Étiquette : aventure (Page 19 of 20)

Au fil des pages avec Histoires de loups

Nous empruntons à la bibliothèque Histoires de loups de Mario Ramos (éd. L’école des loisirs, coll. Pastel, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Ce recueil  regroupe quatre histoires de l’auteur mettant en scène le loup et d’autres personnages des contes traditionnels dans des situations loufoques, drôles et invraisemblables, comme c’était déjà le cas dans Le code de la route.

Dans la première, C’est moi le plus fort, un loup rassasié – le Grand Méchant Loup – se pavane dans la forêt. Il effraie à chacune de ses rencontres ses interlocuteurs comme les trois petits cochons ou le Petit Chaperon rouge qui, par crainte, le confortent dans sa vantardise. Mais est-il vraiment le plus fort? Une espèce de petit crapaud le remettra-t-il à sa place? Dans cette histoire, l’auteur tourne en dérision le loup et aborde le thème du regard de l’autre.

Dans la deuxième, Mon ballon, l’auteur s’amuse à recréer la rencontre entre le loup et le Petit Chaperon rouge. En chemin pour aller chez sa grand-mère, le Petit Chaperon rouge chantonne la comptine « Promenons-nous dans les bois », son ballon à la main. Mais elle est interrompue à plusieurs reprises par des animaux pour le moins incongrus. Le loup ne rôderait-il pas? En se focalisant sur le ballon rouge, Mario Ramos met à rude épreuve les nerfs du jeune lecteur. La chute de l’histoire est inattendue et hilarante. Une histoire réussie pour rire de peur!

Dans le troisième, Le plus malin, il s’agit une fois encore d’une version détourné du conte du Petit Chaperon rouge, avec un loup qui finit par se retrouver piégé dans les habits de Mère-Grand. L’auteur s’amuse à malmener le loup de notre enfance qu’on finirait bien par plaindre. Pris pour Mère-Grand, il n’arrive même plus à faire peur à ceux qu’il croise, comme les trois petits cochons ou les sept nains. Un comble pour un Grand Méchant Loup! L’histoire est aussi drôle que les précédentes.

Enfin, dans la dernière, Le loup qui voulait être un mouton, il n’est plus question du Grand Méchant ou du Petit Chaperon rouge. Nous suivons un loup qui se déguise en mouton pensant ainsi réaliser son rêve: voler. Quelle drôle d’idée a priori! Et pourtant… Cet album jeunesse aborde avec tendresse le thème du rêve, de la curiosité et de l’acceptation de soi. Encore un bon moment de lecture autour de contes détournés! Que d’imagination chez Mario Ramos!

Participation #99 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna – #14 catégorie Lecture: « Histoires »

Au fil des pages avec Harper

J’ai lu les trois tomes de la série Harper, romans jeunesse fantasy à partir de 7 ans. J’ai commencé par lire Harper et le parapluie magique de Cerrie Burnell et Laura Ellen Anderson (éd. Albin Michel Jeunesse, coll. Mes premiers Witty, septembre 2016, 160 pages). Nous suivons les aventures de Harper, une jeune fille douée pour la musique, qui vit avec sa grande-tante Suzie au sein de la Cité des Nuages. Les chats de la cité disparaissant les uns après les autres, dont Minuit, le chat noir à la queue blanche de Harper, cette dernière va mener son enquête avec ses amis – une enquête placée sous le signe de la musique. Quelle équipe de choc avec Harper et son parapluie magique qui peut voler, Nate, aveugle de naissance avec sa fidèle louve, Fumée ainsi que Freddy, écrivain dans l’âme et sa petite sœur Lisette, adorant les souris et les contes de fées!

J’ai retrouvé avec plaisir les illustrations de Laura Ellen Anderson dont le trait de crayon est reconnaissable dès la couverture du roman. Harper n’a-t-elle pas des faux airs d’Amélia Fang? L’histoire se lit très facilement, avec de nombreuses illustrations, rappelant par moment Le joueur de flûte de Hamelin des Frères Grimm. Pleine de bons sentiments, de générosité et de musique, elle transportera facilement le jeune lecteur, un brin mélomane, dans son univers fantasy.

Puis j’ai enchaîné avec Harper et le cirque des rêves de Cerrie Burnell et Laura Ellen Anderson (éd. Albin Michel Jeunesse, coll. Mes premiers Witty, février 2017, 176 pages), deuxième tome qui permet d’en savoir un peu plus sur le passé de Harper et sur ses parents. Harper et ses amis vont ainsi être amenés à pénétrer le Cirque des rêves, un cirque magique dont le chapiteau se déplace dans le ciel au gré des tempêtes. Ce tome permet de répondre aux interrogations et mystères laissés sans réponse dans le tome précédent. Les illustrations de Laura Ellen Anderson sont toujours aussi plaisantes à regarder.

