Étiquette : émotions (Page 1 of 7)

Au fil des pages avec Laissez-moi tranquille…

Nous lisons Laissez-moi tranquille… de Galia Bernstein (éd. Nathan Jeunesse, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans. Leyla est une jeune femelle babouin faisant partie d’une très grande famille qui prend soin d’elle mais qui parfois est envahissante. Qu’il lui est difficile de trouver sa place! Il est parfois bon de se retrouver seul… Un jour où Leyla recherche du calme, elle part loin des siens et, à la lisière du désert, elle rencontre un lézard qui ne fait rien, assis dans le calme sous le soleil. Leyla parviendra-t-elle à apprendre à s’apaiser en compagnie de son nouvel ami?

Les illustrations sont douces et rigolotes. Leyla et sa famille sont très expressifs. On peut facilement reconnaître les émotions ressenties comme l’énervement, la peur ou l’incrédulité… avec même les trois singes de la sagesse. Parfois cela fait du bien d’être seul pour mieux se retrouver ensuite avec sa famille ou ses amis. Un très bon moment de lecture!

challenge 2021 lire au féminin

Participation #29 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice israélienne

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Adjectif: « Tranquille »

Nos lectures en haïkus

Pour cette nouvelle journée du Mois au Japon 2021, j’avais envie de m’arrêter sur la poésie japonaise et les haïkus. En première photo d’illustrations, j’en ai choisi sur le thème printanier, avec bien sûr, les cerisiers en fleurs puisque nous sommes au printemps.

  • J’écris des haïkus

Pour en savoir plus sur les haïkus, j’ai emprunté à la médiathèque J’écris des haïkus de Véronique Brindeau et Sandrine Thommen (éd. Picquier Jeunesse, 2016), un livre documentaire jeunesse à partir de 9 ans pour apprendre à écrire des haïkus et que j’ai trouvé très bien fait et pédagogue. L’autrice reprend les différentes règles pour les écrire en évoquant les grandes fêtes japonaises comme par exemple la fête du 3 février (premier jour de la nouvelle année autrefois) appelée la fête des fèves  pour chasser les démons à la nouvelle année – et les poètes célèbres de haïkus comme Matsuo Bashô (XVIIe siècle), Yosa Buson (XVIIIe siècle) ou encore la poétesse Chiyo-ni (XVIIIe siècle). J’ai noté ce haïku de Matsuo Bashô repris d’ailleurs en épigraphe dans Entre Neige et Loup: « Dans le vieil étang//une grenouille qui plonge//ô le bruit de l’eau! ». Les illustrations de Sandrine Thommen ponctuent toutes ces informations de façon douce.

Mais avant de pouvoir en écrire, il faut comprendre l’essence des haïkus. Alors qu’est-ce qu’un haïku? Ce sont des poèmes extrêmement brefs. Leur simplicité n’est qu’apparente car ils sont en réalité très codifiés, les trois règles à suivre ayant été fixées au XVIIe siècle par Matsuo Bashô, un poète japonais. Ils se composent de peu de mots (pas plus de 12 dont un « mot de saison ») formant 17 syllabes suivant une alternance 5-7-5 et respectant la règle de la « coupure ». Ils doivent pouvoir se lire à voix haute en une seule respiration. Ils se présentent en une seule colonne verticale au Japon et sur trois lignes horizontales en France. S’ancrant dans les saisons, la nature, des instants/instantanés de la vie quotidienne ou encore du temps qui passe, ils reflètent des observations ou des souvenirs et  suscitent l’émotion. Comme l’a écrit Jack Kerouac (XXe siècle), « Le haïku est une phrase douce et courte, avec un sursaut de pensée ».

La fin du livre se termine sur le grand jeu du kukai. Et si maintenant nous nous lancions également dans des écrits de haïkus? C’est ma participation pour la journée consacrée aux éditions Picquier du 22 avril 2021 du Mois au Japon.

