Étiquette : écrivain

Au fil des pages avec Comment être aimé quand on est un Grand Méchant Loup?

Emprunté à la médiathèque le mois dernier, nous lisons et relisons Comment être aimé quand on est un Grand Méchant Loup? de Christine Naumann-Villemin et Annick Masson (éd. Mijade, 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a fait partie de la sélection CE1 du 31ème Prix des Incos en 2020. Le loup en a assez d’être le grand méchant de l’histoire. Et il n’est pas le seul. Les grands méchants des histoires (loup, sorcière, ogre ou encore fantôme) se sont, en effet, réunis en syndicat car ils ne veulent plus être choisis par les écrivains comme archétypes de méchant. C’est ainsi que le loup se retrouve devant l’autrice de son histoire pour se plaindre et lui demander de remédier à la situation en lui permettant d’être aussi aimé. Mais comment l’autrice pourra-t-elle rendre un loup mignon et gentil? Le loup pourra-t-il dépasser sa condition notamment en présence de lapins? Et quel méchant choisir pour de futures histoires?

Les illustrations d’Annick Masson sont très drôles et très expressives. Les situations hilarantes s’enchaînent jusqu’à la chute inattendue et surprenante de l’histoire. Le loup est mis à rude épreuve par l’autrice qui tente de le réhabiliter en gentil. Coup de cœur pour cet album jeunesse qui détourne avec humour le statut de méchant du loup dans les contes traditionnels!

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Album jeunesse

Participation #48 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Au pays des Ogres

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Amour et relations amoureuses: « Aimé »

Participation #11 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Miss Charity

Début mars, j’ai emprunté à la médiathèque Miss Charity de Marie-Aude Murail et illustré par Philippe Dumas (éd. L’école des loisirs, 2008, rééd. 2013), un roman jeunesse à partir de 13 ans. Cela faisait déjà quelques temps que j’avais repéré ce roman et dans l’incertitude du confinement qui semblait s’annoncer, je me suis dit que ce roman de plus de 500 pages pourrait rejoindre ma PAL. Je commence à le lire le week-end dernier. Et l’histoire me diriez-vous?

Nous suivons la vie de Charity  Tiddler  dans les années 1880, une petite fille de 5 ans au début du roman, et ce sur plus de vingt ans. Appartenant à la haute société londonienne, Charity apprend très tôt à bien se tenir en société pour ne pas contrarier ses parents tout en se créant son propre imaginaire. En effet, dans la nursery du troisième étage de la maison londonienne, Charity se construit une ménagerie avec une première petite souris sauvée qui sera rejointe par d’autres animaux blessés ou échappant à la casserole. Elle peut compter sur Tabitha, sa bonne écossaise et puis sur sa  gouvernante française, Mademoiselle Blanche Legros qui lui fait découvrir l’aquarelle. 

Quittant Londres chaque été pour la campagne anglaise, à Dingley Bell, auprès de ses cousins – Ann, Lydia et Philip  Beltram et d’un ami de la famille, Kenneth Ashley, Charity peut se consacrer pleinement à l’étude de la Nature, d’abord esthétiquement puis le plus scientifiquement possible, comme l’anatomie des animaux, les champignons… Elle reste toujours une jeune fille puis une jeune femme marginale et solitaire mais qui s’épanouit dans son univers rempli d’animaux et qui continue d’apprendre par cœur l’œuvre de William Shakespeare et de remplir ses carnets de dessins. Arrivera-t-elle à trouver sa voie?

Au fil des pages, cette petite fille qui grandit, d’année en année, avec sa ménagerie me fait de plus en plus penser à une célèbre autrice de livres pour enfants ayant vécu au XIXe siècle: Beatrix Potter. Librement inspiré de sa vie, ce roman est captivant. Il y est aussi question de la condition de la femme au XIXe siècle, Charity détonnant par exemple avec ses cousines qui ne pensent qu’à faire un bon mariage et qui ose, dans la sphère bien pensante de la haute société anglaise de l’époque victorienne, vouloir gagner sa vie en travaillant et être indépendante.

Contrairement à Ma vie a changé que j’avais lu il y a quelques mois et dont je ne garde qu’un avis mitigé, j’ai vraiment apprécié ici le style d’écriture de Marie-Aude Murail, avec cet humour so british qui me rappelle mes lectures de Jane Austen. La narration à la première personne est celle du roman, même si  le texte reprend la forme d’une pièce de théâtre dans ses dialogues (ce qui n’est pas surprenant tant le théâtre est omniprésent dans l’histoire avec Shakespeare, le métier de comédien de Kenneth, Oscar Wilde ou encore Bernard Shaw). Le texte est également ponctué de nombreuses illustrations à l’aquarelle de Philippe Dumas qui complètent la fantaisie de l’héroïne, notamment en donnant vie à ses animaux comme Master Peter ou le canard Cook. Finalement, j’ai lu en une journée ce roman, laissant dernière moi, presque à regret, la vie de Miss Charity. Quoique, j’ai déjà repéré son adaptation en BD, un premier tome de Loïc Clément et Anne Montel, L’enfance de l’art, étant sorti en février 2020. Coup de cœur pour cet roman jeunesse!

© 2021 JOJO EN HERBE

Theme by Anders NorenUp ↑