Puis j’ai fini avec Harper et la forêt de la Nuit de Cerrie Burnell et Laura Ellen Anderson (éd. Albin Michel Jeunesse, coll. Mes premiers Witty, octobre 2017, 192 pages), troisième tome dans lequel ce conte moderne se mélange avec les contes traditionnels, la forêt de la Nuit étant le berceau de tous les contes de fées. Cette fois-ci, Harper et ses amis vont se retrouver au cœur de la légende d’une corneille de glace que souhaite capturer le chef d’orchestre fou. Dans cette nouvelle aventure, Cerrie Burnell s’amuse à distiller ça et là des éléments et personnages des contes traditionnels comme les horloges chantantes et une maison en pain d’épices. Mais à la lecture de ce troisième tome, c’est surtout le film Ladyhawke qui me vient en tête, référence que n’auront certainement pas les jeunes lecteurs.

Challenge Petit Bac d’Enna – #14 catégories Prénom: « Harper », Lieu: « Forêt » et Objet: « Parapluie »

Au fil des pages avec Le Dragon au Cœur de chocolat

J’emprunte à la bibliothèque Le Dragon au Cœur de chocolat de Stephanie Burgis (éd. Gallimard Jeunesse, 2018), un roman jeunesse fantasy à partir de 9 ans. Écrit à la première personnage du singulier, ce roman jeunesse plonge le jeune lecteur dans la peau d’Aventurine, une jeune dragonne vivant dans une caverne de la montagne avec sa famille, loin des humains.

Encore trop jeune pour sortir explorer le monde, elle enrage et décide d’aller chasser un humain pour prouver à toute sa famille ce dont elle est capable. Mais la rencontre avec son premier humain – un mage alimentaire – ne se passe pas comme elle l’avait imaginée. Ce dernier lui prépare une boisson qui va bouleverser à jamais son existence: un chocolat chaud. Et voilà Aventurine transformée en une jeune fille de 12 ans! Livrée à elle-même dans ce nouveau corps, Aventurine a trouvé sa vocation: devenir apprentie chocolatière dans la ville la plus proche, Drachenburg. Y parviendra-t-elle?

Courage, détermination et soif d’apprendre lui seront d’une grande aide. Sous des traits de jeune fille bien fragile, Aventurine n’en reste pas moins un dragon méfiant, prêt à sortir les griffes. L’histoire est pleine de rebondissements qui s’enchaînent vite, au gré des rencontres d’Aventurine: Greta qui en ferait bien sa bonne, les propriétaires d’une maison de chocolat, Marina et Horst, sans oublier Silke, une jeune fille de 13 ans, très débrouillarde, qui travaille sur les marchés avec son frère aîné et qui semble connaître la ville comme sa poche.

Ce roman jeunesse aborde notamment les thèmes de la famille, de l’amitié, de l’aventure, de l’apprentissage de la vie, de la peur de l’échec et de reconnaissance. L’histoire se déroulant dans une société du passé, il y est également question de travail des enfants et de classes sociales. Un bon moment de lecture que ce roman jeunesse qui ravira les jeunes lecteurs amateurs de dragon et de chocolat!

Challenge Petit Bac d’Enna – #13 catégorie Partie du corps: « Cœur »

Au fil des pages avec Amélia Fang

Dans le cadre de la lecture commune du Halloween Challenge prévue le 25 octobre 2019, je lis Amélia Fang et le bal barbare de Laura Ellen Anderson (éd. Casterman, 2018), le premier tome d’une série de romans jeunesse à partir de 8 ans.  Nous suivons Amélia Fang, une jeune vampire qui se voit, à son grand désespoir, encore obligée de participer au bal barbare organisé, comme chaque année, par ses parents. Mais heureusement cette année, elle ne sera pas la seule enfant puisque le roi Vladimir viendra avec son fils Tangine, un vampire du même âge qu’elle. Mais Amélia va vite déchanter devant le caractère exécrable de Tangine qui va jusqu’à lui prendre Trouille, sa citrouille de compagnie. Elle va alors tout faire pour récupérer Trouille, aidée de ses fidèles amis -Florence Patata, une espèce rare de yéti et Dimitri Mort-de-faux, un faucheur de crapauds. Le trio ne sera pas au bout de ses surprises, entre mystères et secrets de famille, sans oublier les cruelles et maléfiques créatures des lumières.

Les illustrations complètent à merveille le texte plein d’humour et qui renverse les rôles tenus traditionnellement par les créatures de la nuit et celles des lumières. Les habitants de Nocturnia ont même peur des fées, des paillettes et autres créatures des lumières! Derrière toutes les extravagances et la cuisine  particulièrement peu ragoûtante de Nocturnia, ce monde nous apparaît bien plus proche de nous. Ce roman jeunesse d’aventures et d’amitié ravira les jeunes lecteurs qui pourront s’identifier aisément à Amélia et ses amis apprentis détectives. Ils dorment certes le jour mais vont à l’école la nuit, s’amusent et se chamaillent comme tout enfant de dix ans. Ce trio est très attachant et j’ai hâte de connaître la suite de leurs aventures.