  • Mon livre de haïkus, à dire, à lire et à inventer

J’ai aussi emprunté Mon livre de haïkus, à dire, à lire et à inventer de Janik Coat et Jean-Hugues Malineau (éd. Albin Michel Jeunesse, 2012), un recueil de 100 haïkus à partir de 6 ans. Je trouve qu’il complète bien le livre précédent en en étant une application puisque nous y retrouvons des haïkus traditionnels japonais ou d’auteurs français contemporains mais aussi des créations d’élèves d’école primaire ou de collégiens.

Des conseils sont aussi donnés pour tenter à notre tour d’écrire des haïkus. Le livre est illustré de façon épurée par Janik Coat dont nous avions déjà lu un abécédaire animalier, A B C bestiaire (éd. Autrement Jeunesse, 2012). Je me suis d’ailleurs notée quelques-uns des haïkus comme celui-ci de Ryôkan: « Le voleur a tout emporté//Mais il a oublié la lune//À ma fenêtre » et qui me rappelle le deuxième conte d’un album jeunesse, Petits contes zen de Jon J. Muth (éd. Circonflexe, 2005), « Oncle Tsukimi et la lune ».

  • La balade de Koïshi

Nous lisons aussi La balade de Koïshi d’Agnès Domergue et Cécile Hudrisier (éd. Grasset Jeunesse, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans en forme de livre-accordéon dont les deux extrémités peuvent se rejoindre. Nous suivons de sa naissance à sa mort, Koïshi, un petit être « né d’une rizière et du soleil levant », conservant précieusement dans sa poche un grain de riz. Coup de cœur pour cet album jeunesse aux magnifiques illustrations et contant de façon poétique le cycle de la Vie!

  • Entre Neige et Loup

Puis je relis une nouvelle fois Entre Neige et Loup d’Agnès Domergue et Hélène Canac (éd. Jungle, 2019), une BD jeunesse à partir de 7 ans. Élevée par son père, Lila vit cloitrée dans sa maison, sur une île enneigée. Depuis son plus jeune âge, son père la protège d’une malédiction et d’un démon. Un jour qu’il s’absente plus longuement, Lila l’imagine déjà prisonnier du démon et décide de partir à sa recherche. Accompagnée de son chat Bambou et de ses deux grenouilles, Mochi et Moshi, la jeune fille découvre alors une forêt endormie sous la neige, peuplée de jizos énigmatiques parlant en haïkus et d’un loup blanc. Il y est question de quête initiatique, d’amitié, de relations parent/enfant et d’aventures. Un très bon moment de lecture avec cette BD jeunesse fantastique aux magnifiques illustrations et empreinte de folklore japonais!

Participation #19 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Lecture jeunesse


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Participation #25 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya

Au fil des pages avec Tu rentres quand?

En ce 4 avril 2021, journée « Gourmandises/livre gourmand » d’Un Mois au Japon, j’ai choisi une de nos dernières lectures: Tu rentres quand? de Nagako Suzuki(éd. Nobi Nobi!, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Après avoir préparé un gâteau d’anniversaire pour son père, Noémie, une petite fille attend avec impatience son retour. Mais l’attente est longue pour la petite fille. Guettant le moindre bruit qui pourrait annoncer le retour de son père, elle ne peut toutefois pas résister à la tentation de goûter le gâteau au potiron. Trouvera-t-elle des subterfuges pour cacher les petits bouts manquants du gâteau?

L’histoire est toute mignonne et se déroule lors d’une journée de fin d’automne. Il y est question du difficile apprentissage de la patience chez le tout-petit ainsi que d’amour filial. Les illustrations aux jolies couleurs automnales sont douces et retranscrivent les émotions ressenties par le petite fille au visage très expressif. Nous ressentons l’envie de la petite fille de retrouver son père tout comme son plaisir à prendre quelques bouchées du gâteau. Coup de cœur pour cet album jeunesse que nous emprunterons à nouveau à l’automne prochain!

