier tome des aventures d’Anne Shirley, une jeune fille certes rêveuse mais pétillante, vive et intelligente!

Au cours de ma lecture, je me suis rappelée des passages du premier des trois téléfilms canadiens de Kevin Sullivan, Le bonheur au bout du chemin (1985) avec Megan Follows dans le rôle d’Anne Shirley et que j’avais vus il y a très longtemps à la télévision quand j’étais adolescente, sans savoir, à l’époque qu’il s’agissait d’une adaptation d’un roman paru pour la première fois en 1908.

Pour un autre avis sur ce tome 1: MissyCornish.

Participation #8 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Retour aux sources

Participation #11 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Classique canadien

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Couleur: « Green »

Participation #71 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Canada

Nos lectures « Le jardin secret »

Pour cette journée « Garden » du 14 juin 2022 du Mois Anglais, j’ai choisi de regrouper dans un billet nos lectures autour du Jardin secret de Frances H. Burnett, un classique de la littérature jeunesse anglaise paru pour la première fois en 1911.

  • (Roman jeunesse) Le jardin secret de Frances H. Burnett

J’ai lu Le jardin secret de Frances H. Burnett (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, rééd. 2010, 319 pages), un roman jeunesse à partir de 10 ans avec jolies illustrations en noir et blanc de Monique Gaudriault et Jacques Rozier. Orpheline renfermée et solitaire de 10 ans, Mary Lennox part des Indes britanniques, après le décès de ses parents pour être confié à son oncle, Archibald Craven, un vieil homme riche, bossu et malheureux depuis le décès de sa femme dix ans auparavant et qui vit dans un manoir en Angleterre, dans la lande du Yorkshire. La jeune fille va s’éveiller au contact de la Nature (et des amitiés qu’elle engendre) en arrivant à vivre pleinement son enfance et à s’épanouir à l’instar de la Nature au printemps, en s’ouvrant aux autres, en se laissant aimer et aimer en retour, que ce soit auprès de son ami Dickon ou de son cousin Colin. Un très bon moment de lecture avec ce roman d’apprentissage, ode à la Nature et à l’enfance!

  • (BD jeunesse) Le jardin secret de Maud Begon, d’après Frances H. Burnett (T1)

J’ai lu le tome 1 du Jardin secret de Maud Begon, d’après Frances H. Burnett (éd. Dargaud, 2021), une BD jeunesse adaptant le roman éponyme, lu l’année dernière et dont un second tome paraîtra le 2 septembre 2022. Sous le coup de crayon de Maud Begon, Mary Lennox se métamorphose à l’instar du jardin abandonné qui reprend vie avec l’arrivée du printemps. Comme dans le roman, la Nature est omniprésente. Une jolie adaptation réussie et fidèle de la première partie du roman!

  • (Album jeunesse) Le jardin secret de Brigitte Barrager, d’après Frances H. Burnett

Nous avons aussi lu Le jardin secret de Brigitte Barrager, d’après Frances H. Burnett (éd. Deux Coqs d’Or, 2019), un album jeunesse à  partir de 3 ans et qui adapte pour les plus jeunes lecteurs le roman éponyme avec la recherche du jardin abandonné par Mary, sa rencontre avec Dickon, l’ami des animaux puis de son cousin Colin… Un bien joli moment de lecture pour découvrir l’histoire de Mary Lennox!

Participation #4 au Mois Anglais 2022 de Lou et Titine #Garden

Participation #7 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Classique anglais

Participation #3 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

challenge lecture les 50 livres recommandé par Hayao Miyazaki

Challenge des 50 livres recommandés par Miyazaki – Bidib (6)

Au fil des pages avec Hilda et le troll

Après avoir découvert ce premier tome en octobre 2019 pendant le challenge Halloween 2019, je me rends compte en ce jour dédié à la littérature jeunesse du Mois Anglais 2022 que je n’avais pas encore chroniqué Hilda et le troll (T1) de Luke Pearson (éd. Casterman, rééd. 2019, auparavant publié en 2013 aux éd. Nobrow), une BD jeunesse à partir de 6/7 ans, le texte étant en lettres majuscules. Petite fille aventurière, débordant d’imagination d’environ 10 ans aux cheveux bleus et coiffée d’un béret noir, Hilda vit dans les contrées lointaines avec sa mère et son animal de compagnie, Brindille. Elle croise un jour la route d’un troll de pierre. Est-il vraiment aussi terrifiant que dans son livre « Trolls et autres créatures dangereuses » qui ne la quitte jamais? Hilda a-t-elle eu une bonne idée en accrochant une cloche sur le nez du troll?

Graphiquement, les illustrations tout en rondeur et colorées qui alternent entre jour et nuit avec des palettes de couleur différentes participent à l’aspect magique et fantasy de l’histoire de cette petite fille entourée de gentilles créatures surnaturelles comme le bonhomme de bois, un géant ou bien encore un esprit des mers… Dans un décor folklorique, il est ainsi question de l’enfance avec une petite fille en quête d’aventures comme lorsqu’elle va dormir dans une tente malgré la pluie et qui apprend alors l’importance d’aller jusqu’au bout de ce qu’elle entreprend, comme la lecture d’un livre.

D’autre part, j’ai relevé quelques passages gourmands avec le repas de Hilda ou une tasse bien chauffante qui n’est jamais loin d’elle pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022.

Un bon moment de lecture avec ce premier tome qui nous plonge dans le folklore scandinave/norvégien mais qui m’a paru un peu/beaucoup trop court, peut-être en raison de son format jeunesse! Heureusement qu’il existe d’autres tomes que nous n’avons toujours pas pris le temps de découvrir pour explorer ce plaisant univers décrit par Luke Pearson. Peut-être le feront lors du prochain challenge Halloween!

Participation #2 au Mois Anglais 2022 de Lou et Titine #Kids/YA

Participation #19 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #folklore scandinave/norvégien

Participation #42 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Angleterre

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