Étiquette : création artistique

Au fil des pages avec La comète

Pour le thème de janvier 2026 « Nouvelle vie (déménagement, arrivée d’un bébé ou d’un animal dans la famille…) » du challenge Littérature jeunesse 2025-2026, j’ai choisi une de nos anciennes lectures: La comète de Joe Todd-Stanton (éd. L’école des Loisirs, coll. Kilimax, janvier 2023, 40 pages), un album jeunesse à  partir de 6 ans. Son père ayant commencé un nouveau travail, Mila doit déménager avec leur chat dans un appartement en ville, laissant derrière elle la vie à la campagne, au bord de la mer, sous les étoiles et avec un père qui était plus présent. Mais comment accepter cette nouvelle vie?

J’ai apprécié la façon dont Mila s’approprie son nouveau lieu de vie et la relation père/fille. Il y est ainsi question des doutes et des changements liés à un déménagement, la perte des repères et des nouveaux liens à créer, la nostalgie de la vie d’avant, de la relation entre un père et sa fille, celle-ci ayant du mal à s’adapter à sa nouvelle vie en ville, dans un appartement, bien loin de celle qu’elle a vécu jusqu’alors à la campagne, au bord de la mer avec son père qui était moins accaparé par son travail. Graphiquement, on retrouve avec plaisir le coup de crayon de cet auteur-illustrateur, à la fois épuré et expressif et un côté un brin magique et onirique avec le retour de la comète. Un bon voire très bon moment de lecture qui se finit sur une belle double-page de leur intégration au sein de l’immeuble!

Pour un autre avis sur cet album jeunesse: Isabelle.

Participation #16 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Au fil des pages avec le tome 2 des Cœurs de Ferraille

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, le tome 2 des Cœurs de ferraille, L’inspiration de Béka (alias du couple Bertrand Escaich et Caroline Rosque) et Jose Luis Munuera (éd. Dupuis, juin 2023, 72 pages), une BD à partir de 9 ans selon l’éditeur mais classée en adulte par ma médiathèque et qui met en scène d’autres personnages que ceux du tome 1 mais dans le même univers rétrofuturiste, les personnes mécaniques (robots) luttant pour leurs droits face aux personnes organiques.

Eva est une adolescente orpheline, vagabonde et débrouillarde, chapardant de-ci de-là pour se  nourrir avec son chien Jesper qui est à ses côtés depuis le meurtre de ses parents par des robots Limiers lorsqu’elle était enfant. Un jour, alors qu’elle cambriole une maison, elle découvre un livre qui va la bouleverser et la mettre en danger, ce livre étant l’un des derniers exemplaire écrits par un être mécanique, Weldon. Arrivera-t-elle à survivre aux Limiers lancés à sa poursuite sur les ordres d’un riche planteur suprémaciste Halfa prêt à tout pour faire disparaître l’écrivain? 

Ce tome est tout aussi réussi que le précédent, tant dans les thèmes abordés que dans les illustrations, poursuivant la thématique de la nature humaine via cette fois l’inspiration et la création artistique, ce qui fait écho aux débats actuels autour de l’intelligence artificielle. Les inégalités sociales sont toujours aussi marquées, les personnes mécaniques (robots) luttant pour leurs droits face aux personnes organiques, se révélant bien plus « humains », tant dans leurs sentiments (le tome 1) que dans leur créativité. Cela fait écho au sort des Afro-américains aux États-Unis, les robots étant bien plus que ce à quoi certains veulent les réduire. Encore un très bon moment de lecture! J’ai noté quelques passages gourmands avec les œufs au bacon.

Participation #6 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Espagne (dessinateur)

Participation #2 AAHM Challenge 2025 d’Enna

Participation #6 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Œufs au bacon

Au fil des pages avec La poupée de bois tendre

J’ai lu La poupée de bois tendre de Claude Clément et Isabelle Forestier (éd. Grasset Jeunesse, coll. Lecteurs en herbe, septembre 2003, 32 pages), un album jeunesse à partir de 4 ans selon l’éditeur. Un grand marionnettiste a créé la plus belle des poupées qui fait pendant des années le plaisir des spectateurs. Mais un jour, la marionnette lui réclame sa liberté et emportée par les vents, trouve refuge chez un pêcheur, loin du castelet. Un cœur peut-il battre dans le bois tendre?

Il y est ainsi question de création artistique, de liberté et de libre-arbitre, des rapports de l’artiste créateur envers sa création/créature et d’émancipation de son œuvre. Les illustrations apportent une touche poétique et onirique à cette histoire qui pourra être le point de départ d’un débat philosophique avec les jeunes lecteurs. Comme Pinocchio, la poupée de bois tendre tend à devenir humaine et à se défaire de ses fils de soie et du diktat du marionnettiste. Pourtant faite de bois, on ressent toute sa détresse à être à la merci du marionnettiste, sa lassitude à participer, année après année, aux représentations théâtrales qui font salle comble et son désir de voler de ses propres ailes, les fils de soie du marionnettiste en étant une jolie métaphore. Un bon moment de lecture avec ce conte philosophique!

Participation #8 Challenge Contes & Légendes 2024 de Bidib #Conte

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Objet: « Poupée »

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