C’est chose faite lors du Cosy Halloween du 22 au 24 octobre 2019 au cours duquel je lis le tome 2: Amélia Fang et les seigneurs licornes de Laura Ellen Anderson (éd. Casterman, 2019). En route vers Pailletteville pour continuer de percer le mystère entourant la mère de Tangine.  Sur le même ton que le précédent tome, cette suite est tout aussi drôle et pleine de rebondissements. Je retrouve avec plaisir les quatre protagonistes toujours aussi intrépides, inventifs et plein de vie – si je puis dire pour des vampires et autres gentilles créatures des ténèbres. Mais gare aux paillettes, licornes, fées ou autres anges chatons dans leur périple loin de Nocturnia! Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spolier la fin du premier tome. Un bon moment de lecture qui donnerait envie d’adopter une citrouille de compagnie!

Pour d’autres avis sur le tome 1, Amélia Fang et le bal barbare : Tiphanya (plus exactement Nine), Hilde et Lou.

Challenge Halloween 2019 de Hilde et Lou #Hallow RAT et #Cosy Halloween

Challenge Petit Bac d’Enna – #13 catégorie Prénom: « Amélia » et catégorie Animal: « Licornes »

Au fil des pages avec Les chroniques de Spiderwick

Lors du second Hallow RAT 2019 qui s’est déroulé le week-end dernier, j’ai lu le tome 1 des Chroniques de Spiderwick, Le livre magique de Tony Diterlizzi et Holly Black (éd. Pocket Jeunesse, 2006), roman jeunesse à partir de 9 ans. Je l’avais repéré dans les lectures choisies par Bidib lors du Hallow RAT d’ouverture, la couverture m’ayant immédiatement attiré par ce côté « ancien livre ». Dans ce premier tome, nous suivons les aventures de trois enfants Grace – Jared et Simon, les jumeaux âgés de 9 ans et Mallory, l’aînée de 13 ans – qui viennent habiter avec leur mère, après la séparation de leurs parents, dans le manoir à l’abandon de leur grande-tante Lucinda, cette dernière ayant été placée dans une maison de retraite. Très vite, ils vont découvrir dans une pièce secrète du manoir un livre qui va bouleverser leur vie, celui écrit par leur arrière-grand-oncle, Arthur Spiderwick: le Guide du monde merveilleux. Ils vont alors voir l’invisible et vont ainsi être entraînés dans de nombreuses aventures énigmatiques et périlleuses, sur les traces de leur arrière-grand-oncle.

Les nombreuses illustrations crayonnés de Tony Diterlizzi, comme des croquis pris sur le vif, donnent un certain charme supplémentaire à ce roman jeunesse. La lecture est très plaisante et m’a donné envie de percer également le mystère Spiderwick et d’en découvrir davantage sur le monde invisible. Qu’à cela ne tienne, dès le lundi après-midi, j’ai récupéré à la bibliothèque les quatre tomes suivants que j’ai lu d’une traite le soir même, dans le cadre de l’American Halloween: La lunette de Pierre (tome 2), Le secret de Lucinda (tome 3), L’arbre de fer (tome 4) et La colère de Mulgarath (tome 5). Puis me voilà à rédiger ce billet pour le rendez-vous du Challenge Contes & Légendes au pays d’Halloween du 17 octobre 2019.

Mais revenons à l’histoire. Que d’endroits nouveaux et de rencontres pour les enfants Grace, parfois à deux pas du manoir Spiderwick! Le danger rôde et j’avance, comme eux, dans ce jeu de pistes très bien amené par les auteurs qui s’amusent avec les clichés habituels des créatures fantastiques, que ce soit les gobelins, les elfes ou les nains. Les enfants Grace sont attachants, unis comme une fratrie peu l’être malgré leurs chamailleries et leurs caractères bien trempés même si différents (Jared le fonceur, Simon l’ami des animaux et Mallory la passionnée d’escrime).

Derrière une intrigue commune aux cinq tomes (qui peut vouloir voler aux enfants Grace le Guide? Dans quel but? Qu’est-il arrivé à Arthur Spiderwick?), chaque tome nous fait découvrir une nouvelle créature et nous dévoile un peu plus la richesse de l’univers imaginé par les auteurs, tant dans le texte que dans les illustrations. Ils ont, en effet, réussi à réinventer une histoire somme toute classique en une captivante lecture dans laquelle ce qui peut être féérique et accueillant peut devenir obscur et sombre et vice-versa. Ce fut un très bon moment de lecture qui devrait ravir les jeunes lecteurs friands de fantasy et de fantastique, d’autant que le texte peut se lire aisément.

Mais je n’en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir de plonger à votre tour dans ce monde fantastique du petit peuple. Mais méfiez-vous, ouvrez grands les yeux et un dernier conseil, soyez gentil avec les farfadets!

Pour un autre avis sur le tome 1 de ce roman jeunesse: Bidib (que je remercie au passage pour la découverte).

Challenge Halloween 2019 de Hilde et Lou #Hallow RAT et #American Halloween

Challenge Petit Bac d’Enna – #12 catégorie Objet: « Lunette » et catégorie Adjectif: « Magique »

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