Après la première lecture de cet album, mon mini lutin a eu envie de faire un gâteau aux yaourts à son père, ce que nous avons fait le lendemain, après l’école, après avoir acheté les yaourts nature. Une bien jolie surprise pour son père au retour de son travail comme dans l’histoire! Mais contrairement à la petite fille, nous avons résisté à la tentation de le grignoter. Mais pas suffisamment pour prendre une photo du gâteau entier…

Participation #4 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Gourmandises/Livre gourmand

Participation #38 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Gâteau au potiron

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Participation #17 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice japonaise

Au fil des pages avec L’émouvantail

Venant de chroniquer en début de mois le troisième tome, je me rends compte que je n’avais pas pris le temps de chroniquer les deux tomes précédents de L’émouvantail de Renaud Dillies, une BD jeunesse à partir de 5 ans. Nous les avions emprunté à la médiathèque et lu cet été.

Dans le premier tome, L’émouvantail (éd. de la Gouttière, 2018), nous faisons connaissance avec un épouvantail qui vient d’être installé par un fermier dans un champ pour effrayer les oiseaux. Ce dernier prend vie et a bien du mal à tenir son rôle. Y parviendra-t-il avec l’aide d’un chat?

L’auteur nous offre un joli conte philosophique, poétique et avec une pointe d’humour, l’épouvantail prenant conscience de son existence. Cela me rappelle l’épouvantail du Magicien d’Oz de Lyman Frank Baum. Il est aussi question d’une amitié improbable entre un épouvantail et un oiseau. Coup de cœur pour cet album jeunesse aux jolies illustrations adorables, poétiques et expressives! L’émouvantail est un personnage candide et très attachant.

Puis nous enchaînons avec le tome 2, L’émouvantail, Cache-cache (éd. de la Gouttière, 2019). A la fin de l’été, l’émouvantail continue ses découvertes, entre émerveillement et contemplation. Accompagné de son nouvel ami, Petit Oiseau, il voit dans un champ, un autre épouvantail prenant l’allure d’une femme endormie. Il en tombe amoureux et tente de la réveiller en douceur pendant que Petit Oiseau va chercher conseil auprès de l’Ancien, un sage hibou. Mais est-elle comme lui?

Toujours en quête d’identité, l’émouvantail se sent seul, aucun autre épouvantail ne semblant être comme lui, doté d’émotions. Il n’arrive pas à entendre ce que ne cesse de lui répéter son ami, Petit Oiseau. Comment pourrait-il être le seul épouvantail si singulier? Cette fois, le mal-être de l’émouvantail face à sa singularité me fait penser à la créature de Frankenstein de Mary Shelley. Les illustrations sont, une nouvelle fois, tendres et poétiques. Un très bon moment de lecture!

Participation #15 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #conte moderne

Au fil des pages avec Fergus est furieux

Nous empruntons à la médiathèque Fergus est furieux de Robert Starling (éd. Gallimard Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 2 ans. Fergus est un petit dragon qui n’arrive pas à gérer sa colère. Quoiqu’il fasse, il s’énerve facilement au point de tout détruire. Il demande conseil à ses parents et ses amis.

Il n’est pas si simple de gérer sa colère, peut-être encore plus que d’autres émotions, chez un tout-petit et même chez un adulte. Sur ce même thème, nous avions déjà lu Grosse colère de Mireille d’Allancé (éd. L’école des Loisirs, coll. Lutin Poche, 2011), un album jeunesse à partir de 2 ans, le petit garçon de l’histoire maîtrisant sa colère en l’enfermant dans une boîte imaginaire, la colère apparaissant comme un grand monstre destructeur. Dans Fergus est furieux, le dragon reçoit plusieurs méthodes comme compter jusqu’à 10, regarder ce qui l’entoure, courir à n’en plus finir ou s’étirer comme un chat. Un moment de lecture rigolo qui donnera des astuces au jeune lecteur pour pouvoir à son tour maîtriser sa colère!

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Adjectif: « Furieux »

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